01 · Référence
Résumé exécutif
Les taupins sont les larves souterraines de coléoptères de la famille des Elateridae En France métropolitaine les dégâts agricoles les plus réguliers sont principalement associés à quatre espèces du genre Agriotes A lineatus A sordidus A sputator et A obscurus L’adulte est généralement peu ou pas nuisible aux cultures la larve dure jaune à orangée et filiforme attaque les graines en germination racines collets organes souterrains et tubercules Les conséquences vont de pertes de pieds…
La difficulté majeure tient à la biologie pluriannuelle du ravageur à ses migrations verticales dans le sol et au caractère très hétérogène des infestations Trois espèces courantes ont des cycles longs pouvant avoisiner cinq ans dont environ quatre années larvaires A sordidus a un cycle plus court souvent 1 à 2 ans dans le Sud…
02 · Référence
Périmètre de la fiche et définition
Le cahier des charges SILLOVA demande une fiche autonome couvrant identification, cycle, hivernation, plantes hôtes, stades attaqués, symptômes et dégâts, facteurs de risque, distribution et dynamique, surveillance, pièges, seuils de décision, auxiliaires, prévention, lutte intégrée et solutions autorisées à actualiser. [S1]
En pratique agricole française le mot taupin désigne surtout les larves phytophages d’Elateridae appelées vers fil de fer Le genre Agriotes concentre les principaux enjeux en grandes cultures pomme de terre et légumes D’autres élatéridés notamment certains Athous peuvent être retrouvés dans les sols et occasionnellement associés à des dégâts mais toutes les espèces de…
Les taupins sont les larves souterraines de coléoptères de la famille des Elateridae En France métropolitaine les dégâts agricoles les plus réguliers sont principalement associés à quatre espèces du genre Agriotes A lineatus A sordidus A sputator et A obscurus L’adulte est généralement peu ou pas nuisible aux cultures la larve dure jaune à orangée et filiforme attaque les graines en germination racines collets organes souterrains et tubercules Les conséquences vont de pertes de pieds au démarrage du maïs du tournesol ou de la betterave jusqu’au déclassement commercial de pommes…
03 · Référence
Identité, taxonomie et espèces nuisibles
Les quatre espèces de référence pour les dégâts en France sont A. lineatus, A. sordidus, A. sputator et A. obscurus. Leur détermination morphologique est délicate, notamment au stade larvaire ; l’identification à l’espèce peut nécessiter expertise entomologique et, dans les programmes de recherche, outils moléculaires. [S3, S5]
04 · Référence
Morphologie et reconnaissance
Un critère pratique pour séparer grossièrement des larves proches est la forme du dernier segment abdominal : chez Agriotes il est plutôt conique/« en obus », alors que certains Athous présentent une extrémité plus échancrée ou en pince. Ce caractère n’autorise pas à lui seul une identification fine d’espèce. [S4, S5]
05 · Référence
Répartition des espèces en France : résultats d’enquêtes
Une base française constituée entre 2005 et 2014 a rassemblé 11 794 larves identifiées dans 1 202 parcelles majoritairement en maïs Pour l’analyse de coexistence 974 parcelles comportant au moins trois larves et 11 351 larves des quatre espèces principales ont été retenues A lineatus était présent dans 56 de ces parcelles A sordidus dans 45 A sputator dans 36 et A obscurus dans 16 Dans 57 des parcelles une seule espèce était retrouvée Lorsque…
Figure 1 — Occurrence des principales espèces d’Agriotes dans l’échantillon français 2005–2014. Source : Thibord et al., 2017 [S5].
06 · Référence
Cycle biologique, ponte et hivernation
Les adultes émergent au printemps, s’accouplent et les femelles pondent généralement de mai à juillet dans des sols couverts. Chez A. lineatus, une femelle peut pondre environ 150 à 200 œufs, souvent à quelques centimètres de profondeur ; le développement embryonnaire peut durer approximativement 25 à 60 jours selon les conditions. Les œufs et jeunes larves sont particulièrement sensibles au dessèchement. [S2, S3]
A lineatus A sputator et A obscurus sont classiquement décrits comme espèces à cycle long autour de cinq ans avec environ quatre années larvaires A sordidus a un cycle plus rapide 1 à 2 ans dans le Sud sont couramment cités avec allongement possible dans les régions plus froides Les larves accomplissent plusieurs mues et…
07 · Référence
Plantes hôtes et cultures sensibles
Les larves sont très polyphages. Le risque agronomique dépend autant de la sensibilité du produit récolté que de la densité larvaire : quelques galeries peuvent suffire à déclasser des pommes de terre ou carottes, alors qu’en maïs la nuisibilité est liée à la destruction des semences ou jeunes plantules et donc au peuplement final. [S2, S3, S12]
08 · Référence
Symptômes et dégâts : lecture au champ
Les symptômes apparaissent le plus souvent en foyers ou bandes : manque à la levée, plantes qui jaunissent puis se flétrissent, perforation du grain ou du collet, plantules sectionnées sous terre. En arrachant une plante récemment touchée, une larve peut être trouvée près de la graine ou dans la zone racinaire. Une même larve peut attaquer successivement plusieurs plantules. [S3, S6]
Sur tubercule la signature est une perforation étroite pouvant se prolonger par une galerie Le dommage ne réduit pas nécessairement le rendement biologique mais diminue la qualité marchande augmente les opérations de tri et peut entraîner refus de lots ou réclamations Sur carotte navet radis ou autres racines la logique est similaire le seuil commercial…
| Niveau | Référence |
|---|---|
| Règne | Animalia |
| Embranchement | Arthropoda |
| Classe | Insecta |
| Ordre | Coleoptera |
| Famille | Elateridae |
| Genre agricole majeur | Agriotes |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?
Les taupins sont les larves souterraines de coléoptères de la famille des Elateridae En France métropolitaine les dégâts agricoles les plus réguliers sont principalement associés à quatre espèces du genre Agriotes A lineatus A sordidus A sputator et A obscurus L’adulte est généralement peu ou pas nuisible aux cultures la larve dure jaune à orangée et filiforme attaque les graines en germination racines collets organes souterrains et tubercules Les conséquences vont de pertes de pieds La difficulté majeure tient à la biologie pluriannuelle du ravageur à ses migrations verticales dans… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur périmètre de la fiche et définition ?
Le cahier des charges SILLOVA demande une fiche autonome couvrant identification cycle hivernation plantes hôtes stades attaqués symptômes et dégâts facteurs de risque distribution et dynamique surveillance pièges seuils de décision auxiliaires prévention lutte intégrée et solutions autorisées à actualiser S1 En pratique agricole française le mot taupin désigne surtout les larves phytophages d’Elateridae appelées vers fil de fer Le genre Agriotes concentre les principaux enjeux en grandes cultures pomme de terre et légumes D’autres élatéridés notamment certains Athous peuvent être retrouvés dans les sols et occasionnellement associés à des… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité, taxonomie et espèces nuisibles ?
Les quatre espèces de référence pour les dégâts en France sont A. lineatus, A. sordidus, A. sputator et A. obscurus. Leur détermination morphologique est délicate, notamment au stade larvaire ; l’identification à l’espèce peut nécessiter expertise entomologique et, dans les programmes de recherche, outils moléculaires. [S3, S5] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur morphologie et reconnaissance ?
Un critère pratique pour séparer grossièrement des larves proches est la forme du dernier segment abdominal : chez Agriotes il est plutôt conique/« en obus », alors que certains Athous présentent une extrémité plus échancrée ou en pince. Ce caractère n’autorise pas à lui seul une identification fine d’espèce. [S4, S5] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur répartition des espèces en france : résultats d’enquêtes ?
Une base française constituée entre 2005 et 2014 a rassemblé 11 794 larves identifiées dans 1 202 parcelles majoritairement en maïs Pour l’analyse de coexistence 974 parcelles comportant au moins trois larves et 11 351 larves des quatre espèces principales ont été retenues A lineatus était présent dans 56 de ces parcelles A sordidus dans 45 A sputator dans 36 et A obscurus dans 16 Dans 57 des parcelles une seule espèce était retrouvée Lorsque Figure 1 Occurrence des principales espèces d’Agriotes dans l’échantillon français 2005 2014 Source Thibord et… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique, ponte et hivernation ?
Les adultes émergent au printemps s’accouplent et les femelles pondent généralement de mai à juillet dans des sols couverts Chez A lineatus une femelle peut pondre environ 150 à 200 œufs souvent à quelques centimètres de profondeur le développement embryonnaire peut durer approximativement 25 à 60 jours selon les conditions Les œufs et jeunes larves sont particulièrement sensibles au dessèchement S2 S3 A lineatus A sputator et A obscurus sont classiquement décrits comme espèces à cycle long autour de cinq ans avec environ quatre années larvaires A sordidus a un… [S01][S02][S03]





