01 · Guide
Identité, taxonomie et espèces nuisibles
Les quatre espèces de référence pour les dégâts en France sont A. lineatus, A. sordidus, A. sputator et A. obscurus. Leur détermination morphologique est délicate, notamment au stade larvaire ; l’identification à l’espèce peut nécessiter expertise entomologique et, dans les programmes de recherche, outils moléculaires.
02 · Guide
Morphologie et reconnaissance
Un critère pratique pour séparer grossièrement des larves proches est la forme du dernier segment abdominal : chez Agriotes il est plutôt conique/« en obus », alors que certains Athous présentent une extrémité plus échancrée ou en pince. Ce caractère n’autorise pas à lui seul une identification fine d’espèce.
03 · Guide
Répartition des espèces en France : résultats d’enquêtes
Plusieurs espèces d’Agriotes provoquent des dégâts en France. Leur présence varie selon les régions et les parcelles ; un taux national ne permet pas de prédire le risque dans un champ donné. L’historique local et l’observation des larves sont plus utiles pour décider.
04 · Guide
Cycle biologique, ponte et hivernation
Les adultes émergent au printemps, s’accouplent et les femelles pondent généralement de mai à juillet dans des sols couverts. Chez A. lineatus, une femelle peut pondre environ 150 à 200 œufs, souvent à quelques centimètres de profondeur ; le développement embryonnaire peut durer approximativement 25 à 60 jours selon les conditions. Les œufs et jeunes larves sont particulièrement sensibles au dessèchement.
| Étape | Repère |
|---|---|
| Émergence et accouplement des adultes | Au printemps |
| Ponte des femelles | Généralement de mai à juillet, dans des sols couverts |
| Ponte chez A. lineatus | Environ 150 à 200 œufs |
| Développement embryonnaire | Environ 25 à 60 jours selon les conditions |
05 · Guide
Plantes hôtes et cultures sensibles
Les larves sont très polyphages. Le risque agronomique dépend autant de la sensibilité du produit récolté que de la densité larvaire : quelques galeries peuvent suffire à déclasser des pommes de terre ou carottes, alors qu’en maïs la nuisibilité est liée à la destruction des semences ou jeunes plantules et donc au peuplement final.
06 · Guide
Symptômes et dégâts : lecture au champ
Les symptômes apparaissent le plus souvent en foyers ou bandes : manque à la levée, plantes qui jaunissent puis se flétrissent, perforation du grain ou du collet, plantules sectionnées sous terre. En arrachant une plante récemment touchée, une larve peut être trouvée près de la graine ou dans la zone racinaire. Une même larve peut attaquer successivement plusieurs plantules.
07 · Guide
Évaluer le risque avant implantation
Un manque à la levée après prairie ou dans une parcelle déjà touchée justifie de rechercher les larves dans la zone racinaire. Les larves vivent plusieurs années dans le sol ; le risque ne se déduit pas du seul vol d’adultes.
Noter le précédent cultural et les zones où les attaques ont été constatées. Sur maïs, examiner rapidement plusieurs plants atteints et sains, puis relier la présence de larves au peuplement perdu. Sur pomme de terre, rechercher les galeries sur les tubercules et envisager un contrôle du sol avant la culture.
08 · Guide
Prévenir plutôt que traiter un dégât installé
Une plantule sectionnée ne peut pas être réparée par une intervention tardive. La prévention repose sur l’historique de parcelle, l’évaluation du risque et le choix de la stratégie à l’implantation.
ARVALIS étudie des méthodes de réduction d’exposition des jeunes maïs, dont les plantes appâts, avec des conditions de mise en œuvre précises. Avant toute solution phytosanitaire, vérifier les produits et usages en vigueur, car les autorisations évoluent.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quels dégâts causent les taupins?
Les larves attaquent les semences, les jeunes plants et les tubercules. Une plantule sectionnée sous terre ne peut pas être réparée par une intervention tardive.
Un vol d’adultes suffit-il à évaluer le risque?
Non. Les larves vivent plusieurs années dans le sol et le risque ne se déduit pas du seul vol d’adultes. L’historique de parcelle et la recherche des larves dans la zone racinaire sont plus utiles.
Quand rechercher les larves?
Un manque à la levée après prairie ou dans une parcelle déjà touchée justifie de les rechercher. Le repère de moment est avant semis ou plantation.





