01 · Guide
Morphologie et reconnaissance des stades
Le guide de l’observateur Nouvelle-Aquitaine signale des trous de l’ordre de 3–4 mm de diamètre et d’environ 10–15 cm de profondeur au pied des plantes attaquées ; E‑phytia mentionne des galeries pouvant atteindre 10–30 cm. Ces valeurs sont des repères de terrain, non des critères exclusifs.
02 · Guide
Cycle biologique et phénologie
Le cycle est classiquement annuel en France et dans la partie méridionale de l’aire. Les adultes apparaissent vers juin, s’alimentent sur les inflorescences et jeunes grains, puis connaissent une phase estivale de faible activité/estivation lorsque les conditions deviennent chaudes et sèches. La reprise d’activité et la ponte dépendent fortement du retour de l’humidité et de températures plus modérées.
03 · Guide
Plantes hôtes et surfaces potentiellement exposées en France
ARVALIS retient comme cultures cibles françaises le blé, l’orge, le seigle et le triticale. E‑phytia cite le blé, l’orge et plus rarement l’avoine. En 2025, les principales céréales à paille représentaient une surface considérable : le simple cumul blé tendre + blé dur + orge + triticale + seigle approchait 6,83 millions d’hectares. Cette valeur est un contexte d’exposition potentielle et ne correspond évidemment pas à une surface infestée.
04 · Guide
Répartition et situation française récente
Dans la synthèse nationale ARVALIS 2025, la localisation de référence du zabre est « Sud-Ouest surtout ». Cette formulation ne signifie pas absence dans les autres régions : la biologie de l’espèce, les échanges de lots et la continuité des céréales/graminées peuvent conduire à des foyers ailleurs.
Le BSV Nouvelle-Aquitaine, édition Poitou-Charentes du 2 décembre 2025, signale des traces d’attaque de zabre dans trois parcelles distinctes de blé tendre, en même temps que d’autres ravageurs de début de cycle. Ce type d’observation confirme le caractère ponctuel et parcellaire du risque : l’échelle pertinente est la parcelle, non la moyenne régionale.
05 · Guide
Symptômes et dégâts
Feuilles mâchonnées : le parenchyme est consommé tandis que les nervures restent visibles.
Disparition de plantules lorsque l’attaque est forte ; clairières et foyers qui s’étendent dans le sens des lignes de semis.
Les adultes rongent les fleurs et jeunes grains, surtout la nuit. Dans les références françaises modernes, la nuisibilité dominante reste toutefois liée aux larves sur jeunes céréales.
06 · Guide
Période de risque et stades sensibles
La période de risque retenue en France s’étend de la levée à la fin du tallage, avec une possible poursuite jusqu’au début de montaison selon la campagne. Les jeunes plantes sont les plus vulnérables : la destruction de quelques feuilles ou du pied entier pèse davantage sur le peuplement avant que le tallage ne permette une compensation.
Les dégâts peuvent commencer à l’automne, ralentir pendant un épisode froid, puis reprendre rapidement lors d’un redoux hivernal ou au printemps. Une parcelle présentant un foyer en novembre ne doit donc pas être considérée comme « sécurisée » parce que l’activité devient temporairement faible.
| Repère | Valeur indiquée |
|---|---|
| Période de risque en France | De la levée à la fin du tallage |
| Poursuite possible du risque | Jusqu’au début de montaison selon la campagne |
| Trous au pied des plantes (guide Nouvelle-Aquitaine) | 3–4 mm de diamètre, 10–15 cm de profondeur |
| Galeries (E‑phytia) | 10–30 cm |
07 · Guide
Réduire le risque à la culture suivante
Les attaques larvaires du zabre peuvent se répéter dans une parcelle où les céréales à paille reviennent fréquemment. ARVALIS recommande de tenir compte de la rotation et des premiers dégâts dès l’automne.
Repérer les bandes et foyers où les feuilles sont tirées vers les galeries du sol ; rechercher les larves avant d’attribuer des manques à la levée au zabre. Noter le précédent, le stade de la céréale et l’étendue du foyer. Une décision de protection éventuelle doit être prise avec les références locales et les usages de produits en vigueur.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quels signes permettent de reconnaître le zabre?
Des feuilles mâchonnées dont les nervures restent visibles, des trous au pied des plantes attaquées et, en cas d’attaque forte, la disparition de plantules.
Quand le risque est-il présent?
La période de risque retenue en France s’étend de la levée à la fin du tallage. Un foyer observé en novembre ne doit pas être considéré comme sécurisé.
Le zabre touche-t-il toutes les régions?
ARVALIS indique « Sud-Ouest surtout » comme localisation de référence. Cela ne signifie pas une absence dans les autres régions : le risque se juge à la parcelle.





