01 · Référence
Résumé exécutif
Le zabre des céréales Zabrus tenebrioides Goeze 1777 est un coléoptère de la famille des Carabidae C’est une exception agronomiquement importante dans une famille comprenant de nombreux auxiliaires prédateurs l’espèce est nettement phytophage et peut devenir un ravageur sévère des céréales à paille En France les dégâts sont décrits comme occasionnels et localisés avec un risque surtout signalé dans le Sud-Ouest mais des observations peuvent survenir ailleurs Les cultures de référence sont le blé l’orge…
La larve est le stade le plus nuisible Elle vit dans une galerie du sol sort la nuit tire fréquemment l’extrémité des feuilles vers sa galerie et consomme le limbe en laissant les nervures l’aspect de chevelu de fibres et la présence d’un orifice au pied des plantes sont très caractéristiques Les attaques se développent…
02 · Référence
Périmètre, définition et importance
Le plan directeur SILLOVA demande une fiche autonome reliant identification de l’adulte, des œufs et des larves, cycle annuel, hivernation, plantes hôtes, stades de culture attaqués, dégâts, facteurs de risque, surveillance, seuils, auxiliaires, prévention et solutions autorisées à actualiser. [S1]
Le nom vernaculaire français le plus courant est « zabre des céréales » ; on rencontre aussi « zabre bossu » et, dans des textes anciens, « zabre des moissons ». L’espèce appartient aux Carabidae, mais son régime est essentiellement granivore/phytophage sur Poaceae cultivées, ce qui la distingue de nombreux carabes utiles. [S2]
03 · Référence
Morphologie et reconnaissance des stades
Le guide de l’observateur Nouvelle-Aquitaine signale des trous de l’ordre de 3–4 mm de diamètre et d’environ 10–15 cm de profondeur au pied des plantes attaquées ; E‑phytia mentionne des galeries pouvant atteindre 10–30 cm. Ces valeurs sont des repères de terrain, non des critères exclusifs. [S2][S8]
04 · Référence
Cycle biologique et phénologie
Le cycle est classiquement annuel en France et dans la partie méridionale de l’aire. Les adultes apparaissent vers juin, s’alimentent sur les inflorescences et jeunes grains, puis connaissent une phase estivale de faible activité/estivation lorsque les conditions deviennent chaudes et sèches. La reprise d’activité et la ponte dépendent fortement du retour de l’humidité et de températures plus modérées. [S2][S12][S13]
E phytia indique une fécondité moyenne généralement de 80 à 100 œufs par femelle et une incubation de 2 à 3 semaines Des travaux conduits hors de France montrent une forte dépendance de la ponte et de la survie des jeunes stades à l’humidité du sol ces données permettent de comprendre la variabilité interannuelle mais…
05 · Référence
Plantes hôtes et surfaces potentiellement exposées en France
ARVALIS retient comme cultures cibles françaises le blé, l’orge, le seigle et le triticale. E‑phytia cite le blé, l’orge et plus rarement l’avoine. En 2025, les principales céréales à paille représentaient une surface considérable : le simple cumul blé tendre + blé dur + orge + triticale + seigle approchait 6,83 millions d’hectares. Cette valeur est un contexte d’exposition potentielle et ne correspond évidemment pas à une surface infestée. [S2][S3][S10]
06 · Référence
Répartition et situation française récente
Dans la synthèse nationale ARVALIS 2025, la localisation de référence du zabre est « Sud-Ouest surtout ». Cette formulation ne signifie pas absence dans les autres régions : la biologie de l’espèce, les échanges de lots et la continuité des céréales/graminées peuvent conduire à des foyers ailleurs. [S3]
Le BSV Nouvelle-Aquitaine, édition Poitou-Charentes du 2 décembre 2025, signale des traces d’attaque de zabre dans trois parcelles distinctes de blé tendre, en même temps que d’autres ravageurs de début de cycle. Ce type d’observation confirme le caractère ponctuel et parcellaire du risque : l’échelle pertinente est la parcelle, non la moyenne régionale. [S9]
07 · Référence
Symptômes et dégâts
Feuilles mâchonnées : le parenchyme est consommé tandis que les nervures restent visibles.
Disparition de plantules lorsque l’attaque est forte ; clairières et foyers qui s’étendent dans le sens des lignes de semis.
Les adultes rongent les fleurs et jeunes grains, surtout la nuit. Dans les références françaises modernes, la nuisibilité dominante reste toutefois liée aux larves sur jeunes céréales. [S2]
08 · Référence
Période de risque et stades sensibles
La période de risque retenue en France s’étend de la levée à la fin du tallage, avec une possible poursuite jusqu’au début de montaison selon la campagne. Les jeunes plantes sont les plus vulnérables : la destruction de quelques feuilles ou du pied entier pèse davantage sur le peuplement avant que le tallage ne permette une compensation. [S3][S8]
Les dégâts peuvent commencer à l’automne, ralentir pendant un épisode froid, puis reprendre rapidement lors d’un redoux hivernal ou au printemps. Une parcelle présentant un foyer en novembre ne doit donc pas être considérée comme « sécurisée » parce que l’activité devient temporairement faible.
| Champ | Valeur de référence |
|---|---|
| Nom scientifique | Zabrus tenebrioides (Goeze, 1777) |
| Ordre | Coleoptera |
| Famille | Carabidae |
| Genre | Zabrus |
| Noms français | Zabre des céréales ; zabre bossu |
| Noms européens | Corn ground beetle / cereal ground beetle ; Getreidelaufkäfer ; zabro del frumento |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?
Le zabre des céréales Zabrus tenebrioides Goeze 1777 est un coléoptère de la famille des Carabidae C’est une exception agronomiquement importante dans une famille comprenant de nombreux auxiliaires prédateurs l’espèce est nettement phytophage et peut devenir un ravageur sévère des céréales à paille En France les dégâts sont décrits comme occasionnels et localisés avec un risque surtout signalé dans le Sud-Ouest mais des observations peuvent survenir ailleurs Les cultures de référence sont le blé l’orge La larve est le stade le plus nuisible Elle vit dans une galerie du sol… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur périmètre, définition et importance ?
Le plan directeur SILLOVA demande une fiche autonome reliant identification de l’adulte, des œufs et des larves, cycle annuel, hivernation, plantes hôtes, stades de culture attaqués, dégâts, facteurs de risque, surveillance, seuils, auxiliaires, prévention et solutions autorisées à actualiser. [S1] Le nom vernaculaire français le plus courant est « zabre des céréales » ; on rencontre aussi « zabre bossu » et, dans des textes anciens, « zabre des moissons ». L’espèce appartient aux Carabidae, mais son régime est essentiellement granivore/phytophage sur Poaceae cultivées, ce qui la distingue de nombreux carabes utiles. [S2] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur morphologie et reconnaissance des stades ?
Le guide de l’observateur Nouvelle-Aquitaine signale des trous de l’ordre de 3–4 mm de diamètre et d’environ 10–15 cm de profondeur au pied des plantes attaquées ; E‑phytia mentionne des galeries pouvant atteindre 10–30 cm. Ces valeurs sont des repères de terrain, non des critères exclusifs. [S2][S8] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique et phénologie ?
Le cycle est classiquement annuel en France et dans la partie méridionale de l’aire Les adultes apparaissent vers juin s’alimentent sur les inflorescences et jeunes grains puis connaissent une phase estivale de faible activité estivation lorsque les conditions deviennent chaudes et sèches La reprise d’activité et la ponte dépendent fortement du retour de l’humidité et de températures plus modérées S2 S12 S13 E phytia indique une fécondité moyenne généralement de 80 à 100 œufs par femelle et une incubation de 2 à 3 semaines Des travaux conduits hors de France… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes et surfaces potentiellement exposées en france ?
ARVALIS retient comme cultures cibles françaises le blé, l’orge, le seigle et le triticale. E‑phytia cite le blé, l’orge et plus rarement l’avoine. En 2025, les principales céréales à paille représentaient une surface considérable : le simple cumul blé tendre + blé dur + orge + triticale + seigle approchait 6,83 millions d’hectares. Cette valeur est un contexte d’exposition potentielle et ne correspond évidemment pas à une surface infestée. [S2][S3][S10] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur répartition et situation française récente ?
Dans la synthèse nationale ARVALIS 2025 la localisation de référence du zabre est Sud-Ouest surtout Cette formulation ne signifie pas absence dans les autres régions la biologie de l’espèce les échanges de lots et la continuité des céréales graminées peuvent conduire à des foyers ailleurs S3 Le BSV Nouvelle-Aquitaine édition Poitou-Charentes du 2 décembre 2025 signale des traces d’attaque de zabre dans trois parcelles distinctes de blé tendre en même temps que d’autres ravageurs de début de cycle Ce type d’observation confirme le caractère ponctuel et parcellaire du risque l’échelle… [S01][S02][S03]





