01 · Guide
Identification de l'adulte
L'adulte est un petit papillon discret, surtout actif au crépuscule et la nuit. Il se cache entre les feuilles pendant la journée.
Dans une serre où la tomate et les symptômes typiques sont présents, le couple phéromone + mines actives donne une forte présomption. Pour des interceptions, nouveaux territoires ou petits géléchiidés similaires, une identification entomologique ou moléculaire peut être nécessaire ; l'EPPO dispose de ressources diagnostiques dédiées.
02 · Guide
Plantes hôtes : tomate, autres Solanacées et hôtes alternatifs
La tomate est l'hôte majeur et préféré. EPPO distingue désormais les hôtes confirmés de simples mentions, ce qui évite d'élargir artificiellement le spectre.
ePhytia, mise à jour juillet 2025, confirme que la pomme de terre peut être infestée et que les climats chauds, rotations courtes et présence d'hôtes augmentent le risque. La tomate reste préférée.
03 · Guide
Dégâts sur feuilles
La larve consomme le mésophylle entre les deux épidermes. La mine commence souvent claire, puis s'élargit, brunit et se nécrose. Les fortes infestations peuvent détruire une grande partie du limbe.
04 · Guide
Hivernation, survie entre cultures et continuité sous abri
ePhytia indique que Tuta passe l'hiver sous forme d'œufs, de chrysalides ou d'adultes. Les adultes nocturnes trouvent facilement des refuges dans une serre et les pupes peuvent rester dans les débris ou le sol.
Le retrait rapide des résidus et des hôtes alternatifs est une mesure centrale. Les anciennes fiches ePhytia parlent de brûlage ; en pratique 2026, il faut éliminer/détruire les déchets par une filière et une méthode conformes au droit local, sans laisser des tas infestés dans ou près de la serre.
05 · Guide
Observer les mines et protéger la serre
Les larves creusent des plages blanchâtres dans le feuillage et peuvent attaquer les fruits. Inspecter feuilles, jeunes pousses et fruits dans plusieurs secteurs, puis rechercher larves et déjections pour distinguer les mines d’autres ravageurs.
Des pièges à phéromones détectent les vols de mâles. Ils ne quantifient pas seuls les dégâts : suivre la proportion de plantes et de fruits atteints, surtout près des ouvrants et des zones historiquement touchées.
| Repère | Observation | Usage |
|---|---|---|
| Mines foliaires | Plages blanchâtres qui s’élargissent, brunissent puis se nécrosent | Rechercher les galeries actives |
| Pièges à phéromones | Détectent les vols de mâles | Ne quantifient pas seuls les dégâts |
| Larves et déjections | Permettent de distinguer les mines d’autres ravageurs | Confirmer la présence de larves actives |
06 · Guide
Réduire les relais entre cultures
Refuser les plants présentant des mines suspectes, retirer les organes infestés et ne pas laisser les résidus dans la serre. Les plantes hôtes voisines et les repousses peuvent entretenir la population.
Les filets aux ouvertures et la protection biologique intégrée sont des leviers à raisonner avant les foyers importants. Les insecticides disponibles et leurs conditions d’usage changent : consulter la base officielle avant toute application.
07 · Guide
Cycle et période de surveillance
Le développement comprend œuf, larve, chrysalide et adulte. Il s’accélère lorsque la température augmente ; sous abri, plusieurs générations peuvent se succéder pendant une campagne.
La larve est le stade qui creuse les mines. Les pièges à phéromones détectent les adultes mâles, puis les observations des feuilles et des fruits confirment la présence de larves actives.
08 · Guide
Dégâts sur fruits et conséquences
La larve peut pénétrer les tomates vertes ou mûres, laissant des galeries et des trous de sortie. Des pourritures secondaires peuvent alors se développer, ce qui rend les fruits difficilement commercialisables. Les mines foliaires seules ne reflètent donc pas l’ensemble des pertes possibles.
Pendant la récolte, examiner les fruits proches des foyers foliaires, notamment autour du pédoncule. Écarter rapidement les fruits infestés et ne pas les laisser dans ou près de la serre : les larves peuvent continuer leur développement dans les déchets.
09 · Guide
Combiner les leviers de gestion
La protection commence à l’introduction des plants : inspecter les feuilles, y compris le revers, et surveiller les premiers vols. Les filets aux ouvertures limitent les entrées extérieures si les zones de passage restent correctement fermées.
Les insectes auxiliaires peuvent faire partie d’une protection biologique intégrée anticipée. Leur efficacité dépend de l’espèce, de la pression initiale et du contexte de production. Les produits phytosanitaires, quand ils sont envisagés, doivent être vérifiés dans la base officielle des usages avant application.
10 · Guide
Différencier les autres mines
Une mine foliaire ne prouve pas automatiquement la présence de Tuta absoluta. Les mouches mineuses peuvent aussi creuser des galeries ; la taille et l’aspect des mines, les déjections, les larves et les captures spécifiques aident à distinguer les responsables.
Lorsque l’identification reste incertaine, demander un avis entomologique évite de construire une stratégie de lutte sur une espèce erronée.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Une mine foliaire prouve-t-elle la présence de Tuta absoluta?
Pas automatiquement. Les mouches mineuses peuvent aussi creuser des galeries. La taille et l’aspect des mines, les déjections et les larves aident à distinguer les responsables.
Quelles plantes sont concernées?
La tomate est l’hôte majeur et préféré. La pomme de terre peut aussi être infestée, surtout dans les climats chauds et les rotations courtes.
Les pièges à phéromones suffisent-ils à évaluer les dégâts?
Non. Ils détectent les vols de mâles mais ne quantifient pas seuls les dégâts. Il faut suivre la proportion de plantes et de fruits atteints.





