01 · Référence
Résumé opérationnel
Appliquer à tous les choux un seuil trouvé pour le colza : le seuil Terres Inovia « 8 plantes sur 10 mordues + 25 % de surface consommée » est un repère colza, pas une règle universelle en maraîchage.
Considérer toutes les larves de Phyllotreta comme des mineuses de feuilles : P. nemorum peut miner les feuilles, alors que P. atra se nourrit surtout sur les racines avant la nymphose dans le sol.
Poser un filet après l’installation des altises ou sur une parcelle où des adultes peuvent émerger du précédent Brassicaceae le filet peut…
02 · Référence
Définition et périmètre : que recouvre « altises des brassicacées » ?
Le terme altise est un nom vernaculaire appliqué à plusieurs petits coléoptères phytophages dotés de pattes postérieures adaptées au saut Dans le cadre de cette page SILLOVA le cœur du sujet est le complexe des petites altises du genre Phyllotreta associé aux Brassicaceae Leur importance pratique tient à un paradoxe un insecte de quelques millimètres peut causer en quelques jours une perte de peuplement ou une dépréciation commerciale majeure lorsque l’attaque se produit sur cotylédons…
Le périmètre ne doit pas être confondu avec la grosse altise du colza, Psylliodes chrysocephala, autre Chrysomelidae plus grand, dont la biologie larvaire et la problématique de résistance aux pyréthrinoïdes justifient une fiche distincte. Le plan directeur SILLOVA sépare d’ailleurs explicitement « grosse altise du colza », « petite altise du colza » et « altises des brassicacées ». [S0, S12-S13]
Appliquer à tous les choux un seuil trouvé pour le colza : le seuil Terres Inovia « 8 plantes sur 10 mordues + 25 % de surface consommée » est un repère colza, pas une règle universelle en maraîchage.
03 · Référence
Taxonomie et complexe d’espèces
Taxonomiquement, ces insectes appartiennent à l’ordre des Coleoptera, à la famille des Chrysomelidae et au groupe des Alticini/Galerucinae selon les classifications utilisées. Pour un diagnostic de terrain, l’identification au genre suffit souvent pour déclencher une surveillance, mais l’identification à l’espèce devient utile lorsque l’on cherche à comprendre la biologie larvaire, les périodes d’émergence ou à capitaliser des données épidémiologiques. [S1-S4]
Considérer toutes les larves de Phyllotreta comme des mineuses de feuilles : P. nemorum peut miner les feuilles, alors que P. atra se nourrit surtout sur les racines avant la nymphose dans le sol.
04 · Référence
Identification des adultes
L’adulte est le stade le plus visible et le plus nuisible. Le premier caractère pratique est le saut : lorsqu’on approche ou secoue la plante, l’insecte disparaît brutalement par un bond. Cette réaction explique pourquoi les comptages sont difficiles et pourquoi il est utile d’observer calmement avant de manipuler le feuillage. [S4-S6]
La couleur seule est insuffisante : plusieurs espèces sont sombres, et l’éclat métallique change avec l’éclairage. Pour des données de réseau, photographier l’adulte avec une échelle, noter la culture, le stade et le lieu, puis confirmer sous loupe si nécessaire. Une donnée « Phyllotreta sp. » correctement contextualisée vaut mieux qu’une identification d’espèce incertaine. [S1-S4]
Poser un filet après l’installation des altises ou sur une parcelle où des adultes peuvent émerger du précédent Brassicaceae : le filet peut alors enfermer le ravageur avec la culture.
05 · Référence
Œufs, larves et nymphes
Les stades immatures sont moins souvent observés en maraîchage que les adultes, car les œufs sont petits et déposés près de la plante ou sur celle-ci selon l’espèce, les larves sont souvent discrètes et la nymphose se produit dans le sol. Leur localisation est néanmoins essentielle pour éviter les généralisations abusives. [S1-S4]
06 · Référence
Diagnostics différentiels
Le diagnostic doit intégrer la temporalité : des trous anciens peuvent subsister alors que la population a quitté la parcelle, tandis que des adultes présents ne signifient pas forcément une progression des dégâts si la culture croît rapidement. La décision se fonde donc sur la combinaison « présence actuelle + dégâts frais + stade + vitesse de croissance ». [S4, S6, S12]
07 · Référence
Cycle biologique général
1. Les adultes ayant passé l’hiver reprennent leur activité au printemps lorsque les températures redeviennent favorables; plusieurs références indiquent une reprise autour de 10-15 °C pour le complexe.
2. Après alimentation et accouplement, les femelles pondent au voisinage des Brassicaceae; la localisation précise varie selon l’espèce.
4. Les larves se développent plusieurs semaines, soit sur racines/sol pour certaines espèces, soit dans les feuilles pour P. nemorum.
08 · Référence
Hivernation, reprise d’activité et dispersion
Les adultes passent l’hiver dans des abris proches des zones de culture : sol, mottes, débris et litière, bordures, haies ou végétation. Au retour de températures plus douces, ils gagnent les Brassicaceae disponibles. Les migrations entre repousses, adventices, engrais verts, cultures voisines et nouvelles plantations expliquent une partie des attaques en bordure. [S4-S7, S12]
Le saut est un mécanisme de fuite et de déplacement à courte distance; le vol permet aussi la colonisation. FREDON indique que l’activité de vol et d’alimentation augmente en conditions chaudes et sèches, tandis que le frais, l’humidité et le vent poussent davantage les adultes à se réfugier. [S4]
| Point | Repère opérationnel | Source |
|---|---|---|
| Ravageur principal | Adultes de Phyllotreta spp.; 2 à 5 mm selon espèces, capables de bonds rapides grâce aux fémurs postérieurs développés. | [S1-S5] |
| Cultures à risque | Choux, chou-fleur, brocoli, chou de Bruxelles, radis, navet, roquette et autres Brassicaceae; colza à traiter sur les pages dédiées. | [S2-S6, S12-S13] |
| Symptôme clé | Petites morsures circulaires de l’ordre de 1 à 2 mm, d’abord superficielles puis perforantes; aspect « criblé » des cotylédons/jeunes feuilles. | [S1-S5] |
| Période critique | Plantation/levée jusqu’à environ 6-8 feuilles selon les références régionales; qualité marchande sensible plus longtemps sur feuilles vendues. | [S6-S7] |
| Climat favorable | Temps chaud, sec et ensoleillé; activité réduite par temps frais, humide ou venteux. | [S1, S4-S6] |
| Surveillance | Observation directe des plants et bordures, idéalement quotidienne sous forte pression; panneaux/cuvettes = détection, pas décision unique. | [S4, S6, S12] |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé opérationnel ?
Appliquer à tous les choux un seuil trouvé pour le colza : le seuil Terres Inovia « 8 plantes sur 10 mordues + 25 % de surface consommée » est un repère colza, pas une règle universelle en maraîchage. Considérer toutes les larves de Phyllotreta comme des mineuses de feuilles : P. nemorum peut miner les feuilles, alors que P. atra se nourrit surtout sur les racines avant la nymphose dans le sol. Poser un filet après l’installation des altises ou sur une parcelle où des adultes peuvent émerger du précédent Brassicaceae le filet peut… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition et périmètre : que recouvre « altises des brassicacées » ? ?
Le terme altise est un nom vernaculaire appliqué à plusieurs petits coléoptères phytophages dotés de pattes postérieures adaptées au saut Dans le cadre de cette page SILLOVA le cœur du sujet est le complexe des petites altises du genre Phyllotreta associé aux Brassicaceae Leur importance pratique tient à un paradoxe un insecte de quelques millimètres peut causer en quelques jours une perte de peuplement ou une dépréciation commerciale majeure lorsque l’attaque se produit sur cotylédons Le périmètre ne doit pas être confondu avec la grosse altise du colza Psylliodes chrysocephala… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur taxonomie et complexe d’espèces ?
Taxonomiquement, ces insectes appartiennent à l’ordre des Coleoptera, à la famille des Chrysomelidae et au groupe des Alticini/Galerucinae selon les classifications utilisées. Pour un diagnostic de terrain, l’identification au genre suffit souvent pour déclencher une surveillance, mais l’identification à l’espèce devient utile lorsque l’on cherche à comprendre la biologie larvaire, les périodes d’émergence ou à capitaliser des données épidémiologiques. [S1-S4] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identification des adultes ?
L’adulte est le stade le plus visible et le plus nuisible Le premier caractère pratique est le saut lorsqu’on approche ou secoue la plante l’insecte disparaît brutalement par un bond Cette réaction explique pourquoi les comptages sont difficiles et pourquoi il est utile d’observer calmement avant de manipuler le feuillage S4-S6 La couleur seule est insuffisante plusieurs espèces sont sombres et l’éclat métallique change avec l’éclairage Pour des données de réseau photographier l’adulte avec une échelle noter la culture le stade et le lieu puis confirmer sous loupe si nécessaire… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur œufs, larves et nymphes ?
Les stades immatures sont moins souvent observés en maraîchage que les adultes, car les œufs sont petits et déposés près de la plante ou sur celle-ci selon l’espèce, les larves sont souvent discrètes et la nymphose se produit dans le sol. Leur localisation est néanmoins essentielle pour éviter les généralisations abusives. [S1-S4] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur diagnostics différentiels ?
Le diagnostic doit intégrer la temporalité : des trous anciens peuvent subsister alors que la population a quitté la parcelle, tandis que des adultes présents ne signifient pas forcément une progression des dégâts si la culture croît rapidement. La décision se fonde donc sur la combinaison « présence actuelle + dégâts frais + stade + vitesse de croissance ». [S4, S6, S12] [S01][S02][S03]





