Référence agronomique · France

Santé des productions · Ravageurs et parasites

Noctuelles

Les noctuelles regroupent plusieurs papillons dont les chenilles peuvent endommager les cultures. L’identification de l’espèce et du type de dégâts précède toute décision de protection.

Mis à jour le 02/10/2026 Lecture 6 min
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Noctuelles — illustration documentaire (Santé des productions, Ravageurs et parasites)
Noctuelles · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Stade nuisible

Chenille

Observer feuilles, collets ou fruits selon l’espèce.

Espèce

Ne pas généraliser

Les noctuelles ont des plantes hôtes différentes.

Diagnostic

Voir les dégâts

La capture d’un adulte ne suffit pas.

Surveillance

Adapter à la culture

Suivre le stade et les observations locales.

01 · Référence

À retenir

Les noctuelles regroupent plusieurs espèces aux cycles et aux plantes hôtes différents. Le diagnostic commence par la chenille, ses dégâts et la culture concernée ; la capture d’un adulte ne suffit pas à conclure.

Déclencher une intervention uniquement sur le nombre de papillons piégés sans rechercher œufs, jeunes larves et dégâts frais dans la culture.

Attendre que les chenilles soient grosses et cachées dans les fruits, gousses, cœurs de plantes ou dans le sol : les solutions de contact ou d’ingestion deviennent moins fiables.

02 · Référence

Définition et périmètre : ce que recouvre « noctuelles »

En protection des cultures, « noctuelles » désigne principalement des papillons de la famille des Noctuidae, ordre des Lépidoptères, dont les chenilles sont phytophages. Le terme est pratique mais non suffisamment précis pour une décision de protection : l’agriculteur rencontre un complexe d’espèces, certaines très polyphages, d’autres davantage associées à une culture ou un type d’organe. INRAE/Ephytia cite notamment Autographa gamma, Chrysodeixis chalcites, Helicoverpa armigera, Lacanobia oleracea, Mamestra brassicae, Spodoptera exigua et les Agrotis terricoles.

Attendre que les chenilles soient grosses et cachées dans les fruits, gousses, cœurs de plantes ou dans le sol : les solutions de contact ou d’ingestion deviennent moins fiables.

03 · Référence

Identification des adultes

L’adulte sert surtout à l’identification et au suivi des vols. Il est en général actif au crépuscule et la nuit, avec des ailes antérieures cryptiques brun-gris et des ailes postérieures plus claires. Une photo nette des ailes fermées et ouvertes, associée au lieu, à la date et à la phéromone utilisée, améliore fortement le diagnostic.

En protection des cultures, « noctuelles » désigne principalement des papillons de la famille des Noctuidae, ordre des Lépidoptères, dont les chenilles sont phytophages. Le terme est pratique mais non suffisamment précis pour une décision de protection : l’agriculteur rencontre un complexe d’espèces, certaines très polyphages, d’autres davantage associées à une culture ou un type d’organe. INRAE/Ephytia cite notamment Autographa gamma, Chrysodeixis chalcites, Helicoverpa armigera, Lacanobia oleracea, Mamestra brassicae, Spodoptera exigua et les Agrotis terricoles.

04 · Référence

Identification des œufs, chenilles et chrysalides

Le diagnostic utile au champ concerne surtout les jeunes stades. Les œufs sont généralement inférieurs à 1 mm, isolés ou en plaques selon l’espèce. Les chenilles ont trois paires de pattes thoraciques et plusieurs paires de fausses pattes abdominales ; le nombre de pseudopodes et les lignes/points du corps sont des critères importants. La chrysalide est souvent brun rouge et se trouve dans ou près du sol.

L’adulte sert surtout à l’identification et au suivi des vols. Il est en général actif au crépuscule et la nuit, avec des ailes antérieures cryptiques brun-gris et des ailes postérieures plus claires. Une photo nette des ailes fermées et ouvertes, associée au lieu, à la date et à la phéromone utilisée, améliore fortement le diagnostic.

05 · Référence

Cycle biologique général

Le cycle comprend quatre phases : œuf, larve/chenille, nymphe/chrysalide et adulte. Sa durée dépend fortement de la température et de l’espèce. Les jeunes larves consomment peu puis la consommation s’accélère avec le poids de la chenille ; une grande partie des dégâts est donc produite par les derniers stades, alors que les meilleurs résultats de biocontrôle sont obtenus sur les premiers stades.

Après éclosion, les jeunes chenilles restent souvent sur les tissus superficiels et sont les plus exposées aux traitements par ingestion.

Au fil des mues, la consommation augmente ; les larves âgées peuvent gagner le cœur des plantes, les fruits/gousses ou le sol.

Le diagnostic utile au champ concerne surtout les jeunes stades. Les œufs sont généralement inférieurs à 1 mm, isolés ou en plaques selon l’espèce. Les chenilles ont trois paires de pattes thoraciques et plusieurs paires de fausses pattes abdominales ; le nombre de pseudopodes et les lignes/points du corps sont des critères importants. La chrysalide est souvent brun rouge et se trouve dans ou près du sol.

Repères d’identification des jeunes stades de noctuelles.
StadeRepèreUsage au diagnostic
ŒufsGénéralement inférieurs à 1 mm, isolés ou en plaques selon l’espèceDiagnostic des jeunes stades
ChenillesTrois paires de pattes thoraciques et plusieurs paires de fausses pattes abdominalesCritères : nombre de pseudopodes, lignes et points du corps
ChrysalidesSouvent brun rougeSe trouvent dans ou près du sol

06 · Référence

Migration, dispersion et dynamique des populations

Les noctuelles les plus problématiques ne sont pas toutes strictement résidentes. Autographa gamma et Helicoverpa armigera sont de fortes migratrices ; Agrotis ipsilon est également migratrice. Cette mobilité explique la brutalité de certaines pullulations et la faible valeur prédictive d’un simple historique de parcelle.

07 · Référence

Cultures sous abri : risques particuliers

Les serres et tunnels créent un environnement favorable aux espèces thermophiles et migratrices. INRAE souligne qu’en serre les générations peuvent se chevaucher et que tous les stades peuvent être observés sur une longue période. Les systèmes DEPHY horticoles signalent une progression de Chrysodeixis chalcites, Autographa gamma, Helicoverpa armigera et Agrotis spp.

Placer les pièges à phéromones à l’extérieur ou selon protocole fournisseur afin de détecter les vols sans créer d’attraction interne non maîtrisée.

Éviter les traitements insecticides à large spectre qui détruisent les auxiliaires déjà installés lorsque des options plus sélectives sont adaptées et autorisées.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

La capture d’un adulte suffit-elle pour décider?

Non. Le diagnostic commence par la chenille, ses dégâts et la culture concernée. Il faut aussi rechercher œufs, jeunes larves et dégâts frais dans la culture.

Pourquoi les chenilles âgées sont-elles difficiles à traiter?

Une fois grosses et cachées dans les fruits, gousses, cœurs de plantes ou dans le sol, les solutions de contact ou d’ingestion deviennent moins fiables. Les meilleurs résultats de biocontrôle portent sur les premiers stades.

Les noctuelles migrent-elles?

Certaines oui. Autographa gamma et Helicoverpa armigera sont de fortes migratrices, et Agrotis ipsilon est également migratrice. Un historique de parcelle prédit donc mal les pullulations.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.