01 · Référence
Le tallage est la production de tiges latérales (« talles ») à partir de bourgeons axillaires situés près du plateau de tallage.
2. Chez le blé, le tallage débute après l’installation des premières feuilles et peut se poursuivre jusqu’à l’approche d’épi 1 cm, mais toutes les talles émises ne deviennent pas des épis.
3. Le maître-brin est la tige principale ; les talles primaires puis secondaires apparaissent selon une organisation liée à l’émission des feuilles.
4. Le phyllochrone est le temps thermique séparant l’apparition de deux feuilles successives ; il fournit un cadre pour comprendre le rythme d’apparition des talles.
02 · Référence
Le nombre de talles par plante augmente lorsque la densité de plantes diminue : le blé compense en partie les peuplements faibles.
7. Cette compensation a des limites : semis très tardif, froid, excès d’eau, sécheresse, structure dégradée ou faible rayonnement réduisent la durée ou l’intensité du tallage.
8. La date de semis est un déterminant majeur : un semis précoce dispose de davantage de temps thermique pour produire des talles avant l’hiver et la montaison.
9. Un semis tardif raccourcit fortement la période de tallage ; ARVALIS recommande alors d’ajuster la densité de semis pour sécuriser le nombre d’épis.
10. La douceur automnale peut accroître biomasse et tallage sans avancer de la même façon tous les stades reproductifs, car vernalisation et photopériode restent déterminantes.
Ce dossier constitue la base documentaire autonome de la future page SILLOVA 888 consacrée au « Tallage du blé ». Le plan directeur demande de définir le tallage, de le replacer dans l’itinéraire technique, de préciser ses déterminants, son calendrier, ses effets sur le rendement, les risques associés, les différences régionales et les données françaises utiles.
03 · Référence
À épi 1 cm, les talles jeunes ou faibles commencent souvent à régresser par compétition pour lumière, azote et eau.
13. ARVALIS rapporte dans des essais Rhône-Alpes qu’en moyenne environ un tiers des talles présentes à épi 1 cm peuvent régresser avant floraison.
La recherche a été croisée entre références françaises opérationnelles (ARVALIS, BSV et documents techniques), références européennes (AHDB, Teagasc) et publications scientifiques sur le phyllochrone, l’émission des talles, la densité de peuplement, la nutrition azotée et la survie des talles. Les chiffres très dépendants du contexte sont présentés comme ordres de grandeur ou exemples et non comme prescriptions universelles.
04 · Référence
Un excès de talles peut accroître verse, humidité du couvert, maladies et consommation d’eau sans augmenter le rendement.
16. Le nombre final d’épis/m² est une composante essentielle du rendement, mais il interagit avec le nombre de grains/épi et le poids de mille grains.
17. Le blé présente une forte plasticité : une densité faible peut être partiellement compensée par davantage d’épis par plante et/ou davantage de grains par épi.
2. Chez le blé, le tallage débute après l’installation des premières feuilles et peut se poursuivre jusqu’à l’approche d’épi 1 cm, mais toutes les talles émises ne deviennent pas des épis.
05 · Référence
Les variétés diffèrent par leur capacité de tallage, leur vitesse de développement et la fertilité de leurs talles.
19. La qualité de l’implantation conditionne le tallage : profondeur régulière, bon contact sol-graine et enracinement rapide sont déterminants.
20. Le tallage est favorisé par une disponibilité suffisante en ressources, mais une forte dose d’azote précoce n’est pas un levier fiable pour « fabriquer » artificiellement des talles utiles.
21. ARVALIS souligne que le rythme d’émission des talles principales dépend surtout de la date de semis, de la température et du développement ; l’azote influence davantage la croissance et le maintien des talles secondaires.
22. Un excès d’azote au tallage peut entretenir des talles secondaires qui régresseront ensuite, au prix d’une consommation d’azote et d’eau.
23. Les besoins en azote sont encore limités au tallage et l’efficacité d’un apport précoce est généralement inférieure à celle d’apports de montaison.
06 · Référence
L’hydromorphie, les tassements et l’asphyxie racinaire réduisent enracinement, nutrition et capacité de tallage.
27. Les talles précoces ont davantage de chances d’être fertiles ; les talles très tardives contribuent peu au rendement dans de nombreux contextes.
07 · Référence
Le comptage doit distinguer plantes, tiges/talles et épis : ce sont trois variables différentes.
29. Pour diagnostiquer une parcelle, compter des tiges sur plusieurs placettes représentatives et noter simultanément densité de plantes, stade et homogénéité.
30. Un nombre élevé de talles à sortie hiver n’impose pas un apport d’azote ; il peut au contraire justifier d’éviter de suralimenter le couvert.
31. Les références étrangères de densité d’épis ou de tiges ne doivent pas être transposées directement à la France sans tenir compte du climat, de la variété et du potentiel de rendement.
32. Pour SILLOVA, le tallage doit être structuré comme une dynamique : plantes/m², tiges/m² à plusieurs dates, talles/plante, stade, date de semis, variété, azote, eau et taux de survie jusqu’aux épis.
• 1–8. Définition, anatomie, nomenclature des talles et chronologie
08 · Référence
Définition agronomique du tallage
Le tallage désigne l’émission de pousses latérales à la base de la plante. Chaque talle est une tige potentiellement autonome, munie de ses propres feuilles, racines nodales et, si elle survit jusqu’à la phase reproductive, d’un épi. Le mécanisme augmente la plasticité du peuplement : une plante peut produire plusieurs épis lorsque l’espace et les ressources le permettent.
Le tallage commence pendant la phase végétative. Il est distinct de la montaison : au stade épi 1 cm, l’apex du maître-brin s’élève au-dessus du plateau de tallage et l’élongation des entre-nœuds débute. À partir de ce moment, l’émission de nouvelles talles utiles cesse et la sélection des tiges fertiles s’accentue.
| Code | Repère | Lecture terrain |
|---|---|---|
| BBCH 20 | Début tallage | Maître-brin installé, début possible d’émission de pousses latérales |
| BBCH 21 | 1 talle | Une talle détectable en plus du maître-brin |
| BBCH 22–28 | 2 à 8 talles | Accumulation de talles selon potentiel et ressources |
| BBCH 29 | Fin tallage | Maximum végétatif proche dans beaucoup de situations |
| BBCH 30 / épi 1 cm | Début montaison | Transition : arrêt de l’émission utile et régression des talles faibles |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur le tallage est la production de tiges latérales (« talles ») à partir de bourgeons axillaires situés près du plateau de tallage. ?
2. Chez le blé, le tallage débute après l’installation des premières feuilles et peut se poursuivre jusqu’à l’approche d’épi 1 cm, mais toutes les talles émises ne deviennent pas des épis. 3. Le maître-brin est la tige principale ; les talles primaires puis secondaires apparaissent selon une organisation liée à l’émission des feuilles. 4. Le phyllochrone est le temps thermique séparant l’apparition de deux feuilles successives ; il fournit un cadre pour comprendre le rythme d’apparition des talles. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur le nombre de talles par plante augmente lorsque la densité de plantes diminue : le blé compense en partie les peuplements faibles. ?
7 Cette compensation a des limites semis très tardif froid excès d’eau sécheresse structure dégradée ou faible rayonnement réduisent la durée ou l’intensité du tallage 8 La date de semis est un déterminant majeur un semis précoce dispose de davantage de temps thermique pour produire des talles avant l’hiver et la montaison 9 Un semis tardif raccourcit fortement la période de tallage ARVALIS recommande alors d’ajuster la densité de semis pour sécuriser le nombre d’épis 10 La douceur automnale peut accroître biomasse et tallage sans avancer de la même façon… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur à épi 1 cm, les talles jeunes ou faibles commencent souvent à régresser par compétition pour lumière, azote et eau. ?
13. ARVALIS rapporte dans des essais Rhône-Alpes qu’en moyenne environ un tiers des talles présentes à épi 1 cm peuvent régresser avant floraison. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur un excès de talles peut accroître verse, humidité du couvert, maladies et consommation d’eau sans augmenter le rendement. ?
16. Le nombre final d’épis/m² est une composante essentielle du rendement, mais il interagit avec le nombre de grains/épi et le poids de mille grains. 17. Le blé présente une forte plasticité : une densité faible peut être partiellement compensée par davantage d’épis par plante et/ou davantage de grains par épi. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur les variétés diffèrent par leur capacité de tallage, leur vitesse de développement et la fertilité de leurs talles. ?
19 La qualité de l’implantation conditionne le tallage profondeur régulière bon contact sol-graine et enracinement rapide sont déterminants 20 Le tallage est favorisé par une disponibilité suffisante en ressources mais une forte dose d’azote précoce n’est pas un levier fiable pour fabriquer artificiellement des talles utiles 21 ARVALIS souligne que le rythme d’émission des talles principales dépend surtout de la date de semis de la température et du développement l’azote influence davantage la croissance et le maintien des talles secondaires 22 Un excès d’azote au tallage peut entretenir des talles… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur l’hydromorphie, les tassements et l’asphyxie racinaire réduisent enracinement, nutrition et capacité de tallage. ?
27. Les talles précoces ont davantage de chances d’être fertiles ; les talles très tardives contribuent peu au rendement dans de nombreux contextes. [S01][S02][S03]





