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Montaison du blé

Référence technique · Montaison du blé

La montaison correspond à la phase où les entre-nœuds de la tige s’allongent et où l’épi, jusque-là proche du plateau de tallage, remonte progressivement dans la gaine des feuilles. Chez le blé, elle succède au tallage et précède l’épiaison. En conseil français, le repère opérationnel de départ est le stade « épi 1 cm ». L’échelle BBCH classe l’allongement de la tige dans la série 30–39. Dans les usages de terrain, l’expression « fin montaison » peut déborder la stricte série BBCH 30–39 et englober la dernière feuille, le gonflement puis l’approche de l’épiaison. Pour éviter les ambiguïtés, SILLOVA doit toujours associer le mot « montaison » à un code de stade et à une observation morphologique.

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à montaison du blé
Montaison du blé · Photographie documentaire SILLOVA
16 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Sommet de l’épi à ≈ 1 cm du plateau de tallage ; pseudotige dressée

BBCH 30 — épi 1 cm

Entrée opérationnelle en montaison ; évaluation du risque verse, stratégie N, surveillance rouille jaune [S01][S02]

02
Consolidé

Premier nœud détectable ; 1er entre-nœud ≥ 1 cm

BBCH 31 — 1 nœud

Début d’allongement net ; régression des talles ; attention piétin-verse/rouille jaune [S01][S02]

03
Consolidé

Deuxième nœud détectable ; le second est séparé du premier

BBCH 32 — 2 nœuds

Étape clé pour feuilles définitives, septoriose, pilotage N, eau et protection du couvert [S01][S02]

04
Consolidé

3e à 6e nœud détectables

BBCH 33–36

Croissance rapide, allongement des entre-nœuds supérieurs [S01][S02]

01 · Référence

Définition agronomique de la montaison

La montaison correspond à la phase où les entre-nœuds de la tige s’allongent et où l’épi, jusque-là proche du plateau de tallage, remonte progressivement dans la gaine des feuilles. Chez le blé, elle succède au tallage et précède l’épiaison. En conseil français, le repère opérationnel de départ est le stade « épi 1 cm ». L’échelle BBCH classe l’allongement de la tige dans la série 30–39. Dans les usages de terrain, l’expression « fin montaison » peut déborder la stricte série BBCH 30–39 et englober la dernière feuille, le gonflement puis l’approche de l’épiaison. Pour éviter les ambiguïtés, SILLOVA doit toujours associer le mot « montaison » à un code de stade et à une observation morphologique.

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02 · Référence

Ce qui change dans la plante

Le changement majeur n’est pas seulement visible dans la hauteur. Le méristème reproducteur et l’épi croissent rapidement, les derniers entre-nœuds s’allongent, les feuilles supérieures émergent, les talles les plus faibles disparaissent, le système racinaire continue d’explorer le sol, l’absorption d’azote s’accélère et la surface verte du couvert augmente fortement. La plante passe d’une stratégie dominée par l’installation du peuplement à une phase de construction du potentiel reproductif. Les conséquences sont multiples : forte demande en assimilats, sensibilité accrue aux stress, enjeu de protection des feuilles supérieures et risque de verse.

Ce dossier constitue la base documentaire autonome de la future page SILLOVA 889 consacrée à la Montaison du blé Le plan directeur demande de définir la montaison de la replacer dans l’itinéraire technique de préciser ses conditions pédoclimatiques ses repères de calendrier et de stades les observations et calculs utiles ses effets sur l’implantation le rendement et la qualité les risques agronomiques sanitaires et climatiques ainsi que les adaptations régionales et variétales Le présent dossier dépasse ce minimum en intégrant la physiologie de l’épi la construction du couvert la dynamique…

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03 · Référence

Montaison, phase BBCH 30–39 et « construction phase »

L’AHDB distingue une phase de fondation avant GS31, une phase de construction allant approximativement de GS31 à la floraison, puis une phase de production après floraison. Cette lecture est utile : à partir du premier nœud, la biomasse augmente vite, les feuilles et organes reproducteurs se forment, le couvert intercepte davantage de rayonnement et la croissance journalière devient élevée. C’est également une période où les décisions de nutrition, régulation et protection ont des conséquences disproportionnées sur le potentiel final.

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04 · Référence

Pourquoi la montaison est un carrefour de décision

Plusieurs décisions se superposent dans une fenêtre de quelques semaines : dernière partie de la fertilisation azotée, diagnostic de verse, éventuelle régulation, surveillance du piétin-verse, de la rouille jaune puis de la septoriose, pilotage de l’irrigation en situations concernées, correction de certaines carences et préparation de la protection des dernières feuilles. Une erreur de stade peut décaler un apport, exposer une feuille non sortie ou provoquer une phytotoxicité. La reconnaissance du stade est donc un préalable, pas un détail.

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05 · Référence

Échelle des stades de montaison

Figure 2 — Repères thermiques indicatifs issus de références BSV françaises : environ 150 °Cj (base 0) entre épi 1 cm et 1 nœud, environ 250 °Cj entre épi 1 cm et 2 nœuds. Ces valeurs servent de contrôle, jamais de substitution à l’observation.

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06 · Référence

Comment reconnaître épi 1 cm

Prélever plusieurs plantes représentatives, dégager le maître-brin, couper la base longitudinalement avec un outil propre et mesurer la distance entre le plateau de tallage et le sommet de l’épi. Le stade est considéré atteint lorsque cette distance est voisine de 1 cm sur une proportion représentative des plantes. La tige extérieure peut déjà sembler dressée avant que le critère interne soit atteint ; inversement, une parcelle hétérogène peut présenter plusieurs stades. Le diagnostic doit donc être fait sur un échantillon et non sur une plante isolée.

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07 · Référence

Comment reconnaître 1 nœud

Dans les références françaises de terrain, le premier nœud devient visible et le sommet de l’épi se situe souvent autour de 3 à 5 cm du plateau de tallage. L’échelle BBCH exige surtout qu’un premier entre-nœud d’au moins 1 cm soit identifiable. Les renflements très basaux et les nœuds portant des racines peuvent prêter à confusion : il faut fendre la tige et suivre l’architecture interne, plutôt que palper uniquement de l’extérieur.

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08 · Référence

Comment reconnaître 2 nœuds

Le stade 2 nœuds correspond à deux nœuds nettement séparés. ARVALIS et les BSV rappellent que la hauteur de l’épi dans la tige varie avec la variété : environ 6 cm pour des types courts et tolérants à la verse jusqu’à environ 12 cm pour des types plus hauts/sensibles. Ce repère confirme le stade mais ne remplace pas l’identification des nœuds. L’enjeu est fort car la lecture des feuilles « du moment » change à ce stade et pilote notamment la surveillance de la septoriose.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
StadeRepère morphologiqueLecture agronomique
BBCH 30 — épi 1 cmSommet de l’épi à ≈ 1 cm du plateau de tallage ; pseudotige dresséeEntrée opérationnelle en montaison ; évaluation du risque verse, stratégie N, surveillance rouille jaune
BBCH 31 — 1 nœudPremier nœud détectable ; 1er entre-nœud ≥ 1 cmDébut d’allongement net ; régression des talles ; attention piétin-verse/rouille jaune
BBCH 32 — 2 nœudsDeuxième nœud détectable ; le second est séparé du premierÉtape clé pour feuilles définitives, septoriose, pilotage N, eau et protection du couvert
BBCH 33–363e à 6e nœud détectablesCroissance rapide, allongement des entre-nœuds supérieurs
BBCH 37 — DFPDernière feuille juste visible/pointanteDébut de la fenêtre de protection de la feuille drapeau et de pilotage fin N
BBCH 39 — DFELimbe de la dernière feuille totalement déployé, ligule visibleFin de l’allongement foliaire ; couvert presque complet ; phase critique avant épiaison
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Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur définition agronomique de la montaison ?

La montaison correspond à la phase où les entre-nœuds de la tige s’allongent et où l’épi jusque-là proche du plateau de tallage remonte progressivement dans la gaine des feuilles Chez le blé elle succède au tallage et précède l’épiaison En conseil français le repère opérationnel de départ est le stade épi 1 cm L’échelle BBCH classe l’allongement de la tige dans la série 30 39 Dans les usages de terrain l’expression fin montaison peut déborder la stricte série BBCH 30 39 et englober la dernière feuille le gonflement puis l’approche… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur ce qui change dans la plante ?

Le changement majeur n’est pas seulement visible dans la hauteur. Le méristème reproducteur et l’épi croissent rapidement, les derniers entre-nœuds s’allongent, les feuilles supérieures émergent, les talles les plus faibles disparaissent, le système racinaire continue d’explorer le sol, l’absorption d’azote s’accélère et la surface verte du couvert augmente fortement. La plante passe d’une stratégie dominée par l’installation du peuplement à une phase de construction du potentiel reproductif. Les conséquences sont multiples : forte demande en assimilats, sensibilité accrue aux stress, enjeu de protection des feuilles supérieures et risque de verse. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur montaison, phase bbch 30–39 et « construction phase » ?

L’AHDB distingue une phase de fondation avant GS31, une phase de construction allant approximativement de GS31 à la floraison, puis une phase de production après floraison. Cette lecture est utile : à partir du premier nœud, la biomasse augmente vite, les feuilles et organes reproducteurs se forment, le couvert intercepte davantage de rayonnement et la croissance journalière devient élevée. C’est également une période où les décisions de nutrition, régulation et protection ont des conséquences disproportionnées sur le potentiel final. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur pourquoi la montaison est un carrefour de décision ?

Plusieurs décisions se superposent dans une fenêtre de quelques semaines : dernière partie de la fertilisation azotée, diagnostic de verse, éventuelle régulation, surveillance du piétin-verse, de la rouille jaune puis de la septoriose, pilotage de l’irrigation en situations concernées, correction de certaines carences et préparation de la protection des dernières feuilles. Une erreur de stade peut décaler un apport, exposer une feuille non sortie ou provoquer une phytotoxicité. La reconnaissance du stade est donc un préalable, pas un détail. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur échelle des stades de montaison ?

Figure 2 — Repères thermiques indicatifs issus de références BSV françaises : environ 150 °Cj (base 0) entre épi 1 cm et 1 nœud, environ 250 °Cj entre épi 1 cm et 2 nœuds. Ces valeurs servent de contrôle, jamais de substitution à l’observation. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur comment reconnaître épi 1 cm ?

Prélever plusieurs plantes représentatives, dégager le maître-brin, couper la base longitudinalement avec un outil propre et mesurer la distance entre le plateau de tallage et le sommet de l’épi. Le stade est considéré atteint lorsque cette distance est voisine de 1 cm sur une proportion représentative des plantes. La tige extérieure peut déjà sembler dressée avant que le critère interne soit atteint ; inversement, une parcelle hétérogène peut présenter plusieurs stades. Le diagnostic doit donc être fait sur un échantillon et non sur une plante isolée. [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 16

  1. S01

    éférence documentaire

    Référence documentaire

    2026

  2. S02

    éférence documentaire

    Référence documentaire

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  3. S03

    éférence documentaire

    Référence documentaire

    2026

  4. S04

    éférence documentaire

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  5. S05

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  6. S06

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  7. S07

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  8. S08

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