01 · Référence
Les stades de gonflement se situent dans la phase BBCH 40–49, l’épiaison 50–59 et la floraison 60–69. [4][5]
10. Au début floraison, quelques anthères deviennent visibles, d’abord souvent dans la zone médiane de l’épi ; mi-floraison correspond à environ 50 % des épis en anthèse. [3][5]
11. Le développement du grain se poursuit par les phases aqueuse/laiteuse (BBCH 71–77), pâteuse (BBCH 83–87) puis pleine maturité autour de BBCH 89. [5][8]
12. La maturité physiologique est la fin du transfert net de matière sèche vers le grain ; elle se situe autour de 45 % d’humidité dans les références physiologiques et proche de la fin du stade pâteux dur, sans être strictement synonyme d’un code BBCH unique. [8][30]
13. Après la maturité physiologique, le rendement potentiel ne peut plus augmenter : le grain se dessèche surtout jusqu’à l’humidité de récolte. [8]
14. La température est le moteur majeur de la vitesse de développement ; le temps thermique additionne les températures efficaces au-dessus d’une base, mais les relations réelles peuvent s’écarter de la linéarité. [10][14][15]
02 · Référence
Qu’est-ce qu’un “stade” du blé ?
Un stade est un repère observable dans la progression du développement de la plante. Il sert à synchroniser l’agronomie avec la biologie : un même produit, une même dose d’azote, un épisode de gel ou un déficit hydrique n’ont pas le même effet à tallage, à 2 nœuds ou à floraison. Les stades permettent donc de comparer des parcelles, des années et des régions sans se limiter au calendrier. [1][5]
Il faut distinguer le stade individuel — celui d’une tige ou d’une plante — du stade parcellaire. Une parcelle est toujours hétérogène : levées échelonnées, talles d’âges différents, zones plus froides, traces de roues ou différences de profondeur de semis. Le stade parcellaire doit donc être construit à partir d’un échantillon et, si possible, d’une distribution plutôt que d’une seule plante “typique”.
03 · Référence
Croissance et développement : deux notions à ne pas confondre
Le développement correspond à la succession des événements morphogénétiques : émission des feuilles, tallage, transition florale, formation des nœuds, sortie de la feuille drapeau, épiaison, anthèse et maturation. La croissance correspond à la production de biomasse, à l’augmentation de hauteur, à la surface foliaire et au développement racinaire. Une plante peut être haute et très verte sans avoir franchi le stade physiologique attendu. [6][28]
Cette distinction explique les erreurs fréquentes après un hiver doux. La tige peut s’allonger ou le couvert “donner une impression de printemps” alors que l’apex et les feuilles définitives révèlent un développement moins avancé. Les BSV de l’Aude en 2024 ont explicitement signalé ce déphasage sur blé dur. Pour SILLOVA, une photo générale du couvert ne doit donc jamais suffire à certifier un stade interne. [28]
04 · Référence
Zadoks, BBCH et vocabulaire français
Zadoks, Chang et Konzak ont proposé en 1974 un code décimal des stades céréaliers. En 1991, Lancashire et ses coauteurs ont généralisé cette logique à de nombreuses espèces dans la BBCH. Pour les céréales, les correspondances sont proches : dizaines pour les grandes phases, unités pour les étapes secondaires. La BBCH est aujourd’hui couramment utilisée dans les guides et sur les conditions d’emploi des produits de protection. [4][33][34]
En France, la conduite de terrain conserve des termes très opérationnels : épi 1 cm, 1 nœud, 2 nœuds, DFP, DFE, gonflement, épiaison ou floraison. Le bon usage consiste à enregistrer les deux : le terme immédiatement compréhensible par l’agriculteur et le code BBCH utile pour la structuration, l’interopérabilité et la lecture de documents techniques.
Figure 1 — Frise synthétique des principaux codes BBCH/Zadoks du blé et de leur vocabulaire agronomique. Sources de structure : JKI, AHDB, ARVALIS. [1][4][5]
05 · Référence
Comment déterminer un stade parcellaire de façon robuste ?
La règle n°1 est l’échantillonnage. Pour épi 1 cm, ARVALIS recommande 20 plantes dans une zone homogène, hors bordures et passages de roues, puis conservation du maître-brin et dissection longitudinale. Cette logique peut être généralisée : plusieurs points de prélèvement, plante réellement représentative, observation du maître-brin pour les stades internes, et enregistrement de la dispersion. [2]
Une bonne fiche de terrain ne se contente pas de “BBCH 32”. Elle indique par exemple : 22 plantes observées ; 14 à BBCH 32, 6 à 31, 2 à 33 ; variété X ; semis du 18 octobre ; zone hors traces de roues ; confiance élevée. Cette information est beaucoup plus exploitable par un moteur de décision qu’un code isolé.
06 · Référence
Le maître-brin : référence des stades internes
Le maître-brin est la tige principale la plus développée issue de la plantule. Les talles secondaires apparaissent plus tard et ont souvent un ou plusieurs stades de retard. Pour épi 1 cm, nœuds et observation de l’apex, mélanger maître-brin et talles peut conduire à sous-estimer ou surestimer l’avancement de la parcelle. [2][3]
07 · Référence
Mesurer l’hétérogénéité, pas seulement la moyenne
Une moyenne peut masquer une bimodalité moitié de la parcelle à 1 nœud moitié à DFP C’est possible après levées hétérogènes hydromorphie tassement dégâts de ravageurs ou mélanges variétaux Pour une intervention très dépendante du stade la proportion de plantes trop précoces ou trop tardives…
08 · Référence
Semis, imbibition et germination — BBCH 00 à 09
La phase BBCH 0 commence avec la semence sèche et suit l’imbibition l’émission de la radicule puis du coléoptile BBCH 09 correspond à l’émergence du coléoptile à la surface Avant la levée la vitesse dépend fortement de la température du sol de l’humidité de la…
| Phase | Code | Terme terrain | Critère essentiel |
|---|---|---|---|
| Semence sèche / imbibition | BBCH 00–03 | Semis / démarrage de germination | Le grain absorbe l’eau ; aucun organe aérien visible. |
| Radicule / coléoptile | BBCH 05–09 | Germination – levée | Radicule puis coléoptile ; BBCH 09 quand le coléoptile perce la surface. |
| 1 à plusieurs feuilles | BBCH 10–19 | 1 feuille, 2 feuilles, 3 feuilles… | La ligule sert à définir une feuille déployée ; les feuilles du maître-brin sont comptées. |
| Tallage | BBCH 20–29 | Début / plein tallage | BBCH 21 = maître-brin + une talle ; le nombre de talles augmente ensuite. |
| Début montaison | BBCH 30 | Épi 1 cm (repère français) | Sommet de l’épi à ~1 cm du plateau de tallage en moyenne ; repère technique. |
| 1 nœud | BBCH 31 | 1 nœud | Premier nœud détectable avec internœud inférieur ≥1 cm. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur les stades de gonflement se situent dans la phase bbch 40–49, l’épiaison 50–59 et la floraison 60–69. [4][5] ?
10 Au début floraison quelques anthères deviennent visibles d’abord souvent dans la zone médiane de l’épi mi-floraison correspond à environ 50 des épis en anthèse 3 5 11 Le développement du grain se poursuit par les phases aqueuse laiteuse BBCH 71 77 pâteuse BBCH 83 87 puis pleine maturité autour de BBCH 89 5 8 12 La maturité physiologique est la fin du transfert net de matière sèche vers le grain elle se situe autour de 45 d’humidité dans les références physiologiques et proche de la fin du stade pâteux… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur qu’est-ce qu’un “stade” du blé ? ?
Un stade est un repère observable dans la progression du développement de la plante Il sert à synchroniser l’agronomie avec la biologie un même produit une même dose d’azote un épisode de gel ou un déficit hydrique n’ont pas le même effet à tallage à 2 nœuds ou à floraison Les stades permettent donc de comparer des parcelles des années et des régions sans se limiter au calendrier 1 5 Il faut distinguer le stade individuel celui d’une tige ou d’une plante du stade parcellaire Une parcelle est toujours hétérogène… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur croissance et développement : deux notions à ne pas confondre ?
Le développement correspond à la succession des événements morphogénétiques émission des feuilles tallage transition florale formation des nœuds sortie de la feuille drapeau épiaison anthèse et maturation La croissance correspond à la production de biomasse à l’augmentation de hauteur à la surface foliaire et au développement racinaire Une plante peut être haute et très verte sans avoir franchi le stade physiologique attendu 6 28 Cette distinction explique les erreurs fréquentes après un hiver doux La tige peut s’allonger ou le couvert donner une impression de printemps alors que l’apex et… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur zadoks, bbch et vocabulaire français ?
Zadoks Chang et Konzak ont proposé en 1974 un code décimal des stades céréaliers En 1991 Lancashire et ses coauteurs ont généralisé cette logique à de nombreuses espèces dans la BBCH Pour les céréales les correspondances sont proches dizaines pour les grandes phases unités pour les étapes secondaires La BBCH est aujourd’hui couramment utilisée dans les guides et sur les conditions d’emploi des produits de protection 4 33 34 En France la conduite de terrain conserve des termes très opérationnels épi 1 cm 1 nœud 2 nœuds DFP DFE gonflement… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur comment déterminer un stade parcellaire de façon robuste ? ?
La règle n 1 est l’échantillonnage Pour épi 1 cm ARVALIS recommande 20 plantes dans une zone homogène hors bordures et passages de roues puis conservation du maître-brin et dissection longitudinale Cette logique peut être généralisée plusieurs points de prélèvement plante réellement représentative observation du maître-brin pour les stades internes et enregistrement de la dispersion 2 Une bonne fiche de terrain ne se contente pas de BBCH 32 Elle indique par exemple 22 plantes observées 14 à BBCH 32 6 à 31 2 à 33 variété X semis du 18… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur le maître-brin : référence des stades internes ?
Le maître-brin est la tige principale la plus développée issue de la plantule Les talles secondaires apparaissent plus tard et ont souvent un ou plusieurs stades de retard Pour épi 1 cm nœuds et observation de l’apex mélanger maître-brin et talles peut conduire à sous-estimer ou surestimer l’avancement de la parcelle 2 3 À l’inverse après épiaison le raisonnement peut porter sur la proportion d’épis ou de tiges ayant atteint un état donné Le protocole doit donc changer avec la phase dissection en montaison lecture des feuilles en fin de… [S01][S02][S03]





