Référence agronomique · France

Grandes cultures · Conduite de l’orge

Tallage de l’orge

Référence technique · Tallage de l’orge

Le tallage est la production de pousses latérales à la base de la plante d’orge Dans l’échelle BBCH il correspond au stade principal 2 BBCH20 aucun tallage détectable BBCH21 première talle puis progression jusqu’à BBCH29 nombre maximal de talles détectables Le tallage commence généralement après l’apparition de la troisième feuille même si les phases BBCH peuvent se chevaucher S1 S8 Le nombre final d’épis par mètre carré n’est pas égal au nombre maximal de talles produit L’orge fabrique souvent des pousses en excès puis une fraction régresse pendant la transition vers la montaison sous l’effet de la compétition pour la lumière l’azote et l’eau Les talles précoces vigoureuses et déjà bien feuillées au début de…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à tallage de l’orge
Tallage de l’orge · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Tige principale issue de la plantule

Maître-brin

1 par plante [S01][S02]

02
Consolidé

Pousse latérale issue du maître-brin

Talle primaire

Nombre / plante et feuilles / talle [S01][S02]

03
Consolidé

Pousse issue d’une talle primaire

Talle secondaire

Présence, vigueur, date d’apparition [S01][S02]

04
Consolidé

Talle qui produit un épi

Talle fertile

Épis/m² à épiaison ou récolte [S01][S02]

01 · Référence

Synthèse opérationnelle

Le tallage est la production de pousses latérales à la base de la plante d’orge. Dans l’échelle BBCH, il correspond au stade principal 2 : BBCH20 = aucun tallage détectable, BBCH21 = première talle, puis progression jusqu’à BBCH29 = nombre maximal de talles détectables. Le tallage commence généralement après l’apparition de la troisième feuille, même si les phases BBCH peuvent se chevaucher. [S1][S8]

Le nombre final d’épis par mètre carré n’est pas égal au nombre maximal de talles produit. L’orge fabrique souvent des pousses en excès, puis une fraction régresse pendant la transition vers la montaison sous l’effet de la compétition pour la lumière, l’azote et l’eau. Les talles précoces, vigoureuses et déjà bien feuillées au début de la montaison ont la probabilité la plus élevée de former un épi. [S2][S9][S18]

Pour les orges de printemps, la composante épis/m² pèse particulièrement lourd dans la construction du rendement. ARVALIS estimait en 2025 que la composante épis/m² contribue pour environ 40 % au rendement des orges de printemps ; dans un essai très sec à Châlons-en-Champagne, la densité d’épis a été inférieure d’environ 30 % à la moyenne décennale. [S6]

Pour les orges d’hiver françaises, la campagne 2026 illustre la différence entre tallage présent et tallage utile : en Champagne, ARVALIS observait environ trois à quatre tiges à plus de trois feuilles par plante au stade épi 1 cm, soit près de 800 tiges/m² susceptibles de monter à épi, pour un objectif d’ordre de grandeur de 500–600 épis/m² dans les essais concernés. En Bourgogne-Franche-Comté, la durée de tallage raccourcie a conduit à environ 10 % de talles à plus de trois feuilles en moins que la moyenne décennale. [S3][S4]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Définition : talle, tallage et tige fertile

Une talle est une tige latérale issue d’un bourgeon axillaire situé à la base de la plante, au voisinage du plateau de tallage. Le maître-brin est la tige principale issue de la plantule ; les talles primaires naissent à l’aisselle des premières feuilles du maître-brin. Une talle primaire peut à son tour émettre des talles secondaires, et dans des conditions très favorables des talles tertiaires peuvent apparaître. [S7][S21]

Le terme « tallage » recouvre deux phénomènes qu’il faut distinguer dans SILLOVA : l’émission de nouvelles talles et leur survie. Une parcelle peut produire beaucoup de pousses mais conserver peu d’épis si les talles jeunes meurent ensuite. Inversement, un peuplement moins exubérant peut obtenir un nombre final d’épis satisfaisant si les pousses produites sont précoces et robustes. [S9][S18]

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03 · Référence

Où se situe le tallage dans l’échelle BBCH ?

La phase principale 2 de l’échelle BBCH est commune aux céréales. Le manuel BBCH décrit BBCH20 comme l’absence de talles, BBCH21 comme la première talle détectable, BBCH22 comme deux talles, BBCH23 comme trois talles, puis poursuit jusqu’à BBCH29, fin du tallage ou nombre maximal détectable. Si la montaison commence avant la fin apparente du tallage, la notation doit basculer vers le stade principal 3. [S1]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Anatomie : d’où viennent les talles ?

Les bourgeons de talles sont préformés dans les aisselles foliaires près de la base de la plante. Leur croissance résulte d’un équilibre entre programme génétique, disponibilité en assimilats, nutrition minérale et signaux de voisinage. Les talles les plus précoces apparaissent sur les nœuds basaux associés aux premières feuilles. [S8][S21]

Le tallage est donc intimement coordonné à l’apparition des feuilles. Une plante qui émet rapidement des feuilles peut ouvrir plus tôt des possibilités de ramification, mais la réalisation de ce potentiel dépend de la lumière, de la densité et de la nutrition. Les essais et synthèses physiologiques montrent que l’orge présente généralement une vitesse d’apparition des talles supérieure à celle du blé. [S12]

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05 · Référence

Coordination feuilles–talles : le rôle du phyllochrone

Le rythme d’apparition des feuilles dépend fortement de la température. AHDB donne, dans ses conditions britanniques de référence, un phyllochrone moyen d’environ 108 °C.j par feuille pour l’orge d’hiver et 82 °C.j pour l’orge de printemps. Ces valeurs servent de repères physiologiques, pas de constantes universelles françaises. [S8]

ARVALIS indique que le tallage des céréales débute au voisinage de l’émission de la quatrième feuille, la première talle apparaissant à l’aisselle de la première feuille, puis qu’une nouvelle talle peut apparaître à chaque phyllotherme en conditions normales. [S2] Cette synchronie est modifiée par la nutrition azotée et soufrée, la densité, la température et le génotype. [S12]

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06 · Référence

De la production à la survie : deux dynamiques différentes

Le maximum de pousses est généralement atteint autour du début de montaison, mais l’orge peut continuer à produire quelques talles plus tard dans certaines situations. Teagasc insiste sur un point majeur pour l’orge de printemps : la survie des talles est plus importante que la simple production maximale. Les talles tardives ou insuffisamment développées sont les premières à disparaître lorsque la compétition augmente. [S9]

Une étude de trois ans comparant orges d’hiver et de printemps a montré que les nombres maximaux de talles pouvaient être très élevés, mais que la mortalité augmentait dans les types ayant le potentiel de tallage le plus fort. Dans cette étude, le rendement était fortement corrélé au nombre d’épis à la récolte (r = 0,889). [S18]

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07 · Référence

Tallage et construction du rendement

Le rendement de l’orge est le produit du nombre d’épis/m², du nombre de grains/épi et du poids moyen du grain. AHDB donne comme benchmark britannique 775 épis/m², 25 grains/épi et 46 mg/grain pour un rendement de référence de 8,8 t/ha à 15 % d’humidité. Ces chiffres ne sont pas des objectifs universels, mais ils illustrent le poids du peuplement épis. [S10][S11]

L’orge compense partiellement un déficit d’épis par davantage de grains par épi, mais cette compensation est limitée, surtout pour les orges à deux rangs. En France, ARVALIS rappelle que les deux rangs dépendent fortement du peuplement épis, tandis que les six rangs disposent d’un nombre de grains par épi plus élevé. [S5]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Orge d’hiver et orge de printemps : deux stratégies de tallage

L’orge d’hiver dispose d’une période végétative longue. Elle peut commencer à taller à l’automne, ralentir pendant l’hiver puis reprendre en sortie d’hiver. L’orge de printemps doit construire rapidement son couvert en quelques semaines ; une levée tardive ou un stress précoce réduit fortement le temps disponible pour produire et consolider des talles. [S8][S9]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
TermeDéfinition opérationnelleMesure utile
Maître-brinTige principale issue de la plantule1 par plante
Talle primairePousse latérale issue du maître-brinNombre / plante et feuilles / talle
Talle secondairePousse issue d’une talle primairePrésence, vigueur, date d’apparition
Talle fertileTalle qui produit un épiÉpis/m² à épiaison ou récolte
Talle avortéeTalle régressée avant formation d’un épiDifférence talles maximales – épis finaux
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?

Le tallage est la production de pousses latérales à la base de la plante d’orge Dans l’échelle BBCH il correspond au stade principal 2 BBCH20 aucun tallage détectable BBCH21 première talle puis progression jusqu’à BBCH29 nombre maximal de talles détectables Le tallage commence généralement après l’apparition de la troisième feuille même si les phases BBCH peuvent se chevaucher S1 S8 Le nombre final d’épis par mètre carré n’est pas égal au nombre maximal de talles produit L’orge fabrique souvent des pousses en excès puis une fraction régresse pendant la transition… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur définition : talle, tallage et tige fertile ?

Une talle est une tige latérale issue d’un bourgeon axillaire situé à la base de la plante au voisinage du plateau de tallage Le maître-brin est la tige principale issue de la plantule les talles primaires naissent à l’aisselle des premières feuilles du maître-brin Une talle primaire peut à son tour émettre des talles secondaires et dans des conditions très favorables des talles tertiaires peuvent apparaître S7 S21 Le terme tallage recouvre deux phénomènes qu’il faut distinguer dans SILLOVA l’émission de nouvelles talles et leur survie Une parcelle peut produire… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur où se situe le tallage dans l’échelle bbch ? ?

La phase principale 2 de l’échelle BBCH est commune aux céréales. Le manuel BBCH décrit BBCH20 comme l’absence de talles, BBCH21 comme la première talle détectable, BBCH22 comme deux talles, BBCH23 comme trois talles, puis poursuit jusqu’à BBCH29, fin du tallage ou nombre maximal détectable. Si la montaison commence avant la fin apparente du tallage, la notation doit basculer vers le stade principal 3. [S1] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur anatomie : d’où viennent les talles ? ?

Les bourgeons de talles sont préformés dans les aisselles foliaires près de la base de la plante Leur croissance résulte d’un équilibre entre programme génétique disponibilité en assimilats nutrition minérale et signaux de voisinage Les talles les plus précoces apparaissent sur les nœuds basaux associés aux premières feuilles S8 S21 Le tallage est donc intimement coordonné à l’apparition des feuilles Une plante qui émet rapidement des feuilles peut ouvrir plus tôt des possibilités de ramification mais la réalisation de ce potentiel dépend de la lumière de la densité et de… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur coordination feuilles–talles : le rôle du phyllochrone ?

Le rythme d’apparition des feuilles dépend fortement de la température AHDB donne dans ses conditions britanniques de référence un phyllochrone moyen d’environ 108 C j par feuille pour l’orge d’hiver et 82 C j pour l’orge de printemps Ces valeurs servent de repères physiologiques pas de constantes universelles françaises S8 ARVALIS indique que le tallage des céréales débute au voisinage de l’émission de la quatrième feuille la première talle apparaissant à l’aisselle de la première feuille puis qu’une nouvelle talle peut apparaître à chaque phyllotherme en conditions normales S2 Cette… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur de la production à la survie : deux dynamiques différentes ?

Le maximum de pousses est généralement atteint autour du début de montaison mais l’orge peut continuer à produire quelques talles plus tard dans certaines situations Teagasc insiste sur un point majeur pour l’orge de printemps la survie des talles est plus importante que la simple production maximale Les talles tardives ou insuffisamment développées sont les premières à disparaître lorsque la compétition augmente S9 Une étude de trois ans comparant orges d’hiver et de printemps a montré que les nombres maximaux de talles pouvaient être très élevés mais que la mortalité… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08