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Épiaison de l’orge

Référence technique · Épiaison de l’orge

L’épiaison est la phase où l’épi d’orge sort progressivement de la gaine de la dernière feuille Dans l’échelle BBCH des céréales elle correspond au stade principal 5 de BBCH51 à BBCH59 premier épillet visible puis 20 30 40 50 60 70 80 de l’épi émergé jusqu’à l’épi complètement sorti au-dessus de la ligule de la feuille drapeau Le stade BBCH49 premières barbes visibles appartient encore au gonflement il ne doit donc pas être confondu avec le début officiel de l’épiaison S2 S3 Chez l’orge une difficulté majeure est que l’épiaison n’est pas synonyme de floraison Plusieurs orges surtout de printemps à floraison fermée réalisent l’anthèse et la fécondation alors que l’épi est encore partiellement ou…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à épiaison de l’orge
Épiaison de l’orge · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Premières arêtes visibles ; typiquement BBCH49

Sortie des barbes

Épiaison officielle BBCH51+ [S01][S02]

02
Consolidé

Épi sortant de la gaine de la feuille drapeau

Épiaison

Floraison / fécondation [S01][S02]

03
Consolidé

Maturation ou extrusion des anthères et fécondation

Floraison / anthèse

Simple sortie physique de l’épi [S01][S02]

04
Consolidé

Épi entièrement dégagé au-dessus de la ligule : BBCH59

Épi sorti

Maturité ou grain formé [S01][S02]

01 · Référence

Synthèse opérationnelle

L’épiaison est la phase où l’épi d’orge sort progressivement de la gaine de la dernière feuille. Dans l’échelle BBCH des céréales, elle correspond au stade principal 5, de BBCH51 à BBCH59 : premier épillet visible, puis 20, 30, 40, 50, 60, 70, 80 % de l’épi émergé, jusqu’à l’épi complètement sorti au-dessus de la ligule de la feuille drapeau. Le stade BBCH49, « premières barbes visibles », appartient encore au gonflement ; il ne doit donc pas être confondu avec le début officiel de l’épiaison. [S2][S3]

Chez l’orge, une difficulté majeure est que l’épiaison n’est pas synonyme de floraison. Plusieurs orges, surtout de printemps à floraison fermée, réalisent l’anthèse et la fécondation alors que l’épi est encore partiellement ou totalement dans la gaine, souvent autour de la sortie des barbes. À l’inverse, certaines orges à floraison plus ouverte peuvent extruder des anthères après l’émergence de l’épi. La date de « heading » et la date réelle de fécondation doivent donc être enregistrées séparément dans SILLOVA. [S20][S26]

L’épiaison est aussi un excellent point de contrôle du potentiel installé : le nombre d’épis/m² est alors pratiquement fixé, la hauteur finale est presque atteinte, le couvert approche son maximum de surface verte, et la future capacité de remplissage dépend de la fertilité des épis et de la durée pendant laquelle feuilles, tiges, barbes et épis restent fonctionnels. AHDB situe le maximum de GAI de l’orge d’hiver autour de GS59 dans ses références britanniques et recommande de préserver un couvert vert plusieurs semaines après l’émergence des épis. [S4][S5][S6][S7]

La campagne française 2026 illustre fortement l’effet du climat. En Champagne-Ardenne, l’épiaison des orges d’hiver a été observée autour du 25 avril après une montaison de 39 jours, contre 44 jours en moyenne pluriannuelle, avec 10 à 20 % d’épis manquants selon les sols à la suite du déficit hydrique. En Bourgogne-Franche-Comté, le stade est également survenu fin avril, environ une semaine en avance sur la médiane ; sur les plateaux, la densité d’épis était jusqu’à 30 % inférieure à la moyenne décennale et la fertilité a parfois été pénalisée par le stress. [S9][S10]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Définition : qu’appelle-t-on épiaison chez l’orge ?

L’épiaison désigne l’émergence de l’inflorescence — l’épi — hors de la gaine de la feuille drapeau. Elle est provoquée par l’allongement du dernier entre-nœud, souvent appelé pédoncule, qui élève l’épi au-dessus du couvert. L’épi est déjà formé depuis longtemps : l’épiaison n’est donc pas la création de l’épi mais son apparition externe. [S2][S7]

Sur le plan agronomique, le stade est utile parce qu’il marque la fin d’une longue phase de construction pré-anthèse et le début d’une période dominée par la fécondation, le début du développement des grains, la protection de la surface verte et le transfert progressif d’assimilats vers l’épi. Chez l’orge, l’enchaînement est rapide et peut être moins intuitif que chez le blé car la floraison peut précéder l’épiaison visible. [S4][S20]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Échelle BBCH 50–59 : repères précis

Dans la BBCH céréales, le pourcentage d’émergence est évalué par rapport à la longueur de l’épi visible au-dessus de la ligule de la feuille drapeau. Pour un suivi précis, les barbes ne doivent pas être utilisées seules comme mesure de longueur de l’épi : elles peuvent sortir alors que l’épi reste en partie dans la gaine. [S2]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Épiaison ≠ floraison : la particularité essentielle de l’orge

La littérature souligne explicitement que « heading date » et « flowering time » ne sont pas interchangeables chez l’orge. Chez de nombreuses orges de printemps, la fécondation se produit autour de la sortie des barbes, alors que l’épi est encore enfermé dans la gaine ; l’extrusion ultérieure d’anthères peut être un phénomène distinct de la fécondation. Cette dissociation est importante en phénotypage, en diagnostic de stress et en positionnement des interventions. [S20]

Des guides agronomiques nord-américains distinguent les orges à floraison fermée, qui fleurissent typiquement avant ou pendant l’émergence de l’épi, et les types plus ouverts où l’extrusion des anthères peut survenir après la sortie. Le comportement est variétal ; on ne peut donc pas déduire l’état reproductif à partir de la seule visibilité des anthères. [S26]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Comment reconnaître l’épiaison au champ sans se tromper

Le diagnostic doit partir du maître-brin, puis intégrer des talles fertiles. Prélever des plantes sur plusieurs zones représentatives, repérer la feuille drapeau et sa ligule, puis estimer la proportion de l’épi qui dépasse réellement cette ligule. Les bordures, zones tassées, passages de roues et plages d’hydromorphie sont à échantillonner séparément si elles constituent des unités agronomiques différentes.

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06 · Référence

Du gonflement à l’épi sorti : mécanique de l’émergence

Avant BBCH51, l’épi est protégé dans la gaine de la feuille drapeau. L’allongement du pédoncule pousse progressivement l’épi vers l’ouverture de la gaine. Les dernières phases d’élongation de tige se poursuivent pendant l’épiaison, mais AHDB indique qu’après GS59 les augmentations de hauteur deviennent faibles : la majeure partie de la stature est alors acquise. [S7]

La gaine exerce une contrainte mécanique sur l’épi et les barbes. Une émergence anormalement lente ou incomplète peut être liée à un stress sévère, à un dommage mécanique, à une forte réduction d’allongement du pédoncule ou à des particularités variétales. Le diagnostic doit distinguer un simple décalage de stade d’un défaut réel de sortie.

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07 · Référence

Les barbes : signal précoce mais mauvais raccourci de stade

L’orge est souvent très barbue et les arêtes peuvent émerger plusieurs jours avant que l’épi soit réellement visible. C’est précisément pourquoi BBCH49 existe. Dans les guides de protection de l’orge, la « sortie des barbes » constitue une fenêtre agronomique fréquemment citée, notamment pour la protection de la dernière feuille et la ramulariose, mais elle reste distincte de BBCH51–59. [S14][S16][S17]

Les barbes ne sont pas seulement un marqueur visuel : elles sont photosynthétiquement actives et peuvent contribuer au remplissage, surtout lorsque le feuillage sénesce. Pour SILLOVA, il est pertinent de stocker séparément « awn emergence » et « ear emergence » afin de ne pas écraser deux informations biologiques différentes.

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08 · Référence

Épi à 2 rangs, 6 rangs et hybrides : ce que l’épiaison révèle

Chez l’orge à deux rangs, les épillets sont groupés par trois mais seul l’épillet central est fertile ; chez les six rangs, les trois épillets peuvent être fertiles. Les hybrides commerciaux d’orge d’hiver sont généralement des six rangs. Cette architecture modifie le nombre potentiel de grains par épi, le besoin de compensation par la densité d’épis et l’aspect visuel de la parcelle à épiaison. [S4]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
TermeDéfinition opérationnelleÀ ne pas confondre avec
Sortie des barbesPremières arêtes visibles ; typiquement BBCH49Épiaison officielle BBCH51+
ÉpiaisonÉpi sortant de la gaine de la feuille drapeauFloraison / fécondation
Floraison / anthèseMaturation ou extrusion des anthères et fécondationSimple sortie physique de l’épi
Épi sortiÉpi entièrement dégagé au-dessus de la ligule : BBCH59Maturité ou grain formé
Heading dateConvention de date d’épiaison utilisée en expérimentationDate biologique de fécondation si non explicitée
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?

L’épiaison est la phase où l’épi d’orge sort progressivement de la gaine de la dernière feuille Dans l’échelle BBCH des céréales elle correspond au stade principal 5 de BBCH51 à BBCH59 premier épillet visible puis 20 30 40 50 60 70 80 de l’épi émergé jusqu’à l’épi complètement sorti au-dessus de la ligule de la feuille drapeau Le stade BBCH49 premières barbes visibles appartient encore au gonflement il ne doit donc pas être confondu avec le début officiel de l’épiaison S2 S3 Chez l’orge une difficulté majeure est que l’épiaison… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur définition : qu’appelle-t-on épiaison chez l’orge ? ?

L’épiaison désigne l’émergence de l’inflorescence l’épi hors de la gaine de la feuille drapeau Elle est provoquée par l’allongement du dernier entre-nœud souvent appelé pédoncule qui élève l’épi au-dessus du couvert L’épi est déjà formé depuis longtemps l’épiaison n’est donc pas la création de l’épi mais son apparition externe S2 S7 Sur le plan agronomique le stade est utile parce qu’il marque la fin d’une longue phase de construction pré-anthèse et le début d’une période dominée par la fécondation le début du développement des grains la protection de la surface… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur échelle bbch 50–59 : repères précis ?

Dans la BBCH céréales, le pourcentage d’émergence est évalué par rapport à la longueur de l’épi visible au-dessus de la ligule de la feuille drapeau. Pour un suivi précis, les barbes ne doivent pas être utilisées seules comme mesure de longueur de l’épi : elles peuvent sortir alors que l’épi reste en partie dans la gaine. [S2] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur épiaison ≠ floraison : la particularité essentielle de l’orge ?

La littérature souligne explicitement que heading date et flowering time ne sont pas interchangeables chez l’orge Chez de nombreuses orges de printemps la fécondation se produit autour de la sortie des barbes alors que l’épi est encore enfermé dans la gaine l’extrusion ultérieure d’anthères peut être un phénomène distinct de la fécondation Cette dissociation est importante en phénotypage en diagnostic de stress et en positionnement des interventions S20 Des guides agronomiques nord-américains distinguent les orges à floraison fermée qui fleurissent typiquement avant ou pendant l’émergence de l’épi et les types… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur comment reconnaître l’épiaison au champ sans se tromper ?

Le diagnostic doit partir du maître-brin, puis intégrer des talles fertiles. Prélever des plantes sur plusieurs zones représentatives, repérer la feuille drapeau et sa ligule, puis estimer la proportion de l’épi qui dépasse réellement cette ligule. Les bordures, zones tassées, passages de roues et plages d’hydromorphie sont à échantillonner séparément si elles constituent des unités agronomiques différentes. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur du gonflement à l’épi sorti : mécanique de l’émergence ?

Avant BBCH51 l’épi est protégé dans la gaine de la feuille drapeau L’allongement du pédoncule pousse progressivement l’épi vers l’ouverture de la gaine Les dernières phases d’élongation de tige se poursuivent pendant l’épiaison mais AHDB indique qu’après GS59 les augmentations de hauteur deviennent faibles la majeure partie de la stature est alors acquise S7 La gaine exerce une contrainte mécanique sur l’épi et les barbes Une émergence anormalement lente ou incomplète peut être liée à un stress sévère à un dommage mécanique à une forte réduction d’allongement du pédoncule ou… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08