Référence agronomique · France

Grandes cultures · Conduite de l’orge

Floraison de l’orge

Référence technique · Floraison de l’orge

La floraison de l’orge est l’une des phases les plus trompeuses du cycle à diagnostiquer Dans l’échelle BBCH des céréales le stade principal 6 va de BBCH61 début de floraison avec premières anthères visibles à BBCH69 fin de floraison lorsque tous les épillets ont achevé cette phase mais que des anthères desséchées peuvent rester visibles Le repère BBCH est utile pour standardiser les observations mais il ne décrit pas toujours la date réelle de fécondation chez l’orge S2 S3 Chez de nombreuses orges de printemps la véritable anthèse et la fécondation ont lieu alors que l’épi est encore dans la gaine ou seulement partiellement sorti souvent autour de la sortie des barbes L’extrusion d’anthères visible…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
Commencer la lecture
Vue agricole consacrée à floraison de l’orge
Floraison de l’orge · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Ouverture fonctionnelle de l’anthère et libération du pollen

Anthèse

Peut précéder l’épiaison complète [S01][S02]

02
Consolidé

Dépôt du pollen sur le stigmate

Pollinisation

Principalement autogame chez l’orge [S01][S02]

03
Consolidé

Fusion des gamètes conduisant à l’embryon et à l’endosperme

Fécondation

N’est pas directement visible au champ [S01][S02]

04
Consolidé

Anthères visibles hors du floret

Extrusion des anthères

Repère BBCH mais pas toujours date de fécondation [S01][S02]

01 · Référence

Synthèse opérationnelle

La floraison de l’orge est l’une des phases les plus trompeuses du cycle à diagnostiquer. Dans l’échelle BBCH des céréales, le stade principal 6 va de BBCH61, début de floraison avec premières anthères visibles, à BBCH69, fin de floraison lorsque tous les épillets ont achevé cette phase mais que des anthères desséchées peuvent rester visibles. Le repère BBCH est utile pour standardiser les observations, mais il ne décrit pas toujours la date réelle de fécondation chez l’orge. [S2][S3]

Chez de nombreuses orges de printemps, la véritable anthèse et la fécondation ont lieu alors que l’épi est encore dans la gaine ou seulement partiellement sorti, souvent autour de la sortie des barbes. L’extrusion d’anthères visible après l’épiaison peut donc être postérieure à la fécondation. Cette particularité impose à SILLOVA de stocker séparément le stade externe, l’anthèse biologique supposée ou observée, et l’extrusion d’anthères. [S6][S7][S10]

La floraison est néanmoins une fenêtre agronomique cruciale : la fertilité finale et le nombre de grains par épi deviennent mesurables, le jeune caryopse commence son développement, et la culture devient très sensible aux stress reproductifs. En 2026, ARVALIS a observé en Champagne-Ardenne une séquence très fraîche, humide et peu rayonnante autour de la floraison, du 5 au 10 mai, susceptible d’avoir dégradé la fertilité, notamment là où la sécheresse précédente avait déjà fragilisé les cultures. [S15]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Définition : qu’appelle-t-on floraison chez l’orge ?

La floraison correspond à la phase reproductrice au cours de laquelle les fleurs de l’épillet atteignent l’anthèse, libèrent le pollen et permettent la fécondation de l’ovule. Chez les graminées, la fleur est enfermée entre lemme et paléole, avec trois étamines, un ovaire et des stigmates plumeux. Dans les formes à floraison ouverte, le gonflement des lodicules écarte brièvement lemme et paléole, les filaments s’allongent et les anthères peuvent s’extruder. [S8][S9]

L’orge est majoritairement autogame : le pollen d’une fleur féconde très souvent son propre stigmate. Cette autogamie explique qu’une fécondation efficace puisse avoir lieu sans grande ouverture de la fleur. Les formes cleistogames restent fermées au moment de la libération du pollen ; les formes chasmogames s’ouvrent davantage et extrudent plus volontiers les anthères. [S9][S10]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

La particularité majeure : l’épiaison n’est pas la floraison biologique

Alqudah et Schnurbusch ont montré qu’en orge de printemps, le stade d’épiaison Z50–59 ne doit pas être utilisé comme synonyme de flowering time. Dans de nombreux génotypes, la fécondation se produit autour de Z49, alors que l’épi est encore dans la gaine ; l’extrusion d’anthères Z60–69 peut intervenir plus tard. Leur message est important pour les essais variétaux, la modélisation et le diagnostic agronomique. [S6]

Une étude phénologique de cinq orges de printemps en Alberta a également observé que l’anthèse survient généralement alors que l’épi est encore dans la gaine, avec seulement environ un quart à trois quarts de l’épi émergé. La séquence exacte varie selon génotype et environnement. [S7]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Cleistogamie et chasmogamie : deux stratégies de floraison

La cleistogamie correspond à une floraison fermée : les lodicules restent petites, le floret ne s’ouvre pas suffisamment et le pollen est libéré à l’intérieur. Le locus Cly1/HvAP2 joue un rôle majeur dans cette morphologie ; une variation au site ciblé par miR172 peut empêcher le développement normal des lodicules et maintenir la fleur fermée. [S9]

La chasmogamie correspond à une floraison plus ouverte, avec gonflement des lodicules et extrusion des anthères. Les deux types restent largement autogames, mais l’ouverture modifie la possibilité d’allogamie, la visibilité du stade et l’exposition des organes floraux aux agents pathogènes. Certaines formes peuvent aussi présenter une anthèse très précoce avant sortie de l’épi, autre mécanisme conduisant à une faible extrusion. [S10]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Anatomie fonctionnelle du floret au moment de l’anthèse

Chaque fleur fertile d’orge contient trois étamines, un ovaire portant deux stigmates plumeux et deux lodicules à la base. Dans une fleur ouverte, l’absorption d’eau et le gonflement des lodicules écartent lemme et paléole. Les filaments s’allongent rapidement, les anthères se positionnent pour libérer le pollen, puis la fleur se referme lorsque les lodicules perdent leur turgescence. [S8][S9]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

06 · Référence

De la maturation du pollen à la fécondation

La fertilité finale dépend d’étapes invisibles qui précèdent la floraison visible : méiose des cellules mères du pollen, mitoses polliniques, maturation des anthères, développement du stigmate et de l’ovule. Les travaux récents montrent que le pollen est souvent plus sensible à la chaleur que les organes femelles, ce qui explique des épis apparemment normaux mais partiellement stériles après un épisode thermique mal placé. [S11][S12]

Après libération, le pollen germe sur le stigmate, le tube pollinique progresse vers l’ovule et la double fécondation initie l’embryon et l’endosperme. Les premiers jours post-anthèse déterminent ensuite la taille potentielle du grain par multiplication et différenciation cellulaires. Un stress durant cette transition peut donc agir sur nombre de grains puis, immédiatement après, sur leur capacité future de remplissage. [S4][S15]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

07 · Référence

Chronologie dans l’épi : toutes les fleurs ne sont pas exactement synchrones

La floraison d’un épi est très resserrée mais pas instantanée. Les références de développement de l’orge décrivent une progression selon la position sur l’épi, les épillets de la zone médiane étant généralement plus avancés que ceux des extrémités. La floraison complète d’un épi peut s’étaler sur quelques jours ; l’ensemble des talles d’une plante peut être plus étalé encore. [S8]

Cette hétérogénéité explique qu’un échantillon d’anthères puisse montrer simultanément des anthères encore jaunes, des anthères extrudées et des anthères déjà brunies. Pour un diagnostic de parcelle, il est donc préférable d’observer un ensemble de tiges et de positionner une distribution de stades plutôt qu’un seul épi représentatif.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Orge d’hiver et orge de printemps : la floraison ne se lit pas de la même façon

L’orge d’hiver a un cycle long, souvent après vernalisation, et arrive à la phase reproductive avec un couvert et une architecture déjà bien structurés. L’orge de printemps traverse les derniers stades plus rapidement ; sa fécondation peut être particulièrement précoce par rapport à l’émergence de l’épi. AHDB rappelle que les orges de printemps progressent plus vite dans les stades que les orges d’hiver. [S3][S6]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
TermeDéfinition utilePoint de vigilance
AnthèseOuverture fonctionnelle de l’anthère et libération du pollenPeut précéder l’épiaison complète
PollinisationDépôt du pollen sur le stigmatePrincipalement autogame chez l’orge
FécondationFusion des gamètes conduisant à l’embryon et à l’endospermeN’est pas directement visible au champ
Extrusion des anthèresAnthères visibles hors du floretRepère BBCH mais pas toujours date de fécondation
Floraison BBCHStade principal 6, BBCH60–69Standard d’observation externe
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?

La floraison de l’orge est l’une des phases les plus trompeuses du cycle à diagnostiquer Dans l’échelle BBCH des céréales le stade principal 6 va de BBCH61 début de floraison avec premières anthères visibles à BBCH69 fin de floraison lorsque tous les épillets ont achevé cette phase mais que des anthères desséchées peuvent rester visibles Le repère BBCH est utile pour standardiser les observations mais il ne décrit pas toujours la date réelle de fécondation chez l’orge S2 S3 Chez de nombreuses orges de printemps la véritable anthèse et la… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur définition : qu’appelle-t-on floraison chez l’orge ? ?

La floraison correspond à la phase reproductrice au cours de laquelle les fleurs de l’épillet atteignent l’anthèse libèrent le pollen et permettent la fécondation de l’ovule Chez les graminées la fleur est enfermée entre lemme et paléole avec trois étamines un ovaire et des stigmates plumeux Dans les formes à floraison ouverte le gonflement des lodicules écarte brièvement lemme et paléole les filaments s’allongent et les anthères peuvent s’extruder S8 S9 L’orge est majoritairement autogame le pollen d’une fleur féconde très souvent son propre stigmate Cette autogamie explique qu’une fécondation… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur la particularité majeure : l’épiaison n’est pas la floraison biologique ?

Alqudah et Schnurbusch ont montré qu’en orge de printemps le stade d’épiaison Z50 59 ne doit pas être utilisé comme synonyme de flowering time Dans de nombreux génotypes la fécondation se produit autour de Z49 alors que l’épi est encore dans la gaine l’extrusion d’anthères Z60 69 peut intervenir plus tard Leur message est important pour les essais variétaux la modélisation et le diagnostic agronomique S6 Une étude phénologique de cinq orges de printemps en Alberta a également observé que l’anthèse survient généralement alors que l’épi est encore dans la… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur cleistogamie et chasmogamie : deux stratégies de floraison ?

La cleistogamie correspond à une floraison fermée les lodicules restent petites le floret ne s’ouvre pas suffisamment et le pollen est libéré à l’intérieur Le locus Cly1 HvAP2 joue un rôle majeur dans cette morphologie une variation au site ciblé par miR172 peut empêcher le développement normal des lodicules et maintenir la fleur fermée S9 La chasmogamie correspond à une floraison plus ouverte avec gonflement des lodicules et extrusion des anthères Les deux types restent largement autogames mais l’ouverture modifie la possibilité d’allogamie la visibilité du stade et l’exposition des… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur anatomie fonctionnelle du floret au moment de l’anthèse ?

Chaque fleur fertile d’orge contient trois étamines, un ovaire portant deux stigmates plumeux et deux lodicules à la base. Dans une fleur ouverte, l’absorption d’eau et le gonflement des lodicules écartent lemme et paléole. Les filaments s’allongent rapidement, les anthères se positionnent pour libérer le pollen, puis la fleur se referme lorsque les lodicules perdent leur turgescence. [S8][S9] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur de la maturation du pollen à la fécondation ?

La fertilité finale dépend d’étapes invisibles qui précèdent la floraison visible méiose des cellules mères du pollen mitoses polliniques maturation des anthères développement du stigmate et de l’ovule Les travaux récents montrent que le pollen est souvent plus sensible à la chaleur que les organes femelles ce qui explique des épis apparemment normaux mais partiellement stériles après un épisode thermique mal placé S11 S12 Après libération le pollen germe sur le stigmate le tube pollinique progresse vers l’ovule et la double fécondation initie l’embryon et l’endosperme Les premiers jours post-anthèse… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08