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Stades de l’orge

Référence technique · Stades de l’orge

Le stade de l’orge est une information de pilotage pas une simple description visuelle Une même parcelle peut présenter simultanément plusieurs stades surtout après une levée hétérogène un semis tardif un excès d’eau une sécheresse ou des différences de profondeur de semis Le bon réflexe est donc d’observer un échantillon représentatif de plantes d’identifier le maître-brin et à partir de la montaison de disséquer plusieurs tiges Les stades épi 1 cm 1 nœud et 2 nœuds ne peuvent pas être déterminés avec fiabilité depuis la route S3 S6 S7 L’échelle décimale BBCH dérivée du code de Zadoks permet de parler le même langage du semis à la récolte 00 09 germination 10 19 développement foliaire…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à stades de l’orge
Stades de l’orge · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

00–09

Germination

Semis à levée · Caryopse, radicule, coléoptile, sortie du sol [S01][S02]

02
Consolidé

10–19

Feuilles

1 à 9 feuilles · Feuilles déployées du maître-brin [S01][S02]

03
Consolidé

20–29

Tallage

Début à fin tallage · Nombre de talles visibles [S01][S02]

04
Consolidé

30–39

Montaison

Épi 1 cm à dernière feuille étalée · Dissection, nœuds, feuille étendard [S01][S02]

01 · Référence

Synthèse opérationnelle

Le stade de l’orge est une information de pilotage, pas une simple description visuelle. Une même parcelle peut présenter simultanément plusieurs stades, surtout après une levée hétérogène, un semis tardif, un excès d’eau, une sécheresse ou des différences de profondeur de semis. Le bon réflexe est donc d’observer un échantillon représentatif de plantes, d’identifier le maître-brin et, à partir de la montaison, de disséquer plusieurs tiges. Les stades « épi 1 cm », « 1 nœud » et « 2 nœuds » ne peuvent pas être déterminés avec fiabilité depuis la route. [S3][S6][S7]

L’échelle décimale BBCH, dérivée du code de Zadoks, permet de parler le même langage du semis à la récolte : 00–09 germination, 10–19 développement foliaire, 20–29 tallage, 30–39 montaison, 40–49 gonflement, 50–59 épiaison, 60–69 floraison, 70–79 grain laiteux, 80–89 grain pâteux à maturité, 90–99 maturation/sénescence et récolte. [S10][S18][S19]

En pratique française, certains repères sont particulièrement structurants : BBCH 13 (3 feuilles), 21 (début tallage), 29 (fin tallage), 30 (épi 1 cm), 31 (1 nœud), 32 (2 nœuds), 37 (dernière feuille pointante), 39 (dernière feuille étalée), 49 (premières barbes visibles), 51 (début épiaison), 55 (mi-épiaison), 59 (fin épiaison) puis la floraison et le remplissage. [S8][S9][S10]

La vitesse de progression dépend surtout de la température, de la photopériode, de la vernalisation pour les types d’hiver, de la génétique variétale, de la date de semis et des stress. Les campagnes précoces illustrent à quel point une règle calendaire peut devenir fausse : en 2026, des BSV français plaçaient déjà certaines orges d’hiver entre dernière feuille étalée et début épiaison dès la deuxième quinzaine d’avril, alors que des parcelles plus tardives restaient à dernière feuille pointante. [S4][S5]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Définition : qu’est-ce qu’un stade phénologique ?

Un stade phénologique décrit un état observable du développement de la plante. Il ne mesure ni l’âge en jours ni la biomasse : deux parcelles semées le même jour peuvent atteindre un stade différent. À l’inverse, deux parcelles semées à des dates différentes peuvent se retrouver au même stade après une période chaude, un effet variétal ou une accélération printanière. La phénologie est donc la chronologie des événements biologiques — émergence des feuilles, tallage, initiation et montée de l’épi, sortie des barbes, épiaison, floraison, remplissage et maturation — sous le contrôle du génotype et du milieu. [S11][S20][S21]

Pour SILLOVA, le stade doit être traité comme une donnée pivot : il relie la parcelle à des règles de diagnostic et de décision. Une observation sanitaire n’a pas la même portée à 3 feuilles, 1 nœud ou sortie des barbes ; un stress hydrique n’endommage pas les mêmes composantes du rendement avant et après la floraison ; une opération autorisée à un stade donné peut être hors fenêtre quelques jours plus tard. [S26][S27][S29]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Les trois langages à connaître : BBCH, Zadoks et repères français

Le code de Zadoks publié en 1974 a proposé une échelle décimale internationale pour les céréales. La BBCH, formalisée ensuite comme échelle générale de croissance des plantes, en reprend la logique : un premier chiffre indique la phase principale et le second précise le sous-stade. Cette structure facilite l’enregistrement, la comparaison d’essais et l’intégration informatique. [S18][S19]

Dans les documents français, on rencontre souvent simultanément un code BBCH et un vocabulaire de terrain : « épi 1 cm », « 1 nœud », « dernière feuille étalée », « gonflement », « sortie des barbes ». Il est préférable de conserver les deux dans SILLOVA. Le code BBCH est interopérable ; le terme français est plus immédiatement compréhensible par l’agriculteur.

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04 · Référence

Comment déterminer le stade d’une parcelle : protocole terrain

Le diagnostic doit éviter les bordures, les passages de roues, les zones hydromorphes isolées et les manques de levée, sauf si l’objectif est précisément de caractériser leur hétérogénéité. Une méthode robuste consiste à parcourir la parcelle en diagonale, prélever plusieurs bouquets dans au moins quatre à cinq zones et noter une vingtaine de plantes ou davantage si la parcelle est très hétérogène. La plante la plus avancée d’un prélèvement n’est pas forcément représentative de la parcelle.

• Identifier le maître-brin (tige principale) avant de compter feuilles et nœuds ; les talles peuvent être en retard de plusieurs sous-stades.

• Avant BBCH 30, observer surtout les feuilles et le tallage. À partir de la montaison, retirer les gaines et ouvrir longitudinalement les tiges avec un couteau propre.

• Pour les nœuds, vérifier la présence d’un véritable entre-nœud creux et distinguer un faux nœud ou un renflement de gaine. Les BSV français recommandent explicitement la coupe longitudinale lorsqu’un doute persiste. [S6]

• Noter la dispersion : par exemple 30 % BBCH31, 60 % BBCH32, 10 % BBCH33. C’est plus utile qu’un unique code lorsque la décision est sensible au stade.

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05 · Référence

BBCH 00–09 : germination et levée

La phase 0 commence avec le grain sec et se termine lorsque le coléoptile atteint la surface et que la levée devient visible. Le processus comprend l’imbibition, l’émission de la radicule, le développement des racines séminales et l’allongement du coléoptile. Le succès de cette phase conditionne la densité réelle, l’homogénéité et la capacité future de tallage.

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06 · Référence

BBCH 10–19 : développement foliaire

La phase 1 est codée par le nombre de feuilles déployées du maître-brin BBCH11 première feuille déployée BBCH12 deux feuilles BBCH13 trois feuilles À partir de trois feuilles le tallage débute souvent ou devient imminent Dans les guides internationaux l’émission de feuilles est fortement pilotée…

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07 · Référence

BBCH 20–29 : tallage, construction du nombre d’épis

Le tallage produit des pousses latérales à partir de bourgeons axillaires BBCH21 correspond à une talle BBCH22 à deux talles et ainsi de suite jusqu’à BBCH29 neuf talles ou davantage dans l’échelle étendue Toutes les talles émises ne deviendront pas des épis une partie régresse…

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08 · Référence

BBCH 30 : « épi 1 cm », bascule vers la montaison

BBCH30 marque le début de la montaison Dans le vocabulaire français on parle de stade épi 1 cm l’apex reproducteur a suffisamment progressé au-dessus du plateau de tallage pour que le repère soit mesurable La tige se redresse et l’allongement des entre-nœuds commence mais le…

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
PhaseBBCH / ZadoksRepère terrain usuelCe qu’il faut regarder
Germination00–09Semis à levéeCaryopse, radicule, coléoptile, sortie du sol
Feuilles10–191 à 9 feuillesFeuilles déployées du maître-brin
Tallage20–29Début à fin tallageNombre de talles visibles
Montaison30–39Épi 1 cm à dernière feuille étaléeDissection, nœuds, feuille étendard
Gonflement40–49Gonflement / sortie des barbesGaine de F1, barbes
Épiaison50–59Début à fin épiaisonProportion de l’épi sortie de la gaine
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Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?

Le stade de l’orge est une information de pilotage pas une simple description visuelle Une même parcelle peut présenter simultanément plusieurs stades surtout après une levée hétérogène un semis tardif un excès d’eau une sécheresse ou des différences de profondeur de semis Le bon réflexe est donc d’observer un échantillon représentatif de plantes d’identifier le maître-brin et à partir de la montaison de disséquer plusieurs tiges Les stades épi 1 cm 1 nœud et 2 nœuds ne peuvent pas être déterminés avec fiabilité depuis la route S3 S6 S7 L’échelle… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur définition : qu’est-ce qu’un stade phénologique ? ?

Un stade phénologique décrit un état observable du développement de la plante Il ne mesure ni l’âge en jours ni la biomasse deux parcelles semées le même jour peuvent atteindre un stade différent À l’inverse deux parcelles semées à des dates différentes peuvent se retrouver au même stade après une période chaude un effet variétal ou une accélération printanière La phénologie est donc la chronologie des événements biologiques émergence des feuilles tallage initiation et montée de l’épi sortie des barbes épiaison floraison remplissage et maturation sous le contrôle du génotype… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur les trois langages à connaître : bbch, zadoks et repères français ?

Le code de Zadoks publié en 1974 a proposé une échelle décimale internationale pour les céréales La BBCH formalisée ensuite comme échelle générale de croissance des plantes en reprend la logique un premier chiffre indique la phase principale et le second précise le sous-stade Cette structure facilite l’enregistrement la comparaison d’essais et l’intégration informatique S18 S19 Dans les documents français on rencontre souvent simultanément un code BBCH et un vocabulaire de terrain épi 1 cm 1 nœud dernière feuille étalée gonflement sortie des barbes Il est préférable de conserver les… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur comment déterminer le stade d’une parcelle : protocole terrain ?

Le diagnostic doit éviter les bordures les passages de roues les zones hydromorphes isolées et les manques de levée sauf si l’objectif est précisément de caractériser leur hétérogénéité Une méthode robuste consiste à parcourir la parcelle en diagonale prélever plusieurs bouquets dans au moins quatre à cinq zones et noter une vingtaine de plantes ou davantage si la parcelle est très hétérogène La plante la plus avancée d’un prélèvement n’est pas forcément représentative de la parcelle Identifier le maître-brin tige principale avant de compter feuilles et nœuds les talles peuvent… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur bbch 00–09 : germination et levée ?

La phase 0 commence avec le grain sec et se termine lorsque le coléoptile atteint la surface et que la levée devient visible Le processus comprend l’imbibition l’émission de la radicule le développement des racines séminales et l’allongement du coléoptile Le succès de cette phase conditionne la densité réelle l’homogénéité et la capacité future de tallage Le stade 09 correspond à l’émergence le coléoptile perce la surface Une levée lente ou hétérogène peut résulter d’une profondeur de semis variable d’une croûte de battance d’un lit de semences sec d’un excès… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur bbch 10–19 : développement foliaire ?

La phase 1 est codée par le nombre de feuilles déployées du maître-brin BBCH11 première feuille déployée BBCH12 deux feuilles BBCH13 trois feuilles À partir de trois feuilles le tallage débute souvent ou devient imminent Dans les guides internationaux l’émission de feuilles est fortement pilotée par la température et peut être décrite par le phyllochrone c’est-à-dire le cumul thermique séparant l’apparition de deux feuilles successives S12 S16 AHDB fournit comme références de croissance des valeurs moyennes d’environ 108 C j par feuille pour l’orge d’hiver et 82 C j pour… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08