01 · Référence
Synthèse exécutive : les points essentiels
La sharka est une virose grave des Prunus à noyau, causée par le Plum pox virus (PPV), aujourd’hui dénommé Potyvirus plumpoxi. Les hôtes commerciaux majeurs sont le pêcher/nectarinier, l’abricotier, le prunier européen et le prunier japonais.
Le PPV est transmis à courte et moyenne distance par de nombreuses espèces de pucerons selon un mode non persistant : acquisition et inoculation sont rapides. À longue distance, le principal risque est le déplacement de matériel végétal infecté, notamment plants, greffons et porte-greffes.
02 · Référence
Identité, taxonomie, histoire et terminologie
La maladie a été observée pour la première fois sur prunier en Bulgarie en 1917-1918 et reconnue comme maladie virale au début des années 1930. Elle s’est ensuite propagée dans une grande partie de l’Europe et du bassin méditerranéen. EPPO la considère comme l’une des viroses majeures des arbres fruitiers à noyau.
La nomenclature virale évolue : les documents français plus anciens utilisent le nom d’espèce « Plum pox virus ». La base EPPO emploie désormais « Potyvirus plumpoxi » comme nom préféré, tout en conservant PPV et Plum pox virus comme synonymes d’usage. Pour une page agricole destinée aux producteurs, les deux appellations doivent apparaître ensemble.
03 · Référence
Plantes hôtes et enjeux pour les filières françaises
Le PPV infecte principalement des espèces du genre Prunus. Les hôtes économiques majeurs sont les pêchers et nectariniers (Prunus persica), les abricotiers (P. armeniaca), les pruniers européens (P. domestica) et les pruniers japonais (P. salicina). Des amandiers peuvent être infectés, souvent avec peu de symptômes. Certaines souches adaptées au cerisier peuvent infecter P. avium ou P. cerasus. De nombreux Prunus sauvages, ornementaux et porte-greffes constituent des hôtes potentiels.
Figure 1 — Production française 2024 des principaux groupes de fruits hôtes. Les volumes illustrent l’exposition économique des filières, sans constituer une mesure directe du risque sharka.
Source / portée : Agreste, Mémento France 2025 : 237 kt de pêches-nectarines, 152 kt d’abricots et 83 kt de prunes en 2024.
04 · Référence
Souches du PPV et diversité génétique
Le protocole diagnostique EPPO PM 7/32(2), révisé en 2023, classe les isolats du PPV dans dix souches monophylétiques. Les souches D et M représentent une large part des isolats mondiaux ; d’autres souches ont des distributions ou des affinités d’hôte plus restreintes. Les propriétés épidémiologiques et la sévérité peuvent différer entre souches.
Une souche ne doit pas être déduite de l’aspect visuel seul. L’identification de souche relève d’analyses moléculaires adaptées et, le cas échéant, du séquençage. Pour SILLOVA, le champ « souche » doit donc accepter « inconnue/non typée » et conserver la méthode analytique associée.
05 · Référence
Symptômes détaillés par organe et par espèce
Marbrures ou taches chlorotiques, anneaux ou bandes plus claires, éclaircissement des nervures et parfois déformation du limbe.
Sur pêcher et abricotier, les symptômes peuvent être très visibles au printemps puis s’atténuer lorsque les températures augmentent ; le BSV Auvergne-Rhône-Alpes du 7 juillet 2026 signale que la chaleur rend progressivement le repérage plus difficile.
La distribution dans l’arbre peut être irrégulière toutes les pousses ne montrent pas la même intensité de symptômes au même…
06 · Référence
Diagnostic différentiel : ne pas conclure trop vite
Parmi les virus pouvant entrer dans le diagnostic différentiel des Prunus figurent notamment le Prunus necrotic ringspot virus (PNRSV) et le Prune dwarf virus (PDV). La présence de co-infections ou de symptômes atypiques justifie un diagnostic de laboratoire plutôt qu’une décision basée sur une photographie isolée.
07 · Référence
Cycle biologique, inoculum et colonisation de l’arbre
Les arbres de Prunus infectés constituent la principale source d’inoculum. Le PPV persiste dans les tissus vivants d’un arbre pérenne ; il n’existe pas de phase de « guérison hivernale ». Au redémarrage végétatif, le virus peut être présent dans les jeunes organes et devenir accessible aux pucerons lors de leurs piqûres exploratoires.
08 · Référence
Vecteurs : transmission non persistante par les pucerons
Le PPV est transmis par de nombreuses espèces de pucerons. Les vecteurs majeurs cités par EPPO comprennent Aphis spiraecola, Phorodon humuli, Hyalopterus pruni et Myzus persicae. D’autres espèces sont capables de transmettre le virus, notamment Aphis craccivora, A. fabae, A. gossypii, Brachycaudus cardui, B. helichrysi, Myzus cerasi, Rhopalosiphum padi et Sitobion fragariae.
Le puceron peut inoculer le virus peu après sur un autre arbre ; la capacité infectieuse décroît ensuite relativement vite.
Une lutte insecticide qui tue le puceron après son arrivée peut être trop lente pour empêcher les premières piqûres et peut modifier le comportement de déplacement. Elle ne constitue donc pas une stratégie d’éradication du PPV.
| Périmètre | France métropolitaine — vergers et matériels de Prunus sensibles |
|---|---|
| Type de dossier | Maladie des cultures — virose réglementée, diagnostic et lutte intégrée |
| État des sources | Recherche multi-sources vérifiée jusqu’au 20/08/2026 |
| Statut réglementaire | UE : organisme réglementé non de quarantaine (ORNQ/RNQP) ; France : lutte obligatoire |
| Destination | Future page Web SILLOVA + données structurées + base de connaissances |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive : les points essentiels ?
La sharka est une virose grave des Prunus à noyau, causée par le Plum pox virus (PPV), aujourd’hui dénommé Potyvirus plumpoxi. Les hôtes commerciaux majeurs sont le pêcher/nectarinier, l’abricotier, le prunier européen et le prunier japonais. Le PPV est transmis à courte et moyenne distance par de nombreuses espèces de pucerons selon un mode non persistant : acquisition et inoculation sont rapides. À longue distance, le principal risque est le déplacement de matériel végétal infecté, notamment plants, greffons et porte-greffes. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité, taxonomie, histoire et terminologie ?
La maladie a été observée pour la première fois sur prunier en Bulgarie en 1917-1918 et reconnue comme maladie virale au début des années 1930 Elle s’est ensuite propagée dans une grande partie de l’Europe et du bassin méditerranéen EPPO la considère comme l’une des viroses majeures des arbres fruitiers à noyau La nomenclature virale évolue les documents français plus anciens utilisent le nom d’espèce Plum pox virus La base EPPO emploie désormais Potyvirus plumpoxi comme nom préféré tout en conservant PPV et Plum pox virus comme synonymes d’usage Pour… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes et enjeux pour les filières françaises ?
Le PPV infecte principalement des espèces du genre Prunus Les hôtes économiques majeurs sont les pêchers et nectariniers Prunus persica les abricotiers P armeniaca les pruniers européens P domestica et les pruniers japonais P salicina Des amandiers peuvent être infectés souvent avec peu de symptômes Certaines souches adaptées au cerisier peuvent infecter P avium ou P cerasus De nombreux Prunus sauvages ornementaux et porte-greffes constituent des hôtes potentiels Figure 1 Production française 2024 des principaux groupes de fruits hôtes Les volumes illustrent l’exposition économique des filières sans constituer une mesure… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur souches du ppv et diversité génétique ?
Le protocole diagnostique EPPO PM 7 32 2 révisé en 2023 classe les isolats du PPV dans dix souches monophylétiques Les souches D et M représentent une large part des isolats mondiaux d’autres souches ont des distributions ou des affinités d’hôte plus restreintes Les propriétés épidémiologiques et la sévérité peuvent différer entre souches Une souche ne doit pas être déduite de l’aspect visuel seul L’identification de souche relève d’analyses moléculaires adaptées et le cas échéant du séquençage Pour SILLOVA le champ souche doit donc accepter inconnue non typée et conserver… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes détaillés par organe et par espèce ?
Marbrures ou taches chlorotiques, anneaux ou bandes plus claires, éclaircissement des nervures et parfois déformation du limbe. Sur pêcher et abricotier, les symptômes peuvent être très visibles au printemps puis s’atténuer lorsque les températures augmentent ; le BSV Auvergne-Rhône-Alpes du 7 juillet 2026 signale que la chaleur rend progressivement le repérage plus difficile. La distribution dans l’arbre peut être irrégulière toutes les pousses ne montrent pas la même intensité de symptômes au même… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur diagnostic différentiel : ne pas conclure trop vite ?
Parmi les virus pouvant entrer dans le diagnostic différentiel des Prunus figurent notamment le Prunus necrotic ringspot virus (PNRSV) et le Prune dwarf virus (PDV). La présence de co-infections ou de symptômes atypiques justifie un diagnostic de laboratoire plutôt qu’une décision basée sur une photographie isolée. [S01][S02][S03]





