Référence agronomique · France

Élevage ovin · Conduite du troupeau ovin

Sevrage des agneaux

Le sevrage des agneaux se décide selon l’âge, l’ingestion solide, la croissance et le système. Préparer la ration et le lot de destination avant la séparation.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
Commencer la lecture

Connectez-vous pour enregistrer cette ressource

Sevrage des agneaux — illustration documentaire (Élevage ovin, Conduite du troupeau ovin)
Sevrage des agneaux · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Quatre points pour guider la lecture.

Âge

Repère du système

Ration

Solide déjà ingéré

Eau

Accès connu

Suivi

Croissance après

01 · Référence

Synthèse opérationnelle

En bergerie sous la mère, un sevrage autour de 70–80 jours ressort comme le meilleur compromis technico-économique dans les essais CIIRPO: prolonger la lactation augmente davantage la consommation des brebis qu’il ne réduit celle des agneaux.

02 · Référence

Définition, objectifs et place dans le cycle d’élevage

Le sevrage marque le passage d’un jeune ruminant encore dépendant du lait à un animal dont la croissance repose principalement sur l’ingestion de fourrages, de pâturage et/ou d’aliments concentrés. Dans les troupeaux allaitants, il sépare également deux objectifs de conduite: d’un côté la finition ou le renouvellement des agneaux; de l’autre le tarissement, la remise en état et la préparation de la reproduction des brebis.

03 · Référence

Ce qui change biologiquement au sevrage

Au cours des premières semaines, la croissance dépend fortement de la production laitière. L’agneau commence pourtant très tôt à explorer le fourrage et le concentré. Les références CIIRPO indiquent qu’il peut consommer des aliments solides dès 15 jours, mais en petites quantités; vers cinq semaines, il est capable de mieux valoriser ces aliments, ce qui rend techniquement possible un sevrage très précoce dans des systèmes spécifiques, à condition que tous les prérequis soient maîtrisés.

04 · Référence

Vérifier la préparation de chaque lot

Observer l’ingestion régulière d’aliment solide, l’accès à l’eau, la croissance et l’état sanitaire avant la séparation. Un âge moyen ne suffit pas: les agneaux faibles ou malades peuvent demander une conduite distincte. Prévoir la ration et la place du lot après sevrage.

Repères CIIRPO sur l’ingestion de solide
RepèreValeur
Aliments solidesConsommation possible dès 15 jours, en petites quantités
Valorisation des alimentsMeilleure vers cinq semaines
Sevrage très précocePossible dans des systèmes spécifiques, si les prérequis sont maîtrisés

05 · Référence

Agneaux d’herbe : 100–120 jours si la prairie le permet

À l’herbe, la décision de prolonger l’allaitement dépend de la pousse, de la qualité de la prairie et des besoins de la brebis. Les repères de sevrage de bergerie ne sont pas automatiquement transférables. Comparer la croissance du lot et le coût de la ration des mères avant de reporter la séparation.

Le compromis recommandé est alors de 100 à 120 jours. Le poids au sevrage devient particulièrement important: plus l’agneau est lourd, moins sa finition est longue et moins il consomme de concentré s’il est rentré en bergerie.

06 · Référence

Cas distinct : allaitement artificiel et certains systèmes ovins laitiers

L’allaitement artificiel obéit à une logique différente. Le coût du lait reconstitué est élevé et les agneaux peuvent être conduits vers une autonomie plus précoce lorsque l’accès au concentré, au fourrage, à l’eau, l’hygiène et la prophylaxie sont rigoureusement maîtrisés. Le CIIRPO indique un sevrage à partir de 35 jours et 13 kg de poids vif minimum dans ce cadre spécifique.

07 · Référence

Préparer la transition avant la séparation

Introduire progressivement la ration qui suivra le sevrage et vérifier que les agneaux savent utiliser les abreuvoirs. Éviter de cumuler séparation, transport, changement d’aliment et mélange de lots le même jour. Surveiller l’ingestion et la croissance dans les jours qui suivent.

08 · Référence

Adapter la décision au système

Sous la mère en bergerie, la disponibilité des aliments solides et le coût de prolongation de la lactation orientent le sevrage. À l’herbe, la pousse et l’état des brebis peuvent justifier une autre date. L’allaitement artificiel répond encore à des contraintes distinctes: âge et poids minimum ne suffisent pas sans ingestion solide et suivi sanitaire.

09 · Référence

Contrôler la croissance après séparation

Peser un échantillon représentatif avant puis après le sevrage, relever les refus et vérifier la fréquentation des points d’eau. Un ralentissement durable demande de revoir ration, place à l’auge et santé du lot. Garder une conduite stable pendant quelques jours facilite l’interprétation du problème.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Faut-il sevrer tous les agneaux au même âge?

Non. Un âge moyen ne suffit pas : les agneaux faibles ou malades peuvent demander une conduite distincte.

Les repères de bergerie valent-ils à l’herbe?

Pas automatiquement. À l’herbe, le compromis recommandé est de 100 à 120 jours, selon la pousse et la qualité de la prairie.

Le poids au sevrage compte-t-il?

Oui. Plus l’agneau est lourd, moins sa finition est longue et moins il consomme de concentré s’il est rentré en bergerie.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.

  1. Institut de l’Élevage / CIIRPO

    Âge du sevrage des agneaux de bergerie

    Consulté en octobre 2026

  2. Institut de l’Élevage / CIIRPO

    Âge du sevrage des agneaux d’herbe

    Consulté en octobre 2026

  3. Institut de l’Élevage / CIIRPO

    Sevrage en allaitement artificiel

    Consulté en octobre 2026