01 · Référence
Méthode de recherche et niveau de preuve
Ce dossier est construit à partir du cahier des charges SILLOVA et de sources françaises européennes et techniques consultées ou vérifiées à l’été 2026 La priorité est donnée à FranceAgriMer ASP pour les surfaces à l’iteipmai et au CRIEPPAM pour la filière PPAM à la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie et PPAM BIO Conseil pour les références technico-économiques à l’Anses E-Phy pour les usages phytopharmaceutiques à Kew Science pour la taxonomie et aux textes européens pour…
• Le nom botanique accepté par Kew est Salvia rosmarinus Spenn.; Rosmarinus officinalis L. reste un synonyme extrêmement utilisé dans les filières, normes et monographies. C’est un sous-arbrisseau ligneux persistant de la famille des Lamiaceae, originaire du bassin méditerranéen. [S2]
02 · Référence
Identité botanique, taxonomie et morphologie
La taxonomie moderne place le romarin dans le genre Salvia. Kew Science considère Salvia rosmarinus comme le nom accepté et Rosmarinus officinalis comme synonyme. Pour SILLOVA, les deux formes doivent être indexées car les documents réglementaires, normes commerciales et bases historiques continuent fréquemment à employer Rosmarinus officinalis. [S2]
• Port : arbuste très ramifié, à rameaux progressivement lignifiés; croissance souvent dressée à étalée selon génotype, âge, taille et conditions hydriques.
• Feuilles : persistantes, étroites et linéaires, coriaces, à bords révolutés; face supérieure plus sombre, face inférieure plus claire; glandes sécrétrices responsables de l’odeur caractéristique.
03 · Référence
Origine, écologie, histoire et usages
Espèce typiquement méditerranéenne, le romarin est naturellement associé aux milieux secs, lumineux et drainants. Sa présence historique dans les garrigues et maquis a favorisé des usages culinaires, médicinaux et aromatiques anciens. La culture agricole moderne transforme cette ressource en lots standardisés répondant à des cahiers des charges très différents : feuille entière ou coupée, poudre, huile essentielle, hydrolat, extrait antioxydant ou matière première de phytothérapie. [S2,S4,S13-S16]
La même parcelle n’est pas nécessairement optimale pour tous les marchés Une feuille destinée à l’herboristerie valorise la couleur et la propreté tandis qu’un marché d’huile essentielle peut rechercher un profil chimique précis À l’inverse une biomasse abondante mais hors spécification peut être commercialement difficile à écouler La décision de plantation doit donc commencer par…
04 · Référence
Production française : surfaces, bio et géographie
Le romarin est donc une petite culture à l’échelle nationale, mais avec un poids du bio exceptionnellement élevé : la surface bio a presque doublé entre 2020 et 2024. FranceAgriMer situe les surfaces principalement dans le Sud de la France, cohérent avec l’écologie méditerranéenne de l’espèce. [S4]
La progression n’est pas strictement linéaire en part relative car la surface totale varie également Le signal robuste est la croissance du nombre de déclarants et de la surface bio Pour un projet ce dynamisme ne doit pas être interprété comme une garantie de débouché une culture pérenne engage plusieurs années et le marché de…
05 · Référence
Matériel végétal, types et chémotypes
Le terme « romarin » recouvre une diversité morphologique et chimique importante. Pour la feuille sèche, le producteur recherche souvent rendement en feuilles, facilité de battage, couleur, port permettant la mécanisation et qualité sensorielle. Pour l’huile essentielle, la composition chimique et sa stabilité sont essentielles. La multiplication clonale permet de reproduire un génotype sélectionné, mais impose une vigilance sanitaire et une traçabilité du lot de plants.
Dans un avis de l’Anses des données de littérature illustrent la variabilité du 1 8-cinéole 39 0 à 59 8 pour un romarin à cinéole 17 0 à 22 5 pour un romarin à camphre et 6 8 à 20 0 pour un romarin dit ABV Ces valeurs ne sont pas des seuils agronomiques de…
06 · Référence
Choix de parcelle, sol, climat et exposition
Les références techniques françaises convergent vers une exigence majeure : le drainage. Le romarin s’accommode de sols caillouteux, superficiels et calcaires, mais redoute les horizons asphyxiants et les bas-fonds. Une ancienne fiche de montagne sèche du Languedoc-Roussillon retient notamment un pH minimal d’environ 6,5 et recommande d’éviter les zones humides; cette valeur est un repère régional historique, non un seuil universel. [S7]
Le romarin est adapté au climat méditerranéen à la chaleur et aux sécheresses estivales Les risques majeurs sont le gel intense ou durable selon le matériel végétal les épisodes de gel après reprise végétative la sécheresse au moment de la plantation et l’alternance d’excès d’eau hivernal et de sécheresse estivale dans les sols mal structurés…
07 · Référence
Multiplication, plantation et implantation
Le bouturage est particulièrement intéressant pour conserver un clone identifié et produire une parcelle homogène. Kew mentionne la facilité de multiplication par boutures. À l’échelle professionnelle, les modalités exactes de pépinière, d’endurcissement et de certification dépendent du fournisseur et du cahier des charges. Les semis peuvent augmenter la variabilité génétique et chimique; ils ne sont donc pas adaptés à tous les contrats. [S2]
Les fiches technico-économiques françaises de référence retiennent fréquemment environ 10 000 plants ha Les anciennes recommandations de montagne sèche mentionnent 45 à 55 cm sur le rang et 1 8 à 2 2 m entre rangs Ces valeurs doivent être recalées selon le port du clone la largeur de l’outil inter-rang la récolteuse et l’objectif…
08 · Référence
Fertilité, fertilisation et nutrition
Le romarin n’est pas une culture à conduire par automatisme d’apports élevés. Une biomasse exportée enlève des éléments minéraux, mais une fertilisation excessive peut favoriser une végétation trop tendre, les adventices et parfois une qualité aromatique moins conforme à l’objectif. Le raisonnement doit partir du sol, du rendement réellement exporté, du retour éventuel des tiges/résidus et de l’objectif de débouché.
La fiche 2020 de conduite biologique non irriguée issue de suivis 2014-2019 mentionne comme ordre de grandeur de maintenance dans son système environ 30 unités d’azote et de phosphore et 40 unités de potassium Cette information doit être utilisée comme référence de système pas comme prescription universelle elle doit être recalculée après analyse de sol…
| Champ | Référence SILLOVA |
|---|---|
| Nom scientifique accepté | Salvia rosmarinus Spenn. |
| Synonyme majeur | Rosmarinus officinalis L. |
| Famille | Lamiaceae |
| Ordre | Lamiales |
| Type biologique | Sous-arbrisseau / arbuste persistant, ligneux, aromatique |
| Aire native | Bassin méditerranéen, dont France continentale méditerranéenne et Corse |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur méthode de recherche et niveau de preuve ?
Ce dossier est construit à partir du cahier des charges SILLOVA et de sources françaises européennes et techniques consultées ou vérifiées à l’été 2026 La priorité est donnée à FranceAgriMer ASP pour les surfaces à l’iteipmai et au CRIEPPAM pour la filière PPAM à la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie et PPAM BIO Conseil pour les références technico-économiques à l’Anses E-Phy pour les usages phytopharmaceutiques à Kew Science pour la taxonomie et aux textes européens pour Le nom botanique accepté par Kew est Salvia rosmarinus Spenn Rosmarinus officinalis L reste un… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité botanique, taxonomie et morphologie ?
La taxonomie moderne place le romarin dans le genre Salvia Kew Science considère Salvia rosmarinus comme le nom accepté et Rosmarinus officinalis comme synonyme Pour SILLOVA les deux formes doivent être indexées car les documents réglementaires normes commerciales et bases historiques continuent fréquemment à employer Rosmarinus officinalis S2 Port arbuste très ramifié à rameaux progressivement lignifiés croissance souvent dressée à étalée selon génotype âge taille et conditions hydriques Feuilles persistantes étroites et linéaires coriaces à bords révolutés face supérieure plus sombre face inférieure plus claire glandes sécrétrices responsables de l’odeur… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur origine, écologie, histoire et usages ?
Espèce typiquement méditerranéenne le romarin est naturellement associé aux milieux secs lumineux et drainants Sa présence historique dans les garrigues et maquis a favorisé des usages culinaires médicinaux et aromatiques anciens La culture agricole moderne transforme cette ressource en lots standardisés répondant à des cahiers des charges très différents feuille entière ou coupée poudre huile essentielle hydrolat extrait antioxydant ou matière première de phytothérapie S2 S4 S13-S16 La même parcelle n’est pas nécessairement optimale pour tous les marchés Une feuille destinée à l’herboristerie valorise la couleur et la propreté tandis… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur production française : surfaces, bio et géographie ?
Le romarin est donc une petite culture à l’échelle nationale mais avec un poids du bio exceptionnellement élevé la surface bio a presque doublé entre 2020 et 2024 FranceAgriMer situe les surfaces principalement dans le Sud de la France cohérent avec l’écologie méditerranéenne de l’espèce S4 La progression n’est pas strictement linéaire en part relative car la surface totale varie également Le signal robuste est la croissance du nombre de déclarants et de la surface bio Pour un projet ce dynamisme ne doit pas être interprété comme une garantie de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur matériel végétal, types et chémotypes ?
Le terme romarin recouvre une diversité morphologique et chimique importante Pour la feuille sèche le producteur recherche souvent rendement en feuilles facilité de battage couleur port permettant la mécanisation et qualité sensorielle Pour l’huile essentielle la composition chimique et sa stabilité sont essentielles La multiplication clonale permet de reproduire un génotype sélectionné mais impose une vigilance sanitaire et une traçabilité du lot de plants Dans un avis de l’Anses des données de littérature illustrent la variabilité du 1 8-cinéole 39 0 à 59 8 pour un romarin à cinéole 17… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur choix de parcelle, sol, climat et exposition ?
Les références techniques françaises convergent vers une exigence majeure le drainage Le romarin s’accommode de sols caillouteux superficiels et calcaires mais redoute les horizons asphyxiants et les bas-fonds Une ancienne fiche de montagne sèche du Languedoc-Roussillon retient notamment un pH minimal d’environ 6 5 et recommande d’éviter les zones humides cette valeur est un repère régional historique non un seuil universel S7 Le romarin est adapté au climat méditerranéen à la chaleur et aux sécheresses estivales Les risques majeurs sont le gel intense ou durable selon le matériel végétal les… [S01][S02][S03]





