01 · Référence
Les sols qui réchauffent lentement prolongent la fenêtre de sensibilité aux ravageurs de début de cycle.
6. Un historique récent de dégâts de taupins est le meilleur signal de risque ; les prairies et sols riches en matière organique renforcent la vigilance.
02 · Référence
Pour décider d’un re-semis après géomyze, compter séparément pieds sains, pieds repartant/tallant et pieds définitivement perdus.
12. Les limaces sont favorisées par humidité, refuges de surface et résidus ; le piégeage avant semis est plus informatif que l’observation tardive.
13. Pour les corvidés, profondeur régulière et enfouissement complet des graines — y compris en bout de rang — sont des bases non négociables.
Le maïs est particulièrement vulnérable aux ravageurs parce que sa densité de peuplement est faible et que chaque plante perdue en début de cycle est difficilement compensée. La pression ne se résume pas à un « niveau d’insectes » : elle dépend du stade, de la vitesse de croissance, de l’historique de la parcelle, du type de sol, du précédent, de la présence de résidus ou de prairies, de la date de semis, des conditions climatiques et, pour les ravageurs aériens, de la dynamique de vol observée dans les BSV.
03 · Référence
Les vers gris deviennent difficiles à contrôler lorsqu’ils sont gros et terricoles : la détection précoce est déterminante.
16. Une défoliation spectaculaire en juin 2026 en Bretagne pouvait être due à des noctuelles défoliatrices ; vérifier l’absence de galerie dans la tige.
Le diagnostic doit partir du symptôme et de sa distribution. Des manques alignés sur le rang avec graines déterrées évoquent d’abord des corvidés ; une feuille centrale flétrie avec trou au collet oriente vers le taupin ; un collet épaissi et une plante « poireautée » vers la géomyze ; des galeries dans la tige vers les foreurs ; des racines coronaires consommées associées à une verse en col de cygne vers la chrysomèle. Une observation de l’organisme, de ses excréments, d’une larve, d’une galerie ou d’un piège permet de renforcer le diagnostic.
04 · Référence
Identifier l’espèce de puceron avant d’utiliser un seuil : les seuils de M. dirhodum et S. avenae ne sont pas comparables.
18. Toujours observer les auxiliaires avec les pucerons ; une population stable avec forte prédation ne se raisonne pas comme une population en croissance rapide.
La campagne 2026 illustre la variabilité interannuelle. ARVALIS a signalé au printemps des attaques de géomyzes particulièrement marquées dans l’Ouest, favorisées par un ralentissement de croissance après des levées rapides. Fin juin, des noctuelles défoliatrices ont aussi provoqué des dégâts inhabituels dans le Finistère. Dans le Centre, en Île-de-France, en Auvergne et en Rhône-Alpes, les vols de pyrales ont démarré précocement en mai–juin ; le raisonnement des interventions repose sur les vols, les dissections de l’automne précédent et le stade des maïs.
05 · Référence
La sésamie est plus méridionale mais son aire progresse ; ne pas appliquer automatiquement un calendrier du Sud-Ouest au Nord.
24. Les blessures de foreurs sur épi augmentent le risque de Fusarium et de mycotoxines : la protection a aussi un enjeu de qualité sanitaire.
Pour les taupins, les solutions chimiques restent imparfaites. ARVALIS indique pour 2026 que les microgranulés à base de cyperméthrine appliqués avec diffuseur constituent les solutions les plus simples d’emploi dans les situations à risque et atteignent en moyenne autour de 50–55 % d’efficacité dans ses essais. Les autres microgranulés sont soumis à leurs conditions d’emploi et d’incorporation : l’usage, le diffuseur, la profondeur et l’étiquette E-Phy doivent être vérifiés avant toute recommandation.
06 · Référence
Enregistrer les captures de chrysomèle par piège et par durée, pas seulement « présence/absence ».
29. Le maïs est une culture attractive pour les pollinisateurs au sens de la réglementation française actuelle : vérifier les contraintes de floraison avant traitement.
La géomyze a bénéficié en 2026 d’une autorisation d’urgence de Lumiposa (cyantraniliprole) du 1er mars au 29 juin, uniquement pour les maïs grain et fourrage semés en Bretagne, Pays de la Loire, Calvados, Manche et Orne, avec traitement des semences en usine et restrictions sur sols drainés et périmètres de captage. Cette autorisation était temporaire : elle ne doit jamais être présentée comme une solution permanente pour les campagnes futures.
07 · Référence
En maïs fourrage, raisonner la nuisibilité en t MS/ha, valeur alimentaire et stabilité de récolte, pas seulement en q/ha grain.
34. Les ravageurs émergents (Popillia japonica, Spodoptera frugiperda) doivent être séparés des ravageurs établis et reliés aux procédures officielles de signalement.
35. SILLOVA doit toujours afficher un niveau de confiance du diagnostic et un lien vers le BSV local et E-Phy lorsqu’une décision réglementée est envisagée.
Les foreurs surtout pyrale et sésamie combinent pertes directes casse chute d’épis et hausse du risque de Fusarium mycotoxines ARVALIS utilise les larves retrouvées dans les cannes à l’automne comme indicateur du risque de l’année suivante moins de 0 5 larve par pied correspond à un risque faible 0 5 0 8 à un risque moyen et plus de 0 8 à un risque fort dans les références 2026 du Centre Une synthèse d’essais citée par ARVALIS estime en maïs grain une perte moyenne d’environ 7 de rendement par larve…
08 · Référence
Périmètre : qu’appelle-t-on ravageur du maïs ?
Dans ce dossier, un ravageur est un animal ou un groupe d’animaux capable de réduire le peuplement, la vigueur, la surface foliaire, l’enracinement, la fécondation, la tenue de tige, le rendement ou la qualité du maïs. Le périmètre inclut insectes, myriapodes, mollusques, nématodes et vertébrés lorsque leur impact agronomique est significatif. Les maladies, les adventices et les accidents abiotiques sont traités comme diagnostics différentiels, car ils peuvent produire des symptômes voisins.
ARVALIS regroupe classiquement les principaux bioagresseurs par période : ravageurs telluriques au semis et à la levée (taupins, scutigérelles, mouche des semis), ravageurs aériens de début de cycle (oscinie, géomyze, pucerons, cicadelles, corvidés, limaces selon les situations), lépidoptères de tige et d’épi (vers gris, pyrale, sésamie, Héliothis), puis chrysomèle dont les larves attaquent les racines et les adultes apparaissent en été. Des ravageurs épisodiques — hanneton, tipule, blaniules, hépiale, acariens, nématodes — peuvent localement être importants.
Il faut aussi distinguer présence, attaque et nuisibilité. La présence d’un insecte adulte dans un piège indique une exposition, mais pas nécessairement un dommage économique. À l’inverse, une larve cachée dans une tige ou le sol peut occasionner une forte nuisibilité sans être visible en surface. Toute page SILLOVA doit donc séparer : organisme détecté, symptômes, intensité, stade sensible, pertes potentielles et seuil décisionnel.
Sources : ARVALIS, « Reconnaître les différents ravageurs du maïs », 2018 ; ARVALIS, conférence « Les foreurs du maïs », 2024.
| • 1. Périmètre : qu’appelle-t-on ravageur du maïs ? | • 21. Dégâts de faune sauvage |
|---|---|
| • 2. Méthode de diagnostic au champ | • 22. Contextes régionaux français |
| • 3. Calendrier de vigilance par stade | • 23. Campagne 2026 : signaux à retenir |
| • 4. Tableau panoramique des ravageurs | • 24. Implantation et vitesse de croissance |
| • 5. Taupins (Agriotes spp.) | • 25. Rotation et gestion des résidus |
| • 6. Scutigérelles | • 26. Génétique et tolérance |
| • 7. Mouche des semis | • 27. Biocontrôle et auxiliaires |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur les sols qui réchauffent lentement prolongent la fenêtre de sensibilité aux ravageurs de début de cycle. ?
6. Un historique récent de dégâts de taupins est le meilleur signal de risque ; les prairies et sols riches en matière organique renforcent la vigilance. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur pour décider d’un re-semis après géomyze, compter séparément pieds sains, pieds repartant/tallant et pieds définitivement perdus. ?
12. Les limaces sont favorisées par humidité, refuges de surface et résidus ; le piégeage avant semis est plus informatif que l’observation tardive. 13. Pour les corvidés, profondeur régulière et enfouissement complet des graines — y compris en bout de rang — sont des bases non négociables. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur les vers gris deviennent difficiles à contrôler lorsqu’ils sont gros et terricoles : la détection précoce est déterminante. ?
16. Une défoliation spectaculaire en juin 2026 en Bretagne pouvait être due à des noctuelles défoliatrices ; vérifier l’absence de galerie dans la tige. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identifier l’espèce de puceron avant d’utiliser un seuil : les seuils de m. dirhodum et s. avenae ne sont pas comparables. ?
18. Toujours observer les auxiliaires avec les pucerons ; une population stable avec forte prédation ne se raisonne pas comme une population en croissance rapide. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur la sésamie est plus méridionale mais son aire progresse ; ne pas appliquer automatiquement un calendrier du sud-ouest au nord. ?
24. Les blessures de foreurs sur épi augmentent le risque de Fusarium et de mycotoxines : la protection a aussi un enjeu de qualité sanitaire. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur enregistrer les captures de chrysomèle par piège et par durée, pas seulement « présence/absence ». ?
29. Le maïs est une culture attractive pour les pollinisateurs au sens de la réglementation française actuelle : vérifier les contraintes de floraison avant traitement. [S01][S02][S03]





