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Maladies du maïs

Référence technique · Maladies du maïs

6. Une lésion fusiforme allongée orientée par les nervures fait penser en priorité à l’helminthosporiose fusiforme, mais le contexte doit confirmer. 7. Des petites lésions arrondies à centre clair et bord plus sombre peuvent orienter vers la kabatiellose ; ne pas confondre avec impacts, carences ou blessures.

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à maladies du maïs
Maladies du maïs · Photographie documentaire SILLOVA
16 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Fonte, nécrose mésocotyle, froid, croûte, ravageurs

Manques à la levée / plantules qui meurent

Semence, profondeur, racines, mésocotyle, température et humidité du lit de semences [S01][S02]

02
Consolidé

Helminthosporiose fusiforme, blessures

Taches foliaires allongées

Forme fusiforme, orientation par nervures, progression, humidité, variété [S01][S02]

03
Consolidé

Kabatiellose, helminthosporiose mouchetée, phytotoxicité

Petites taches rondes/ocellées

Halo, taille, répartition feuille, résidus, symptômes sur feuilles jeunes/âgées [S01][S02]

04
Consolidé

Rouille

Pustules poudreuses

Frottement : spores brun-orangé ; distribution sur les deux faces [S01][S02]

01 · Référence

Pour les taches foliaires, distinguer forme, taille, halo, orientation par les nervures et présence éventuelle de spores.

6. Une lésion fusiforme allongée orientée par les nervures fait penser en priorité à l’helminthosporiose fusiforme, mais le contexte doit confirmer.

7. Des petites lésions arrondies à centre clair et bord plus sombre peuvent orienter vers la kabatiellose ; ne pas confondre avec impacts, carences ou blessures.

Les viroses doivent être traitées comme un groupe distinct. Le MRDV (Maize Rough Dwarf Virus), transmis par la cicadelle Laodelphax striatellus, a fortement recrudescé dans le Sud-Ouest en 2025. ARVALIS rapporte en 2026 des pertes inédites depuis plusieurs décennies en maïs semence dans les Pyrénées-Atlantiques, les Landes et le Gers, avec des symptômes également en maïs consommation. En l’absence de lutte directe suffisamment efficace, le levier génétique et l’évitement par la date de semis constituent la stratégie de court terme.

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02 · Référence

En maïs après maïs avec beaucoup de résidus en surface, augmenter la vigilance vis-à-vis des agents conservés sur débris.

11. Le broyage fin et la décomposition des résidus réduisent plusieurs risques, dont Fusarium et helminthosporiose, sans constituer une garantie.

Les maladies du maïs en France sont moins systématiques que celles de nombreuses céréales à paille, mais leur nuisibilité peut devenir forte lorsque trois conditions se rencontrent : présence d’un agent pathogène ou d’un vecteur, hybride et stade réceptifs, microclimat favorable. ARVALIS souligne pour les maladies foliaires trois facteurs majeurs : climat, gestion des résidus et tolérance variétale. La répétition du maïs dans la rotation augmente le stock d’inoculum de plusieurs champignons conservés sur résidus.

La protection fongicide sur maïs n’est ni systématique ni transposable d’une campagne à l’autre L’E-Phy ANSES mis à jour au 6 juillet 2026 comporte des usages maïs contre les maladies des taches foliaires et sous conditions contre les fusarioses Exemple vérifié ELDORADO prothioconazole 125 g L fluopyram 125 g L dispose depuis le 19 mai 2026 d’usages maïs avec des restrictions précises de stade nombre d’applications zones non traitées et conditions riverains Toute décision doit être vérifiée sur E-Phy le jour du conseil une ancienne préconisation de produit ne constitue…

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03 · Référence

La tolérance variétale est le premier levier contre l’helminthosporiose ; regarder des résultats multi-sites et pluriannuels.

13. Ne pas traiter une tache foliaire sur le seul critère « maladie présente » : intégrer stade, vitesse de progression, sensibilité variétale et potentiel de nuisibilité.

Le diagnostic doit commencer par l’organe et le motif de répartition. Un problème de levée ou de mésocotyle ne se raisonne pas comme une tache foliaire d’août ; un dépérissement par plages ne se lit pas comme des pustules réparties sur toute la parcelle ; une pourriture d’épi impose de regarder les blessures d’insectes, la progression de la moisissure, la maturité et la date probable de récolte. La photographie seule est rarement suffisante : il faut documenter stade, historique, variété, météo, précédent, travail du sol, ravageurs et distribution spatiale.

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04 · Référence

Vérifier tout produit et tout usage sur E-Phy au moment de l’intervention ; les homologations évoluent.

15. Face à une plante qui sèche prématurément, tester la solidité de la tige, ouvrir les entrenœuds et rechercher pourritures et moelle dégradée.

ARVALIS retient parmi les principales maladies foliaires françaises l’helminthosporiose fusiforme, la kabatiellose, la rouille, l’anthracnose et l’helminthosporiose mouchetée. Les situations chaudes et humides, les fortes rosées et les résidus infectés favorisent plusieurs de ces maladies. L’helminthosporiose fusiforme, due à Exserohilum turcicum, reste la référence de nuisibilité foliaire à surveiller dans certaines zones humides et continentales ; la tolérance variétale constitue le premier levier.

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05 · Référence

Des blessures de foreurs sur tiges et épis augmentent le risque de Fusarium et de mycotoxines.

17. Pour une moisissure d’épi, distinguer progression depuis la pointe, grains dispersés, blessures et couleur ; prélever un échantillon représentatif.

Les maladies des racines, du collet et des tiges s’expriment souvent sous forme de syndromes. Fonte des semis, nécrose du mésocotyle, rhizoctone, nécroses racinaires et fusarioses de tige peuvent provoquer plantes chétives, verse, sénescence précoce ou « coup de feu ». Un stress hydrique, une nutrition déséquilibrée, une forte charge en grains ou des blessures peuvent accélérer l’expression de pourritures de tiges : la présence d’un champignon et l’état physiologique de la plante doivent être interprétés ensemble.

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06 · Référence

Le charbon commun produit des galles ; le charbon des inflorescences remplace plus globalement les organes reproducteurs.

22. Pour le MRDV, rechercher nanisme, entre-nœuds courts et anomalies foliaires mais confirmer par le contexte régional et le vecteur ; d’autres stress peuvent mimer la virose.

23. En 2026, le risque MRDV est particulièrement documenté dans le Sud-Ouest : Pyrénées-Atlantiques, Landes, Lot-et-Garonne, Gironde et Gers sont cités par ARVALIS.

Les fusarioses d’épi sont un enjeu de rendement mais surtout de qualité sanitaire. Fusarium graminearum est classiquement associé au déoxynivalénol (DON) et à la zéaralénone ; les Fusarium de la section Liseola, notamment F. verticillioides, sont associés aux fumonisines. Les blessures de pyrale, sésamie ou autres insectes de l’épi facilitent l’infection. Le broyage fin des résidus, leur incorporation lorsque le système le permet, la maîtrise des foreurs, le choix variétal, la précocité adaptée et une récolte non excessivement tardive sont des leviers majeurs.

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07 · Référence

Après grêle, vent ou attaque d’insectes, augmenter la surveillance des pourritures de tige et d’épi.

28. Adapter la date de récolte lorsque tiges ou épis se dégradent : le risque de verse et de contamination peut devenir plus important que le gain de dessiccation naturelle.

La réglementation sanitaire évolue. Pour l’alimentation humaine, le règlement (UE) 2023/915 modifié fixe notamment pour le maïs non transformé destiné à une première transformation, hors mouture humide : 1 500 µg/kg de DON, 350 µg/kg de zéaralénone, 4 000 µg/kg pour la somme fumonisines B1+B2 et 100 µg/kg pour la somme T-2+HT-2. Pour l’alimentation animale, la recommandation (UE) 2026/1801 du 24 juillet 2026 actualise les valeurs guides ; l’interprétation dépend de la matière première et de l’espèce animale.

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08 · Référence

Documenter l’incertitude : certain, probable, possible, non déterminé ; ne jamais transformer une photo ambiguë en diagnostic définitif.

30. La meilleure prévention combine rotation, résidus, génétique, implantation, maîtrise des ravageurs, observation et, seulement si pertinent, protection autorisée.

• 1. Périmètre : maladie, syndrome, accident ou ravageur ?

• 2. Le triangle hôte × agent × environnement

• 5. Panorama des principales maladies en France

• 14. Fonte des semis, mésocotyle et racines

Le charbon commun Ustilago maydis est reconnaissable aux galles hypertrophiées qui évoluent vers une masse noire de spores. Il est favorisé par les blessures et certains stress mais ne se gère pas comme une maladie foliaire. Le charbon des inflorescences, Sporisorium reilianum, transforme plus directement panicule et épi ; la prévention repose surtout sur la semence, la génétique et l’évitement des situations à risque, les symptômes apparaissant tard après une infection précoce.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
Observation dominanteHypothèses prioritairesContrôles immédiats
Manques à la levée / plantules qui meurentFonte, nécrose mésocotyle, froid, croûte, ravageursSemence, profondeur, racines, mésocotyle, température et humidité du lit de semences
Taches foliaires allongéesHelminthosporiose fusiforme, blessuresForme fusiforme, orientation par nervures, progression, humidité, variété
Petites taches rondes/ocelléesKabatiellose, helminthosporiose mouchetée, phytotoxicitéHalo, taille, répartition feuille, résidus, symptômes sur feuilles jeunes/âgées
Pustules poudreusesRouilleFrottement : spores brun-orangé ; distribution sur les deux faces
Plante sèche / tige fragileFusariose tige, anthracnose, stress physiologiquePinch test, coupe longitudinale, moelle, nœuds, racines, blessures de foreurs
Galles sur épi ou tigeCharbon communGalle charnue puis masse noire de téliospores
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Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur pour les taches foliaires, distinguer forme, taille, halo, orientation par les nervures et présence éventuelle de spores. ?

6. Une lésion fusiforme allongée orientée par les nervures fait penser en priorité à l’helminthosporiose fusiforme, mais le contexte doit confirmer. 7. Des petites lésions arrondies à centre clair et bord plus sombre peuvent orienter vers la kabatiellose ; ne pas confondre avec impacts, carences ou blessures. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur en maïs après maïs avec beaucoup de résidus en surface, augmenter la vigilance vis-à-vis des agents conservés sur débris. ?

11. Le broyage fin et la décomposition des résidus réduisent plusieurs risques, dont Fusarium et helminthosporiose, sans constituer une garantie. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur la tolérance variétale est le premier levier contre l’helminthosporiose ; regarder des résultats multi-sites et pluriannuels. ?

13. Ne pas traiter une tache foliaire sur le seul critère « maladie présente » : intégrer stade, vitesse de progression, sensibilité variétale et potentiel de nuisibilité. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur vérifier tout produit et tout usage sur e-phy au moment de l’intervention ; les homologations évoluent. ?

15. Face à une plante qui sèche prématurément, tester la solidité de la tige, ouvrir les entrenœuds et rechercher pourritures et moelle dégradée. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur des blessures de foreurs sur tiges et épis augmentent le risque de fusarium et de mycotoxines. ?

17. Pour une moisissure d’épi, distinguer progression depuis la pointe, grains dispersés, blessures et couleur ; prélever un échantillon représentatif. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur le charbon commun produit des galles ; le charbon des inflorescences remplace plus globalement les organes reproducteurs. ?

22. Pour le MRDV, rechercher nanisme, entre-nœuds courts et anomalies foliaires mais confirmer par le contexte régional et le vecteur ; d’autres stress peuvent mimer la virose. 23. En 2026, le risque MRDV est particulièrement documenté dans le Sud-Ouest : Pyrénées-Atlantiques, Landes, Lot-et-Garonne, Gironde et Gers sont cités par ARVALIS. [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 16

  1. S01

    ARVALIS Maladies du maïs suivre le développement des maladies foliaires…

    1. ARVALIS. « Maladies du maïs : suivre le développement des maladies foliaires ». 3 août 2023.

    2026

  2. S02

    ARVALIS Formation Maladies du maïs page mise à jour le…

    2. ARVALIS. Formation « Maladies du maïs », page mise à jour le 12 mai 2026.

    2026

  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06

    ARVALIS. Présentation « Mycotoxines du maïs » / qualité sanitaire, 7 octobre

    8. ARVALIS. Présentation « Mycotoxines du maïs » / qualité sanitaire, 7 octobre 2025.

    2026

  7. S07
  8. S08