01 · Référence
Chaque grain potentiel possède une soie : défaut de pollinisation = ovule non fécondé = grain absent.
7. Les soies de la base de l’épi sortent avant celles de la pointe ; les défauts de pointe sont donc souvent associés à un stress tardif de pollinisation ou à des avortements.
02 · Référence
Ne pas conclure à une bonne fécondation le jour même de la sortie des soies : recontrôler quelques jours plus tard.
14. Ne pas confondre défaut de pollinisation et avortement : le premier laisse des emplacements vides, le second produit souvent des grains initiés puis flétris.
15. Le pollen est surproduit à l’échelle du peuplement ; la disponibilité en pollen est rarement la seule cause sauf synchronisation dégradée, dégâts majeurs ou conditions extrêmes.
La floraison du maïs est la transition la plus critique entre construction de la plante et fixation du nombre de grains. Chez le maïs, les fleurs mâles et femelles sont séparées sur la même plante : la panicule porte les fleurs mâles et libère le pollen, tandis que les épis portent les fleurs femelles dont les stigmates allongés forment les soies. La plante est principalement allogame : le vent assure l’essentiel du transport du pollen entre plantes.
03 · Référence
Les fortes températures sont surtout dangereuses lorsqu’elles s’additionnent à un déficit hydrique et à une forte demande évaporative.
17. Une humidité très élevée ou la pluie peut retarder la libération du pollen ; la pluie lessive temporairement le pollen mais l’émission reprend ensuite si la panicule reste active.
En conseil français, le repère de terrain prioritaire est la floraison femelle. ARVALIS considère une plante fleurie dès qu’au moins une soie est visible ; une parcelle est au stade floraison quand 50 % des plantes présentent des soies. Il faut donc entrer dans la parcelle : la sortie des panicules, visible depuis la route, ne suffit pas à dater la floraison femelle.
04 · Référence
Les apports d’azote tardifs ne remplacent pas une alimentation hydrique suffisante et une nutrition correcte avant la floraison.
19. En cas de forte population de pucerons et de miellat sur les soies, raisonner le risque de fécondation et non la seule présence d’insectes.
La floraison mâle s’étale plusieurs jours sur une panicule et davantage à l’échelle d’une parcelle. ARVALIS indique environ 5 à 7 jours d’émission de pollen par panicule et 10 à 15 jours à l’échelle d’un peuplement hétérogène. Pour la floraison femelle, la sortie des soies d’un épi est étalée environ 4 à 5 jours ; les soies de la base de l’épi émergent avant celles de la pointe.
05 · Référence
À la sortie des soies, surveiller le risque de fusarioses d’épi lorsque humidité, inoculum et température sont favorables.
21. En France, le maïs n’est pas dans la liste des cultures déclarées non attractives pour les pollinisateurs : vérifier les règles et l’AMM de tout produit en période de floraison.
Chaque ovule possède sa propre soie. Lorsqu’un grain de pollen viable se dépose sur une soie réceptive, il germe et son tube pollinique progresse jusqu’à l’ovule. Les références nord-américaines de vulgarisation situent généralement la fécondation dans les 24 heures suivant un dépôt efficace. Une soie non fécondée continue à s’allonger ; après fécondation, elle se détache progressivement de l’ovule et se dessèche.
06 · Référence
Le SLAG se situe autour de 250 degrés-jours base 6–30 °C après floraison femelle ; l’observation des grains reste indispensable.
24. Toute recommandation SILLOVA doit inclure la date de l’observation, l’échelle de stade, l’état hydrique, l’hétérogénéité et le niveau d’incertitude.
• 1. Définition : qu’appelle-t-on floraison du maïs ?
• 2. Le maïs : une plante monoïque et principalement allogame
• 3. Construction des organes reproducteurs avant floraison
• 4. La panicule et les fleurs mâles
La synchronisation entre émission de pollen et sortie des soies est mesurée par l’ASI (Anthesis–Silking Interval). Un ASI court ou légèrement négatif est généralement favorable. Le déficit hydrique affecte davantage la croissance de l’épi et des soies que l’anthèse : les soies peuvent être retardées alors que le pollen est déjà émis. L’allongement de l’ASI constitue donc un signal de risque de mauvaise fécondation et a été un critère majeur de sélection pour la tolérance à la sécheresse.
07 · Référence
Définition : qu’appelle-t-on floraison du maïs ?
La floraison du maïs correspond à l’ensemble des événements qui rendent fonctionnels les organes mâles et femelles et permettent la fécondation des ovules. Dans une parcelle, elle ne se résume pas à une seule date : les plantes sont décalées entre elles et, sur une même plante, l’anthèse et l’émission des soies ne commencent pas exactement au même moment.
En pratique française, la date la plus utile est celle de la floraison femelle. ARVALIS la définit comme le jour où 50 % des plantes d’une zone représentative présentent au moins une soie visible à la pointe de l’épi. Ce repère sert à diagnostiquer la reproduction, positionner la période de plus forte sensibilité hydrique et anticiper la récolte du maïs fourrage.
La floraison mâle reste indispensable au diagnostic. Elle correspond à l’émission du pollen par les anthères de la panicule. La simple apparition de la panicule est un stade antérieur : elle annonce l’approche de la phase reproductive mais ne prouve pas que le pollen est déjà libéré.
Sources : ARVALIS, « Maïs fourrage : repérez la date de floraison… », 3 juillet 2026 ; ARVALIS, « Stades du maïs ».
08 · Référence
Le maïs : une plante monoïque et principalement allogame
Le maïs porte séparément des inflorescences mâles et femelles sur la même plante : il est monoïque. La panicule terminale porte les épillets mâles ; les épis, insérés latéralement sur la tige, portent les fleurs femelles. Cette séparation spatiale, associée à une tendance fréquente à la protandrie – le mâle débute avant le femelle – favorise la pollinisation croisée.
Le pollen est dispersé principalement par le vent. Des millions de grains sont produits par plante, ce qui crée une forte redondance à l’échelle d’un champ. Une partie tombe sur les soies de la même plante, mais une grande part provient des plantes voisines. Cette biologie explique pourquoi un plant ayant perdu sa panicule peut parfois être fécondé par le peuplement voisin, alors qu’un décalage généralisé entre pollen et soies dans toute la parcelle devient beaucoup plus grave.
La pollinisation du maïs ne dépend donc pas de la visite d’un insecte pollinisateur pour produire les grains. Cela n’empêche pas le pollen de maïs d’être collecté par des insectes et n’exonère pas la culture des règles françaises de protection des pollinisateurs lorsqu’elles s’appliquent aux traitements en floraison.
Sources : INRAE/HAL, avis sur dispersion du pollen de maïs ; Iowa State University Extension, « The Birds and Bees of Corn Pollination » ; réglementation française pollinisateurs.
| Repère | ARVALIS / terrain | BBCH | Iowa | Observation |
|---|---|---|---|---|
| Panicule visible | Sortie de panicule | ≈ 51–59 | VT proche | Panicule visible au sommet, pollen pas nécessairement émis |
| Début pollen | Floraison mâle | 63 | VT | Anthères pendantes, émission de pollen |
| Premières soies | Floraison femelle plante | 63 | R1 | ≥ 1 soie visible hors des spathes |
| Floraison parcelle | 50 % plantes avec soies | ≈ 63–65 | R1 champ | Point zéro conseillé pour le suivi |
| Fin floraison | Soies brunissantes / fin pollen | 67–69 | R1 avancé | Fécondation à vérifier, avortements encore possibles |
| Après floraison | SLAG ≈ +250 °C.j | 71 environ | R2 proche | Nombre de grains beaucoup plus stabilisé |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur chaque grain potentiel possède une soie : défaut de pollinisation = ovule non fécondé = grain absent. ?
7. Les soies de la base de l’épi sortent avant celles de la pointe ; les défauts de pointe sont donc souvent associés à un stress tardif de pollinisation ou à des avortements. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur ne pas conclure à une bonne fécondation le jour même de la sortie des soies : recontrôler quelques jours plus tard. ?
14. Ne pas confondre défaut de pollinisation et avortement : le premier laisse des emplacements vides, le second produit souvent des grains initiés puis flétris. 15. Le pollen est surproduit à l’échelle du peuplement ; la disponibilité en pollen est rarement la seule cause sauf synchronisation dégradée, dégâts majeurs ou conditions extrêmes. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur les fortes températures sont surtout dangereuses lorsqu’elles s’additionnent à un déficit hydrique et à une forte demande évaporative. ?
17. Une humidité très élevée ou la pluie peut retarder la libération du pollen ; la pluie lessive temporairement le pollen mais l’émission reprend ensuite si la panicule reste active. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur les apports d’azote tardifs ne remplacent pas une alimentation hydrique suffisante et une nutrition correcte avant la floraison. ?
19. En cas de forte population de pucerons et de miellat sur les soies, raisonner le risque de fécondation et non la seule présence d’insectes. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur à la sortie des soies, surveiller le risque de fusarioses d’épi lorsque humidité, inoculum et température sont favorables. ?
21. En France, le maïs n’est pas dans la liste des cultures déclarées non attractives pour les pollinisateurs : vérifier les règles et l’AMM de tout produit en période de floraison. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur le slag se situe autour de 250 degrés-jours base 6–30 °c après floraison femelle ; l’observation des grains reste indispensable. ?
24. Toute recommandation SILLOVA doit inclure la date de l’observation, l’échelle de stade, l’état hydrique, l’hétérogénéité et le niveau d’incertitude. • 1. Définition : qu’appelle-t-on floraison du maïs ? • 2. Le maïs : une plante monoïque et principalement allogame • 3. Construction des organes reproducteurs avant floraison • 4. La panicule et les fleurs mâles [S01][S02][S03]





