01 · Référence
Identifier la première feuille à extrémité arrondie pour sécuriser le comptage des feuilles sur les jeunes plantes.
6. Après disparition des feuilles basses, utiliser les nœuds et gaines pour reconstituer le nombre de feuilles plutôt que de sous-estimer le stade.
02 · Référence
Les degrés-jours prédisent le développement en conditions normales ; ils ne corrigent pas automatiquement un stress hydrique majeur.
20. Les fenêtres d’azote, d’irrigation et de désherbage doivent être reliées au stade observé, aux produits autorisés et aux conditions du jour.
03 · Référence
Dans une parcelle hétérogène, enregistrer la distribution des stades et non un seul chiffre moyen trompeur.
22. Versionner les repères et les sources dans SILLOVA : certaines plages de précocité, de matière sèche et de climat évoluent avec les référentiels.
• 1. Ce qu’est réellement un stade du maïs
• 2. Pourquoi le stade vaut mieux que la date calendaire
• 3. Les trois langages : ARVALIS, BBCH et Iowa
• 4. Comment compter les feuilles sans se tromper
04 · Référence
Ce qu’est réellement un stade du maïs
Un stade est un état morphologique ou physiologique observable qui situe la plante dans son cycle de développement. Il ne faut pas le confondre avec l’âge en jours. Deux parcelles semées le même jour peuvent présenter plusieurs feuilles d’écart en raison de la température du sol, de la profondeur de semis, de l’humidité, des croûtes de battance, des ravageurs, de la variété ou d’un épisode de froid. À l’inverse, deux semis séparés de plusieurs jours peuvent converger en stade sous l’effet d’une période chaude.
Le stade doit donc être décrit par un critère mesurable : nombre de feuilles selon une convention définie, visibilité de la panicule, apparition des soies, aspect et consistance du grain, ligne de lait, point noir, humidité du grain ou matière sèche de la plante entière. Chaque critère répond à une question différente : conduite des intrants, diagnostic des risques, estimation du rendement ou programmation de récolte.
Sources : ARVALIS, Principes des échelles de notation ; Iowa State University Extension, Corn Growth Stages, 2026.
05 · Référence
Pourquoi le stade vaut mieux que la date calendaire
La date reste utile pour reconstituer l’historique de la parcelle, mais elle ne décrit pas le fonctionnement biologique. Les besoins en azote s’accélèrent à partir des stades foliaires intermédiaires, la sensibilité au déficit hydrique devient maximale autour de la floraison, le nombre de grains n’est stabilisé qu’après le SLAG et l’aptitude à l’ensilage dépend du remplissage du grain et de la matière sèche. Une règle de type « intervenir le 20 juin » est donc beaucoup moins robuste qu’une règle de type « intervenir entre 6 et 10 feuilles, sous réserve des conditions d’application ».
Les stades sont également essentiels pour interpréter les accidents. Une grêle à moins de six feuilles n’a pas la même signification qu’une défoliation à VT–R1 ; un déficit hydrique en début de végétation ne touche pas les mêmes composantes du rendement qu’un stress pendant la sortie des soies ou pendant le remplissage. Le diagnostic doit donc toujours replacer l’événement sur la trajectoire phénologique.
Sources : ARVALIS 2026, grêle sur maïs ; ARVALIS 2026, stress hydrique à floraison ; Iowa State University Extension.
06 · Référence
Les trois langages : ARVALIS, BBCH et Iowa
Le vocabulaire ARVALIS est le plus directement opérationnel en conseil agricole français. Il distingue des feuilles visibles et des feuilles déployées/ligulées, puis des stades morphologiques de reproduction et de maturation. L’échelle BBCH fournit un code international à deux chiffres, utile pour les bases de données, les essais, les étiquettes et la comparaison entre pays. L’échelle Iowa, très utilisée en Amérique du Nord et en recherche sur le maïs, sépare clairement la phase végétative V de la phase reproductive R.
ARVALIS donne un exemple révélateur : une parcelle observée à « 7 feuilles visibles » peut correspondre à environ 4 feuilles selon l’échelle Iowa et 6 feuilles étalées selon BBCH. Ce décalage n’est pas une erreur : les critères de comptage sont différents. Toute conversion automatique doit donc s’appuyer sur les définitions, pas sur un décalage constant.
Figure SILLOVA 945-1 — Synthèse originale des trois familles de repères. Les positions sont pédagogiques et ne constituent pas une table de conversion numérique universelle.
Sources : ARVALIS/AGPM, Principes des échelles de notation ; Hack et al., BBCH ; Abendroth et al., Iowa State University, 2011 ; Iowa State University Extension, 2026.
07 · Référence
Comment compter les feuilles sans se tromper
En méthode « feuilles visibles », on place l’œil à hauteur du cornet et l’on compte toutes les feuilles dont une portion de limbe est visible. En méthode « feuilles ligulées » ou « déployées », la feuille n’est comptée qu’une fois la zone ligulaire visible au niveau de la tige. En méthode Iowa, le stade Vn correspond au nombre de feuilles dont le col (collar) est visible, la première feuille étant reconnaissable à son extrémité arrondie.
La différence est importante : les feuilles supérieures apparaissent dans le cornet avant que leur ligule ou leur col ne soit visible. Un même plant peut donc être, au même instant, à 8 feuilles visibles mais à un nombre plus faible de feuilles ligulées. Le conseiller doit reprendre exactement le langage du référentiel ou de l’étiquette concernée.
• Commencer par la feuille la plus basse encore identifiable et rechercher l’extrémité arrondie de la première feuille.
• Compter sur plusieurs plantes représentatives, pas uniquement sur le plus beau rang.
• Après sénescence ou disparition des feuilles basses, reconstituer le rang foliaire à partir des nœuds et des gaines ; la méthode Iowa décrit ce contrôle anatomique.
08 · Référence
Règle des 50 % et échantillonnage de la parcelle
Une parcelle est à un stade donné lorsque 50 % des plantes présentes ont atteint le niveau de développement correspondant. Cette règle évite que quelques plantes précoces dictent la conduite de l’ensemble. Elle devient particulièrement importante lorsque la levée a été étalée, après des dégâts de géomyza, de corvidés, de limaces, de croûte de battance, de sécheresse ou après un re-semis partiel.
Pour une observation robuste, SILLOVA doit demander plusieurs transects ou points d’observation répartis dans la parcelle. Les rangs de bordure, zones proches de haies, tournières, zones tassées, mouillères et secteurs de re-semis doivent être enregistrés séparément. La bonne réponse n’est pas forcément un stade unique : une parcelle peut être décrite « médiane 10 feuilles visibles, 20 % à 8–9 feuilles, 15 % à 11–12 feuilles ».
Sources : ARVALIS, Principes des échelles ; ARVALIS 2025–2026, recommandations d’observation des parcelles de maïs fourrage.
| Système | Principe | Exemples | Usage recommandé dans SILLOVA |
|---|---|---|---|
| ARVALIS / terrain | Feuilles visibles ou ligulées, puis repères morphologiques | 6 feuilles visibles, floraison femelle, grain pâteux, point noir | Conseil français, observation rapide au champ |
| Iowa | VE puis Vn selon les cols foliaires visibles ; VT ; R1 à R6 | V6, V12, VT, R1, R3, R5, R6 | Recherche, littérature internationale, physiologie |
| BBCH | Codes décimaux 00–99 par phase principale et secondaire | 09 levée ; 10–19 feuilles ; 63 floraison ; 75 grain laiteux ; 87 maturité physiologique | Interopérabilité, bases de données, protocoles et essais |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur identifier la première feuille à extrémité arrondie pour sécuriser le comptage des feuilles sur les jeunes plantes. ?
6. Après disparition des feuilles basses, utiliser les nœuds et gaines pour reconstituer le nombre de feuilles plutôt que de sous-estimer le stade. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur les degrés-jours prédisent le développement en conditions normales ; ils ne corrigent pas automatiquement un stress hydrique majeur. ?
20. Les fenêtres d’azote, d’irrigation et de désherbage doivent être reliées au stade observé, aux produits autorisés et aux conditions du jour. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur dans une parcelle hétérogène, enregistrer la distribution des stades et non un seul chiffre moyen trompeur. ?
22. Versionner les repères et les sources dans SILLOVA : certaines plages de précocité, de matière sèche et de climat évoluent avec les référentiels. • 1. Ce qu’est réellement un stade du maïs • 2. Pourquoi le stade vaut mieux que la date calendaire • 3. Les trois langages : ARVALIS, BBCH et Iowa • 4. Comment compter les feuilles sans se tromper [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur ce qu’est réellement un stade du maïs ?
Un stade est un état morphologique ou physiologique observable qui situe la plante dans son cycle de développement Il ne faut pas le confondre avec l’âge en jours Deux parcelles semées le même jour peuvent présenter plusieurs feuilles d’écart en raison de la température du sol de la profondeur de semis de l’humidité des croûtes de battance des ravageurs de la variété ou d’un épisode de froid À l’inverse deux semis séparés de plusieurs jours peuvent converger en stade sous l’effet d’une période chaude Le stade doit donc être décrit… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur pourquoi le stade vaut mieux que la date calendaire ?
La date reste utile pour reconstituer l’historique de la parcelle mais elle ne décrit pas le fonctionnement biologique Les besoins en azote s’accélèrent à partir des stades foliaires intermédiaires la sensibilité au déficit hydrique devient maximale autour de la floraison le nombre de grains n’est stabilisé qu’après le SLAG et l’aptitude à l’ensilage dépend du remplissage du grain et de la matière sèche Une règle de type intervenir le 20 juin est donc beaucoup moins robuste qu’une règle de type intervenir entre 6 et 10 feuilles sous réserve des conditions… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur les trois langages : arvalis, bbch et iowa ?
Le vocabulaire ARVALIS est le plus directement opérationnel en conseil agricole français Il distingue des feuilles visibles et des feuilles déployées ligulées puis des stades morphologiques de reproduction et de maturation L’échelle BBCH fournit un code international à deux chiffres utile pour les bases de données les essais les étiquettes et la comparaison entre pays L’échelle Iowa très utilisée en Amérique du Nord et en recherche sur le maïs sépare clairement la phase végétative V de la phase reproductive R ARVALIS donne un exemple révélateur une parcelle observée à 7… [S01][S02][S03]





