01 · Guide
Grandes familles de pulvérisateurs agricoles
En grandes cultures françaises, la typologie économique et opérationnelle la plus utile oppose les appareils portés, traînés et automoteurs. À cette architecture porteuse se superposent des choix de circuit et de rampe: circulation classique ou continue, sections ou commande individuelle, assistance d’air, injection directe, nettoyage automatisé, buses multiples, modulation de dose et pulvérisation ciblée.
02 · Guide
Architecture détaillée du circuit hydraulique
Le circuit hydraulique doit être lu dans l’ordre de circulation du liquide. À partir de la cuve principale, la pompe aspire la bouillie à travers une filtration adaptée, l’envoie vers la régulation et les rampes, tandis qu’une partie du débit retourne à la cuve pour l’agitation. Les architectures modernes ajoutent des capteurs de pression et de débit, des vannes électriques, des boucles de circulation continue et des circuits de rinçage pilotés.
03 · Guide
Bouillie, formulation, agitation et filtration
Le liquide appliqué peut être une solution vraie, une émulsion, une suspension ou un mélange complexe de formulations. La concentration varie aussi avec le volume de bouillie: réduire de 150 à 50 L/ha à dose produit identique multiplie par trois la concentration du produit dans l’eau. Cela peut modifier mousse, viscosité, compatibilité, vitesse de dissolution et risque de dépôt dans les conduites.
04 · Guide
Étalonnage: convertir volume/ha, vitesse et espacement en débit de buse
Ces formules reposent sur une surface parcourue par unité de temps. Elles permettent de vérifier indépendamment le terminal de régulation et de choisir le calibre de buse. Elles doivent être calculées avec la vitesse réelle au champ, pas la vitesse affichée si le capteur est mal calibré. L’arrêté de contrôle 2026 considère d’ailleurs une imprécision de plus de 5 % du capteur de vitesse ou de débit comme un défaut dans les cas prévus.
• Stabiliser le régime de pompe et la pression de travail avec de l’eau claire, machine en sécurité et rampe déployée sur une zone adaptée.
• Mesurer le débit de plusieurs buses représentatives, puis idéalement de toutes les buses avec éprouvettes ou débitmètre de contrôle; comparer au débit théorique de la buse neuve à la pression réelle.
| Repère | Valeur ou consigne citée |
|---|---|
| Volume de bouillie réduit de 150 à 50 L/ha, dose identique | Concentration du produit multipliée par trois |
| Imprécision du capteur de vitesse ou de débit | Plus de 5 % est considéré comme un défaut dans les cas prévus par l’arrêté de contrôle 2026 |
| Débit des buses | Comparer plusieurs buses représentatives, idéalement toutes, au débit théorique de la buse neuve |
05 · Guide
Faire un contrôle pratique avant la parcelle
Mesurer la vitesse réelle et le débit de plusieurs buses avec de l'eau claire. Vérifier les filtres, les fuites, la pression aux tronçons et la stabilité de la rampe avant de charger une bouillie.
06 · Guide
Vérifier le volume par hectare
Le volume par hectare calculé doit correspondre au débit total et à la largeur effectivement traitée. Si les buses sont usées ou irrégulières, remplacer la série concernée et refaire la mesure.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Pourquoi le volume de bouillie change-t-il la concentration?
À dose de produit identique, réduire le volume de 150 à 50 L/ha multiplie par trois la concentration du produit dans l’eau. Cela peut modifier mousse, viscosité et compatibilité.
Faut-il calculer le débit avec la vitesse affichée?
Non. Il faut utiliser la vitesse réelle au champ, pas la vitesse affichée si le capteur est mal calibré.
Faut-il contrôler les buses avant la parcelle?
Oui. Il faut mesurer la vitesse réelle et le débit de plusieurs buses avec de l’eau claire, vérifier les filtres et les fuites, puis remplacer la série si les buses sont usées ou irrégulières.





