Référence agronomique · France

Élevage porcin · Races et systèmes porcins

Production de porcelets

La production de porcelets se mesure aux animaux sevrés en bonne santé, pas seulement aux naissances. Fécondité, mise bas, colostrum, allaitement et préparation du sevrage forment une même chaîne.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Production de porcelets — illustration documentaire (Élevage porcin, Races et systèmes porcins)
Production de porcelets · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Quatre points pour comprendre le sujet.

Départ

Truies reproductrices

Naissance

Mise bas suivie

Priorité

Colostrum

Mesure

Porcelets sevrés

01 · Guide

Du naissage au sevrage

La production de porcelets est le cœur biologique et économique de l’atelier naisseur. Elle transforme le potentiel reproductif des truies en porcelets sevrés robustes, homogènes et aptes à réussir le post-sevrage. La performance ne se résume donc pas au nombre de nés : elle combine fécondité, déroulement de mise bas, survie néonatale, qualité de l’allaitement, croissance, statut sanitaire, âge et poids au sevrage, travail et coût par porcelet produit.

Les écarts de performance entre groupes d’élevages sont particulièrement visibles sur la survie avant sevrage.

02 · Guide

Définition, produits et types de naisseurs

La « production de porcelets » couvre le segment allant de la reproduction des femelles jusqu’à la sortie de maternité ou, selon l’organisation de l’élevage, jusqu’à la vente d’un porcelet sevré ou post-sevré. Le produit peut être un porcelet d’environ 6–8 kg au sevrage, un porcelet plus lourd après post-sevrage, un reproducteur sélectionné ou un animal transféré vers un autre site du même élevage.

03 · Guide

Place dans la filière française et flux de porcelets

La filière est fortement structurée autour de sites spécialisés et de transferts de porcelets entre ateliers. Selon l’édition 2026 du « Porc par les Chiffres », 12 588 sites ont chargé des porcs en 2024 ; parmi les sites sortant au moins 300 porcs, 2 825 étaient naisseurs-engraisseurs, 366 naisseurs vente au sevrage et 207 naisseurs traditionnels. Environ 11,39 millions de porcelets de 8 à 25 kg ont été chargés au cours de l’année.

Les flux de porcelets rendent le statut sanitaire, la traçabilité et la qualité du lot au départ déterminants pour toute la filière.

La géographie porcine française reste très concentrée : la Bretagne regroupe plus de la moitié du cheptel porcin national, devant les Pays de la Loire et la Nouvelle-Aquitaine. Cette densité crée des économies de filière, mais aussi des enjeux de mouvements d’animaux, de circulation d’agents infectieux, de biosécurité externe et de coordination sanitaire.

04 · Guide

Le moteur reproductif : truies, bandes et objectifs

La production de porcelets commence bien avant l’entrée en maternité. Le nombre de sevrés dépend du taux de fécondation, du rythme de reproduction, de la durée d’intervalle sevrage–saillie, des retours, des avortements, de la mortalité des femelles et de la structure d’âge du troupeau. En GTTT 2024, l’intervalle moyen entre mises bas est de 146,5 jours, la gestation de 114,9 jours et le taux de fécondation à la première saillie de 91,8 %.

05 · Guide

Colostrum et démarrage des porcelets

La prise de colostrum dans les premières heures conditionne une part importante de la protection et du démarrage du porcelet. Les petites tailles de naissance et les portées nombreuses demandent une surveillance accrue.

Après ce premier apport, l’allaitement puis la découverte de l’aliment solide préparent le sevrage. Le suivi des pertes doit distinguer nés vivants, morts avant sevrage et porcelets effectivement sevrés.

06 · Guide

Références GTTT 2024 : lire les écarts entre élevages

En France, la référence GTTT 2024 porte sur 1 345 élevages : 15,8 porcelets nés vivants par portée, 13,4 sevrés par portée, 14,8 % de pertes sur nés vivants, 33,5 porcelets sevrés par truie productive et par an et un âge moyen au sevrage de 23,5 jours. Le tiers supérieur atteint 35,8 sevrés/truie productive/an et limite les pertes sur nés vivants à 12,5 %, contre 18,1 % dans le tiers inférieur.

Référence GTTT 2024 pour la production de porcelets
IndicateurValeur
Élevages de la référence1 345
Porcelets nés vivants par portée15,8
Porcelets sevrés par portée13,4
Pertes sur nés vivants14,8 %
Porcelets sevrés par truie productive et par an33,5
Âge moyen au sevrage23,5 jours
Tiers supérieur : sevrés par truie productive et par an35,8
Tiers supérieur : pertes sur nés vivants12,5 %
Tiers inférieur : pertes sur nés vivants18,1 %

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que mesure la production de porcelets?

Elle se mesure aux animaux sevrés en bonne santé, pas seulement aux naissances. Elle combine fécondité, déroulement de la mise bas, survie néonatale, allaitement, croissance, statut sanitaire et poids au sevrage.

Quel poids pour un porcelet au sevrage?

Le produit peut être un porcelet d’environ 6 à 8 kg au sevrage, ou un porcelet plus lourd après post-sevrage.

Pourquoi le colostrum est-il prioritaire?

La prise de colostrum dans les premières heures conditionne une part importante de la protection et du démarrage du porcelet.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.