Référence agronomique · France

Élevage porcin · Races et systèmes porcins

Engraissement des porcs

Référence technique · Engraissement des porcs

L’engraissement porcin est la phase de croissance-finition située après le post-sevrage L’objectif n’est pas simplement d’augmenter le poids il s’agit de convertir efficacement l’aliment en tissu corporel et en carcasse commercialisable tout en maintenant santé bien-être homogénéité et conformité au cahier des charges La fin de phase est déterminée par une combinaison de poids âge état d’engraissement sexe génotype disponibilité de places calendrier d’abattoir et grille de paiement Dans les statistiques techniques françaises les indicateurs d’engraissement sont souvent standardisés sur l’intervalle 30-115 kg pour rendre les élevages comparables même si le poids réel de sortie peut être supérieur En GTE 2024 les naisseurs-engraisseurs sortaient en moyenne à 122 4 kg vif S1 En 2024 parmi…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à engraissement des porcs
Engraissement des porcs · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

30,4 kg

Poids moyen entrée engraissement

IFIP GTE 2024 [S1] [S01][S02]

02
Consolidé

122,4 kg

Poids moyen sortie

IFIP GTE 2024 [S1] [S01][S02]

03
Consolidé

3,4 %

Pertes et saisies

IFIP GTE 2024 [S1] [S01][S02]

04
Consolidé

2,27 kg

Consommation aliment / porc / jour

IFIP GTE 2024 [S1] [S01][S02]

01 · Référence

Définition et place de l’engraissement dans la filière

L’engraissement porcin est la phase de croissance-finition située après le post-sevrage. L’objectif n’est pas simplement d’augmenter le poids : il s’agit de convertir efficacement l’aliment en tissu corporel et en carcasse commercialisable, tout en maintenant santé, bien-être, homogénéité et conformité au cahier des charges. La fin de phase est déterminée par une combinaison de poids, âge, état d’engraissement, sexe, génotype, disponibilité de places, calendrier d’abattoir et grille de paiement.

Dans les statistiques techniques françaises, les indicateurs d’engraissement sont souvent standardisés sur l’intervalle 30-115 kg pour rendre les élevages comparables, même si le poids réel de sortie peut être supérieur. En GTE 2024, les naisseurs-engraisseurs sortaient en moyenne à 122,4 kg vif. [S1]

En 2024, parmi les sites français ayant sorti plus de 300 porcs, 35 % étaient naisseurs-engraisseurs, 7 % naisseurs et 58 % engraisseurs et/ou post-sevreurs. Les naisseurs-engraisseurs produisaient 56 % des porcs charcutiers. [S2]

Les lots peuvent associer femelles, mâles entiers, mâles castrés et, selon les filières, animaux immunocastrés. Le sexe modifie ingestion, dépôt de gras, vitesse de croissance, IC et qualité de carcasse. Les performances GTE 2024 montrent, à structure d’élevages différente mais sur un large effectif, un IC moyen 30-115 de 2,54 pour les élevages produisant majoritairement des mâles entiers contre 2,72 pour ceux produisant majoritairement des mâles castrés, avec un GMQ de 868 contre 845 g/j et un TMP de 61,6 contre 60,7 %. [S1] Ces différences ne doivent pas être appliquées comme coefficients individuels : elles décrivent des populations d’élevages.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Contexte français, géographie et organisation de la filière

L’engraissement porcin français est fortement concentré dans l’Ouest. En 2024, la Bretagne a produit environ 12,27 millions de porcs charcutiers et les Pays de la Loire 2,33 millions ; l’Ouest représentait 73,3 % du tonnage métropolitain de porcs charcutiers. [S2] Cette concentration explique la densité des groupements, fabricants d’aliments, abattoirs, équarrissage, conseil technique et logistique dans ces régions.

En 2024, environ 12 600 sites avaient chargé au moins un porc. Les 8 068 sites ayant sorti plus de 300 porcs dans l’année réalisaient 99,3 % de la production de porcs charcutiers. La moitié des porcs charcutiers provenait de sites ayant sorti entre 300 et 5 000 porcs et l’autre moitié de sites dépassant 5 000 sorties. [S2]

La production est également très organisée commercialement : 31 organisations de producteurs ont commercialisé 19,1 millions de porcs charcutiers en 2024, soit 88 % de la production française. [S2]

Le contexte demeure structurellement tendu. FranceAgriMer indique qu’en 2025 le cheptel porcin français s’est encore réduit de 0,6 %, avec -2,5 % pour les truies, alors que le volume abattu a légèrement progressé grâce à l’augmentation du poids moyen des carcasses. La consommation de viande porcine a augmenté plus vite que la production, faisant passer l’autosuffisance sous 100 %. [S4]

Agreste estime la production 2025 à 22,2 millions de têtes, quasi stable sur un an (-0,2 %), tandis que le volume produit augmente de 0,7 % avec l’alourdissement des carcasses. Le cours moyen du porc s’établit à 1,93 €/kg carcasse en 2025, -8,6 % sur un an ; le coût moyen de l’aliment baisse de 1,9 %. [S5]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Cycle d’un lot : de l’entrée à l’abattoir

La réussite se prépare avant l’arrivée. L’éleveur doit connaître l’origine, le statut sanitaire, l’âge, le poids, le sexe, les vaccinations, le régime alimentaire antérieur, la date/heure de départ, la durée de transport et tout traitement soumis à délai d’attente. La salle doit être vide, propre, désinfectée, séchée et préparée : eau fonctionnelle, nourrisseurs réglés, chauffage/ventilation testés, matériel de manipulation disponible.

Peser ou estimer objectivement le poids du lot et sa dispersion ; éviter de piloter l’alimentation sur un poids « théorique ».

Vérifier immédiatement le débit de tous les points d’eau et l’accès à l’aliment.

Observer les 24-72 premières heures : appétit, respiration, diarrhée, toux, boiteries, agressivité, refus d’eau, hétérogénéité.

Éviter les remélanges inutiles : chaque reconstitution de groupe crée des combats et du stress social.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Alimentation : premier levier technique et économique

L’alimentation doit apporter, au moindre coût global et sans compromettre la santé, l’énergie nette, les acides aminés digestibles, les minéraux, vitamines et fibres correspondant au potentiel du porc. La densité nutritionnelle doit évoluer avec le poids : les besoins relatifs en acides aminés diminuent au cours de l’engraissement alors que l’ingestion augmente. Une seule formule sur toute la phase peut être simple, mais une alimentation bi- ou multiphase permet de rapprocher l’apport du besoin et de limiter les excédents azotés.

Les ratios nutritionnels universels sont à éviter : génotype, sexe, vitesse de croissance, santé, température, type d’aliment et objectif de carcasse modifient le besoin. Les formulations doivent être établies avec un nutritionniste ou à partir d’outils reconnus, par exemple InraPorc, qui simule les stratégies d’alimentation et leurs conséquences techniques, économiques et environnementales. [S20]

Les céréales (blé, maïs, orge, triticale selon disponibilité), sources protéiques, acides aminés, minéraux, vitamines et coproduits peuvent composer l’aliment. En fabrication à la ferme, le risque ne se limite pas à la valeur nutritive : granulométrie, homogénéité du mélange, calibration des doseurs, conservation des matières premières, mycotoxines, erreurs de pesée et contamination croisée deviennent des points critiques.

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05 · Référence

Eau : nutriment, capteur de santé et assurance contre la chaleur

L’eau est souvent le premier facteur limitant sous-estimé Elle sert à l’ingestion la thermorégulation la digestion l’excrétion et l’équilibre physiologique La consommation varie avec le poids la température la teneur en sel protéines le type d’abreuvoir le mode d’alimentation et les fuites Une étude relayée…

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06 · Référence

Ambiance, ventilation et stress thermique

Le porc en croissance produit de plus en plus de chaleur et sa zone de confort thermique évolue avec le poids le sol la vitesse d’air la taille du groupe l’ingestion et l’état sanitaire Un réglage fixe pendant toute la bande est rarement optimal L’objectif…

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07 · Référence

Indicateurs zootechniques et qualité des données

Une moyenne correcte peut cacher un lot très hétérogène Deux salles peuvent avoir le même GMQ moyen mais une dispersion de poids radicalement différente avec conséquences sur la gamme le nombre de départs la durée d’occupation et le nettoyage SILLOVA doit donc stocker lorsque disponible…

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08 · Référence

Santé : approche syndromique et prévention

9.1 Priorité au diagnostic, pas au symptôme isolé

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
IndicateurRéférenceLecture
Poids moyen entrée engraissement30,4 kgIFIP GTE 2024 [S1]
Poids moyen sortie122,4 kgIFIP GTE 2024 [S1]
Pertes et saisies3,4 %IFIP GTE 2024 [S1]
Consommation aliment / porc / jour2,27 kgIFIP GTE 2024 [S1]
IC technique 30-115 kg2,61IFIP GTE 2024 [S1]
GMQ technique 30-115 kg858 g/jIFIP GTE 2024 [S1]
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur définition et place de l’engraissement dans la filière ?

L’engraissement porcin est la phase de croissance-finition située après le post-sevrage L’objectif n’est pas simplement d’augmenter le poids il s’agit de convertir efficacement l’aliment en tissu corporel et en carcasse commercialisable tout en maintenant santé bien-être homogénéité et conformité au cahier des charges La fin de phase est déterminée par une combinaison de poids âge état d’engraissement sexe génotype disponibilité de places calendrier d’abattoir et grille de paiement Dans les statistiques techniques françaises les indicateurs d’engraissement sont souvent standardisés sur l’intervalle 30-115 kg pour rendre les élevages comparables même si… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur contexte français, géographie et organisation de la filière ?

L’engraissement porcin français est fortement concentré dans l’Ouest En 2024 la Bretagne a produit environ 12 27 millions de porcs charcutiers et les Pays de la Loire 2 33 millions l’Ouest représentait 73 3 du tonnage métropolitain de porcs charcutiers S2 Cette concentration explique la densité des groupements fabricants d’aliments abattoirs équarrissage conseil technique et logistique dans ces régions En 2024 environ 12 600 sites avaient chargé au moins un porc Les 8 068 sites ayant sorti plus de 300 porcs dans l’année réalisaient 99 3 de la production de… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur cycle d’un lot : de l’entrée à l’abattoir ?

La réussite se prépare avant l’arrivée L’éleveur doit connaître l’origine le statut sanitaire l’âge le poids le sexe les vaccinations le régime alimentaire antérieur la date heure de départ la durée de transport et tout traitement soumis à délai d’attente La salle doit être vide propre désinfectée séchée et préparée eau fonctionnelle nourrisseurs réglés chauffage ventilation testés matériel de manipulation disponible Peser ou estimer objectivement le poids du lot et sa dispersion éviter de piloter l’alimentation sur un poids théorique Vérifier immédiatement le débit de tous les points d’eau et… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur alimentation : premier levier technique et économique ?

L’alimentation doit apporter au moindre coût global et sans compromettre la santé l’énergie nette les acides aminés digestibles les minéraux vitamines et fibres correspondant au potentiel du porc La densité nutritionnelle doit évoluer avec le poids les besoins relatifs en acides aminés diminuent au cours de l’engraissement alors que l’ingestion augmente Une seule formule sur toute la phase peut être simple mais une alimentation bi- ou multiphase permet de rapprocher l’apport du besoin et de limiter les excédents azotés Les ratios nutritionnels universels sont à éviter génotype sexe vitesse de… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur eau : nutriment, capteur de santé et assurance contre la chaleur ?

L’eau est souvent le premier facteur limitant sous-estimé Elle sert à l’ingestion la thermorégulation la digestion l’excrétion et l’équilibre physiologique La consommation varie avec le poids la température la teneur en sel protéines le type d’abreuvoir le mode d’alimentation et les fuites Une étude relayée par les Chambres d’agriculture rapporte une consommation moyenne d’environ 7 06 1 86 L porc jour en engraissement ce repère n’est pas une norme et la dispersion est importante S17 Un contrôle au seau chronomètre doit être intégré à la routine notamment à l’arrivée d’un… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur ambiance, ventilation et stress thermique ?

Le porc en croissance produit de plus en plus de chaleur et sa zone de confort thermique évolue avec le poids le sol la vitesse d’air la taille du groupe l’ingestion et l’état sanitaire Un réglage fixe pendant toute la bande est rarement optimal L’objectif de ventilation est d’évacuer vapeur d’eau chaleur gaz et poussières sans créer de courant d’air froid au niveau des animaux Le programme ClimatBat des Chambres d’agriculture donne pour l’illustration d’une salle de 100 porcs en fin d’engraissement en zone tempérée un débit maximal de ventilation… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08