Référence agronomique · France

Élevage porcin · Races et systèmes porcins

Porcs en bâtiment

Référence technique · Porcs en bâtiment

Le porc en bâtiment constitue le cœur du modèle porcin français contemporain Il ne désigne pas une technique unique un même élevage peut associer verraterie en stalles ou en petits groupes gestation collective maternité conventionnelle ou liberté post-sevrage chauffé engraissement sur caillebotis total ou partiel voire certains lots sur litière L’intérêt du bâtiment est de maîtriser les flux l’alimentation le climat et la biosécurité ses points faibles potentiels sont la dépendance à la ventilation et à l’énergie la concentration des animaux les émissions et le risque de dégradation rapide du bien-être en cas de défaut d’ambiance ou d’enrichissement S6 S9 S15 La filière reste très concentrée géographiquement selon les données 2024 provisoires d’Agreste reprises par…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
Commencer la lecture
Vue agricole consacrée à porcs en bâtiment
Porcs en bâtiment · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

15. Santé du troupeau et biosécurité

2. Définition et périmètre du système « en bâtiment »

Le porc en bâtiment constitue le cœur du modèle porcin français contemporain Il ne désigne pas une technique unique un même élevage peut associer verraterie en stalles ou en petits groupes gestation collective maternité conventionnelle ou… [S01][S02]

02
Consolidé

16. Bien-être, enrichissement, queue et pratiques douloureuses

3. Place dans la filière porcine française

Un élevage porcin en bâtiment est un système dans lequel la totalité ou la majeure partie du cycle d’élevage se déroule dans des locaux couverts et organisés en salles cases et circuits techniques Le bâtiment peut… [S01][S02]

03
Consolidé

17. Effluents, ammoniac, odeurs, énergie et climat

4. Catégories d’animaux et organisation des ateliers

La production nationale a connu une contraction structurelle au cours de la dernière décennie L’IFIP indique 24 57 millions de porcs produits en métropole en 2010 22 73 millions en 2020 et 21 35 millions en… [S01][S02]

04
Consolidé

18. Travail, ergonomie, automatisation et élevage de précision

5. Conduite en bandes et flux sanitaires

Le principe d’ all-in all-out tout plein tout vide est déterminant en post-sevrage et en engraissement un lot entre dans une salle nettoyée reste ensemble et sort avant le nettoyage complet Le mélange permanent d’âges et… [S01][S02]

01 · Référence

Synthèse exécutive et chiffres-clés

Le porc en bâtiment constitue le cœur du modèle porcin français contemporain. Il ne désigne pas une technique unique : un même élevage peut associer verraterie en stalles ou en petits groupes, gestation collective, maternité conventionnelle ou liberté, post-sevrage chauffé, engraissement sur caillebotis total ou partiel, voire certains lots sur litière. L’intérêt du bâtiment est de maîtriser les flux, l’alimentation, le climat et la biosécurité ; ses points faibles potentiels sont la dépendance à la ventilation et à l’énergie, la concentration des animaux, les émissions, et le risque de dégradation rapide du bien-être en cas de défaut d’ambiance ou d’enrichissement. [S6][S9][S15]

La filière reste très concentrée géographiquement : selon les données 2024 provisoires d’Agreste reprises par l’IFIP, la Bretagne produit environ 12,27 millions de porcs charcutiers, soit 56,9 % de la production métropolitaine, et l’ensemble Ouest représente 73,3 %. La production française hors DOM atteint 21,35 millions de têtes en 2024. Pour l’année complète 2025, Agreste estime la production à 22,2 millions de têtes, quasi stable sur un an après le léger rebond de 2024. [S2][S4]

Les performances de référence 2024 montrent l’enjeu du pilotage du bâtiment. Dans les élevages naisseurs-engraisseurs suivis en GTE, le GMQ technique d’engraissement 30–115 kg est de 858 g/j, l’indice de consommation de 2,61 et les pertes/saisies de 3,4 %. Le tiers supérieur sur la marge atteint 870 g/j, 2,55 d’IC et 2,9 % de pertes, contre 842 g/j, 2,69 et 4,3 % pour le tiers inférieur. Ces écarts ne proviennent pas uniquement du bâtiment, mais l’ambiance, l’eau, l’aliment, le sanitaire, la densité et le fonctionnement des équipements les influencent directement. [S4][S5]

Source : IFIP, Porc par les Chiffres 2025-2026, d’après Agreste-SAA — données 2024 provisoires. [S4]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Définition et périmètre du système « porcs en bâtiment »

Un élevage porcin « en bâtiment » est un système dans lequel la totalité ou la majeure partie du cycle d’élevage se déroule dans des locaux couverts et organisés en salles, cases et circuits techniques. Le bâtiment peut être fermé avec ventilation dynamique, semi-ouvert avec ventilation naturelle, ou combiner des volumes fermés et des courettes. La définition opérationnelle SILLOVA ne doit donc pas être confondue avec « caillebotis intégral » : le support de couchage, le mode d’évacuation des déjections et l’accès extérieur sont des dimensions distinctes. [S20][S27]

La réglementation française distingue les catégories biologiques et zootechniques : porcelet jusqu’au sevrage, porc sevré jusqu’à dix semaines, porc de production de dix semaines jusqu’à l’abattage ou la saillie, cochette, truie, truie sèche et gravide, truie allaitante et verrat. Chaque catégorie a des contraintes thermiques, comportementales et alimentaires différentes ; il est donc techniquement erroné de concevoir un bâtiment homogène pour tout le troupeau. [S7]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Place dans la filière porcine française

La production nationale a connu une contraction structurelle au cours de la dernière décennie. L’IFIP indique 24,57 millions de porcs produits en métropole en 2010, 22,73 millions en 2020 et 21,35 millions en 2024. Le redressement de 2024 et la stabilisation de 2025 ne compensent donc pas la baisse de long terme. Cette évolution renforce la recherche de productivité par place, de maîtrise des coûts, de pérennité des bâtiments et d’adaptation aux attentes sociétales. [S2][S4]

La filière est structurée autour d’un tissu d’élevages de production, d’organisations de producteurs, d’abattoirs et d’industries de charcuterie. L’IFIP recense environ 853 000 truies dans 3 420 élevages de production dans la pyramide génétique 2024, en plus des élevages de sélection et de multiplication. Les choix de bâtiment sont donc aussi des choix de filière : poids de sortie, cadence, type de mâle, statut sanitaire, contrats d’aliment et relation avec l’abattoir. [S4]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Catégories d’animaux et organisation des ateliers

Le principe d’ all-in all-out tout plein tout vide est déterminant en post-sevrage et en engraissement un lot entre dans une salle nettoyée reste ensemble et sort avant le nettoyage complet Le mélange permanent d’âges et l’utilisation continue d’une salle rendent plus difficile la rupture…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Conduite en bandes et flux sanitaires

La conduite en bandes synchronise saillies mises bas sevrages et transferts Le bâtiment doit être dimensionné sur le calendrier de bande réel nombre de truies par bande âge au sevrage durée de vide sanitaire rotation des salles et capacité de rattrapage Une mauvaise concordance entre…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

06 · Référence

Conception générale du bâtiment et zonage

Le plan de biosécurité prévu par l’arrêté du 16 octobre 2018 doit cartographier au minimum les zones publique professionnelle et d’élevage les parkings et les sens de circulation Cette logique doit être incorporée dès la conception le sas sanitaire ne doit pas être une simple…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

07 · Référence

Surfaces réglementaires, sols et types de cases

En France l’arrêté du 16 janvier 2003 fixe les superficies libres minimales pour les porcs sevrés et de production élevés en groupe Ces seuils sont des minima juridiques pas des objectifs zootechniques universels Les risques de morsure de queue de conflit d’accès de chaleur et…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Ventilation, qualité de l’air et confort thermique

La qualité d’ambiance est l’un des déterminants les plus sensibles d’un élevage en bâtiment Un défaut de ventilation peut augmenter humidité CO₂ ammoniac poussières et pression respiratoire une surventilation ou un mauvais trajet d’air peut refroidir les porcelets et les porcs récemment sevrés PorciSanté recommande…

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
1. Synthèse exécutive et chiffres-clés14. Engraissement : croissance, densité et finition
2. Définition et périmètre du système « en bâtiment »15. Santé du troupeau et biosécurité
3. Place dans la filière porcine française16. Bien-être, enrichissement, queue et pratiques douloureuses
4. Catégories d’animaux et organisation des ateliers17. Effluents, ammoniac, odeurs, énergie et climat
5. Conduite en bandes et flux sanitaires18. Travail, ergonomie, automatisation et élevage de précision
6. Conception générale du bâtiment et zonage19. Indicateurs zootechniques et GTE 2024
7. Surfaces réglementaires, sols et types de cases20. Économie, investissement et marché 2024–2026
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur synthèse exécutive et chiffres-clés ?

Le porc en bâtiment constitue le cœur du modèle porcin français contemporain Il ne désigne pas une technique unique un même élevage peut associer verraterie en stalles ou en petits groupes gestation collective maternité conventionnelle ou liberté post-sevrage chauffé engraissement sur caillebotis total ou partiel voire certains lots sur litière L’intérêt du bâtiment est de maîtriser les flux l’alimentation le climat et la biosécurité ses points faibles potentiels sont la dépendance à la ventilation et à l’énergie la concentration des animaux les émissions et le risque de dégradation rapide du… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur définition et périmètre du système « porcs en bâtiment » ?

Un élevage porcin en bâtiment est un système dans lequel la totalité ou la majeure partie du cycle d’élevage se déroule dans des locaux couverts et organisés en salles cases et circuits techniques Le bâtiment peut être fermé avec ventilation dynamique semi-ouvert avec ventilation naturelle ou combiner des volumes fermés et des courettes La définition opérationnelle SILLOVA ne doit donc pas être confondue avec caillebotis intégral le support de couchage le mode d’évacuation des déjections et l’accès extérieur sont des dimensions distinctes S20 S27 La réglementation française distingue les catégories… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur place dans la filière porcine française ?

La production nationale a connu une contraction structurelle au cours de la dernière décennie L’IFIP indique 24 57 millions de porcs produits en métropole en 2010 22 73 millions en 2020 et 21 35 millions en 2024 Le redressement de 2024 et la stabilisation de 2025 ne compensent donc pas la baisse de long terme Cette évolution renforce la recherche de productivité par place de maîtrise des coûts de pérennité des bâtiments et d’adaptation aux attentes sociétales S2 S4 La filière est structurée autour d’un tissu d’élevages de production d’organisations… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur catégories d’animaux et organisation des ateliers ?

Le principe d’« all-in/all-out » (tout plein–tout vide) est déterminant en post-sevrage et en engraissement : un lot entre dans une salle nettoyée, reste ensemble et sort avant le nettoyage complet. Le mélange permanent d’âges et l’utilisation continue d’une salle rendent plus difficile la rupture des cycles infectieux. Le GBPH porcin et PorciSanté insistent sur la préparation des salles, le nettoyage-désinfection et la séparation des zones. [S9][S10] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur conduite en bandes et flux sanitaires ?

La conduite en bandes synchronise saillies, mises bas, sevrages et transferts. Le bâtiment doit être dimensionné sur le calendrier de bande réel : nombre de truies par bande, âge au sevrage, durée de vide sanitaire, rotation des salles et capacité de rattrapage. Une mauvaise concordance entre le plan de bandes et le nombre de places conduit soit à une sous-utilisation coûteuse, soit à des surcharges qui dégradent densité, nettoyage et biosécurité. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur conception générale du bâtiment et zonage ?

Le plan de biosécurité prévu par l’arrêté du 16 octobre 2018 doit cartographier au minimum les zones publique professionnelle et d’élevage les parkings et les sens de circulation Cette logique doit être incorporée dès la conception le sas sanitaire ne doit pas être une simple porte mais une rupture fonctionnelle entre l’extérieur et la zone d’élevage avec changement de tenue et de chaussures lavage des mains et matériel dédié S12 Positionner le quai d’embarquement en limite de zone d’élevage afin d’éviter le retour des chauffeurs dans les salles le GBPH… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08