Référence agronomique · France

Santé des cultures · Maladies des cultures

Phomopsis du tournesol

Diaporthe helianthi

Le phomopsis du tournesol forme des lésions qui peuvent progresser de la feuille au pétiole puis à la tige. Diagnostic et choix variétal précèdent toute décision de protection.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Phomopsis du tournesol — illustration documentaire (Santé des cultures, Maladies des cultures)
Phomopsis du tournesol · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Agent

Diaporthe helianthi

Indice

Chancre sur tige

Trajet

Feuille puis pétiole

Décision

Évaluer variété et pression

01 · Guide

Synthèse exécutive

Le phomopsis du tournesol est principalement associé en France à Diaporthe helianthi, un ascomycète nécrotrophe. La forme asexuée a longtemps été désignée Phomopsis helianthi, ce qui explique l’usage persistant du nom « phomopsis ». D’autres Diaporthe peuvent provoquer des chancres très proches selon les continents ; cette diversité taxonomique impose de distinguer le diagnostic de terrain de l’identification d’espèce en laboratoire.

02 · Guide

Identité, taxonomie et terminologie

Diaporthe helianthi appartient aux Ascomycota. La maladie est souvent appelée « phomopsis » parce que Phomopsis helianthi désigne historiquement la forme asexuée du même organisme. La nomenclature moderne des champignons tend à privilégier un nom unique, Diaporthe, mais le vocabulaire agronomique conserve largement « phomopsis » pour la maladie.

03 · Guide

Histoire et diffusion en France

Les premières grandes épidémies attribuées à Phomopsis helianthi ont été décrites à la fin des années 1970 dans l’ex-Yougoslavie. En France, la maladie est identifiée en 1984 dans une zone comprise entre Toulouse et Carcassonne. À partir du milieu des années 1990, elle s’étend progressivement à l’ensemble des régions de culture du tournesol.

04 · Guide

Le tournesol français : contexte de production

Le risque phomopsis doit être replacé dans une culture qui couvre plusieurs centaines de milliers d’hectares et dont la géographie se déplace avec les conditions économiques et climatiques. Agreste estime la sole de tournesol à 686 000 ha en 2025, pour un rendement moyen de 20,9 q/ha et une production de 1,435 Mt.

Pour 2026, les estimations publiées en juin faisaient état d’une progression d’environ 70 000 ha par rapport à 2025. Les surfaces sont donc en hausse, ce qui peut faire entrer le tournesol dans des parcelles ou territoires où l’historique sanitaire est moins connu. La vigilance ne doit pas être limitée aux anciens bassins historiques.

05 · Guide

Importance actuelle et retour du risque 2024–2025

À l’échelle nationale, Terres Inovia décrit une maladie devenue nettement moins fréquente depuis le milieu des années 2010. Toutefois, cette tendance de fond coexiste avec des flambées régionales. La séquence 2024–2025 en Grand Est constitue un cas d’école : un printemps puis un été humides ont maintenu un microclimat favorable dans des couverts souvent bien développés.

06 · Guide

Symptômes sur feuilles

La feuille est souvent la première porte d’entrée visible. La contamination se produit classiquement près du bord du limbe. Une tache triangulaire brunâtre se forme, souvent avec une marge jaune ; sa pointe s’allonge en direction du centre en suivant une nervure. Le fait que la nécrose « prenne la nervure » et se dirige vers le pétiole est une clé de diagnostic très utile.

07 · Guide

Symptômes sur pétioles, tiges et capitules

Après la feuille, le champignon gagne le pétiole puis le point d’insertion sur la tige. La lésion de tige est généralement brun-rouge à brun grisâtre, à contours plus ou moins frangés, centrée sur un nœud. Elle peut s’allonger sur 15 à 20 cm. Lorsque la lésion encercle complètement la tige, les tissus conducteurs sont fortement compromis : le capitule peut s’échauder, la plante vieillit prématurément et la tige devient cassante.

08 · Guide

Observer le risque avant toute intervention

Une lésion foliaire ne correspond pas automatiquement à une perte sur tige. Suivre son passage éventuel du limbe au pétiole, puis à la tige, permet d’évaluer la progression du phomopsis et de le distinguer du phoma.

Terres Inovia recommande de tenir compte de la sensibilité variétale, du stade de la culture et des observations régionales avant de décider une protection. Noter les zones touchées et la date des premiers symptômes aide à choisir une variété adaptée et à interpréter les résidus de la parcelle suivante.

09 · Repères

Retenir les repères d’identification

Quatre repères situent le phomopsis du tournesol : l’agent, l’indice visible, le trajet de la lésion et la décision à évaluer.

Repères d’identification du phomopsis du tournesol
RepèrePoint à retenir
AgentDiaporthe helianthi
IndiceChancre sur tige
TrajetFeuille puis pétiole
DécisionÉvaluer variété et pression

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Quel est l’agent du phomopsis du tournesol?

Il est principalement associé en France à Diaporthe helianthi, un ascomycète nécrotrophe. Le nom « phomopsis » vient de la forme asexuée, Phomopsis helianthi.

Comment suivre la progression de la maladie?

Une tache triangulaire brunâtre à marge jaune apparaît près du bord du limbe. Lorsque la nécrose prend la nervure et se dirige vers le pétiole, elle peut gagner la tige.

Une lésion foliaire entraîne-t-elle une perte sur tige?

Pas automatiquement. Il faut suivre son passage éventuel du limbe au pétiole, puis à la tige. Terres Inovia recommande de tenir compte de la sensibilité variétale et du stade avant de décider une protection.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.