01 · Référence
Cadre, méthode et niveau de preuve
Le cahier des charges SILLOVA pour la partie 452 demande une fiche de diagnostic et de gestion intégrée reliant l’agent causal, les symptômes, le cycle biologique, les conditions favorables, la surveillance, la nuisibilité, la prévention agronomique, la résistance variétale, le biocontrôle et les solutions autorisées. [S1]
Le dossier a été construit en donnant la priorité aux références françaises les plus directement applicables Terres Inovia pour la connaissance de la culture les conseils de protection et les essais INRAE Ephytia pour la biologie et la semence DRAAF BSV pour la situation sanitaire récente Agreste pour le contexte de production ANSES E-Phy pour…
02 · Référence
Synthèse exécutive
Le phomopsis du tournesol est principalement associé en France à Diaporthe helianthi, un ascomycète nécrotrophe. La forme asexuée a longtemps été désignée Phomopsis helianthi, ce qui explique l’usage persistant du nom « phomopsis ». D’autres Diaporthe peuvent provoquer des chancres très proches selon les continents ; cette diversité taxonomique impose de distinguer le diagnostic de terrain de l’identification d’espèce en laboratoire. [S2, S18]
L’épidémie démarre surtout à partir des résidus de tournesol infectés laissés près de la surface Les périthèces mûrissent en fin d’hiver puis les ascospores sont libérées lors d’épisodes humides et disséminées par pluie et vent L’infection commence fréquemment au bord du limbe puis le mycélium suit les nervures gagne le pétiole et atteint la tige…
03 · Référence
Identité, taxonomie et terminologie
Diaporthe helianthi appartient aux Ascomycota. La maladie est souvent appelée « phomopsis » parce que Phomopsis helianthi désigne historiquement la forme asexuée du même organisme. La nomenclature moderne des champignons tend à privilégier un nom unique, Diaporthe, mais le vocabulaire agronomique conserve largement « phomopsis » pour la maladie. [S2-S3]
Terres Inovia rappelle que le syndrome de chancre du tournesol peut impliquer plusieurs espèces du genre Diaporthe D helianthi domine historiquement en France et en Europe tandis que D gulyae est particulièrement importante en Australie D kongii D masirevicii et D novem ont aussi été signalées sur tournesol Le terme phomopsis décrit donc un problème…
04 · Référence
Histoire et diffusion en France
Les premières grandes épidémies attribuées à Phomopsis helianthi ont été décrites à la fin des années 1970 dans l’ex-Yougoslavie. En France, la maladie est identifiée en 1984 dans une zone comprise entre Toulouse et Carcassonne. À partir du milieu des années 1990, elle s’étend progressivement à l’ensemble des régions de culture du tournesol. [S2]
Jusqu’à la fin des années 1990 le phomopsis est l’une des principales maladies du tournesol français Le progrès génétique et l’évolution des pratiques réduisent ensuite sa fréquence particulièrement à partir du milieu des années 2010 Cette amélioration ne signifie cependant pas disparition de l’inoculum les campagnes pluvieuses peuvent réactiver fortement le risque comme l’ont montré…
05 · Référence
Le tournesol français : contexte de production
Le risque phomopsis doit être replacé dans une culture qui couvre plusieurs centaines de milliers d’hectares et dont la géographie se déplace avec les conditions économiques et climatiques. Agreste estime la sole de tournesol à 686 000 ha en 2025, pour un rendement moyen de 20,9 q/ha et une production de 1,435 Mt. [S20]
Pour 2026, les estimations publiées en juin faisaient état d’une progression d’environ 70 000 ha par rapport à 2025. Les surfaces sont donc en hausse, ce qui peut faire entrer le tournesol dans des parcelles ou territoires où l’historique sanitaire est moins connu. La vigilance ne doit pas être limitée aux anciens bassins historiques. [S21]
06 · Référence
Importance actuelle et retour du risque 2024–2025
À l’échelle nationale, Terres Inovia décrit une maladie devenue nettement moins fréquente depuis le milieu des années 2010. Toutefois, cette tendance de fond coexiste avec des flambées régionales. La séquence 2024–2025 en Grand Est constitue un cas d’école : un printemps puis un été humides ont maintenu un microclimat favorable dans des couverts souvent bien développés. [S2, S8-S10]
En Lorraine en 2024 le phomopsis est observé dans 100 des parcelles du réseau BSV contre 50 en 2023 avec 38 de pieds touchés en moyenne Le BSV qualifie la pression de forte et identifie la nuisibilité des maladies particulièrement le phomopsis sur variétés sensibles comme premier facteur limitant du rendement de la campagne En…
07 · Référence
Symptômes sur feuilles
La feuille est souvent la première porte d’entrée visible. La contamination se produit classiquement près du bord du limbe. Une tache triangulaire brunâtre se forme, souvent avec une marge jaune ; sa pointe s’allonge en direction du centre en suivant une nervure. Le fait que la nécrose « prenne la nervure » et se dirige vers le pétiole est une clé de diagnostic très utile. [S2, S11]
À mesure que le mycélium progresse la feuille flétrit puis se dessèche Plusieurs étages foliaires peuvent être contaminés au cours d’une succession d’épisodes de libération d’ascospores L’absence de symptômes précoces sur tige n’exclut pas une infection déjà installée sur feuilles car la phase de progression vers le pétiole et la tige peut durer plusieurs semaines…
08 · Référence
Symptômes sur pétioles, tiges et capitules
Après la feuille, le champignon gagne le pétiole puis le point d’insertion sur la tige. La lésion de tige est généralement brun-rouge à brun grisâtre, à contours plus ou moins frangés, centrée sur un nœud. Elle peut s’allonger sur 15 à 20 cm. Lorsque la lésion encercle complètement la tige, les tissus conducteurs sont fortement compromis : le capitule peut s’échauder, la plante vieillit prématurément et la tige devient cassante. [S2, S12]
| Champ | Référence |
|---|---|
| Culture | Tournesol cultivé — Helianthus annuus L. |
| Maladie | Phomopsis / chancre de la tige du tournesol |
| Agent historiquement majeur en France | Diaporthe helianthi — champignon ascomycète nécrotrophe |
| Ancien nom de la forme asexuée | Phomopsis helianthi |
| Organes majeurs | Feuilles → pétioles → tiges ; capitules possibles |
| Symptôme discriminant | Tache triangulaire brune partant du bord de feuille et progressant le long d’une nervure vers le pétiole |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur cadre, méthode et niveau de preuve ?
Le cahier des charges SILLOVA pour la partie 452 demande une fiche de diagnostic et de gestion intégrée reliant l’agent causal les symptômes le cycle biologique les conditions favorables la surveillance la nuisibilité la prévention agronomique la résistance variétale le biocontrôle et les solutions autorisées S1 Le dossier a été construit en donnant la priorité aux références françaises les plus directement applicables Terres Inovia pour la connaissance de la culture les conseils de protection et les essais INRAE Ephytia pour la biologie et la semence DRAAF BSV pour la situation… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?
Le phomopsis du tournesol est principalement associé en France à Diaporthe helianthi un ascomycète nécrotrophe La forme asexuée a longtemps été désignée Phomopsis helianthi ce qui explique l’usage persistant du nom phomopsis D’autres Diaporthe peuvent provoquer des chancres très proches selon les continents cette diversité taxonomique impose de distinguer le diagnostic de terrain de l’identification d’espèce en laboratoire S2 S18 L’épidémie démarre surtout à partir des résidus de tournesol infectés laissés près de la surface Les périthèces mûrissent en fin d’hiver puis les ascospores sont libérées lors d’épisodes humides et… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité, taxonomie et terminologie ?
Diaporthe helianthi appartient aux Ascomycota La maladie est souvent appelée phomopsis parce que Phomopsis helianthi désigne historiquement la forme asexuée du même organisme La nomenclature moderne des champignons tend à privilégier un nom unique Diaporthe mais le vocabulaire agronomique conserve largement phomopsis pour la maladie S2-S3 Terres Inovia rappelle que le syndrome de chancre du tournesol peut impliquer plusieurs espèces du genre Diaporthe D helianthi domine historiquement en France et en Europe tandis que D gulyae est particulièrement importante en Australie D kongii D masirevicii et D novem ont aussi… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur histoire et diffusion en france ?
Les premières grandes épidémies attribuées à Phomopsis helianthi ont été décrites à la fin des années 1970 dans l’ex-Yougoslavie En France la maladie est identifiée en 1984 dans une zone comprise entre Toulouse et Carcassonne À partir du milieu des années 1990 elle s’étend progressivement à l’ensemble des régions de culture du tournesol S2 Jusqu’à la fin des années 1990 le phomopsis est l’une des principales maladies du tournesol français Le progrès génétique et l’évolution des pratiques réduisent ensuite sa fréquence particulièrement à partir du milieu des années 2010 Cette… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur le tournesol français : contexte de production ?
Le risque phomopsis doit être replacé dans une culture qui couvre plusieurs centaines de milliers d’hectares et dont la géographie se déplace avec les conditions économiques et climatiques Agreste estime la sole de tournesol à 686 000 ha en 2025 pour un rendement moyen de 20 9 q ha et une production de 1 435 Mt S20 Pour 2026 les estimations publiées en juin faisaient état d’une progression d’environ 70 000 ha par rapport à 2025 Les surfaces sont donc en hausse ce qui peut faire entrer le tournesol dans… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur importance actuelle et retour du risque 2024–2025 ?
À l’échelle nationale Terres Inovia décrit une maladie devenue nettement moins fréquente depuis le milieu des années 2010 Toutefois cette tendance de fond coexiste avec des flambées régionales La séquence 2024 2025 en Grand Est constitue un cas d’école un printemps puis un été humides ont maintenu un microclimat favorable dans des couverts souvent bien développés S2 S8-S10 En Lorraine en 2024 le phomopsis est observé dans 100 des parcelles du réseau BSV contre 50 en 2023 avec 38 de pieds touchés en moyenne Le BSV qualifie la pression de… [S01][S02][S03]





