Référence agronomique · France

Élevage bovin · Races et systèmes bovins

Parthenaise

La Parthenaise est une race bovine allaitante originaire de la Gâtine poitevine. Son histoire, sa sélection et sa conduite associent aptitudes maternelles et production de viande.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 5 min
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Parthenaise — illustration documentaire (Élevage bovin, Races et systèmes bovins)
Parthenaise · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Quatre points pour guider la lecture.

Type

Bovin allaitant

Berceau

Gâtine poitevine

Robe

Fauve à muqueuses noires

Conduite

Mères et croissance

01 · Repère

La Parthenaise dans son système

La Parthenaise est aujourd’hui une race bovine allaitante de la Gâtine poitevine, conduite pour produire des veaux et des animaux destinés à la viande. Son ancien usage pour le travail et le lait explique une histoire différente de celle des races bouchères spécialisées dès l’origine.

L’éleveur raisonne la reproduction, les qualités maternelles et la croissance des jeunes avec les ressources de son exploitation. Les effectifs publiés par les organismes de race et les animaux contrôlés ne décrivent pas la même population.

02 · Guide

Définition, terminologie et classification zootechnique

Historiquement, la Parthenaise n’est pas née comme race bouchère spécialisée. Les sources de race décrivent une population poitevine utilisée pour la traction, la production laitière — notamment associée au beurre des Charentes — et la viande. La spécialisation allaitante est une transformation du XXe siècle, devenue structurante avec la relance des années 1980. Cette histoire explique qu’une partie des critères maternels, notamment la capacité laitière des mères, reste importante dans le projet racial actuel.

03 · Guide

Origine, histoire et évolution de la race

France Parthenaise situe le berceau dans la Gâtine poitevine, près de Parthenay. Eugène Gayot aurait utilisé le nom « Parthenaise » au milieu du XIXe siècle pour désigner la population de bovins fauves présente dans l’Ouest, entre Loire et Gironde. Le nom renvoie donc à un territoire d’origine mais a rapidement recouvert une population plus large que le seul canton de Parthenay.

04 · Guide

Morphologie, robe, format et critères d’identification

La robe est fauve unie, du froment clair au foncé, parfois grisâtre. France Parthenaise décrit le fouet de la queue, les muqueuses, le contour des oreilles et les onglons comme noirs; le pourtour des yeux et du mufle, l’extrémité des membres et le dessous du ventre sont plus clairs. Les cornes traditionnelles sont courtes et en croissant.

05 · Guide

Effectifs, implantation géographique et dynamique de population

La géographie contemporaine reste fortement liée au berceau historique. Les Deux-Sèvres constituent le principal noyau, complété par la Vendée, le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique. France Parthenaise signale cependant une présence dans 75 départements, montrant une diffusion bien au-delà de l’Ouest.

Races de France distingue l’effectif total des vaches et le nombre de femelles engagées dans le contrôle de performances. Ces deux valeurs ne se comparent qu’à millésime égal. La présence de la race dans les Deux-Sèvres reste importante, mais l’implantation hors de son berceau doit aussi être prise en compte pour suivre la diversité de la population.

06 · Guide

Systèmes d’élevage et conduite des troupeaux Parthenais

La Parthenaise est aujourd’hui principalement conduite en systèmes allaitants, souvent naisseurs-engraisseurs ou naisseurs avec vente de jeunes. La race peut s’insérer dans des exploitations herbagères de l’Ouest, en polyculture-élevage ou dans des systèmes plus intensifs de finition. La littérature publique de l’OS insiste sur la capacité des mères à élever leur veau et sur la valorisation de la viande; elle ne définit pas un système unique.

Le naisseur organise reproduction, vêlages, allaitement et sevrage, puis vend les jeunes — broutards, reproducteurs ou animaux destinés à l’engraissement. La maîtrise de l’IVV, du taux de veaux sevrés par vache mise à la reproduction et du poids au sevrage conditionne directement la productivité numérique et pondérale.

07 · Guide

Reproduction, fertilité, vêlage et productivité numérique

En campagne 2024, l’IVV moyen des vaches Parthenaises contrôlées est de 382 jours, avec une dispersion importante (écart-type publié 62,3 jours). Un IVV proche d’un an est recherché dans de nombreux systèmes allaitants, mais l’interprétation doit tenir compte des choix de saison de vêlage, des retards de remise à la reproduction, des pertes embryonnaires et du contexte alimentaire.

Repères de reproduction publiés pour la campagne 2024
IndicateurValeur
IVV moyen des vaches contrôlées382 jours
Écart-type publié62,3 jours

08 · Guide

Sélectionner les reproducteurs

La sélection de la Parthenaise combine qualités maternelles, facilité de naissance, croissance et aptitude des jeunes à produire une carcasse adaptée au débouché.

Comparer les reproducteurs sur des résultats enregistrés dans des conditions connues évite de retenir un animal pour sa seule apparence. L’adéquation au troupeau de femelles et au système fourrager reste décisive.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Quel est l’IVV moyen publié pour la Parthenaise?

En campagne 2024, l’IVV moyen des vaches contrôlées est de 382 jours, avec un écart-type publié de 62,3 jours.

D’où vient le nom de la race?

Le berceau se situe dans la Gâtine poitevine, près de Parthenay. Le nom a servi au XIXe siècle à désigner une population de bovins fauves de l’Ouest.

Les effectifs publiés suffisent-ils à décrire la population?

Non. L’effectif total des vaches et le nombre de femelles engagées dans le contrôle de performances ne se comparent qu’à millésime égal.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.

  1. Races de France

    La race Parthenaise

    s. d.