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Identité de l’agent causal et taxonomie
INRAE/ePhytia classe explicitement P. leucotricha dans les Erysiphaceae et le présente comme l’agent de l’oïdium du pommier. La biologie des Erysiphales explique plusieurs particularités pratiques : mycélium essentiellement superficiel, production abondante de conidies, besoin d’un hôte vivant et sensibilité très marquée des organes jeunes.
L’expression « oïdium » désigne un type de maladie et non une espèce unique. D’autres Podosphaera attaquent d’autres rosacées ; le diagnostic doit donc être rattaché à l’hôte, aux symptômes et si nécessaire à une identification de laboratoire. En pratique pommier, P. leucotricha est la référence étiologique à retenir.
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Importance agronomique et contexte français
L’oïdium n’est pas seulement une maladie foliaire esthétique. Les attaques précoces et répétées peuvent ralentir la croissance des pousses, diminuer la vigueur, fragiliser la mise en réserve, affecter la résistance hivernale des bourgeons, compromettre certaines fleurs et provoquer du russeting sur fruit. L’impact est particulièrement critique en pépinière et dans les jeunes vergers, où la croissance terminale se poursuit longtemps et renouvelle en permanence des tissus très sensibles.
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Symptômes détaillés par organe et stade
Le diagnostic peut commencer avant même le débourrement. Les rameaux issus de contaminations de l’année précédente peuvent présenter un aspect rabougri ; les écailles de bourgeons peuvent être desséchées et un feutrage grisâtre à blanchâtre peut rester visible sur les extrémités atteintes. Le guide technique « Conduite du pommier en agriculture biologique 2024 » recommande explicitement l’observation des bourgeons oïdiés en hiver, car ils constituent les principales sources de contaminations primaires.
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Diagnostic différentiel
Le feutrage poudreux blanc sur jeunes tissus est souvent très évocateur, mais plusieurs problèmes du pommier peuvent être confondus avec l’oïdium à distance ou sur photo. Le tableau ci-dessous sert de grille de tri ; en cas de doute, la confirmation peut nécessiter un examen à la loupe ou en laboratoire.
| Organe ou stade | Signe signalé |
|---|---|
| Rameaux de l’année précédente | Aspect rabougri |
| Écailles de bourgeons | Desséchées, avec feutrage grisâtre à blanchâtre sur les extrémités atteintes |
| Bourgeons oïdiés en hiver | Principales sources de contaminations primaires |
| Jeunes tissus | Feutrage poudreux blanc |
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Épidémiologie et facteurs de risque
Les BSV français retiennent couramment une plage favorable autour de 10–20 °C. Une fiche Cornell plus détaillée situe la germination et l’infection entre environ 10 et 25 °C, avec un optimum proche de 19–22 °C ; l’activité devient faible aux températures très basses et au-delà d’environ 30 °C. Ces valeurs sont des repères biologiques, pas des seuils réglementaires.
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Sensibilité des tissus et phénologie
Les repères phénologiques doivent être utilisés avec la dynamique de pousse. Le risque démarre au débourrement des bourgeons infectés et se prolonge tant que de nouveaux tissus sensibles sont produits. Le BSV Île-de-France 2026 fixe le stade de sensibilité à partir de C3 ; un document IDF plus ancien décrit les contaminations primaires dès C–C3.
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Surveillance, notation et seuils de décision
La surveillance relie les pousses infectées au développement des jeunes organes. Parcourir les zones ayant subi une forte pression la saison précédente et les variétés sensibles, puis noter l’évolution des foyers d’une semaine à l’autre. Un seuil unique ne remplace pas l’observation du verger.
Noter un nombre fixe de pousses (par exemple 50 ou 100) pour obtenir un pourcentage comparable dans le temps ; conserver le même protocole d’une visite à l’autre.
Pour chaque pousse, noter présence/absence et, si besoin, une classe de sévérité (0 : absent ; 1 : foyer ponctuel ; 2 : plusieurs feuilles atteintes ; 3 : pousse largement colonisée).
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quel est l’agent de l’oïdium du pommier?
C’est Podosphaera leucotricha, référence étiologique pour le pommier. Le mot « oïdium » désigne un type de maladie et non une espèce unique.
L’oïdium ne touche-t-il que les feuilles?
Non. Les attaques répétées peuvent aussi affecter la croissance des pousses, la résistance hivernale des bourgeons et certaines fleurs, et provoquer du russeting sur fruit.
Quand le risque commence-t-il?
Le risque démarre au débourrement des bourgeons infectés et se prolonge tant que de nouveaux tissus sensibles sont produits.





