01 · Référence
Méthodologie documentaire
Le dossier combine le cahier des charges du plan directeur SILLOVA, des sources françaises de surveillance sanitaire et de conseil technique, la base réglementaire ePhy de l’ANSES, des références INRAE, Agreste, Chambres d’agriculture, ainsi que des publications scientifiques internationales. Les données de risque et les listes variétales sont toujours replacées dans leur date, leur région et leur contexte, car elles ne sont pas automatiquement transposables d’un bassin à l’autre.
Priorité 3 : revues et articles scientifiques pour compléter l’épidémiologie, la génétique de résistance et la dynamique des populations.
Règle SILLOVA : en cas de divergence entre sources, conserver la divergence et expliciter la cause plausible plutôt que fabriquer un classement unique.
02 · Référence
Identité de l’agent causal et taxonomie
INRAE/ePhytia classe explicitement P. leucotricha dans les Erysiphaceae et le présente comme l’agent de l’oïdium du pommier. La biologie des Erysiphales explique plusieurs particularités pratiques : mycélium essentiellement superficiel, production abondante de conidies, besoin d’un hôte vivant et sensibilité très marquée des organes jeunes. [R02, R03]
L’expression « oïdium » désigne un type de maladie et non une espèce unique. D’autres Podosphaera attaquent d’autres rosacées ; le diagnostic doit donc être rattaché à l’hôte, aux symptômes et si nécessaire à une identification de laboratoire. En pratique pommier, P. leucotricha est la référence étiologique à retenir.
03 · Référence
Importance agronomique et contexte français
L’oïdium n’est pas seulement une maladie foliaire esthétique. Les attaques précoces et répétées peuvent ralentir la croissance des pousses, diminuer la vigueur, fragiliser la mise en réserve, affecter la résistance hivernale des bourgeons, compromettre certaines fleurs et provoquer du russeting sur fruit. L’impact est particulièrement critique en pépinière et dans les jeunes vergers, où la croissance terminale se poursuit longtemps et renouvelle en permanence des tissus très sensibles. [R11]
Le contexte économique français justifie une surveillance précise au 1er novembre 2025 Agreste estimait la production nationale de pommes de table à 1 59 million de tonnes soit -2 sur un an avec des surfaces en production également en baisse de 2 mais un niveau supérieur de 8 à la moyenne 2020-2024 Cette donnée ne…
04 · Référence
Symptômes détaillés par organe et stade
Le diagnostic peut commencer avant même le débourrement. Les rameaux issus de contaminations de l’année précédente peuvent présenter un aspect rabougri ; les écailles de bourgeons peuvent être desséchées et un feutrage grisâtre à blanchâtre peut rester visible sur les extrémités atteintes. Le guide technique « Conduite du pommier en agriculture biologique 2024 » recommande explicitement l’observation des bourgeons oïdiés en hiver, car ils constituent les principales sources de contaminations primaires. [R09]
À la reprise de végétation les bourgeons infectés débourrent en donnant des pousses ou des bouquets floraux malades La pousse primaire est souvent peu vigoureuse étroite couverte d’un feutrage blanc avec des feuilles déformées et enroulées vers le haut Ces foyers primaires sont particulièrement importants parce qu’ils produisent les conidies qui alimentent les contaminations secondaires…
05 · Référence
Diagnostic différentiel
Le feutrage poudreux blanc sur jeunes tissus est souvent très évocateur, mais plusieurs problèmes du pommier peuvent être confondus avec l’oïdium à distance ou sur photo. Le tableau ci-dessous sert de grille de tri ; en cas de doute, la confirmation peut nécessiter un examen à la loupe ou en laboratoire.
06 · Référence
Épidémiologie et facteurs de risque
Les BSV français retiennent couramment une plage favorable autour de 10–20 °C. Une fiche Cornell plus détaillée situe la germination et l’infection entre environ 10 et 25 °C, avec un optimum proche de 19–22 °C ; l’activité devient faible aux températures très basses et au-delà d’environ 30 °C. Ces valeurs sont des repères biologiques, pas des seuils réglementaires. [R04, R11, R12, R14]
L’oïdium est favorisé par une humidité relative élevée mais se distingue de nombreux champignons foliaires par le fait qu’il ne nécessite pas une longue humectation foliaire Les conidies peuvent germer sans film d’eau au contraire l’immersion des conidies et les pluies peuvent réduire la germination ou lessiver des spores Ainsi un printemps sans épisodes pluvieux…
07 · Référence
Sensibilité des tissus et phénologie
Les repères phénologiques doivent être utilisés avec la dynamique de pousse. Le risque démarre au débourrement des bourgeons infectés et se prolonge tant que de nouveaux tissus sensibles sont produits. Le BSV Île-de-France 2026 fixe le stade de sensibilité à partir de C3 ; un document IDF plus ancien décrit les contaminations primaires dès C–C3. [R04, R18]
08 · Référence
Surveillance, notation et seuils de décision
La surveillance doit relier l’inoculum primaire à la croissance actuelle. Un protocole SILLOVA peut être standardisé pour comparer les semaines, les blocs variétaux et les années. Le BSV Île-de-France du 30/04/2026 indique un seuil indicatif de risque « dès sa présence » et recommande de surveiller en priorité les vergers ou zones ayant subi une forte pression l’année précédente ainsi que les variétés sensibles. [R04]
Noter un nombre fixe de pousses (par exemple 50 ou 100) pour obtenir un pourcentage comparable dans le temps ; conserver le même protocole d’une visite à l’autre.
Pour chaque pousse, noter présence/absence et, si besoin, une classe de sévérité (0 : absent ; 1 : foyer ponctuel ; 2 : plusieurs feuilles atteintes ; 3 : pousse largement colonisée).
| Champ | Valeur de référence |
|---|---|
| Maladie | Oïdium du pommier ; « blanc du pommier » |
| Agent causal | Podosphaera leucotricha (Ellis & Everh.) E.L. Salmon |
| Règne / groupe | Fungi — Ascomycota |
| Classe | Leotiomycetes |
| Ordre | Erysiphales |
| Famille | Erysiphaceae |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur méthodologie documentaire ?
Le dossier combine le cahier des charges du plan directeur SILLOVA des sources françaises de surveillance sanitaire et de conseil technique la base réglementaire ePhy de l’ANSES des références INRAE Agreste Chambres d’agriculture ainsi que des publications scientifiques internationales Les données de risque et les listes variétales sont toujours replacées dans leur date leur région et leur contexte car elles ne sont pas automatiquement transposables d’un bassin à l’autre Priorité 3 revues et articles scientifiques pour compléter l’épidémiologie la génétique de résistance et la dynamique des populations Règle SILLOVA en… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité de l’agent causal et taxonomie ?
INRAE ePhytia classe explicitement P leucotricha dans les Erysiphaceae et le présente comme l’agent de l’oïdium du pommier La biologie des Erysiphales explique plusieurs particularités pratiques mycélium essentiellement superficiel production abondante de conidies besoin d’un hôte vivant et sensibilité très marquée des organes jeunes R02 R03 L’expression oïdium désigne un type de maladie et non une espèce unique D’autres Podosphaera attaquent d’autres rosacées le diagnostic doit donc être rattaché à l’hôte aux symptômes et si nécessaire à une identification de laboratoire En pratique pommier P leucotricha est la référence étiologique… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur importance agronomique et contexte français ?
L’oïdium n’est pas seulement une maladie foliaire esthétique Les attaques précoces et répétées peuvent ralentir la croissance des pousses diminuer la vigueur fragiliser la mise en réserve affecter la résistance hivernale des bourgeons compromettre certaines fleurs et provoquer du russeting sur fruit L’impact est particulièrement critique en pépinière et dans les jeunes vergers où la croissance terminale se poursuit longtemps et renouvelle en permanence des tissus très sensibles R11 Le contexte économique français justifie une surveillance précise au 1er novembre 2025 Agreste estimait la production nationale de pommes de table… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes détaillés par organe et stade ?
Le diagnostic peut commencer avant même le débourrement Les rameaux issus de contaminations de l’année précédente peuvent présenter un aspect rabougri les écailles de bourgeons peuvent être desséchées et un feutrage grisâtre à blanchâtre peut rester visible sur les extrémités atteintes Le guide technique Conduite du pommier en agriculture biologique 2024 recommande explicitement l’observation des bourgeons oïdiés en hiver car ils constituent les principales sources de contaminations primaires R09 À la reprise de végétation les bourgeons infectés débourrent en donnant des pousses ou des bouquets floraux malades La pousse primaire… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur diagnostic différentiel ?
Le feutrage poudreux blanc sur jeunes tissus est souvent très évocateur, mais plusieurs problèmes du pommier peuvent être confondus avec l’oïdium à distance ou sur photo. Le tableau ci-dessous sert de grille de tri ; en cas de doute, la confirmation peut nécessiter un examen à la loupe ou en laboratoire. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur épidémiologie et facteurs de risque ?
Les BSV français retiennent couramment une plage favorable autour de 10 20 C Une fiche Cornell plus détaillée situe la germination et l’infection entre environ 10 et 25 C avec un optimum proche de 19 22 C l’activité devient faible aux températures très basses et au-delà d’environ 30 C Ces valeurs sont des repères biologiques pas des seuils réglementaires R04 R11 R12 R14 L’oïdium est favorisé par une humidité relative élevée mais se distingue de nombreux champignons foliaires par le fait qu’il ne nécessite pas une longue humectation foliaire Les… [S01][S02][S03]





