01 · Guide
Statut réglementaire en France et dans l’Union européenne en 2026
Le statut d’Erwinia amylovora et les exigences de circulation des végétaux peuvent varier selon le territoire, la catégorie de plants et la date. En cas de suspicion dans un verger ou une pépinière, prendre contact avec le service régional de l’alimentation (DRAAF-SRAL) pour organiser le diagnostic et connaître les mesures applicables. Les règles de passeport et de zone protégée doivent être vérifiées dans les textes officiels en vigueur.
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Identité, taxonomie et virulence de l’agent causal
Erwinia amylovora est la bactérie responsable du feu bactérien des pomoïdées. Les pommiers et les poiriers sont des hôtes majeurs. Pour le diagnostic, la reconnaissance des symptômes et la confirmation par les circuits officiels comptent davantage qu’une classification taxonomique détaillée.
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Plantes hôtes, réservoirs et importance épidémiologique
Le pommier et le poirier sont les hôtes économiques principaux, mais l’écosystème du feu bactérien inclut de nombreuses Rosacées fruitières, ornementales et sauvages. Les aubépines, pyracanthas, cotoneasters et sorbiers peuvent maintenir l’inoculum près des vergers.
Les haies d’aubépine et certains arbustes ornementaux peuvent fleurir à des dates différentes du verger, offrir des chancres persistants et servir de source d’inoculum. Une gestion territoriale du risque ne signifie pas supprimer toute Rosacée, mais identifier les foyers symptomatiques et les intégrer à la surveillance, notamment autour des pépinières et zones tampons.
04 · Guide
Historique, distribution et importance française
Le feu bactérien a été signalé dans plusieurs régions françaises, avec une situation qui diffère selon les territoires et les années. Une donnée de répartition générale ne remplace pas les arrêtés locaux applicables aux pépinières, aux plantations et aux échanges de végétaux.
L’EPPO, mise à jour au 18 mai 2026, classe la France métropolitaine comme présente à distribution restreinte et la Corse comme absente après éradication. Cette donnée biologique doit être distinguée de la suppression du statut de zone protégée française en avril-mai 2026.
05 · Guide
Symptômes détaillés par organe et stade
Les fleurs infectées prennent d’abord un aspect humide ou translucide, puis brunissent à noircissent. Le pédoncule et l’axe du bouquet peuvent se nécroser. Les fleurs mortes restent souvent attachées. Par temps chaud et humide, de petites gouttelettes d’exsudat blanc-crème, jaunâtre puis ambré peuvent apparaître.
Le symptôme le plus connu est le dessèchement de l’extrémité d’une jeune pousse qui se courbe en crosse. Les tissus deviennent brun foncé sur pommier et souvent plus noirs sur poirier ; les feuilles desséchées restent attachées. La présence simultanée d’exsudat renforce fortement le diagnostic.
| Organe ou signe | Symptôme signalé |
|---|---|
| Fleurs infectées | Aspect humide ou translucide, puis brunissement à noircissement |
| Extrémité d’une jeune pousse | Dessèchement, avec courbure en crosse |
| Tissus sur pommier et sur poirier | Brun foncé sur pommier, souvent plus noirs sur poirier |
| Exsudat | Gouttelettes blanc-crème, jaunâtres puis ambrées, par temps chaud et humide |
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Pathogenèse moléculaire et vasculaire
La floraison est une période de contamination importante : la bactérie peut se multiplier sur les fleurs, puis pénétrer dans les tissus lorsque les conditions d’humidité sont favorables. Les blessures et les jeunes pousses constituent d’autres portes d’entrée. La pluie, les insectes et les pratiques de verger participent à la dissémination ; l’observation doit être reliée à la météo et aux foyers connus.
La pluie, la rosée ou un film d’eau déplace les bactéries depuis le stigmate vers l’hypanthium. Les nectarthodes sont une porte d’entrée majeure. Cette séquence — multiplication thermique puis mouillure — est le fondement biologique des modèles de risque floraux.
07 · Guide
Infection florale : voie majeure d’entrée
Les insectes pollinisateurs peuvent déplacer la bactérie entre fleurs. Ils ne sont pas à combattre : la pollinisation est indispensable à la production. La gestion du feu bactérien doit donc protéger la fleur tout en respectant la réglementation pollinisateurs et en préservant les abeilles.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quelle bactérie cause le feu bactérien?
C’est Erwinia amylovora. Les pommiers et les poiriers sont ses hôtes majeurs.
Quelle est la principale voie de contamination?
La floraison est une période de contamination importante. L’infection florale est une voie majeure d’entrée de la bactérie.
Faut-il supprimer toutes les Rosacées?
Non. La gestion territoriale consiste à identifier les foyers symptomatiques et à les intégrer à la surveillance, sans supprimer toute Rosacée.





