01 · Référence
Identité de l’agent causal et taxonomie
Source : INRAE e-phytia [S02, S03].
La précision taxonomique est importante pour SILLOVA l’oïdium est un champignon vrai contrairement au mildiou de la vigne qui est un oomycète E necator ne peut achever son cycle sans tissu vivant de vigne Le mycélium se développe sur la surface des organes verts et forme des appressoria puis des haustoria qui franchissent cuticule et…
02 · Référence
Histoire et évolution de la lutte
Erysiphe necator constitue l’un des exemples historiques les plus marquants de maladie invasive ayant transformé la protection des cultures. Le pathogène, originaire d’Amérique du Nord, est rapporté en Angleterre en 1845 et en France dès 1847. Les dégâts furent rapides et majeurs : INRAE cite des pertes de récolte dépassant 50 % en 1852 dans certains contextes historiques.
La crise accélère l’adoption du soufre La grande revue de Gadoury et collaborateurs rappelle qu’environ six ans après l’arrivée du pathogène près de 6 millions de viticulteurs français appliquaient déjà du soufre pour protéger près de 2 5 millions d’hectares de vignobles La précision historique de ces chiffres reflète l’état de la viticulture du XIXe…
03 · Référence
Importance en France et contexte viticole
L’oïdium est présent dans tous les vignobles et figure parmi les maladies majeures pilotant la protection fongicide. Son importance réelle varie fortement selon les bassins, l’historique de la parcelle et la campagne : certaines années ou régions restent presque indemnes, tandis que des foyers très actifs peuvent s’installer précocement sur témoins non traités ou parcelles à fort historique.
04 · Référence
Symptômes détaillés par organe et stade
Lorsque le champignon a hiverné comme mycélium dans un bourgeon, la pousse issue de ce bourgeon peut être contaminée dès son émergence. Elle pousse plus lentement, présente des entre-nœuds courts, des feuilles crispées et souvent un feutrage blanc très visible. Ce faciès ‘drapeau’ est surtout signalé dans les vignobles méridionaux et sur certains cépages très sensibles tels que Cinsaut et Carignan. Il constitue une source précoce de conidies pour le reste de la parcelle.
Les premiers symptômes foliaires peuvent être trompeurs petites plages légèrement chlorotiques ou huileuses parfois plus visibles sur la face inférieure puis noircissement local des nervures et apparition progressive d’un feutrage gris-blanc poudreux À forte intensité les feuilles se crispent se déforment prennent une teinte grisâtre et peuvent se dessécher Contrairement au mildiou le feutrage n’est…
05 · Référence
Cycle biologique et épidémiologie
E. necator peut hiverner comme mycélium dormant dans des bourgeons infectés ou sous forme de chasmothèces issus de la reproduction sexuée. Les chasmothèces se forment sur les organes atteints en fin de saison ; ils peuvent tomber au sol mais se maintiennent surtout dans les anfractuosités de l’écorce. INRAE indique qu’ils peuvent tolérer des températures négatives importantes et qu’ils constituent une source primaire largement majoritaire dans de nombreux vignobles européens.
Au débourrement, le mycélium dormant se réactive avec la pousse du bourgeon et produit rapidement des colonies de type drapeau. Dans la voie sexuée, les chasmothèces matures libèrent des ascospores au printemps ; ces spores germent sur les tissus verts et initient des colonies superficielles. Les deux voies peuvent coexister dans un même vignoble.
06 · Référence
Phénologie et résistance ontogénique des baies
La sensibilité n’est pas constante dans le temps. Les feuilles restent susceptibles longtemps, tandis que les baies acquièrent une résistance ontogénique rapide. Les travaux expérimentaux de Gadoury et collaborateurs montrent que les baies de Vitis vinifera sont très sensibles au début de leur développement, surtout dans les 1–2 semaines suivant la nouaison ; une résistance forte s’exprime environ 3–4 semaines après la fin de floraison.
La transition n’est pas parfaitement binaire des colonies diffuses peu ou pas sporulantes et visuellement discrètes peuvent se former autour de trois semaines après floraison Elles peuvent néanmoins favoriser des microorganismes d’altération Botrytis et des défauts de vin Cette observation justifie de protéger correctement la période de sensibilité des grappes plutôt que d’arrêter trop tôt…
07 · Référence
Conséquences sur rendement, maturité et qualité œnologique
Une attaque précoce sur inflorescence peut provoquer coulure et perte de potentiel de récolte. Sur baie, la réduction de croissance, la fissuration et la déshydratation diminuent le poids récolté et favorisent les pourritures secondaires. Une attaque foliaire sévère réduit la photosynthèse et peut retarder la maturation.
Sur le plan qualitatif INRAE rapporte des modifications des sucres protéines tanins et polyphénols ainsi que des moûts ou vins souvent plus acides et moins bien colorés lorsque la vendange est insuffisamment mûre Des travaux scientifiques montrent aussi que des colonisations diffuses de baies peuvent augmenter des microorganismes d’altération l’acide acétique l’acétate d’éthyle et certains…
08 · Référence
Campagne 2026 : cas d’étude Bourgogne–Franche-Comté
Le BSV du 27 mai 2026 illustre bien la nécessité de distinguer risque potentiel et expression réelle Lors de la tournée du 26 mai 237 parcelles traitées et 22 témoins non traités ont été observés Seules environ 6 des parcelles traitées présentaient alors des symptômes foliaires généralement 1 à 3 taches deux parcelles dépassaient 5 de feuilles touchées En parallèle deux témoins non traités dépassaient 25 de feuilles symptomatiques et les premiers symptômes sur inflorescences…
La proportion de parcelles traitées avec symptômes foliaires est passée de 3 le 11 mai à 4 5 le 18 mai puis 6 3 le 26 mai Le bulletin qualifiait alors le risque de faible à modéré tout en soulignant que la nouaison allait augmenter la sensibilité Au 23 juin le BSV signalait très peu…
| Version documentaire | 20 août 2026 |
|---|---|
| Zone de référence | France, avec références européennes et scientifiques |
| État réglementaire | Vérifié sur sources disponibles en août 2026 |
| Finalité | Future page Web SILLOVA + base de connaissances agronomique |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur identité de l’agent causal et taxonomie ?
Source : INRAE e-phytia [S02, S03]. La précision taxonomique est importante pour SILLOVA l’oïdium est un champignon vrai contrairement au mildiou de la vigne qui est un oomycète E necator ne peut achever son cycle sans tissu vivant de vigne Le mycélium se développe sur la surface des organes verts et forme des appressoria puis des haustoria qui franchissent cuticule et… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur histoire et évolution de la lutte ?
Erysiphe necator constitue l’un des exemples historiques les plus marquants de maladie invasive ayant transformé la protection des cultures Le pathogène originaire d’Amérique du Nord est rapporté en Angleterre en 1845 et en France dès 1847 Les dégâts furent rapides et majeurs INRAE cite des pertes de récolte dépassant 50 en 1852 dans certains contextes historiques La crise accélère l’adoption du soufre La grande revue de Gadoury et collaborateurs rappelle qu’environ six ans après l’arrivée du pathogène près de 6 millions de viticulteurs français appliquaient déjà du soufre pour protéger… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur importance en france et contexte viticole ?
L’oïdium est présent dans tous les vignobles et figure parmi les maladies majeures pilotant la protection fongicide. Son importance réelle varie fortement selon les bassins, l’historique de la parcelle et la campagne : certaines années ou régions restent presque indemnes, tandis que des foyers très actifs peuvent s’installer précocement sur témoins non traités ou parcelles à fort historique. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes détaillés par organe et stade ?
Lorsque le champignon a hiverné comme mycélium dans un bourgeon la pousse issue de ce bourgeon peut être contaminée dès son émergence Elle pousse plus lentement présente des entre-nœuds courts des feuilles crispées et souvent un feutrage blanc très visible Ce faciès drapeau’ est surtout signalé dans les vignobles méridionaux et sur certains cépages très sensibles tels que Cinsaut et Carignan Il constitue une source précoce de conidies pour le reste de la parcelle Les premiers symptômes foliaires peuvent être trompeurs petites plages légèrement chlorotiques ou huileuses parfois plus visibles… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique et épidémiologie ?
E necator peut hiverner comme mycélium dormant dans des bourgeons infectés ou sous forme de chasmothèces issus de la reproduction sexuée Les chasmothèces se forment sur les organes atteints en fin de saison ils peuvent tomber au sol mais se maintiennent surtout dans les anfractuosités de l’écorce INRAE indique qu’ils peuvent tolérer des températures négatives importantes et qu’ils constituent une source primaire largement majoritaire dans de nombreux vignobles européens Au débourrement le mycélium dormant se réactive avec la pousse du bourgeon et produit rapidement des colonies de type drapeau Dans… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur phénologie et résistance ontogénique des baies ?
La sensibilité n’est pas constante dans le temps Les feuilles restent susceptibles longtemps tandis que les baies acquièrent une résistance ontogénique rapide Les travaux expérimentaux de Gadoury et collaborateurs montrent que les baies de Vitis vinifera sont très sensibles au début de leur développement surtout dans les 1 2 semaines suivant la nouaison une résistance forte s’exprime environ 3 4 semaines après la fin de floraison La transition n’est pas parfaitement binaire des colonies diffuses peu ou pas sporulantes et visuellement discrètes peuvent se former autour de trois semaines après… [S01][S02][S03]





