01 · Guide
Identifier le mildiou de la vigne
Le mildiou de la vigne est causé par Plasmopara viticola, un oomycète. Sur jeunes feuilles, une tache jaunâtre d’aspect huileux peut être suivie d’un duvet blanc sous le limbe ; la maladie atteint aussi les inflorescences et les baies.
Le diagnostic doit distinguer ce duvet du feutrage poudreux de l’oïdium. Observer les deux faces des feuilles et la distribution des foyers avant de relier les symptômes aux pluies récentes.
02 · Guide
Histoire : de l’invasion américaine à la bouillie bordelaise
Plasmopara viticola est originaire d’Amérique du Nord. Les travaux de génétique des populations publiés en 2021 indiquent qu’une introduction initiale en Europe dans les années 1870 a ensuite servi de ‘tête de pont’ pour la diffusion mondiale du pathogène. En France, INRAE situe l’introduction vers 1878 et l’IFV mentionne un premier signalement bordelais en 1879.
Les oomycètes ont longtemps été classés avec les champignons inférieurs en raison de leur croissance filamenteuse et de symptômes similaires. Les données ultrastructurales, biochimiques et moléculaires les rapprochent cependant des straménopiles. Leur paroi est notamment riche en cellulose et glucanes, et leur cycle produit des zoospores biflagellées mobiles dans l’eau. En pratique agronomique, cette biologie explique pourquoi l’eau libre, l’humectation et la pluie jouent un rôle central dans le cycle du mildiou.
03 · Guide
Importance en France et contexte viticole
Le mildiou est l’une des principales maladies de la vigne française : il peut provoquer des épidémies très rapides, impose une surveillance régulière et contribue fortement au nombre de traitements fongicides en années favorables. Sa pression varie cependant considérablement selon l’année, le bassin, le microclimat, la parcelle et le stade phénologique.
Plasmopara viticola est originaire d’Amérique du Nord. Les travaux de génétique des populations publiés en 2021 indiquent qu’une introduction initiale en Europe dans les années 1870 a ensuite servi de ‘tête de pont’ pour la diffusion mondiale du pathogène. En France, INRAE situe l’introduction vers 1878 et l’IFV mentionne un premier signalement bordelais en 1879.
04 · Guide
Symptômes : diagnostic détaillé par organe et stade
La crise a stimulé une des innovations phytosanitaires majeures du XIXe siècle. À partir de 1882, Pierre-Marie-Alexis Millardet étudie l’effet de préparations cupriques observées dans le Médoc. Avec Ulysse Gayon, il formalise la bouillie bordelaise, présentée à la Société d’Agriculture de la Gironde en 1885. Cet épisode constitue un jalon fondateur de la protection fongicide de la vigne.
05 · Guide
Cycle biologique et épidémiologie
En France, le pathogène survit principalement sous forme d’oospores issues de la reproduction sexuée, formées dans les tissus foliaires infectés en fin de saison puis conservées dans les feuilles tombées au sol. Cette phase assure la survie entre deux campagnes et produit une diversité génétique qui contribue au potentiel d’adaptation des populations.
06 · Guide
Facteurs de risque à l’échelle de la parcelle
1. Historique mildiou et présence régulière de foyers précoces.
9. Programme trop dépendant d’un même mode d’action, surtout lorsque la résistance est déjà fréquente dans le bassin.
07 · Guide
Conséquences agronomiques, rendement et qualité
Les pertes dépendent du moment et de l’intensité de l’épidémie. Une attaque d’inflorescences ou de grappes avant véraison réduit directement le nombre et le poids de baies. Une forte défoliation diminue l’assimilation carbonée, retarde ou perturbe la maturation et peut affaiblir la constitution des réserves pérennes. Les conséquences œnologiques sont indirectes : hétérogénéité de maturité, moindre potentiel de sucres, acidité et composition phénolique/aromatique modifiées selon la sévérité et le cépage.
Il n’existe pas de coefficient simple permettant de convertir un pourcentage de symptômes en perte de rendement pour toutes les situations : stade, organe atteint, cépage, potentiel de charge et poursuite de la photosynthèse changent la relation. SILLOVA doit enregistrer séparément fréquence, intensité, organe, stade et perte finale mesurée.
08 · Repères
Retenir les repères d’identification
Quatre repères situent le mildiou de la vigne : l’agent, le symptôme sur feuille, l’atteinte des grappes et le facteur de risque.
| Repère | Point à retenir |
|---|---|
| Agent | Plasmopara viticola |
| Feuille | Tache d’huile puis duvet |
| Grappes | Rot gris ou brun |
| Risque | Pluie et croissance |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quel est l’agent du mildiou de la vigne?
C’est Plasmopara viticola, un oomycète. Son duvet ne doit pas être confondu avec le feutrage poudreux de l’oïdium.
Quels symptômes apparaissent sur les feuilles?
Sur jeunes feuilles, une tache jaunâtre d’aspect huileux peut être suivie d’un duvet blanc sous le limbe. La maladie atteint aussi les inflorescences et les baies.
Quels facteurs guident la prévention?
La pluie, la croissance et l’historique parcellaire. Les foyers précoces réguliers comptent dans le risque, et les symptômes se relient aux pluies récentes.





