01 · Référence
Identité de l’agent causal et taxonomie
Source : INRAE e-phytia et synthèse scientifique [S02, S32].
Les oomycètes ont longtemps été classés avec les champignons inférieurs en raison de leur croissance filamenteuse et de symptômes similaires Les données ultrastructurales biochimiques et moléculaires les rapprochent cependant des straménopiles Leur paroi est notamment riche en cellulose et glucanes et leur cycle produit des zoospores biflagellées mobiles dans l’eau En pratique agronomique cette biologie…
02 · Référence
Histoire : de l’invasion américaine à la bouillie bordelaise
Plasmopara viticola est originaire d’Amérique du Nord. Les travaux de génétique des populations publiés en 2021 indiquent qu’une introduction initiale en Europe dans les années 1870 a ensuite servi de ‘tête de pont’ pour la diffusion mondiale du pathogène. En France, INRAE situe l’introduction vers 1878 et l’IFV mentionne un premier signalement bordelais en 1879.
La crise a stimulé une des innovations phytosanitaires majeures du XIXe siècle À partir de 1882 Pierre-Marie-Alexis Millardet étudie l’effet de préparations cupriques observées dans le Médoc Avec Ulysse Gayon il formalise la bouillie bordelaise présentée à la Société d’Agriculture de la Gironde en 1885 Cet épisode constitue un jalon fondateur de la protection fongicide…
Les oomycètes ont longtemps été classés avec les champignons inférieurs en raison de leur croissance filamenteuse et de symptômes similaires. Les données ultrastructurales, biochimiques et moléculaires les rapprochent cependant des straménopiles. Leur paroi est notamment riche en cellulose et glucanes, et leur cycle produit des zoospores biflagellées mobiles dans l’eau. En pratique agronomique, cette biologie explique pourquoi l’eau libre, l’humectation et la pluie jouent un rôle central dans le cycle du mildiou.
03 · Référence
Importance en France et contexte viticole
Le mildiou est l’une des principales maladies de la vigne française : il peut provoquer des épidémies très rapides, impose une surveillance régulière et contribue fortement au nombre de traitements fongicides en années favorables. Sa pression varie cependant considérablement selon l’année, le bassin, le microclimat, la parcelle et le stade phénologique.
Plasmopara viticola est originaire d’Amérique du Nord. Les travaux de génétique des populations publiés en 2021 indiquent qu’une introduction initiale en Europe dans les années 1870 a ensuite servi de ‘tête de pont’ pour la diffusion mondiale du pathogène. En France, INRAE situe l’introduction vers 1878 et l’IFV mentionne un premier signalement bordelais en 1879.
04 · Référence
Symptômes : diagnostic détaillé par organe et stade
Sur une jeune feuille l’attaque débute classiquement par une plage décolorée jaune pâle à translucide d’aspect huileux sur la face supérieure Lorsque l’humidité est suffisante la face inférieure correspondant à la lésion porte un duvet blanc dense ce sont les fructifications asexuées du pathogène Ensuite le tissu devient brun et se dessèche Une tache d’huile récente peut être très discrète sous lumière diffuse l’examen du dessous de la feuille après une nuit humide est souvent…
En fin de saison les feuilles plus âgées présentent volontiers un faciès mosaïque’ petites taches jaunes à brun-rouge souvent anguleuses ou polyédriques et limitées par les nervures La sporulation peut être moins spectaculaire qu’au printemps Une attaque sévère accélère le dessèchement et la chute des feuilles avec réduction de la surface photosynthétique et conséquences possibles…
La crise a stimulé une des innovations phytosanitaires majeures du XIXe siècle. À partir de 1882, Pierre-Marie-Alexis Millardet étudie l’effet de préparations cupriques observées dans le Médoc. Avec Ulysse Gayon, il formalise la bouillie bordelaise, présentée à la Société d’Agriculture de la Gironde en 1885. Cet épisode constitue un jalon fondateur de la protection fongicide de la vigne.
05 · Référence
Cycle biologique et épidémiologie
Références : S01, S02, S32
En France, le pathogène survit principalement sous forme d’oospores issues de la reproduction sexuée, formées dans les tissus foliaires infectés en fin de saison puis conservées dans les feuilles tombées au sol. Cette phase assure la survie entre deux campagnes et produit une diversité génétique qui contribue au potentiel d’adaptation des populations.
06 · Référence
Conditions favorables : eau, température, humidité et croissance
Source : IFV, INRAE, note résistance 2026 [S01, S02, S17].
Des règles historiques simplifiées ont été utilisées pour vulgariser le démarrage du risque Elles ne décrivent ni la maturation réelle des oospores ni la durée d’humectation ni les différences de température de phénologie de topographie ou d’inoculum Les systèmes actuels combinent observations modèles épidémiologiques météorologie phénologie et parfois aérobiologie SILLOVA doit donc considérer les seuils…
07 · Référence
Facteurs de risque à l’échelle de la parcelle
1. Historique mildiou et présence régulière de foyers précoces.
9. Programme trop dépendant d’un même mode d’action, surtout lorsque la résistance est déjà fréquente dans le bassin.
08 · Référence
Conséquences agronomiques, rendement et qualité
Les pertes dépendent du moment et de l’intensité de l’épidémie. Une attaque d’inflorescences ou de grappes avant véraison réduit directement le nombre et le poids de baies. Une forte défoliation diminue l’assimilation carbonée, retarde ou perturbe la maturation et peut affaiblir la constitution des réserves pérennes. Les conséquences œnologiques sont indirectes : hétérogénéité de maturité, moindre potentiel de sucres, acidité et composition phénolique/aromatique modifiées selon la sévérité et le cépage.
Il n’existe pas de coefficient simple permettant de convertir un pourcentage de symptômes en perte de rendement pour toutes les situations : stade, organe atteint, cépage, potentiel de charge et poursuite de la photosynthèse changent la relation. SILLOVA doit enregistrer séparément fréquence, intensité, organe, stade et perte finale mesurée.
| Version documentaire | 20 août 2026 |
|---|---|
| Zone de référence | France, avec références européennes et scientifiques |
| État réglementaire | Vérifié sur sources disponibles en août 2026 |
| Finalité | Future page Web SILLOVA + base de connaissances agronomique |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur identité de l’agent causal et taxonomie ?
Source : INRAE e-phytia et synthèse scientifique [S02, S32]. Les oomycètes ont longtemps été classés avec les champignons inférieurs en raison de leur croissance filamenteuse et de symptômes similaires Les données ultrastructurales biochimiques et moléculaires les rapprochent cependant des straménopiles Leur paroi est notamment riche en cellulose et glucanes et leur cycle produit des zoospores biflagellées mobiles dans l’eau En pratique agronomique cette biologie… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur histoire : de l’invasion américaine à la bouillie bordelaise ?
Plasmopara viticola est originaire d’Amérique du Nord Les travaux de génétique des populations publiés en 2021 indiquent qu’une introduction initiale en Europe dans les années 1870 a ensuite servi de tête de pont’ pour la diffusion mondiale du pathogène En France INRAE situe l’introduction vers 1878 et l’IFV mentionne un premier signalement bordelais en 1879 La crise a stimulé une des innovations phytosanitaires majeures du XIXe siècle À partir de 1882 Pierre-Marie-Alexis Millardet étudie l’effet de préparations cupriques observées dans le Médoc Avec Ulysse Gayon il formalise la bouillie bordelaise… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur importance en france et contexte viticole ?
Le mildiou est l’une des principales maladies de la vigne française : il peut provoquer des épidémies très rapides, impose une surveillance régulière et contribue fortement au nombre de traitements fongicides en années favorables. Sa pression varie cependant considérablement selon l’année, le bassin, le microclimat, la parcelle et le stade phénologique. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes : diagnostic détaillé par organe et stade ?
Sur une jeune feuille l’attaque débute classiquement par une plage décolorée jaune pâle à translucide d’aspect huileux sur la face supérieure Lorsque l’humidité est suffisante la face inférieure correspondant à la lésion porte un duvet blanc dense ce sont les fructifications asexuées du pathogène Ensuite le tissu devient brun et se dessèche Une tache d’huile récente peut être très discrète sous lumière diffuse l’examen du dessous de la feuille après une nuit humide est souvent En fin de saison les feuilles plus âgées présentent volontiers un faciès mosaïque’ petites taches… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique et épidémiologie ?
Références : S01, S02, S32 En France, le pathogène survit principalement sous forme d’oospores issues de la reproduction sexuée, formées dans les tissus foliaires infectés en fin de saison puis conservées dans les feuilles tombées au sol. Cette phase assure la survie entre deux campagnes et produit une diversité génétique qui contribue au potentiel d’adaptation des populations. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur conditions favorables : eau, température, humidité et croissance ?
Source : IFV, INRAE, note résistance 2026 [S01, S02, S17]. Des règles historiques simplifiées ont été utilisées pour vulgariser le démarrage du risque Elles ne décrivent ni la maturation réelle des oospores ni la durée d’humectation ni les différences de température de phénologie de topographie ou d’inoculum Les systèmes actuels combinent observations modèles épidémiologiques météorologie phénologie et parfois aérobiologie SILLOVA doit donc considérer les seuils… [S01][S02][S03]





