01 · Référence
À retenir
La jambe noire est un syndrome bactérien de la pomme de terre causé par un complexe évolutif de Pectobacterium et Dickeya. Le plant est une source majeure d’inoculum, mais l’eau, l’environnement, les plantes réservoirs et la mécanisation peuvent aussi intervenir. La maladie s’exprime surtout quand humidité, asphyxie et température permettent à une population jusque-là latente de se multiplier. [S1-S2]
Le signe le plus évocateur est une pourriture brun foncé à noire de la base des tiges, humide à plus sèche selon les conditions, accompagnée de jaunissement, flétrissement et parfois d’enroulement du feuillage. [S2]
Une attaque précoce peut faire pourrir le tubercule-mère et provoquer des manques à la levée sur tubercules la pourriture molle commence…
02 · Référence
Définition et périmètre
Définition opérationnelle. La « jambe noire » désigne l’expression sur tiges d’une bactériose pectinolytique de la pomme de terre, principalement causée par des espèces des genres Pectobacterium et Dickeya. Les mêmes groupes bactériens peuvent provoquer des pourritures molles sur tubercules, au champ, pendant le transport, au tri ou en stockage. [S1-S2]
Le terme historique « Erwinia » persiste dans certains documents anciens et dans le langage de terrain. Il ne correspond plus à la taxonomie actuelle : les agents concernés ont été répartis dans Pectobacterium et Dickeya. Pour SILLOVA, les anciennes appellations doivent être conservées uniquement comme synonymes historiques utiles au moteur de recherche, jamais comme taxonomie principale. [S1]
03 · Référence
Agents causals et taxonomie
Les agents appartiennent aux « soft-rot Pectobacteriaceae », des bactéries à Gram négatif capables de produire des enzymes qui dégradent les parois végétales, notamment les pectines. Cette activité pectinolytique explique la macération et la liquéfaction rapide des tissus lorsque la maladie s’exprime. Le complexe d’espèces est dynamique : les espèces dominantes ont changé au cours du temps et leur fréquence varie entre régions, années et types de matériel. [S2, S11, S17]
La référence française Le plant de pomme de terre français recense actuellement 17 espèces rapportées dans le monde dans ce complexe 12 Pectobacterium et 5 Dickeya dont huit sont fréquemment identifiées en Europe Les espèces les plus couramment associées aux symptômes sur pomme de terre sont P atrosepticum P brasiliense P parmentieri D dianthicola et…
04 · Référence
Importance en France et enjeux de filière
La jambe noire est largement répartie dans les régions productrices de pomme de terre Son incidence varie fortement depuis quelques pieds isolés jusqu’à des pertes importantes liées aux manques à la levée au flétrissement à la disparition de plantes et aux pourritures de tubercules L’enjeu est particulièrement fort en production de plants où la présence de symptômes peut conduire au déclassement ou au refus de cultures et où la qualité sanitaire conditionne les échanges S1…
Lecture SILLOVA L’estimation économique de 6 M et la part de 37 concernent 2021 et le contexte de la filière plant décrit par le projet SaveTuber Elles ne doivent pas être présentées comme un coût annuel moyen français Aucune estimation nationale récente et robuste de la perte totale toutes pommes de terre confondues n’a été…
05 · Référence
Symptômes en végétation
Les symptômes dépendent du moment de contamination, de la quantité de bactéries, de l’espèce bactérienne, de la température et surtout des conditions d’humidité et d’aération. Une infection précoce peut dégrader le tubercule-mère avant ou juste après l’émergence : le résultat est un retard, un plant chétif ou un trou de peuplement. [S2]
En conditions humides, les symptômes de pourriture sont généralement plus marqués. Des conditions chaudes et plus sèches peuvent conduire à un tableau où le flétrissement domine. Les pieds atteints peuvent finir par se dessécher et ne pas former de tubercules-fils lorsque l’attaque est précoce ou sévère. [S2, S7-S8]
06 · Référence
Symptômes sur tubercules et en stockage
Sur tubercules, la pourriture molle est un symptôme majeur du même complexe bactérien. Elle peut se développer au champ, pendant la récolte, le transport, le tri ou le stockage. Le point de départ est fréquemment le talon/stolon, une lenticelle ou une blessure. [S2]
Une odeur forte n’est pas nécessaire au début de la maladie : les odeurs nauséabondes deviennent souvent plus marquées lorsque des microorganismes secondaires colonisent la masse. Inversement, une pourriture malodorante ne permet pas à elle seule d’attribuer le cas à Pectobacterium ou Dickeya. [S2]
07 · Référence
Diagnostic différentiel
Le diagnostic différentiel doit croiser l’organe atteint, le caractère humide ou sec, la présence de structures fongiques, la distribution des symptômes et le contexte de sol. Plusieurs causes peuvent coexister sur une même plante ou un même tubercule, particulièrement lorsque des tissus sont déjà fragilisés. [S2-S3]
ARVALIS rappelle dans un diagnostic de 2024 que la jambe noire présente typiquement une atteinte noire ou brune humide de la partie souterraine de tige alors que le rhizoctone est caractérisé par des nécroses plus sèches Cette distinction visuelle est utile mais ne remplace pas une analyse lorsque l’enjeu est la certification la multiplication ou…
08 · Référence
Cycle biologique et pathogénie
Le cycle ne se résume pas à une infection ponctuelle. Les bactéries peuvent être présentes à faible niveau dans ou sur un tubercule sans symptôme visible. Après plantation, elles peuvent rester quiescentes ou coloniser les tissus et l’environnement proche. Lorsque les conditions deviennent favorables - eau disponible, mauvaise oxygénation, température compatible et tissus sensibles - les populations augmentent et les enzymes pectinolytiques provoquent la macération. [S2, S10, S17]
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Périmètre | France - pomme de terre de plant, consommation, industrie et stockage |
| Version | 1.0 - 20 août 2026 |
| Statut | Dossier de recherche - données réglementaires et phytosanitaires datées |
| Principe | Priorité au plant sain, à la prophylaxie et à la maîtrise de l’humidité; aucune solution curative unique |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur à retenir ?
La jambe noire est un syndrome bactérien de la pomme de terre causé par un complexe évolutif de Pectobacterium et Dickeya Le plant est une source majeure d’inoculum mais l’eau l’environnement les plantes réservoirs et la mécanisation peuvent aussi intervenir La maladie s’exprime surtout quand humidité asphyxie et température permettent à une population jusque-là latente de se multiplier S1-S2 Le signe le plus évocateur est une pourriture brun foncé à noire de la base des tiges humide à plus sèche selon les conditions accompagnée de jaunissement flétrissement et parfois d’enroulement… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition et périmètre ?
Définition opérationnelle La jambe noire désigne l’expression sur tiges d’une bactériose pectinolytique de la pomme de terre principalement causée par des espèces des genres Pectobacterium et Dickeya Les mêmes groupes bactériens peuvent provoquer des pourritures molles sur tubercules au champ pendant le transport au tri ou en stockage S1-S2 Le terme historique Erwinia persiste dans certains documents anciens et dans le langage de terrain Il ne correspond plus à la taxonomie actuelle les agents concernés ont été répartis dans Pectobacterium et Dickeya Pour SILLOVA les anciennes appellations doivent être conservées… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur agents causals et taxonomie ?
Les agents appartiennent aux soft-rot Pectobacteriaceae des bactéries à Gram négatif capables de produire des enzymes qui dégradent les parois végétales notamment les pectines Cette activité pectinolytique explique la macération et la liquéfaction rapide des tissus lorsque la maladie s’exprime Le complexe d’espèces est dynamique les espèces dominantes ont changé au cours du temps et leur fréquence varie entre régions années et types de matériel S2 S11 S17 La référence française Le plant de pomme de terre français recense actuellement 17 espèces rapportées dans le monde dans ce complexe 12… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur importance en france et enjeux de filière ?
La jambe noire est largement répartie dans les régions productrices de pomme de terre Son incidence varie fortement depuis quelques pieds isolés jusqu’à des pertes importantes liées aux manques à la levée au flétrissement à la disparition de plantes et aux pourritures de tubercules L’enjeu est particulièrement fort en production de plants où la présence de symptômes peut conduire au déclassement ou au refus de cultures et où la qualité sanitaire conditionne les échanges S1 Lecture SILLOVA L’estimation économique de 6 M et la part de 37 concernent 2021 et… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes en végétation ?
Les symptômes dépendent du moment de contamination de la quantité de bactéries de l’espèce bactérienne de la température et surtout des conditions d’humidité et d’aération Une infection précoce peut dégrader le tubercule-mère avant ou juste après l’émergence le résultat est un retard un plant chétif ou un trou de peuplement S2 En conditions humides les symptômes de pourriture sont généralement plus marqués Des conditions chaudes et plus sèches peuvent conduire à un tableau où le flétrissement domine Les pieds atteints peuvent finir par se dessécher et ne pas former de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes sur tubercules et en stockage ?
Sur tubercules, la pourriture molle est un symptôme majeur du même complexe bactérien. Elle peut se développer au champ, pendant la récolte, le transport, le tri ou le stockage. Le point de départ est fréquemment le talon/stolon, une lenticelle ou une blessure. [S2] Une odeur forte n’est pas nécessaire au début de la maladie : les odeurs nauséabondes deviennent souvent plus marquées lorsque des microorganismes secondaires colonisent la masse. Inversement, une pourriture malodorante ne permet pas à elle seule d’attribuer le cas à Pectobacterium ou Dickeya. [S2] [S01][S02][S03]





