01 · Guide
À retenir
La « gale commune » est en réalité un complexe de maladies bactériennes du tubercule causées par des Streptomyces du sol. Les références françaises distinguent surtout la gale en pustule/relief et la gale plate ou en liège, dont les agents et les conditions favorables diffèrent.
Le sol constitue la principale source d’inoculum. Un plant contaminé peut toutefois contribuer à introduire l’agent dans une parcelle saine.
L’infection intervient surtout par les lenticelles au moment de la tubérisation. Les symptômes de gale commune ne progressent pas en conservation, ce qui la différencie notamment de la gale argentée.
02 · Guide
Définition et périmètre
Définition opérationnelle. Les gales communes de la pomme de terre sont des maladies bactériennes du tubercule provoquées par des Streptomyces phytopathogènes vivant principalement dans le sol. Le terme historique « gale commune » recouvre plusieurs expressions symptomatiques. Les sources techniques françaises actuelles insistent sur deux ensembles : la gale en pustule (ou en relief) et la gale plate, superficielle ou « en liège ».
Cette distinction n’est pas purement descriptive : les espèces ou souches impliquées, la gamme d’hôtes, la réaction variétale et surtout les conditions de température et d’humidité diffèrent.
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Agent causal, taxonomie et gamme d’hôtes
Les Streptomyces sont des bactéries à Gram positif du groupe des actinobactéries, à croissance filamenteuse, très répandues dans les sols. La majorité des espèces sont saprophytes et non pathogènes; seule une fraction est capable d’attaquer des tissus végétaux souterrains.
Dans le complexe de la gale commune, le nom S. scabies et le synonyme S. scabiei sont tous deux rencontrés dans la littérature. Les sources françaises actuelles utilisent notamment S. scabiei.
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Importance agronomique et économique en France
INRAE indique que les gales communes sont présentes dans toutes les zones de production de pomme de terre et qu’elles constituent, notamment pour la forme en relief, une cause majeure de dégradation de la qualité des lots de consommation en raison de l’altération de la présentation.
Le contexte national donne l’échelle du risque économique potentiel : la Statistique agricole annuelle révisée publiée en juillet 2026 chiffre pour 2025 environ 241 758 ha de pommes de terre toutes catégories et 10,20 Mt récoltées. Les seules pommes de terre de conservation et demi-saison représentent 192 393 ha et 8,35 Mt.
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Symptômes détaillés
Lésions liégeuses dont la profondeur et la morphologie varient avec la souche, la variété et les conditions de culture.
Les références INRAE documentent, selon les formes et la sensibilité variétale, des nécroses de la base des tiges et des stolons, ainsi que des altérations du système racinaire. Ces signes sont moins utilisés en pratique commerciale que l’examen du tubercule mais peuvent renforcer un diagnostic de parcelle.
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Cycle biologique et mécanismes de pathogénicité
Le réservoir principal est le sol. Les Streptomyces peuvent y vivre en présence ou en absence de plante-hôte, ce qui explique la persistance du risque. Un plant contaminé introduit dans une parcelle saine peut également contribuer à contaminer le sol.
L’infection se réalise principalement par les lenticelles des tubercules au moment de la tubérisation. Les jeunes tissus en croissance sont particulièrement vulnérables. Une fois le périderme davantage subérisé, la sensibilité diminue; c’est pourquoi les leviers liés à l’humidité sont concentrés sur les premières semaines de formation des tubercules.
07 · Guide
Surveillance et diagnostic parcellaire
Documenter l’historique de la parcelle : fréquence et sévérité de gale sur les récoltes précédentes, variété, précédent, type de sol, irrigation et amendements.
Si l’enjeu économique est élevé et l’historique incertain, envisager une évaluation du risque par plante piège (pomme de terre ou radis), méthode mentionnée dans les références françaises.
08 · Guide
Résistance et sensibilité variétales
La base française des variétés reprend des caractères issus des fiches officielles GEVES pour les variétés inscrites en France. La sensibilité aux maladies est notée de 1 (très sensible) à 9 (très peu sensible) par comparaison à des témoins.
Ne pas transformer la note en garantie La note est comparative et résume des essais. Elle n’intègre pas à elle seule la composition de la population de Streptomyces de la parcelle, le pH, l’humidité, la température, le précédent ni le niveau d’exigence du débouché. Le choix variétal doit donc être multicritère.
09 · Repères
Retenir les repères d’identification
Quatre repères situent la gale commune : l’agent, l’organe touché, l’indice visible et le levier principal.
| Repère | Point à retenir |
|---|---|
| Agents | Streptomyces spp. |
| Organe | Peau du tubercule |
| Indice | Lésions liégeuses |
| Levier | Variété et humidité du sol |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quel est l’agent de la gale commune?
Ce sont des Streptomyces du sol, bactéries à Gram positif. La majorité des espèces sont saprophytes, et seule une fraction peut attaquer les tissus souterrains.
Par où l’infection se produit-elle?
Principalement par les lenticelles des tubercules, au moment de la tubérisation. Les jeunes tissus en croissance sont particulièrement vulnérables.
La variété suffit-elle à protéger la parcelle?
Non. La note variétale est comparative et n’intègre ni le pH, ni l’humidité, ni la température, ni le précédent. Le choix variétal doit donc être multicritère.





