01 · Référence
À retenir
La « gale commune » est en réalité un complexe de maladies bactériennes du tubercule causées par des Streptomyces du sol. Les références françaises distinguent surtout la gale en pustule/relief et la gale plate ou en liège, dont les agents et les conditions favorables diffèrent. [S2-S5]
Le sol constitue la principale source d’inoculum. Un plant contaminé peut toutefois contribuer à introduire l’agent dans une parcelle saine. [S5]
L’infection intervient surtout par les lenticelles au moment de la tubérisation. Les symptômes de gale commune ne progressent pas en conservation, ce qui la différencie notamment de la gale argentée. [S4-S5, S16]
02 · Référence
Définition et périmètre
Définition opérationnelle. Les gales communes de la pomme de terre sont des maladies bactériennes du tubercule provoquées par des Streptomyces phytopathogènes vivant principalement dans le sol. Le terme historique « gale commune » recouvre plusieurs expressions symptomatiques. Les sources techniques françaises actuelles insistent sur deux ensembles : la gale en pustule (ou en relief) et la gale plate, superficielle ou « en liège ». [S2-S5]
Cette distinction n’est pas purement descriptive : les espèces ou souches impliquées, la gamme d’hôtes, la réaction variétale et surtout les conditions de température et d’humidité diffèrent. Une future page SILLOVA doit donc éviter de fusionner les deux formes dans une seule règle de risque. [S5]
03 · Référence
Agent causal, taxonomie et gamme d’hôtes
Les Streptomyces sont des bactéries à Gram positif du groupe des actinobactéries, à croissance filamenteuse, très répandues dans les sols. La majorité des espèces sont saprophytes et non pathogènes; seule une fraction est capable d’attaquer des tissus végétaux souterrains. [S2, S18]
Dans le complexe de la gale commune, le nom S. scabies et le synonyme S. scabiei sont tous deux rencontrés dans la littérature. Les sources françaises actuelles utilisent notamment S. scabiei. [S2, S18]
La gale en pustule est polyphage Les références françaises déconseillent notamment certains précédents ou hôtes favorables tels que betterave carotte et radis…
04 · Référence
Importance agronomique et économique en France
INRAE indique que les gales communes sont présentes dans toutes les zones de production de pomme de terre et qu’elles constituent, notamment pour la forme en relief, une cause majeure de dégradation de la qualité des lots de consommation en raison de l’altération de la présentation. [S2]
Le contexte national donne l’échelle du risque économique potentiel : la Statistique agricole annuelle révisée publiée en juillet 2026 chiffre pour 2025 environ 241 758 ha de pommes de terre toutes catégories et 10,20 Mt récoltées. Les seules pommes de terre de conservation et demi-saison représentent 192 393 ha et 8,35 Mt. [S9]
05 · Référence
Symptômes détaillés
Lésions liégeuses dont la profondeur et la morphologie varient avec la souche, la variété et les conditions de culture.
Les références INRAE documentent, selon les formes et la sensibilité variétale, des nécroses de la base des tiges et des stolons, ainsi que des altérations du système racinaire. Ces signes sont moins utilisés en pratique commerciale que l’examen du tubercule mais peuvent renforcer un diagnostic de parcelle. [S3, S5]
06 · Référence
Cycle biologique et mécanismes de pathogénicité
Le réservoir principal est le sol. Les Streptomyces peuvent y vivre en présence ou en absence de plante-hôte, ce qui explique la persistance du risque. Un plant contaminé introduit dans une parcelle saine peut également contribuer à contaminer le sol. [S2, S5]
L’infection se réalise principalement par les lenticelles des tubercules au moment de la tubérisation. Les jeunes tissus en croissance sont particulièrement vulnérables. Une fois le périderme davantage subérisé, la sensibilité diminue; c’est pourquoi les leviers liés à l’humidité sont concentrés sur les premières semaines de formation des tubercules. [S4-S7]
07 · Référence
Surveillance et diagnostic parcellaire
Documenter l’historique de la parcelle : fréquence et sévérité de gale sur les récoltes précédentes, variété, précédent, type de sol, irrigation et amendements.
Si l’enjeu économique est élevé et l’historique incertain, envisager une évaluation du risque par plante piège (pomme de terre ou radis), méthode mentionnée dans les références françaises. [S5]
La maladie est difficile à suivre par le feuillage La surveillance doit donc combiner le suivi de la date de tubérisation l’état hydrique de la butte la…
08 · Référence
Résistance et sensibilité variétales
La base française des variétés reprend des caractères issus des fiches officielles GEVES pour les variétés inscrites en France. La sensibilité aux maladies est notée de 1 (très sensible) à 9 (très peu sensible) par comparaison à des témoins. [S12]
Ne pas transformer la note en garantie La note est comparative et résume des essais. Elle n’intègre pas à elle seule la composition de la population de Streptomyces de la parcelle, le pH, l’humidité, la température, le précédent ni le niveau d’exigence du débouché. Le choix variétal doit donc être multicritère.
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Périmètre | France - production de pomme de terre de consommation, industrie et plants |
| Version | 1.0 - 20 août 2026 |
| Recherche | Sources officielles/techniques françaises + littérature scientifique internationale |
| Statut | Document de recherche - les règles, AMM, normes et données évolutives doivent être revérifiées avant publication ou conseil opérationnel |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur à retenir ?
La gale commune est en réalité un complexe de maladies bactériennes du tubercule causées par des Streptomyces du sol Les références françaises distinguent surtout la gale en pustule relief et la gale plate ou en liège dont les agents et les conditions favorables diffèrent S2-S5 Le sol constitue la principale source d’inoculum Un plant contaminé peut toutefois contribuer à introduire l’agent dans une parcelle saine S5 L’infection intervient surtout par les lenticelles au moment de la tubérisation Les symptômes de gale commune ne progressent pas en conservation ce qui la… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition et périmètre ?
Définition opérationnelle Les gales communes de la pomme de terre sont des maladies bactériennes du tubercule provoquées par des Streptomyces phytopathogènes vivant principalement dans le sol Le terme historique gale commune recouvre plusieurs expressions symptomatiques Les sources techniques françaises actuelles insistent sur deux ensembles la gale en pustule ou en relief et la gale plate superficielle ou en liège S2-S5 Cette distinction n’est pas purement descriptive les espèces ou souches impliquées la gamme d’hôtes la réaction variétale et surtout les conditions de température et d’humidité diffèrent Une future page SILLOVA… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur agent causal, taxonomie et gamme d’hôtes ?
Les Streptomyces sont des bactéries à Gram positif du groupe des actinobactéries à croissance filamenteuse très répandues dans les sols La majorité des espèces sont saprophytes et non pathogènes seule une fraction est capable d’attaquer des tissus végétaux souterrains S2 S18 Dans le complexe de la gale commune le nom S scabies et le synonyme S scabiei sont tous deux rencontrés dans la littérature Les sources françaises actuelles utilisent notamment S scabiei S2 S18 La gale en pustule est polyphage Les références françaises déconseillent notamment certains précédents ou hôtes favorables… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur importance agronomique et économique en france ?
INRAE indique que les gales communes sont présentes dans toutes les zones de production de pomme de terre et qu’elles constituent notamment pour la forme en relief une cause majeure de dégradation de la qualité des lots de consommation en raison de l’altération de la présentation S2 Le contexte national donne l’échelle du risque économique potentiel la Statistique agricole annuelle révisée publiée en juillet 2026 chiffre pour 2025 environ 241 758 ha de pommes de terre toutes catégories et 10 20 Mt récoltées Les seules pommes de terre de conservation… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes détaillés ?
Lésions liégeuses dont la profondeur et la morphologie varient avec la souche, la variété et les conditions de culture. Les références INRAE documentent, selon les formes et la sensibilité variétale, des nécroses de la base des tiges et des stolons, ainsi que des altérations du système racinaire. Ces signes sont moins utilisés en pratique commerciale que l’examen du tubercule mais peuvent renforcer un diagnostic de parcelle. [S3, S5] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique et mécanismes de pathogénicité ?
Le réservoir principal est le sol Les Streptomyces peuvent y vivre en présence ou en absence de plante-hôte ce qui explique la persistance du risque Un plant contaminé introduit dans une parcelle saine peut également contribuer à contaminer le sol S2 S5 L’infection se réalise principalement par les lenticelles des tubercules au moment de la tubérisation Les jeunes tissus en croissance sont particulièrement vulnérables Une fois le périderme davantage subérisé la sensibilité diminue c’est pourquoi les leviers liés à l’humidité sont concentrés sur les premières semaines de formation des tubercules… [S01][S02][S03]





