01 · Référence
Note de lecture et périmètre
La Mildiou du plan directeur SILLOVA demande une fiche transversale sur le « mildiou » couvrant les cultures concernées, l’identité des agents, les symptômes, les cycles, les conditions favorables, le diagnostic différentiel, les impacts et la gestion intégrée. Le terme est volontairement traité comme une famille de maladies et non comme une espèce unique. [S1]
En pratique agricole mildiou désigne plusieurs maladies provoquées par des oomycètes Phytophthora infestans sur pomme de terre et tomate Plasmopara viticola sur vigne Plasmopara halstedii sur tournesol Peronospora viciae sur pois et féverole Peronospora destructor sur oignon Bremia lactucae sur laitue ou Pseudoperonospora cubensis sur cucurbitacées Leur dépendance à l’eau et à l’humidité rapproche leurs…
02 · Référence
Résumé exécutif
Les mildious sont causés par des oomycètes, organismes proches des algues brunes au sens phylogénétique et distincts des « vrais champignons ». Le besoin d’eau libre ou d’humidité très élevée est un trait épidémiologique central. [S5][S6][S20]
Sur pomme de terre et tomate, Phytophthora infestans reste un bioagresseur à très fort potentiel épidémique. En 2026, ARVALIS recommande un pilotage à la parcelle avec Mileos®, la prophylaxie des tas de déchets/repousses et une alternance stricte des modes d’action. [S3][S4][S7][S8]
03 · Référence
Ce que recouvre réellement le mot « mildiou »
Dans le langage de terrain, « mildiou » décrit un syndrome de maladies foliaires ou systémiques associées à des oomycètes de l’ordre des Peronosporales. La classification moderne place ces organismes dans les Chromista/Oomycota. Leur mycélium peut rappeler celui des champignons, mais leur biologie, leurs spores mobiles chez plusieurs espèces et leur physiologie les distinguent des Ascomycètes ou Basidiomycètes. [S5][S20]
Conséquence opérationnelle : une recommandation fondée uniquement sur le mot « mildiou » est insuffisante. Le bon objet de connaissance est le couple culture-agent, complété par le stade et le contexte pédoclimatique.
04 · Référence
Diagnostic transversal : reconnaître sans surdiagnostiquer
Association entre une plage chlorotique, huileuse ou anguleuse sur la face supérieure et une sporulation blanche, grise à violacée sur la face inférieure, surtout après une nuit humide.
Sur vigne, rechercher les « taches d’huile », le duvet blanc sous feuille, le rot gris sur jeunes organes et le rot brun après nouaison. [S2]
Sur tomate/pomme de terre, rechercher des lésions brunes à marge humide et un duvet blanc au revers ; sur tomate, tiges et fruits peuvent être touchés. [S5][S6]
05 · Référence
Eau, humidité, température : le moteur commun, avec des optima différents
L’eau est le dénominateur commun des mildious, mais les seuils ne sont pas universels. P. infestans sporule sous forte humidité et ARVALIS retient, pour la pomme de terre, une hygrométrie d’au moins 87 % pendant plusieurs heures comme situation favorable ; INRAE décrit une sporulation optimale vers 16-22 °C sur tomate et une inhibition lorsque des températures proches de 30 °C se maintiennent. [S3][S6]
Pour P. viticola, la germination des oospores de vigne requiert de l’eau et débute autour d’une température moyenne de 11 °C ; l’incubation varie ensuite avec la température et peut tomber à environ cinq jours en été. [S2]
À l’inverse P halstedii du tournesol exprime ses attaques primaires lorsque l’eau libre est disponible dans le sol…
06 · Référence
Pomme de terre et tomate - Phytophthora infestans
Le projet national MILTALOC, lancé en janvier 2026 pour cinq ans, illustre l’enjeu : ARVALIS rappelle plus de 230 000 ha de pomme de terre et 185 000 tonnes de tomate d’industrie produites en France en 2025. Le projet combine connaissance des populations de P. infestans, leviers alternatifs, OAD, itinéraires techniques et résistance variétale. [S4]
En pomme de terre le printemps 2026 a d’abord été sec en mars-avril ce qui a limité les contaminations précoces l’humidité de début mai a ensuite été favorable la chaleur de fin mai a freiné la sporulation puis le retour de l’humidité début juin a fait remonter la pression et les premières contaminations de parcelle…
07 · Référence
Vigne - Plasmopara viticola
Introduit d’Amérique du Nord, le mildiou de la vigne est signalé dans le Bordelais dès 1879. Il attaque les organes herbacés en croissance. Sur feuille, le faciès classique associe « tache d’huile » sur la face supérieure et duvet blanc sur la face inférieure ; en fin de saison, le faciès mosaïque apparaît sur feuilles âgées. [S2]
Sur inflorescences et grappes, le risque varie avec le stade : déformation en crosse et dessèchement avant/pendant floraison, « rot gris » sur jeunes baies, puis « rot brun » après nouaison. Après véraison, les baies ne sont plus réceptives. [S2]
Les oospores produites dans les feuilles atteintes tombées au sol assurent la conservation hivernale Au printemps leur germination…
08 · Référence
Tournesol - Plasmopara halstedii
Le mildiou du tournesol est un pathogène tellurique dont les oospores peuvent rester viables plus de dix ans. Les contaminations primaires se produisent surtout quand de l’eau libre est présente dans le sol au voisinage du semis. La maladie peut alors devenir systémique : plantes nanifiées, chlorotiques, souvent avec sporulation blanche au revers des feuilles. [S15]
Le classement ORNQ (organisme réglementé non de quarantaine) s’accompagne d’un plan de surveillance. La capacité d’évolution de P. halstedii est telle qu’aucun profil de résistance ne doit être considéré comme une garantie définitive. [S15][S16]
En 2025 21 isolats issus de situations sévères ont été caractérisés 12 sur 21 contournaient Pl8 majoritairement de type 714…
| Périmètre | Valeur |
|---|---|
| Cahier des charges | Plan directeur SILLOVA - Lot 3, Mildiou |
| Territoire | France métropolitaine ; DROM-COM lorsque pertinent pour le diagnostic ou la réglementation |
| Date de recherche | 23 août 2026 |
| Finalité | Base documentaire pour future page Web, moteur de diagnostic et base de connaissances SILLOVA |
| Principe | Ne jamais assimiler tous les « mildious » à un même agent : raisonner par couple culture-pathogène. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur note de lecture et périmètre ?
La Mildiou du plan directeur SILLOVA demande une fiche transversale sur le mildiou couvrant les cultures concernées l’identité des agents les symptômes les cycles les conditions favorables le diagnostic différentiel les impacts et la gestion intégrée Le terme est volontairement traité comme une famille de maladies et non comme une espèce unique S1 En pratique agricole mildiou désigne plusieurs maladies provoquées par des oomycètes Phytophthora infestans sur pomme de terre et tomate Plasmopara viticola sur vigne Plasmopara halstedii sur tournesol Peronospora viciae sur pois et féverole Peronospora destructor sur… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?
Les mildious sont causés par des oomycètes, organismes proches des algues brunes au sens phylogénétique et distincts des « vrais champignons ». Le besoin d’eau libre ou d’humidité très élevée est un trait épidémiologique central. [S5][S6][S20] Sur pomme de terre et tomate, Phytophthora infestans reste un bioagresseur à très fort potentiel épidémique. En 2026, ARVALIS recommande un pilotage à la parcelle avec Mileos®, la prophylaxie des tas de déchets/repousses et une alternance stricte des modes d’action. [S3][S4][S7][S8] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur ce que recouvre réellement le mot « mildiou » ?
Dans le langage de terrain, « mildiou » décrit un syndrome de maladies foliaires ou systémiques associées à des oomycètes de l’ordre des Peronosporales. La classification moderne place ces organismes dans les Chromista/Oomycota. Leur mycélium peut rappeler celui des champignons, mais leur biologie, leurs spores mobiles chez plusieurs espèces et leur physiologie les distinguent des Ascomycètes ou Basidiomycètes. [S5][S20] Conséquence opérationnelle : une recommandation fondée uniquement sur le mot « mildiou » est insuffisante. Le bon objet de connaissance est le couple culture-agent, complété par le stade et le contexte pédoclimatique. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur diagnostic transversal : reconnaître sans surdiagnostiquer ?
Association entre une plage chlorotique, huileuse ou anguleuse sur la face supérieure et une sporulation blanche, grise à violacée sur la face inférieure, surtout après une nuit humide. Sur vigne, rechercher les « taches d’huile », le duvet blanc sous feuille, le rot gris sur jeunes organes et le rot brun après nouaison. [S2] Sur tomate/pomme de terre, rechercher des lésions brunes à marge humide et un duvet blanc au revers ; sur tomate, tiges et fruits peuvent être touchés. [S5][S6] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur eau, humidité, température : le moteur commun, avec des optima différents ?
L’eau est le dénominateur commun des mildious mais les seuils ne sont pas universels P infestans sporule sous forte humidité et ARVALIS retient pour la pomme de terre une hygrométrie d’au moins 87 pendant plusieurs heures comme situation favorable INRAE décrit une sporulation optimale vers 16-22 C sur tomate et une inhibition lorsque des températures proches de 30 C se maintiennent S3 S6 Pour P viticola la germination des oospores de vigne requiert de l’eau et débute autour d’une température moyenne de 11 C l’incubation varie ensuite avec la température… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur pomme de terre et tomate - phytophthora infestans ?
Le projet national MILTALOC lancé en janvier 2026 pour cinq ans illustre l’enjeu ARVALIS rappelle plus de 230 000 ha de pomme de terre et 185 000 tonnes de tomate d’industrie produites en France en 2025 Le projet combine connaissance des populations de P infestans leviers alternatifs OAD itinéraires techniques et résistance variétale S4 En pomme de terre le printemps 2026 a d’abord été sec en mars-avril ce qui a limité les contaminations précoces l’humidité de début mai a ensuite été favorable la chaleur de fin mai a freiné la… [S01][S02][S03]





