01 · Référence
Objet, périmètre et synthèse opérationnelle
Cette page doit servir de fiche transversale sur les alternarioses rencontrées en agriculture française. Elle ne remplace pas les fiches par culture : elle explique le genre Alternaria, les principaux agents, les mécanismes communs, le diagnostic différentiel et la logique de gestion intégrée, puis renvoie vers les pathosystèmes spécifiques. Le cahier des charges SILLOVA exige une couverture des cultures hôtes, symptômes, cycle, climat, impacts, prévention et gestion. [S0]
1. Le mot alternariose regroupe plusieurs maladies : A. solani sur pomme de terre, A. linariae sur tomate, A. dauci sur carotte, A. brassicae/A. brassicicola sur Brassicacées, A. porri sur Allium et A. helianthi sur tournesol figurent parmi les agents agricoles importants. [S3][S5][S6][S8][S10][S12]
02 · Référence
Taxonomie, terminologie et complexité du genre Alternaria
Alternaria est un genre de champignons ascomycètes appartenant à la famille des Pleosporaceae. Les espèces produisent typiquement des conidies pigmentées, multicellulaires et souvent cloisonnées transversalement et longitudinalement. La taxonomie moderne distingue des sections et des complexes ; l’identification uniquement sur l’aspect d’une tache ou sur une séquence ITS peut être insuffisante pour certains petits-spores. [S1][S2][S21][S29]
03 · Référence
Symptômes transversaux et signes à rechercher
Taches d’abord petites, brunes à noirâtres, souvent sur feuilles âgées ou étages inférieurs.
Sur pomme de terre, les premiers symptômes sont souvent sur feuilles basses ; les tubercules peuvent présenter une pourriture sèche superficielle mais ce signe est rare en France. [S3][S4]
04 · Référence
Cycle biologique, conservation et dissémination
Figure 1 — Cycle transversal : la pondération des voies de conservation (semence, résidus, tubercule, hôtes alternatifs) dépend de l’espèce et de la culture. Synthèse SILLOVA d’après [S3][S6][S8][S10][S12].
Les Alternaria ont souvent une forte capacité saprophytique. Des structures mélanisées et des conidies permettent la survie sur résidus ; certaines espèces se maintiennent sur semences ou tubercules. Après contamination primaire, les lésions sporulent et créent des cycles secondaires successifs, surtout lorsque le couvert alterne périodes humides et séchage. [S3][S6][S8][S10][S12]
05 · Référence
Climat, humidectation et facteurs agronomiques favorables
Figure 2 — Plages thermiques indicatives. Elles sont volontairement présentées comme des fenêtres, pas comme des seuils universels. Sources principales : [S3][S6][S8][S10][S12][S31].
Un principe commun ressort des sources françaises : la température favorable ne suffit pas. Les contaminations exigent fréquemment humidité élevée, eau libre, rosée ou pluies, puis la sporulation et la dispersion peuvent être renforcées par le séchage. Sur pomme de terre, ARVALIS insiste en plus sur la sénescence et les stress. [S4]
06 · Référence
Focus pomme de terre : Alternaria solani / A. alternata
La pomme de terre est le pathosystème où l’alternariose est la mieux documentée techniquement en France. ePhytia indique A. solani et A. alternata ; ARVALIS rappelle que la maladie est difficile à diagnostiquer au champ et qu’elle touche surtout les tissus âgés ou stressés. [S3][S4]
07 · Référence
Focus carotte : Alternaria dauci
A. dauci est une maladie foliaire majeure de la carotte à l’échelle mondiale et est présente en France. La transmission par semences et la survie sur débris/carottes sauvages expliquent l’importance de la prophylaxie dès la production de semences. [S6][S24]
La résistance variétale à l’alternariose de la carotte est quantitative : des travaux INRAE/Institut Agro ont identifié plusieurs QTL et montrent que l’expression de la résistance dépend aussi de l’environnement. [S38][S39]
08 · Référence
Focus Brassicacées et colza : A. brassicae / A. brassicicola
Sur Brassicacées, A. brassicae et A. brassicicola sont les espèces de référence. A. brassicicola est explicitement présente en France et transmissible par les semences. Sur colza, les taches peuvent toucher feuilles puis siliques, avec impact potentiel sur qualité des graines si l’attaque est suffisamment précoce et intense. [S7][S8][S30]
| Genre très diversifié Alternaria appartient aux Ascomycota Dothideomycetes Pleosporales Pleosporaceae Le nom… | France plusieurs cultures Pomme de terre tomate carotte Brassicacées Allium tournesol pomme… |
|---|---|
| Point diagnostic Les anneaux concentriques sont évocateurs mais non suffisants. Sénescence, carences, mildiou, Cercospora, Septoria, Stemphylium et bactérioses créent de nombreuses confusions. [S4][S7][S9][S11] | Climat de risque Le risque combine chaleur modérée à forte humidité rosée ou pluie et souvent alternance humide sec plusieurs Alternaria profitent aussi des plantes stressées S3 S4… |
| Semences et résidus A. dauci, A. brassicicola et A. helianthi sont notamment transmissibles par semences ; résidus et hôtes alternatifs entretiennent l’inoculum. [S6][S8][S12] | Surveillance 2025 BSV alternariose observée sur carotte en Bretagne faible en pomme de terre Grand Est Alternaria sur siliques de colza dans 35 des parcelles suivies en Lorraine… |
| OAD 2026 ARVALIS annonce un nouveau modèle “Alternariose” dans Miléos pour la protection de la pomme de terre. [S18] | Qualité alimentaire L’UE recommande la surveillance de toxines d’Alternaria (AOH, AME, TeA) dans certains aliments ; les valeurs publiées sont indicatives, pas des limites de sécurité. [S20] |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur objet, périmètre et synthèse opérationnelle ?
Cette page doit servir de fiche transversale sur les alternarioses rencontrées en agriculture française Elle ne remplace pas les fiches par culture elle explique le genre Alternaria les principaux agents les mécanismes communs le diagnostic différentiel et la logique de gestion intégrée puis renvoie vers les pathosystèmes spécifiques Le cahier des charges SILLOVA exige une couverture des cultures hôtes symptômes cycle climat impacts prévention et gestion S0 1 Le mot alternariose regroupe plusieurs maladies A solani sur pomme de terre A linariae sur tomate A dauci sur carotte A brassicae… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur taxonomie, terminologie et complexité du genre alternaria ?
Alternaria est un genre de champignons ascomycètes appartenant à la famille des Pleosporaceae. Les espèces produisent typiquement des conidies pigmentées, multicellulaires et souvent cloisonnées transversalement et longitudinalement. La taxonomie moderne distingue des sections et des complexes ; l’identification uniquement sur l’aspect d’une tache ou sur une séquence ITS peut être insuffisante pour certains petits-spores. [S1][S2][S21][S29] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes transversaux et signes à rechercher ?
Taches d’abord petites, brunes à noirâtres, souvent sur feuilles âgées ou étages inférieurs. Sur pomme de terre, les premiers symptômes sont souvent sur feuilles basses ; les tubercules peuvent présenter une pourriture sèche superficielle mais ce signe est rare en France. [S3][S4] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique, conservation et dissémination ?
Figure 1 — Cycle transversal : la pondération des voies de conservation (semence, résidus, tubercule, hôtes alternatifs) dépend de l’espèce et de la culture. Synthèse SILLOVA d’après [S3][S6][S8][S10][S12]. Les Alternaria ont souvent une forte capacité saprophytique. Des structures mélanisées et des conidies permettent la survie sur résidus ; certaines espèces se maintiennent sur semences ou tubercules. Après contamination primaire, les lésions sporulent et créent des cycles secondaires successifs, surtout lorsque le couvert alterne périodes humides et séchage. [S3][S6][S8][S10][S12] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur climat, humidectation et facteurs agronomiques favorables ?
Figure 2 — Plages thermiques indicatives. Elles sont volontairement présentées comme des fenêtres, pas comme des seuils universels. Sources principales : [S3][S6][S8][S10][S12][S31]. Un principe commun ressort des sources françaises : la température favorable ne suffit pas. Les contaminations exigent fréquemment humidité élevée, eau libre, rosée ou pluies, puis la sporulation et la dispersion peuvent être renforcées par le séchage. Sur pomme de terre, ARVALIS insiste en plus sur la sénescence et les stress. [S4] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur focus pomme de terre : alternaria solani / a. alternata ?
La pomme de terre est le pathosystème où l’alternariose est la mieux documentée techniquement en France. ePhytia indique A. solani et A. alternata ; ARVALIS rappelle que la maladie est difficile à diagnostiquer au champ et qu’elle touche surtout les tissus âgés ou stressés. [S3][S4] [S01][S02][S03]





