01 · Référence
Résumé exécutif - les points essentiels
« Botrytis » désigne un genre de champignons ascomycètes nécrotrophes d’environ 35 espèces décrites dans les synthèses génomiques récentes ; la majorité est spécialisée sur un hôte ou un petit groupe d’hôtes, tandis que B. cinerea et B. pseudocinerea ont un spectre beaucoup plus large. [S6][S25]
Botrytis cinerea est l’agent de la pourriture grise le plus ubiquiste. Les synthèses modernes lui attribuent plus de 1 400 espèces hôtes ; les anciennes fiches techniques citent souvent des nombres plus faibles parce qu’elles reposent sur des inventaires plus anciens ou plus restrictifs. [S6][S7]
02 · Référence
« Botrytis » : un genre, pas une maladie unique
Dans le langage agricole, « botrytis » est souvent utilisé comme raccourci pour « pourriture grise à Botrytis cinerea ». Cette simplification est pratique sur vigne, tomate ou nombreux fruits, mais devient trompeuse dès que l’on traverse les cultures. Le genre Botrytis regroupe approximativement 35 espèces dans les synthèses génomiques ; la plupart sont des nécrotrophes spécialisés sur un hôte ou quelques hôtes proches. [S6]
Cette diversité a une conséquence directe pour l’architecture de SILLOVA : la Botrytis doit servir de portail transversal, puis renvoyer vers des fiches par couple culture-agent. L’utilisateur ne doit pas recevoir un conseil générique « Botrytis » sans que le système ait d’abord identifié l’hôte, l’organe et le système de production. [S1][S4][S25]
03 · Référence
Taxonomie, nomenclature et histoire
La coexistence historique de noms pour les formes sexuée et asexuée explique encore des doublons dans les bases anciennes. Lors du symposium international Botrytis de 2013, la communauté a retenu l’usage du nom Botrytis dans le cadre du principe « un champignon, un nom ». Les documents de terrain peuvent néanmoins continuer à mentionner Botryotinia. [S8]
Le terme « parasite de faiblesse » fréquemment utilisé dans les fiches agronomiques françaises décrit bien la capacité du champignon à profiter de tissus endommagés ou sénescents, mais ne doit pas être interprété comme l’impossibilité d’infecter des tissus sains. B. cinerea possède un arsenal enzymatique, toxique et d’effecteurs compatible avec un véritable comportement nécrotrophe actif. [S2-S3][S48]
04 · Référence
Botrytis cinerea : largeur d’hôte et importance biologique
B. cinerea est l’une des espèces nécrotrophes les plus étudiées. Une synthèse de 2019 décrit le genre comme comportant environ 35 espèces et rappelle que B. cinerea/B. pseudocinerea ont un spectre supérieur à 1 400 espèces végétales ; une revue Food Microbiology 2024 retient également « plus de 1 400 » hôtes. [S6][S7]
Cette polyphagie explique trois difficultés opérationnelles : la rotation culturale seule ne suffit généralement pas à supprimer l’inoculum ; des adventices, cultures voisines ou débris peuvent constituer des supports ; et la maladie peut réapparaître en serre ou station de conditionnement même en l’absence d’une continuité stricte de la même culture. [S3-S5][S7]
05 · Référence
Panorama des cultures hôtes et importance en France
L’importance économique ne doit pas être résumée par un unique indicateur national. Botrytis se manifeste comme maladie du rendement en grandes cultures, maladie de qualité sur raisin ou semences, maladie de mortalité de tiges en tomate sous abri, et maladie de durée de vie/post-récolte sur fruits. La valeur d’un même pourcentage de symptômes n’est donc pas comparable d’une filière à l’autre. [S7][S20-S22][S36-S41]
06 · Référence
Signatures diagnostiques par culture
Sur vigne, les grappes à partir de la véraison constituent l’organe économiquement majeur : baies brunies ou ramollies puis feutrage gris. Des symptômes foliaires printaniers peuvent aussi être visibles. La compacité des grappes, les blessures de tordeuses, l’oïdium, la grêle et la vigueur augmentent la probabilité de progression. [S9][S30-S31]
Sous abri, le chancre de tige autour d’une plaie d’effeuillage ou d’ébourgeonnage est un signal critique : la lésion peut s’allonger et ceinturer la tige, avec flétrissement au-dessus. Les fruits verts peuvent porter des « ghost spots » issus d’infections avortées ; les fruits mûrs développent une pourriture molle grise. [S2-S3][S34-S35]
07 · Référence
Cycle biologique : schéma transversal
Survie : mycélium dans les tissus et débris, sclérotes dans les résidus, bulbes ou au sol selon l’espèce ; infections quiescentes possibles dans certains fruits.
Dépôt et germination : l’eau disponible ou une humidité relative très élevée permet la germination ; la vitesse dépend fortement de la température et de la durée d’humectation.
Re-sporulation : le nouveau tissu nécrosé devient à son tour une source massive de conidies, créant des cycles secondaires rapprochés.
08 · Référence
Conservation, inoculum et réservoirs
La rotation est particulièrement efficace contre certaines espèces spécialisées, mais beaucoup moins suffisante contre B. cinerea du fait de sa polyphagie et de sa capacité saprophyte. La page SILLOVA doit donc éviter une recommandation générique « allonger la rotation » sans préciser l’espèce et la culture. [S5-S6][S23-S25]
| Champ | Référence |
|---|---|
| Page SILLOVA | Botrytis - Botrytis |
| Bloc | Z - pages transversales, agronomie, systèmes et bassins |
| Date de recherche | 23 août 2026 |
| Zone | France métropolitaine ; DROM et international en complément ciblé |
| Agent emblématique | Botrytis cinerea Pers. ; plusieurs autres espèces du genre sont agronomiquement importantes |
| Finalité | Future page Web SILLOVA + base de connaissances structurée |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif - les points essentiels ?
« Botrytis » désigne un genre de champignons ascomycètes nécrotrophes d’environ 35 espèces décrites dans les synthèses génomiques récentes ; la majorité est spécialisée sur un hôte ou un petit groupe d’hôtes, tandis que B. cinerea et B. pseudocinerea ont un spectre beaucoup plus large. [S6][S25] Botrytis cinerea est l’agent de la pourriture grise le plus ubiquiste. Les synthèses modernes lui attribuent plus de 1 400 espèces hôtes ; les anciennes fiches techniques citent souvent des nombres plus faibles parce qu’elles reposent sur des inventaires plus anciens ou plus restrictifs. [S6][S7] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur « botrytis » : un genre, pas une maladie unique ?
Dans le langage agricole botrytis est souvent utilisé comme raccourci pour pourriture grise à Botrytis cinerea Cette simplification est pratique sur vigne tomate ou nombreux fruits mais devient trompeuse dès que l’on traverse les cultures Le genre Botrytis regroupe approximativement 35 espèces dans les synthèses génomiques la plupart sont des nécrotrophes spécialisés sur un hôte ou quelques hôtes proches S6 Cette diversité a une conséquence directe pour l’architecture de SILLOVA la Botrytis doit servir de portail transversal puis renvoyer vers des fiches par couple culture-agent L’utilisateur ne doit pas… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur taxonomie, nomenclature et histoire ?
La coexistence historique de noms pour les formes sexuée et asexuée explique encore des doublons dans les bases anciennes Lors du symposium international Botrytis de 2013 la communauté a retenu l’usage du nom Botrytis dans le cadre du principe un champignon un nom Les documents de terrain peuvent néanmoins continuer à mentionner Botryotinia S8 Le terme parasite de faiblesse fréquemment utilisé dans les fiches agronomiques françaises décrit bien la capacité du champignon à profiter de tissus endommagés ou sénescents mais ne doit pas être interprété comme l’impossibilité d’infecter des tissus… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur botrytis cinerea : largeur d’hôte et importance biologique ?
B cinerea est l’une des espèces nécrotrophes les plus étudiées Une synthèse de 2019 décrit le genre comme comportant environ 35 espèces et rappelle que B cinerea B pseudocinerea ont un spectre supérieur à 1 400 espèces végétales une revue Food Microbiology 2024 retient également plus de 1 400 hôtes S6 S7 Cette polyphagie explique trois difficultés opérationnelles la rotation culturale seule ne suffit généralement pas à supprimer l’inoculum des adventices cultures voisines ou débris peuvent constituer des supports et la maladie peut réapparaître en serre ou station de conditionnement… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur panorama des cultures hôtes et importance en france ?
L’importance économique ne doit pas être résumée par un unique indicateur national. Botrytis se manifeste comme maladie du rendement en grandes cultures, maladie de qualité sur raisin ou semences, maladie de mortalité de tiges en tomate sous abri, et maladie de durée de vie/post-récolte sur fruits. La valeur d’un même pourcentage de symptômes n’est donc pas comparable d’une filière à l’autre. [S7][S20-S22][S36-S41] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur signatures diagnostiques par culture ?
Sur vigne les grappes à partir de la véraison constituent l’organe économiquement majeur baies brunies ou ramollies puis feutrage gris Des symptômes foliaires printaniers peuvent aussi être visibles La compacité des grappes les blessures de tordeuses l’oïdium la grêle et la vigueur augmentent la probabilité de progression S9 S30-S31 Sous abri le chancre de tige autour d’une plaie d’effeuillage ou d’ébourgeonnage est un signal critique la lésion peut s’allonger et ceinturer la tige avec flétrissement au-dessus Les fruits verts peuvent porter des ghost spots issus d’infections avortées les fruits mûrs… [S01][S02][S03]





