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Résumé exécutif pour décision agricole
La mélisse est une Lamiaceae pérenne valorisée surtout pour ses feuilles aromatiques et riches en polyphénols ; son huile essentielle est recherchée mais le rendement en huile est faible et très variable.
La France métropolitaine comptait 122 ha déclarés en 2025, contre 146 ha en 2024 (-16,5 %). Les surfaces bio + conversion représentaient 63 ha en 2025.
Cette monographie traite la mélisse officinale cultivée comme PPAM en France. Elle relie l’espèce botanique à la décision agricole : choix du matériel végétal, implantation d’une culture pérenne, gestion de l’eau et de la fertilité, maîtrise des adventices et du sanitaire, choix du stade de coupe, qualité du séchage, transformation, débouché et rentabilité.
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Chiffres-clés 2024-2026
FranceAgriMer dénombre 146 ha de mélisse déclarés en 2024 et 122 ha en 2025, dont respectivement 77 et 63 ha en agriculture biologique ou conversion. Ces surfaces déclarées ne mesurent ni le tonnage récolté ni la part de marché.
La chute globale des PPAM en 2025 est fortement influencée par la coriandre. Pour la mélisse, la baisse est néanmoins spécifique et FranceAgriMer indique que son potentiel de production se contracte. Il faut donc éviter d’attribuer mécaniquement la baisse de la mélisse au seul effet coriandre.
Le même hectare peut être piloté très différemment selon le produit vendu. Une feuille entière verte pour tisane, une matière première destinée à l’extraction et une biomasse à distiller n’impliquent ni la même date de coupe, ni le même niveau de tri, ni la même tolérance aux tiges, ni le même coût de main-d’œuvre. Le débouché doit donc être défini avant la plantation.
| Année | Surface déclarée (ha) | Dont bio ou conversion (ha) |
|---|---|---|
| 2024 | 146 | 77 |
| 2025 | 122 | 63 |
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Part des surfaces biologiques : lecture prudente
La surface bio ou en conversion représente environ la moitié de la surface déclarée de mélisse en 2024 et en 2025. Ce ratio ne se confond pas avec une part de production : les rendements et les circuits de vente peuvent différer.
Le ratio bio + conversion / surface totale ressort à environ 52,7 % en 2024 et 51,6 % en 2025. Cette forte présence de l’AB est cohérente avec les débouchés herboristerie et circuits spécialisés, mais elle ne permet pas de déduire la part du tonnage français certifié bio, les rendements et les circuits étant très hétérogènes.
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Identité botanique et classification
Kew Plants of the World Online considère Melissa officinalis L. comme une espèce acceptée. Le statut natif inclut la France et la Corse dans son aire méditerranéenne à centre-asiatique. Cette précision permet d’éviter de présenter la mélisse comme une simple plante exotique naturalisée en France.
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Sous-espèces et nomenclature : une zone à documenter avec soin
Le référentiel Kew accepte actuellement deux taxons infraspécifiques sous Melissa officinalis : subsp. officinalis et subsp. inodora. En parallèle, une partie importante de la littérature agronomique et génétique emploie encore le nom subsp. altissima. Une publication génomique de 2026 utilise précisément cette distinction pour séparer du matériel diploïde de subsp. officinalis et un groupe tétraploïde nommé subsp. altissima.
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Morphologie générale
La mélisse forme une touffe vivace ramifiée, à tiges quadrangulaires typiques des Lamiaceae. Les feuilles opposées sont pétiolées, ovales à cordiformes, à marge crénelée-dentée et surface plus ou moins gaufrée. Les parties aériennes portent des trichomes glandulaires impliqués dans l’accumulation des composés volatils.
Les fleurs, petites et claires, sont regroupées en verticilles axillaires. Le passage en floraison modifie l’architecture, la proportion feuilles/tiges et la composition chimique. En production de feuille, la hauteur de coupe et le stade de récolte sont donc des variables de qualité autant que de rendement.
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Racines, pérennité et reprise
La culture est pérenne et repart après les coupes lorsque les réserves racinaires, l’état sanitaire et l’eau disponible sont suffisants. Cette pérennité réduit le coût annuel d’implantation mais amplifie les conséquences d’une mauvaise parcelle : vivaces adventices, compaction, hydromorphie ou contamination racinaire peuvent pénaliser plusieurs années.
Les cas TECH’PPAM 2025 documentent des plantations âgées de quatre à six ans encore productives en Finistère. Ils ne fixent pas une durée économique universelle : la longévité dépend du climat, de la fréquence de coupe, du sanitaire, du niveau de mécanisation et des exigences du débouché.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quelle partie de la mélisse est récoltée?
La mélisse officinale est valorisée surtout pour ses feuilles. Son huile essentielle est recherchée, mais son rendement est faible et très variable.
Quelles surfaces de mélisse sont déclarées en France?
FranceAgriMer dénombre 122 ha déclarés en 2025, contre 146 ha en 2024, dont 63 ha en agriculture biologique ou conversion en 2025.
Le débouché doit-il être défini avant la plantation?
Oui. Une feuille entière pour tisane, une matière destinée à l’extraction et une biomasse à distiller n’impliquent ni la même date de coupe ni le même tri.





