01 · Référence
Périmètre et objectif de la fiche
Cette monographie traite la mélisse officinale cultivée comme PPAM en France. Elle relie l’espèce botanique à la décision agricole : choix du matériel végétal, implantation d’une culture pérenne, gestion de l’eau et de la fertilité, maîtrise des adventices et du sanitaire, choix du stade de coupe, qualité du séchage, transformation, débouché et rentabilité. [S01, S03]
Le même hectare peut être piloté très différemment selon le produit vendu Une feuille entière verte pour tisane une matière première destinée à l’extraction et une biomasse à distiller n’impliquent ni la même date de coupe ni le même niveau de tri ni la même tolérance aux tiges ni le même coût de main-d’œuvre Le…
02 · Référence
Résumé exécutif pour décision agricole
La mélisse est une Lamiaceae pérenne valorisée surtout pour ses feuilles aromatiques et riches en polyphénols ; son huile essentielle est recherchée mais le rendement en huile est faible et très variable. [S04, S09, S10, S20, S28]
La France métropolitaine comptait 122 ha déclarés en 2025, contre 146 ha en 2024 (-16,5 %). Les surfaces bio + conversion représentaient 63 ha en 2025. [S04, S09, S10, S20, S28]
Le choix variétal est critique productivité foliaire rusticité port et profil néral-géranial varient le catalogue ITEIPMAI 2023 documente Mélia 1 Mélia 2 et Mélia 3…
Cette monographie traite la mélisse officinale cultivée comme PPAM en France. Elle relie l’espèce botanique à la décision agricole : choix du matériel végétal, implantation d’une culture pérenne, gestion de l’eau et de la fertilité, maîtrise des adventices et du sanitaire, choix du stade de coupe, qualité du séchage, transformation, débouché et rentabilité. [S01, S03]
03 · Référence
Chiffres-clés 2024-2026
Figure 1 — Surfaces déclarées de mélisse : 146 ha en 2024 et 122 ha en 2025 ; bio + conversion : 77 puis 63 ha. Source : FranceAgriMer, note PPAM février 2026, données ASP/PAC.
La chute globale des PPAM en 2025 est fortement influencée par la coriandre. Pour la mélisse, la baisse est néanmoins spécifique et FranceAgriMer indique que son potentiel de production se contracte. Il faut donc éviter d’attribuer mécaniquement la baisse de la mélisse au seul effet coriandre. [S04]
Le même hectare peut être piloté très différemment selon le produit vendu. Une feuille entière verte pour tisane, une matière première destinée à l’extraction et une biomasse à distiller n’impliquent ni la même date de coupe, ni le même niveau de tri, ni la même tolérance aux tiges, ni le même coût de main-d’œuvre. Le débouché doit donc être défini avant la plantation.
04 · Référence
Part des surfaces biologiques : lecture prudente
Figure 2 — Ratio calculé à partir des deux tableaux FranceAgriMer : 52,7 % en 2024 et 51,6 % en 2025. Il s’agit d’un ratio de surfaces déclarées, pas d’un taux de production physique ni d’une part de marché.
Le ratio bio + conversion / surface totale ressort à environ 52,7 % en 2024 et 51,6 % en 2025. Cette forte présence de l’AB est cohérente avec les débouchés herboristerie et circuits spécialisés, mais elle ne permet pas de déduire la part du tonnage français certifié bio, les rendements et les circuits étant très hétérogènes. [S04]
La mélisse est une Lamiaceae pérenne valorisée surtout pour ses feuilles aromatiques et riches en polyphénols ; son huile essentielle est recherchée mais le rendement en huile est faible et très variable. [S04, S09, S10, S20, S28]
05 · Référence
Identité botanique et classification
Kew Plants of the World Online considère Melissa officinalis L. comme une espèce acceptée. Le statut natif inclut la France et la Corse dans son aire méditerranéenne à centre-asiatique. Cette précision permet d’éviter de présenter la mélisse comme une simple plante exotique naturalisée en France. [S02]
06 · Référence
Sous-espèces et nomenclature : une zone à documenter avec soin
Le référentiel Kew accepte actuellement deux taxons infraspécifiques sous Melissa officinalis : subsp. officinalis et subsp. inodora. En parallèle, une partie importante de la littérature agronomique et génétique emploie encore le nom subsp. altissima. Une publication génomique de 2026 utilise précisément cette distinction pour séparer du matériel diploïde de subsp. officinalis et un groupe tétraploïde nommé subsp. altissima. [S02, S12]
07 · Référence
Morphologie générale
La mélisse forme une touffe vivace ramifiée, à tiges quadrangulaires typiques des Lamiaceae. Les feuilles opposées sont pétiolées, ovales à cordiformes, à marge crénelée-dentée et surface plus ou moins gaufrée. Les parties aériennes portent des trichomes glandulaires impliqués dans l’accumulation des composés volatils. [S03, S19]
Les fleurs, petites et claires, sont regroupées en verticilles axillaires. Le passage en floraison modifie l’architecture, la proportion feuilles/tiges et la composition chimique. En production de feuille, la hauteur de coupe et le stade de récolte sont donc des variables de qualité autant que de rendement.
08 · Référence
Racines, pérennité et reprise
La culture est pérenne et repart après les coupes lorsque les réserves racinaires, l’état sanitaire et l’eau disponible sont suffisants. Cette pérennité réduit le coût annuel d’implantation mais amplifie les conséquences d’une mauvaise parcelle : vivaces adventices, compaction, hydromorphie ou contamination racinaire peuvent pénaliser plusieurs années. [S03, S09]
Les cas TECH’PPAM 2025 documentent des plantations âgées de quatre à six ans encore productives en Finistère. Ils ne fixent pas une durée économique universelle : la longévité dépend du climat, de la fréquence de coupe, du sanitaire, du niveau de mécanisation et des exigences du débouché. [S09]
| Repère 2026 | Valeur / statut | Source |
|---|---|---|
| Espèce | Melissa officinalis L., Lamiaceae, espèce acceptée | Kew POWO |
| Surface France métropolitaine 2025 | 122 ha déclarés PAC | FranceAgriMer, fév. 2026 |
| Évolution 2025/2024 | -16,5 % (146 → 122 ha) | FranceAgriMer, fév. 2026 |
| Bio + conversion 2025 | 63 ha; -18,0 % vs 2024 | FranceAgriMer, fév. 2026 |
| Parties médicinales - Liste A 2026 | Feuille, sommité fleurie | ANSM, janv. 2026 |
| Débouchés agricoles | Herboristerie/tisane, ingrédients, extraits, huile essentielle, hydrolat, circuits courts | ITEIPMAI, FranceAgriMer, TECH’PPAM |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur périmètre et objectif de la fiche ?
Cette monographie traite la mélisse officinale cultivée comme PPAM en France Elle relie l’espèce botanique à la décision agricole choix du matériel végétal implantation d’une culture pérenne gestion de l’eau et de la fertilité maîtrise des adventices et du sanitaire choix du stade de coupe qualité du séchage transformation débouché et rentabilité S01 S03 Le même hectare peut être piloté très différemment selon le produit vendu Une feuille entière verte pour tisane une matière première destinée à l’extraction et une biomasse à distiller n’impliquent ni la même date de coupe… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur résumé exécutif pour décision agricole ?
La mélisse est une Lamiaceae pérenne valorisée surtout pour ses feuilles aromatiques et riches en polyphénols son huile essentielle est recherchée mais le rendement en huile est faible et très variable S04 S09 S10 S20 S28 La France métropolitaine comptait 122 ha déclarés en 2025 contre 146 ha en 2024 -16 5 Les surfaces bio conversion représentaient 63 ha en 2025 S04 S09 S10 S20 S28 Le choix variétal est critique productivité foliaire rusticité port et profil néral-géranial varient le catalogue ITEIPMAI 2023 documente Mélia 1 Mélia 2 et Mélia… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur chiffres-clés 2024-2026 ?
Figure 1 — Surfaces déclarées de mélisse : 146 ha en 2024 et 122 ha en 2025 ; bio + conversion : 77 puis 63 ha. Source : FranceAgriMer, note PPAM février 2026, données ASP/PAC. La chute globale des PPAM en 2025 est fortement influencée par la coriandre. Pour la mélisse, la baisse est néanmoins spécifique et FranceAgriMer indique que son potentiel de production se contracte. Il faut donc éviter d’attribuer mécaniquement la baisse de la mélisse au seul effet coriandre. [S04] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur part des surfaces biologiques : lecture prudente ?
Figure 2 Ratio calculé à partir des deux tableaux FranceAgriMer 52 7 en 2024 et 51 6 en 2025 Il s’agit d’un ratio de surfaces déclarées pas d’un taux de production physique ni d’une part de marché Le ratio bio conversion surface totale ressort à environ 52 7 en 2024 et 51 6 en 2025 Cette forte présence de l’AB est cohérente avec les débouchés herboristerie et circuits spécialisés mais elle ne permet pas de déduire la part du tonnage français certifié bio les rendements et les circuits étant très… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité botanique et classification ?
Kew Plants of the World Online considère Melissa officinalis L. comme une espèce acceptée. Le statut natif inclut la France et la Corse dans son aire méditerranéenne à centre-asiatique. Cette précision permet d’éviter de présenter la mélisse comme une simple plante exotique naturalisée en France. [S02] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur sous-espèces et nomenclature : une zone à documenter avec soin ?
Le référentiel Kew accepte actuellement deux taxons infraspécifiques sous Melissa officinalis : subsp. officinalis et subsp. inodora. En parallèle, une partie importante de la littérature agronomique et génétique emploie encore le nom subsp. altissima. Une publication génomique de 2026 utilise précisément cette distinction pour séparer du matériel diploïde de subsp. officinalis et un groupe tétraploïde nommé subsp. altissima. [S02, S12] [S01][S02][S03]





