01 · Guide
Diagnostiquer les maladies du soja
Le diagnostic sanitaire commence par l’identification du symptôme et de son emplacement. L’historique de la parcelle et les conditions de l’année orientent ensuite la prévention.
• Avant R1: sécuriser l’implantation, observer les manques par foyers, déterrer des plantes entières et rechercher nécroses de collet/racines. Sol froid, humide, tassé ou asphyxiant oriente vers un complexe de maladies de levée, dont Rhizoctonia et Fusarium.
• De R1 à R3: dans les parcelles à historique sclérotinia, surveiller fermeture du couvert, verse, humidité persistante et floraison. La contamination de Sclerotinia sclerotiorum est étroitement liée aux fleurs sénescentes et au microclimat humide du couvert.
• Après floraison: distinguer pourriture blanche à mycélium/sclérotes (sclérotinia), pycnides noires alignées et atteintes de tige/gousse (complexe Diaporthe), taches foliaires de mildiou ou septoriose, et dépérissements de chaleur avec microsclérotes (Macrophomina).
| Symptôme observé | Piste de diagnostic |
|---|---|
| Pourriture blanche avec mycélium et sclérotes | Sclérotinia |
| Pycnides noires alignées sur tige ou gousse | Complexe Diaporthe |
| Taches sur les feuilles | Mildiou ou septoriose |
| Dépérissement de chaleur avec microsclérotes | Macrophomina |
02 · Guide
Reconnaître les principales maladies du soja
Le guide pratique Terres Inovia consacré aux maladies et ravageurs du soja retient neuf grands ensembles pathologiques pour la France: fusariose, rhizoctone, macrophomina, sclérotinia, phomopsis, chancre de la tige, mildiou, septoriose et anthracnose. Cette liste constitue une base de diagnostic, mais leur importance économique n’est pas équivalente et varie fortement selon les bassins et les années.
Dans les références françaises récentes, le sclérotinia demeure la maladie à raisonner le plus explicitement en prévention, car son inoculum persiste dans le sol, les cultures hôtes sont nombreuses et le risque augmente dans les couverts denses et humides. Le rhizoctone est davantage lié aux conditions de sol et à l’historique de parcelle. Le complexe Diaporthe/Phomopsis est particulièrement important pour la qualité sanitaire des graines et les semences. Le mildiou est fréquent certaines années mais sa nuisibilité mesurable reste généralement faible dans les références Terres Inovia.
Lorsque des plantes dépérissent par foyers, relever leur position et déterrer des pieds à la frontière entre zone saine et zone atteinte. Inspecter racines, collet et tiges avant de nommer la maladie ; une asphyxie du sol ou une compaction peut produire un tableau voisin.
03 · Guide
Dater la surveillance des foyers
La surveillance gagne à être datée : stade, météo récente, irrigation et précédent cultural expliquent souvent pourquoi un foyer apparaît. Conserver ces observations aide ensuite à choisir une parcelle et une rotation moins exposées.
04 · Guide
Macrophomina: pourriture charbonneuse et risque de chaleur
Macrophomina est associé aux conditions chaudes et sèches. Examiner les racines et les tiges de plantes atteintes, puis comparer les symptômes avec les diagnostics de référence.
05 · Guide
Prévenir le sclérotinia dans les parcelles à risque
Les parcelles ayant déjà subi des attaques, les rotations rapprochées de cultures sensibles et les couverts humides demandent une vigilance particulière. Le choix variétal, l’espacement du retour et l’ajustement de la conduite réduisent le risque.
Observer les foyers en saison et consigner leur position pour la rotation suivante. Les symptômes typiques comprennent un mycélium blanc et des sclérotes dans la tige ; confirmer le diagnostic avant de l’attribuer à un autre champignon.
06 · Guide
Distinguer maladies de levée et maladies de fin de cycle
Les manques à la levée peuvent provenir de la structure, du froid ou de champignons du sol. Déterrer les plantes et inspecter le collet évite de conclure sur la seule couleur du feuillage.
En fin de cycle, examiner séparément tiges, gousses et graines. Un prélèvement représentatif ou une analyse peut être nécessaire lorsque plusieurs causes produisent des symptômes proches.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quels facteurs augmentent le risque de sclérotinia?
Le risque augmente dans les couverts denses et humides, et dans les parcelles ayant déjà subi des attaques. Les rotations rapprochées de cultures sensibles demandent aussi une vigilance particulière.
Comment reconnaître le sclérotinia?
Les symptômes typiques comprennent un mycélium blanc et des sclérotes dans la tige. Confirmer le diagnostic avant de l’attribuer à un autre champignon.
Faut-il déterrer les plantes qui dépérissent?
Oui. Relever leur position, déterrer des pieds à la frontière entre zone saine et zone atteinte, puis inspecter racines, collet et tiges avant de nommer la maladie.





