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Foin

Les seuils de

Le foin est un fourrage conservé par dessiccation. La qualité finale résulte d'une chaîne où aucun maillon ne peut compenser complètement une erreur du précédent : stade trop tardif, coupe trop basse, contamination par la terre, séchage lent, pertes de feuilles, pressage trop humide ou stockage réhumidifié se cumulent. Les repères techniques de ce dossier doivent donc être…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 13 min
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Vue agricole consacrée à foin
Foin · Photo : Ed Yourdon · CC BY-NC-SA
33 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Fraction du fourrage restant après retrait de l’eau.

Matière sèche (MS)

% de la masse brute [S02][S03]

02
Consolidé

Part d’eau du fourrage ; approximativement 100 - %MS.

Humidité

% [S02][S03]

03
Consolidé

Chaîne de récolte et de séchage destinée à produire…

Fenaison

Processus [S02][S03]

04
Consolidé

Etalement/retournement destiné à accélérer et homogénéiser le séchage.

Fanage

Passage(s) [S02][S03]

01 · Référence

Mode d’emploi et niveau de fiabilité

Le foin est un fourrage conservé par dessiccation. La qualité finale résulte d'une chaîne où aucun maillon ne peut compenser complètement une erreur du précédent : stade trop tardif, coupe trop basse, contamination par la terre, séchage lent, pertes de feuilles, pressage trop humide ou stockage réhumidifié se cumulent. Les repères techniques de ce dossier doivent donc être lus comme un système de décisions et…

Les seuils de matière sèche et de température sont particulièrement importants. ARVALIS retient 85 % MS comme objectif de séchage pour le foin et, dans une publication de 2025 consacrée à l'échauffement, recommande de viser au moins 84 % MS au pressage pour limiter le risque d'échauffement des balles.

Les valeurs alimentaires ne doivent pas être appliquées comme une composition fixe. Elles varient selon l'espèce, le stade, le numéro de coupe, la fertilisation, la météo, les pertes de feuilles et les conditions de stockage. Une analyse représentative du lot est la base du rationnement lorsque les enjeux de performance ou de santé sont élevés.

Sources de cette section [S02][S04][S13][S14]

02 · Référence

Synthèse exécutive : 50 repères à retenir

Le foin est un fourrage sec obtenu par dessiccation de plantes fourragères récoltées puis stockées à l'abri de l'eau.

L'objectif de conservation est de réduire suffisamment l'activité de l'eau pour stopper l'essentiel des fermentations et des développements microbiens.

La valeur du foin est d'abord celle de la plante au moment de la coupe : une fenaison tardive ne peut pas être compensée par un séchage parfait.

Pour les graminées, le compromis rendement-qualité se situe généralement autour du début d'épiaison, à ajuster selon les besoins du troupeau.

Pour la luzerne, une première coupe au début bourgeonnement privilégie la qualité ; un rythme d'environ 30 à 40 jours entre repousses est souvent cité dans les références françaises.

Sources de cette section [S05]

03 · Référence

Définition, fonctions et vocabulaire

Au sens agronomique, le foin est un fourrage issu de graminées, légumineuses, dicotylédones fourragères ou d'un mélange, conservé principalement par séchage. Le Catalogue européen des matières premières pour aliments des animaux décrit notamment l'herbe séchée au champ (« grass, field dried [hay] ») et distingue les fourrages verts, ensilés ou séchés.

La fenaison désigne l'ensemble des opérations qui conduisent de l'herbe sur pied au foin stockable : fauche, éventuellement conditionnement, fanage, pré-andainage/andainage, pressage ou ramassage en vrac, transport et stockage. Le séchage peut être entièrement réalisé au champ, terminé sous abri par ventilation, ou combiné selon le système.

Sources de cette section [S27]

04 · Référence

Histoire et évolution de la fenaison

La conservation de l'herbe par séchage est l'une des techniques fondamentales qui ont permis de nourrir des herbivores pendant l'hiver ou les périodes sèches. Longtemps, la coupe manuelle, le fanage à la fourche et le stockage en meules imposaient une forte consommation de main-d'œuvre et des surfaces limitées. La mécanisation du XIXe puis du XXe siècle - faucheuses, râteaux, presses, tracteurs…

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, la fenaison partage la place avec les conservations par voie humide (ensilage, puis enrubannage). Le foin conserve néanmoins des avantages : absence de fermentation recherchée, produit transportable et commercialisable, facilité d'utilisation dans de nombreux systèmes, rôle structurant dans les rations et compatibilité avec des cahiers des charges fromagers ou territoriaux. Le séchage en grange représente une évolution technique importante : il permet de faucher plus tôt et de transférer une partie du risque météo du champ au bâtiment.

Sources de cette section [S08][S10][S12]

05 · Référence

Place du foin dans les systèmes français

Le foin est produit à partir de prairies permanentes, temporaires, artificielles (notamment luzerne ou trèfle), mélanges multi-espèces et parfois de cultures fourragères annuelles. Il est présent dans les élevages bovins lait et viande, ovins, caprins, équins et, à des échelles plus modestes, dans d'autres filières herbivores.

La statistique française suit les surfaces et productions de fourrages et prairies dans la Statistique agricole annuelle. Pour SILLOVA, les chiffres de surfaces nationales doivent être récupérés dans le tableau Agreste de l'année considérée plutôt que figés dans la page, car les catégories statistiques (prairies temporaires, artificielles, STH productive ou peu productive) et les données provisoires/définitives évoluent.

Sources de cette section [S15][S18]

06 · Référence

Stade de coupe : arbitrer rendement, qualité et pérennité

Le stade de coupe est le déterminant structurel de la valeur alimentaire. Au cours de la maturation, la proportion de tiges et de parois végétales augmente, la digestibilité diminue et l'ingestibilité se dégrade. Le rendement de la première coupe augmente généralement quand la récolte est retardée, ce qui crée un compromis rendement/qualité.

Pour la luzerne, ARVALIS indique qu'un rythme de quatre coupes par an peut optimiser le compromis rendement/qualité/pérennité dans les contextes adaptés, avec des repousses de l'ordre de 30 à 40 jours et au moins une coupe plus tardive permettant la reconstitution des réserves. Il s'agit d'un repère technique, pas d'un calendrier universel.

Sources de cette section [S05]

07 · Référence

Cinétique de séchage : comprendre les trois phases

ARVALIS décrit trois phases de dessiccation. Le raisonnement du chantier doit changer d'une phase à l'autre : au début, il faut exposer ; à la fin, il faut surtout aérer sans casser.

ARVALIS estime qu'il faut généralement 3 à 6 jours de séchage au champ pour atteindre le stade foin, contre 2 à 4 jours pour l'enrubannage et 1 à 3 jours pour l'ensilage, selon les rendements, espèces et conditions météorologiques.

Sources de cette section [S02]

08 · Référence

Fauchage : hauteur, largeur d’étalement et conditionnement

Une coupe nette et régulière facilite le séchage et la repousse. La hauteur de 6-7 cm est un repère fréquemment cité pour les prairies : elle réduit le risque de ramasser de la terre, laisse circuler l'air sous le fourrage et protège les organes de repousse. Une coupe plus haute peut être pertinente en conditions sèches ou sur certaines espèces ; une coupe plus basse…

Sources de cette section [S02][S07]

09 · Référence

Fanage : accélérer sans défolier

Le fanage mélange et retourne le tapis afin d'exposer les couches humides. Son intérêt dépend du rendement, de la largeur d'étalement et de la météo. Un fanage très précoce, lorsque les feuilles sont encore souples, est moins pénalisant qu'un passage agressif sur un fourrage proche du pressage.

Passages suivants : réduire le régime et l'agressivité à mesure que la MS augmente ; éviter les heures les plus sèches pour les légumineuses.

Réglage : les dents doivent soulever le fourrage sans gratter le sol ; la terre augmente les cendres et dégrade la qualité hygiénique.

Nombre de passages : aucun nombre standard ; chaque passage doit apporter un gain de séchage supérieur aux pertes mécaniques qu'il provoque.

Sources de cette section [S02][S03]

10 · Référence

Pressage : matière sèche, densité et format des balles

Le pressage transforme un produit très volumineux en unité manipulable et stockable. Il marque aussi un point de non-retour : si le fourrage est trop humide, l'air circule beaucoup moins bien et la chaleur peut s'accumuler. ARVALIS recommande au moins 84 % MS au pressage pour les balles rondes et rectangulaires lorsqu'elles ne seront pas ventilées.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
TermeDéfinition opérationnelleUnité/repère
Matière sèche (MS)Fraction du fourrage restant après retrait de l’eau.% de la masse brute
HumiditéPart d’eau du fourrage ; approximativement 100 - %MS.%
FenaisonChaîne de récolte et de séchage destinée à produire du foin.Processus
FanageEtalement/retournement destiné à accélérer et homogénéiser le séchage.Passage(s)
AndainageRegroupement du fourrage en bande pour terminer le séchage et alimenter la presse.Largeur/masse linéique
Foin ventiléFoin rentré encore insuffisamment sec et dont le séchage est terminé par circulation d’air.%MS entrée / durée ventilation
Sources de cette section [S04]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur mode d’emploi et niveau de fiabilité ?

Le foin est un fourrage conservé par dessiccation. La qualité finale résulte d'une chaîne où aucun maillon ne peut compenser complètement une erreur du précédent : stade trop tardif, coupe trop basse, contamination par la terre, séchage lent, pertes de feuilles, pressage trop humide ou stockage réhumidifié se cumulent. Les repères techniques de ce dossier doivent donc être lus comme un système… [S02][S04][S13][S14]

Que faut-il retenir sur synthèse exécutive : 50 repères à retenir ?

Le foin est un fourrage sec obtenu par dessiccation de plantes fourragères récoltées puis stockées à l'abri de l'eau. L'objectif de conservation est de réduire suffisamment l'activité de l'eau pour stopper l'essentiel des fermentations et des développements microbiens. [S05]

Que faut-il retenir sur définition, fonctions et vocabulaire ?

Au sens agronomique, le foin est un fourrage issu de graminées, légumineuses, dicotylédones fourragères ou d'un mélange, conservé principalement par séchage. Le Catalogue européen des matières premières pour aliments des animaux décrit notamment l'herbe séchée au champ (« grass, field dried [hay] ») et distingue les fourrages verts, ensilés ou séchés. La fenaison désigne l'ensemble des opérations qui conduisent de l… [S27]

Que faut-il retenir sur histoire et évolution de la fenaison ?

La conservation de l'herbe par séchage est l'une des techniques fondamentales qui ont permis de nourrir des herbivores pendant l'hiver ou les périodes sèches. Longtemps, la coupe manuelle, le fanage à la fourche et le stockage en meules imposaient une forte consommation de main-d'œuvre et des surfaces limitées. La mécanisation du XIXe puis du XXe siècle - faucheuses… [S08][S10][S12]

Que faut-il retenir sur place du foin dans les systèmes français ?

Le foin est produit à partir de prairies permanentes, temporaires, artificielles (notamment luzerne ou trèfle), mélanges multi-espèces et parfois de cultures fourragères annuelles. Il est présent dans les élevages bovins lait et viande, ovins, caprins, équins et, à des échelles plus modestes, dans d'autres filières herbivores. La statistique française suit les surfaces et productions de fourrages et prairies dans la… [S15][S18]

Que faut-il retenir sur stade de coupe : arbitrer rendement, qualité et pérennité ?

Le stade de coupe est le déterminant structurel de la valeur alimentaire. Au cours de la maturation, la proportion de tiges et de parois végétales augmente, la digestibilité diminue et l'ingestibilité se dégrade. Le rendement de la première coupe augmente généralement quand la récolte est retardée, ce qui crée un compromis rendement/qualité. Pour la luzerne, ARVALIS indique qu'un rythme… [S05]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 33

  1. S02
  2. S03
  3. S04
  4. S05
  5. S06
  6. S07
  7. S08
  8. S09