01 · Référence
Synthèse opérationnelle
La floraison est le cœur de la construction du nombre de graines, principale composante du rendement du pois. Sa durée utile dépend fortement de l’alimentation en eau et de la température ; un stress peut interrompre l’émission de nouveaux étages reproducteurs et provoquer l’avortement de fleurs, gousses ou graines encore avant le stade limite d’avortement. [4][6][12][15]
Pour le terrain français, le début floraison Terres Inovia est atteint lorsque 50 % des plantes portent au moins une fleur ouverte. La fin floraison est atteinte lorsque 50 % des plantes ne portent plus de fleur ouverte. Ces définitions opérationnelles ne doivent pas être confondues avec les pourcentages de fleurs ouvertes de l’échelle BBCH internationale. [2][3]
En pois de printemps, Terres Inovia estime la consommation du cycle à environ 300 mm, dont près de 80 mm pendant la floraison. En sols séchants, 2 à 3 tours de 30 mm peuvent être valorisés ; en sols profonds, 1 à 2 tours sont souvent suffisants selon le déficit. Le pois d’hiver demande en général un tour d’eau de moins grâce à son cycle avancé de 2 à 3 semaines. [4][5]
La chaleur agit directement sur la photosynthèse et la reproduction. Terres Inovia utilise 25 °C de température maximale comme repère à partir duquel la photosynthèse du pois est déjà affectée ; la littérature expérimentale montre des dommages reproductifs beaucoup plus marqués autour de 30–35 °C, avec une forte dépendance à la durée d’exposition et au génotype. [12][18][19][20]
Pendant la floraison, le suivi sanitaire doit associer ouverture du couvert et inspection du bas des plantes pour l’ascochytose, comptage des pucerons sur plusieurs points, piégeage à phéromones de la tordeuse dès le début floraison, puis surveillance de la bruche à partir du stade jeunes gousses 2 cm. [8][9]
02 · Référence
Définition : ce que signifie « floraison » chez le pois
Le pois protéagineux (Pisum sativum L.) est une légumineuse annuelle à croissance déterminée ou semi-indéterminée selon les génotypes et conditions. Après la phase végétative, la tige principale émet des nœuds reproducteurs successifs. À chaque nœud, des fleurs apparaissent puis, si fécondation et maintien des organes sont réussis, des gousses. Le suivi de la floraison revient donc à suivre une succession d’étages reproducteurs plutôt qu’un événement instantané. [2][22]
La fleur de pois est majoritairement autogame : la fécondation est généralement réalisée par le pollen de la même fleur. Cela n’annule ni l’attractivité de la culture pour les insectes pollinisateurs, reconnue réglementairement depuis 2024, ni la vulnérabilité du pollen, des ovules et des jeunes embryons à la chaleur. [18][31]
03 · Référence
Repères phénologiques : BBCH et échelle Terres Inovia
La ressource PPD-RES d’INRAE rapproche l’échelle Terres Inovia et BBCH, mais l’utilisateur doit conserver les règles d’observation de chaque système. BBCH 61 signifie environ 10 % des fleurs ouvertes à l’échelle du couvert, alors que le stade 61 utilisé par Terres Inovia est défini par 50 % des plantes portant au moins une fleur ouverte. Le numéro est similaire, le critère n’est pas identique. [2][3]
Figure 1 — Chronologie simplifiée de la phase reproductive. Les repères SLA/FSLA sont physiologiques et ne sont pas des codes BBCH.
04 · Référence
Comment observer correctement la floraison au champ
Une parcelle hétérogène ne doit jamais être codée d’après la bordure ou quelques plantes dominantes. L’observation doit couvrir plusieurs zones représentatives, en évitant les fourrières, zones tassées, passages d’engins et accidents localisés sauf si l’objectif est précisément de les diagnostiquer.
05 · Référence
Déclenchement et durée de floraison
La date de début floraison est liée au génotype et à la somme de températures, mais elle reste modulée par la date de semis, le type hiver/printemps, la température, la photopériode, l’état de croissance et les stress. Pour un conseil agronomique, la date calendrier sert donc de fenêtre de visite ; elle ne remplace pas le stade observé. [13][22][23]
La durée de floraison est une variable agronomique majeure. Elle correspond à la période pendant laquelle la plante peut encore émettre de nouveaux nœuds reproducteurs et transformer des fleurs en gousses. Une alimentation hydrique correcte prolonge cette période ; un déficit hydrique ou thermique la raccourcit. [4][6]
Les résultats VATE du GEVES 2023–2024 illustrent une variabilité entre génotypes de pois d’hiver : les dates moyennes de début et fin floraison conduisent, pour plusieurs témoins et candidats, à des écarts d’environ 24 à 28 jours. Ces valeurs d’essais ne sont pas des durées garanties en parcelle : elles reflètent un réseau et deux années données. [25]
Figure 2 — Illustration à partir des dates moyennes VATE GEVES 2023–2024, pois d’hiver zone mixte. Écart calculé entre début et fin floraison ; ne pas transposer tel quel à une parcelle.
06 · Référence
Floraison et construction du rendement
Le rendement du pois est beaucoup plus lié au nombre de graines formées par mètre carré qu’à une forte plasticité du poids de mille graines. La phase de floraison détermine donc combien d’étages reproducteurs seront émis, combien porteront des gousses, puis combien de graines franchiront le stade limite d’avortement. [6][7][15]
07 · Référence
Eau : la floraison est une fenêtre prioritaire
Le pois ne présente pas toujours de symptôme visuel précoce et évident de manque d’eau. C’est précisément ce qui rend le suivi météo/sol important : une parcelle peut interrompre sa floraison et perdre des étages fructifères avant qu’un diagnostic visuel soit spectaculaire. [4][8]
08 · Référence
Stress hydrique : diagnostic et mécanismes
Un déficit hydrique pendant la floraison réduit l’expansion foliaire la photosynthèse la durée d’émission des nœuds reproducteurs et le maintien des jeunes organes Les fleurs et jeunes gousses peuvent avorter le nombre de graines par mètre carré chute Si les conditions redeviennent favorables une compensation…
| Notion | Définition pratique | Intérêt terrain |
|---|---|---|
| Début floraison | 50 % des plantes ont au moins une fleur ouverte selon le repère Terres Inovia. | Déclenche plusieurs observations : eau, maladies, pucerons, tordeuse, réglementation pollinisateurs. |
| Pleine floraison | Phase où une part importante du couvert porte simultanément des fleurs ouvertes ; BBCH 65 correspond à environ 50 % des fleurs ouvertes. | Période de forte demande physiologique et de sensibilité aux stress. |
| Fin floraison | 50 % des plantes ne portent plus de fleur ouverte dans l’échelle Terres Inovia. | Ne signifie pas que le rendement est acquis : gousses et graines restent vulnérables avant FSLA. |
| JG2 | Premières gousses d’environ 2 cm sur le premier étage fructifère de 50 % des plantes. | Repère de nouaison, de surveillance bruche et de transition floraison–remplissage. |
| SLA / FSLA | Période pendant laquelle les graines peuvent encore avorter, puis fin de cette période. | Permet de raisonner la fin de l’irrigation utile et le risque climatique. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?
La floraison est le cœur de la construction du nombre de graines principale composante du rendement du pois Sa durée utile dépend fortement de l’alimentation en eau et de la température un stress peut interrompre l’émission de nouveaux étages reproducteurs et provoquer l’avortement de fleurs gousses ou graines encore avant le stade limite d’avortement 4 6 12 15 Pour le terrain français le début floraison Terres Inovia est atteint lorsque 50 des plantes portent au moins une fleur ouverte La fin floraison est atteinte lorsque 50 des plantes ne portent… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition : ce que signifie « floraison » chez le pois ?
Le pois protéagineux Pisum sativum L est une légumineuse annuelle à croissance déterminée ou semi-indéterminée selon les génotypes et conditions Après la phase végétative la tige principale émet des nœuds reproducteurs successifs À chaque nœud des fleurs apparaissent puis si fécondation et maintien des organes sont réussis des gousses Le suivi de la floraison revient donc à suivre une succession d’étages reproducteurs plutôt qu’un événement instantané 2 22 La fleur de pois est majoritairement autogame la fécondation est généralement réalisée par le pollen de la même fleur Cela n’annule ni… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur repères phénologiques : bbch et échelle terres inovia ?
La ressource PPD-RES d’INRAE rapproche l’échelle Terres Inovia et BBCH, mais l’utilisateur doit conserver les règles d’observation de chaque système. BBCH 61 signifie environ 10 % des fleurs ouvertes à l’échelle du couvert, alors que le stade 61 utilisé par Terres Inovia est défini par 50 % des plantes portant au moins une fleur ouverte. Le numéro est similaire, le critère n’est pas identique. [2][3] Figure 1 — Chronologie simplifiée de la phase reproductive. Les repères SLA/FSLA sont physiologiques et ne sont pas des codes BBCH. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur comment observer correctement la floraison au champ ?
Une parcelle hétérogène ne doit jamais être codée d’après la bordure ou quelques plantes dominantes. L’observation doit couvrir plusieurs zones représentatives, en évitant les fourrières, zones tassées, passages d’engins et accidents localisés sauf si l’objectif est précisément de les diagnostiquer. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur déclenchement et durée de floraison ?
La date de début floraison est liée au génotype et à la somme de températures mais elle reste modulée par la date de semis le type hiver printemps la température la photopériode l’état de croissance et les stress Pour un conseil agronomique la date calendrier sert donc de fenêtre de visite elle ne remplace pas le stade observé 13 22 23 La durée de floraison est une variable agronomique majeure Elle correspond à la période pendant laquelle la plante peut encore émettre de nouveaux nœuds reproducteurs et transformer des fleurs… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur floraison et construction du rendement ?
Le rendement du pois est beaucoup plus lié au nombre de graines formées par mètre carré qu’à une forte plasticité du poids de mille graines La phase de floraison détermine donc combien d’étages reproducteurs seront émis combien porteront des gousses puis combien de graines franchiront le stade limite d’avortement 6 7 15 Terres Inovia fournit des ordres de grandeur très parlants En pois de printemps bien alimenté en eau environ 7 étages sur 8 9 fleuris peuvent porter des gousses sous stress hydrique fort la floraison peut se limiter à… [S01][S02][S03]





