01 · Référence
Synthèse opérationnelle
Le pois ne se pilote pas uniquement au calendrier : la majorité des interventions et observations sont plus fiables lorsqu’elles sont rattachées à un stade phénologique clairement observé. L’échelle Terres Inovia est particulièrement adaptée au terrain français ; elle est désormais alignée sémantiquement avec BBCH dans la ressource PPD-RES d’INRAE. [2][3]
Le repère ‘levée’ de l’échelle Terres Inovia correspond au stade 10 : 80 % des plantes sont levées et deux feuilles écailleuses sont visibles. Les stades 11 à 19 décrivent ensuite le nombre de feuilles sur la tige la plus développée. [2]
Les nodosités commencent généralement à s’installer à partir de 3–4 feuilles. Leur qualité conditionne la fixation symbiotique de l’azote ; à l’approche de la floraison, l’observation d’au moins une vingtaine de nodosités actives par plante est un repère de bon fonctionnement utilisé par Terres Inovia en 2026. [9]
Le stade 51 marque l’apparition des premiers boutons floraux. Le stade 61 — début floraison — est atteint lorsque 50 % des plantes portent au moins une fleur ouverte. C’est un pivot agronomique majeur pour l’eau, les maladies et plusieurs ravageurs. [2][7][8]
Le stade JG2 est un repère spécifique très pratique : les premières gousses du premier étage fructifère mesurent 2 cm sur 50 % des plantes. Il se situe pendant la floraison et aide à suivre la mise en place des organes reproducteurs. [2]
02 · Référence
Pourquoi les stades sont une donnée centrale
Le stade phénologique décrit l’état biologique réel de la culture. Deux parcelles semées le même jour peuvent présenter plusieurs jours, voire davantage, d’écart selon la température, l’humidité, la profondeur de semis, la variété, le type hiver/printemps, l’état structural du sol et les stress subis. C’est pourquoi une décision fondée sur ‘la deuxième quinzaine de mai’ est moins robuste qu’une décision fondée sur ‘début floraison’. [3][4]
Cette logique est particulièrement importante sur pois car la plante enchaîne rapidement les phases végétative et reproductive. Le nombre de graines par m² constitue une composante majeure du rendement ; les stress hydriques ou thermiques peuvent réduire le nombre de nœuds reproducteurs, la durée de floraison, la nouaison et le nombre de graines conservées. [15][16]
03 · Référence
Deux échelles complémentaires : Terres Inovia et BBCH
La monographie BBCH décrit le développement du pois avec les grands stades 0 (germination), 1 (développement des feuilles), 3 (élongation de la tige), 5 (apparition de l’inflorescence), 6 (floraison), 7 (développement du fruit et des graines), 8 (maturation) et 9 (sénescence/récolte). [3]
Pour l’usage agricole français, Terres Inovia emploie une échelle plus directement opérationnelle. Le projet STAR/PPD-RES d’INRAE publie aujourd’hui les correspondances exactes entre ces repères et BBCH, ce qui est particulièrement intéressant pour structurer SILLOVA sans perdre le langage terrain. [2]
Figure 1 — Principaux repères de l’échelle Terres Inovia du pois.
Source : INRAE PPD-RES / échelle Terres Inovia, issue du Guide de l’expérimentateur Pois 2022 et du Guide de culture Pois 2025. [2]
04 · Référence
De la graine à la levée : stades 00 à 10
BBCH distingue la graine sèche (00), le début puis la fin de l’imbibition, l’émission de la radicule, la progression de la pousse vers la surface et enfin l’émergence. L’échelle terrain Terres Inovia retient surtout le stade 10 lorsque 80 % des plantes sont levées. [2][3]
Cette phase est courte mais décisive : les pertes de peuplement liées à l’excès d’eau, aux fontes de semis, au mildiou primaire, aux ravageurs ou à une structure dégradée ne sont plus compensées de la même manière qu’une céréale à paille. La campagne 2026 a d’ailleurs été marquée par une dérogation de traitement de semences contre le mildiou du pois et de la féverole, signe que le risque de début de cycle reste suivi de près. [12]
05 · Référence
Phase végétative : 1 à 9 feuilles et plus
Les stades 11 à 19 sont déterminés sur la tige la plus développée et lorsque 50 % des plantes ont atteint le nombre de feuilles considéré. Cette convention évite de surévaluer le stade à partir de quelques plantes précoces. [2]
En 2024, Terres Inovia observait par exemple des pois de printemps semés mi-mars au stade 2 à 4 feuilles vers le 19 avril en Centre-Val de Loire. La date calendaire n’est toutefois pas transposable d’une année à l’autre : elle illustre seulement la vitesse possible du cycle dans des conditions données. [10]
La nodulation devient un diagnostic essentiel à partir de 3–4 feuilles. Les nodules fonctionnels sont visibles sur les racines et leur intérieur est rosé à rougeâtre lorsque la fixation d’azote est active. En 2026, Terres Inovia signalait une bonne installation des nodosités à partir de 3–4 feuilles et utilisait le repère d’au moins 20 nodosités à début floraison comme signe de bonne nodulation. [9]
06 · Référence
Boutons floraux : stade 51
Le stade 51 correspond à l’apparition des premiers boutons floraux. Il matérialise le passage visible vers la phase reproductive. La culture entre alors dans une période où le potentiel de rendement devient très sensible à la nutrition hydrique et à plusieurs bioagresseurs. [2][15]
La surveillance doit se déplacer du seul feuillage vers les apex, boutons et premiers étages reproducteurs. Certaines attaques de pucerons se concentrent dans les boutons et sous les feuilles ; les cécidomyies, selon les régions, sont également liées à cette phase de bouton floral. [8][17]
07 · Référence
Début floraison : stade 61, pivot du cycle
Le stade 61 est atteint lorsque 50 % des plantes portent au moins une fleur ouverte. C’est l’un des stades les plus importants du pois, parce qu’il déclenche simultanément la période de forte demande en eau, la constitution active des gousses et graines, ainsi que plusieurs fenêtres de surveillance sanitaire. [2][6][7][8]
08 · Référence
Jeunes gousses : le repère JG2
JG2 est un repère de l’échelle Terres Inovia qui n’est pas simplement une date intermédiaire : il correspond au moment où les premières gousses du premier étage fructifère mesurent 2 cm sur 50 % des plantes. [2]
| Usage du stade | Pourquoi il est utile | Exemple |
|---|---|---|
| Diagnostic | Savoir si une observation est normale ou anormale pour la phase | Nodulation à 3–4 feuilles |
| Protection | Relier le risque d’un bioagresseur à la fenêtre sensible | Pucerons et tordeuses autour de la floraison |
| Irrigation | Cibler la période où l’eau crée le plus de rendement | Début floraison → fin floraison + 8–10 j |
| Rendement | Identifier la composante en cours de construction | Graines/m² avant fin SLA ; PMG pendant remplissage |
| Prévision | Comparer les parcelles et campagnes à stade égal | Date de DF, durée floraison, date maturité |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?
Le pois ne se pilote pas uniquement au calendrier la majorité des interventions et observations sont plus fiables lorsqu’elles sont rattachées à un stade phénologique clairement observé L’échelle Terres Inovia est particulièrement adaptée au terrain français elle est désormais alignée sémantiquement avec BBCH dans la ressource PPD-RES d’INRAE 2 3 Le repère levée’ de l’échelle Terres Inovia correspond au stade 10 80 des plantes sont levées et deux feuilles écailleuses sont visibles Les stades 11 à 19 décrivent ensuite le nombre de feuilles sur la tige la plus développée 2… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur pourquoi les stades sont une donnée centrale ?
Le stade phénologique décrit l’état biologique réel de la culture Deux parcelles semées le même jour peuvent présenter plusieurs jours voire davantage d’écart selon la température l’humidité la profondeur de semis la variété le type hiver printemps l’état structural du sol et les stress subis C’est pourquoi une décision fondée sur la deuxième quinzaine de mai’ est moins robuste qu’une décision fondée sur début floraison’ 3 4 Cette logique est particulièrement importante sur pois car la plante enchaîne rapidement les phases végétative et reproductive Le nombre de graines par m²… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur deux échelles complémentaires : terres inovia et bbch ?
La monographie BBCH décrit le développement du pois avec les grands stades 0 germination 1 développement des feuilles 3 élongation de la tige 5 apparition de l’inflorescence 6 floraison 7 développement du fruit et des graines 8 maturation et 9 sénescence récolte 3 Pour l’usage agricole français Terres Inovia emploie une échelle plus directement opérationnelle Le projet STAR PPD-RES d’INRAE publie aujourd’hui les correspondances exactes entre ces repères et BBCH ce qui est particulièrement intéressant pour structurer SILLOVA sans perdre le langage terrain 2 Figure 1 Principaux repères de l’échelle… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur de la graine à la levée : stades 00 à 10 ?
BBCH distingue la graine sèche 00 le début puis la fin de l’imbibition l’émission de la radicule la progression de la pousse vers la surface et enfin l’émergence L’échelle terrain Terres Inovia retient surtout le stade 10 lorsque 80 des plantes sont levées 2 3 Cette phase est courte mais décisive les pertes de peuplement liées à l’excès d’eau aux fontes de semis au mildiou primaire aux ravageurs ou à une structure dégradée ne sont plus compensées de la même manière qu’une céréale à paille La campagne 2026 a d’ailleurs… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur phase végétative : 1 à 9 feuilles et plus ?
Les stades 11 à 19 sont déterminés sur la tige la plus développée et lorsque 50 des plantes ont atteint le nombre de feuilles considéré Cette convention évite de surévaluer le stade à partir de quelques plantes précoces 2 En 2024 Terres Inovia observait par exemple des pois de printemps semés mi-mars au stade 2 à 4 feuilles vers le 19 avril en Centre-Val de Loire La date calendaire n’est toutefois pas transposable d’une année à l’autre elle illustre seulement la vitesse possible du cycle dans des conditions données 10… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur boutons floraux : stade 51 ?
Le stade 51 correspond à l’apparition des premiers boutons floraux. Il matérialise le passage visible vers la phase reproductive. La culture entre alors dans une période où le potentiel de rendement devient très sensible à la nutrition hydrique et à plusieurs bioagresseurs. [2][15] La surveillance doit se déplacer du seul feuillage vers les apex, boutons et premiers étages reproducteurs. Certaines attaques de pucerons se concentrent dans les boutons et sous les feuilles ; les cécidomyies, selon les régions, sont également liées à cette phase de bouton floral. [8][17] [S01][S02][S03]





