Référence agronomique · France

Santé des cultures · Maladies des cultures

Flavescence dorée

Référence technique · Flavescence dorée

La flavescence dorée FD appartient au groupe des jaunisses de la vigne L’agent est un phytoplasme une bactérie pléomorphe sans paroi confinée aux tissus conducteurs du phloème Cette localisation explique à la fois une partie des symptômes perturbation du transport des assimilats et de la physiologie de la plante et les modalités de transmission par des insectes piqueurs-suceurs qui se nourrissent de sève élaborée Dans les référentiels EPPO l’entité est nommée Grapevine flavescence dorée phytoplasma code PHYP64 Les désignations Candidatus Phytoplasma vitis’ ou Phytoplasma vitis sont rencontrées dans la littérature mais l’EPPO souligne que la description taxonomique formelle de la FD sensu stricto est complexe Pour SILLOVA il est préférable d’utiliser le nom réglementaire de…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à flavescence dorée
Flavescence dorée · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Grapevine flavescence dorée phytoplasma

Agent

Nom préférentiel EPPO ; organisme non cultivable de routine. [S01][S02]

02
Consolidé

PHYP64

Code EPPO

Identifiant stable utile pour l’interopérabilité. [S01][S02]

03
Consolidé

Phytoplasmes — Mollicutes

Groupe

Bactérie sans paroi, phloème-limitée. [S01][S02]

04
Consolidé

16SrV-C et 16SrV-D, notamment

Groupes moléculaires

Les génotypes/vectotypes n’ont pas tous le même potentiel épidémique. [S01][S02]

01 · Référence

Définition, identité biologique et terminologie

La flavescence dorée (FD) appartient au groupe des jaunisses de la vigne. L’agent est un phytoplasme : une bactérie pléomorphe sans paroi, confinée aux tissus conducteurs du phloème. Cette localisation explique à la fois une partie des symptômes — perturbation du transport des assimilats et de la physiologie de la plante — et les modalités de transmission par des insectes piqueurs-suceurs qui se nourrissent de sève élaborée.

Dans les référentiels EPPO l’entité est nommée Grapevine flavescence dorée phytoplasma code PHYP64 Les désignations Candidatus Phytoplasma vitis’ ou Phytoplasma vitis sont rencontrées dans la littérature mais l’EPPO souligne que la description taxonomique formelle de la FD sensu stricto est complexe Pour SILLOVA il est préférable d’utiliser le nom réglementaire de l’organisme et de conserver…

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02 · Référence

Histoire, émergence et origine épidémiologique

La maladie est décrite en France depuis les années 1950. Les premiers épisodes historiques ont notamment concerné le Sud-Ouest, où des vignobles sensibles ont montré une progression explosive avant la mise en place des systèmes modernes de surveillance et de lutte. La gravité de la FD a conduit à son classement réglementaire et à une organisation collective de la protection sanitaire du vignoble.

Les travaux de génétique des populations publiés par INRAE et ses partenaires ont profondément renouvelé l’interprétation de son origine Le phytoplasme n’est pas simplement un organisme exotique arrivé avec la cicadelle les variants apparentés sont associés au compartiment forestier européen notamment aux aulnes L’épidémie viticole résulte d’une rencontre écologique entre des phytoplasmes européens adaptés à…

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03 · Référence

Plantes hôtes, réservoirs et compartiment sauvage

La vigne cultivée Vitis vinifera et plusieurs espèces/hybrides de Vitis constituent les hôtes déterminants du cycle épidémique agricole. Les porte-greffes peuvent héberger le phytoplasme tout en exprimant peu ou pas de symptômes visibles, ce qui explique le niveau élevé de surveillance du matériel de multiplication.

L’EPPO répertorie également des hôtes naturels extra-viticoles ou sauvages aulnes Alnus glutinosa A incana clématite sauvage Clematis vitalba ailante Ailanthus altissima noisetier Corylus avellana et certains saules La signification épidémiologique n’est pas identique pour chaque hôte présence d’un phytoplasme apparenté ne signifie pas automatiquement capacité à alimenter une épidémie de vigne via S titanus Les…

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04 · Référence

Symptômes : lecture par organe et par stade

La symptomatologie est un syndrome de jaunisse à phytoplasme. La combinaison de plusieurs signes sur un même cep est plus informative qu’un signe isolé. L’expression dépend du cépage, du stade, du millésime et de l’état physiologique du cep. La fin d’été est souvent la période la plus favorable à la reconnaissance, mais certains symptômes peuvent apparaître plus tôt.

La coloration dépend fortement de la couleur du cépage : rouge chez de nombreux cépages noirs, jaune chez les cépages blancs. La sévérité et la fréquence d’expression sont elles aussi génotype-dépendantes. Un faible niveau de symptômes n’est pas une preuve d’absence de phytoplasme : certains porte-greffes peuvent être infectés sans présenter la signature foliaire attendue.

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05 · Référence

Diagnostic de laboratoire : prélèvement, PCR et interprétation

La méthode ANSES/LSV/MA006 v3 vise la détection simultanée des phytoplasmes du groupe 16SrV associés à la flavescence dorée et du groupe 16SrXII associé au Bois noir par PCR triplex en temps réel, avec contrôle analytique endogène. Cette architecture réduit le risque d’un diagnostic purement symptomatique et permet d’orienter la gestion réglementaire.

Le protocole EPPO PM 7 079 recommande un échantillonnage sur feuilles symptomatiques typiquement entre juillet et octobre en visant les nervures principales et pétioles qui concentrent les tissus phloémiens Les laboratoires officiels et agréés doivent suivre les procédures et critères de validation en vigueur un viticulteur ne doit pas extrapoler un test de laboratoire non…

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06 · Référence

Cycle biologique dans la vigne

Après inoculation par la salive d’un vecteur infectieux, le phytoplasme colonise le phloème. Il se multiplie dans les éléments conducteurs, circule dans la plante et peut persister dans les organes pérennes, notamment les racines et le bois. Au printemps, la recolonisation des parties aériennes accompagne la reprise de végétation. La densité du phytoplasme, la distribution dans la plante et la sensibilité du génotype conditionnent l’efficacité d’acquisition par les cicadelles.

Le temps entre infection et expression visible n’est pas un paramètre fixe : il varie avec le cépage, la dose inoculée, l’état de la plante et les conditions du milieu. Cette variabilité rend dangereux tout raisonnement du type ‘pas de symptôme = pas de risque’, notamment pour le matériel de multiplication et les porte-greffes.

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07 · Référence

Scaphoideus titanus : identité et reconnaissance du vecteur principal

Scaphoideus titanus est une cicadelle de la famille des Cicadellidae, originaire d’Amérique du Nord et aujourd’hui installée dans de nombreux vignobles européens. Elle occasionne peu de dégâts directs par alimentation, mais son importance sanitaire est majeure car elle assure la transmission épidémique du phytoplasme entre ceps.

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08 · Référence

Cycle annuel du vecteur et calendrier de risque

L’espèce est univoltine : une génération par an. Les œufs pondus sous l’écorce passent l’hiver en diapause. Les éclosions s’échelonnent au printemps, puis cinq stades larvaires se succèdent sur plusieurs semaines. Les adultes sont surtout présents en été et les femelles fécondées pondent à nouveau dans le vieux bois. La température pilote fortement la phénologie, d’où l’importance des suivis régionaux de l’émergence plutôt que d’un calendrier national fixe.

Figure 2 — Phénologie indicative de Scaphoideus titanus. Les dates de lutte 2026 sont territorialisées et ne doivent jamais être déduites de ce schéma seul. [S10, S11, S12, S18]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
ChampValeur de référenceRemarque SILLOVA
AgentGrapevine flavescence dorée phytoplasmaNom préférentiel EPPO ; organisme non cultivable de routine.
Code EPPOPHYP64Identifiant stable utile pour l’interopérabilité.
GroupePhytoplasmes — MollicutesBactérie sans paroi, phloème-limitée.
Groupes moléculaires16SrV-C et 16SrV-D, notammentLes génotypes/vectotypes n’ont pas tous le même potentiel épidémique.
Vecteur majeurScaphoideus titanus BallCicadelle ampélophage, vecteur principal vigne-à-vigne.
Statut UEOrganisme de quarantaine de l’UnionPrésent dans l’UE mais réglementé ; règles d’éradication/enrayement selon zones.
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Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur définition, identité biologique et terminologie ?

La flavescence dorée FD appartient au groupe des jaunisses de la vigne L’agent est un phytoplasme une bactérie pléomorphe sans paroi confinée aux tissus conducteurs du phloème Cette localisation explique à la fois une partie des symptômes perturbation du transport des assimilats et de la physiologie de la plante et les modalités de transmission par des insectes piqueurs-suceurs qui se nourrissent de sève élaborée Dans les référentiels EPPO l’entité est nommée Grapevine flavescence dorée phytoplasma code PHYP64 Les désignations Candidatus Phytoplasma vitis’ ou Phytoplasma vitis sont rencontrées dans la littérature… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur histoire, émergence et origine épidémiologique ?

La maladie est décrite en France depuis les années 1950 Les premiers épisodes historiques ont notamment concerné le Sud-Ouest où des vignobles sensibles ont montré une progression explosive avant la mise en place des systèmes modernes de surveillance et de lutte La gravité de la FD a conduit à son classement réglementaire et à une organisation collective de la protection sanitaire du vignoble Les travaux de génétique des populations publiés par INRAE et ses partenaires ont profondément renouvelé l’interprétation de son origine Le phytoplasme n’est pas simplement un organisme exotique… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur plantes hôtes, réservoirs et compartiment sauvage ?

La vigne cultivée Vitis vinifera et plusieurs espèces hybrides de Vitis constituent les hôtes déterminants du cycle épidémique agricole Les porte-greffes peuvent héberger le phytoplasme tout en exprimant peu ou pas de symptômes visibles ce qui explique le niveau élevé de surveillance du matériel de multiplication L’EPPO répertorie également des hôtes naturels extra-viticoles ou sauvages aulnes Alnus glutinosa A incana clématite sauvage Clematis vitalba ailante Ailanthus altissima noisetier Corylus avellana et certains saules La signification épidémiologique n’est pas identique pour chaque hôte présence d’un phytoplasme apparenté ne signifie pas automatiquement… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur symptômes : lecture par organe et par stade ?

La symptomatologie est un syndrome de jaunisse à phytoplasme La combinaison de plusieurs signes sur un même cep est plus informative qu’un signe isolé L’expression dépend du cépage du stade du millésime et de l’état physiologique du cep La fin d’été est souvent la période la plus favorable à la reconnaissance mais certains symptômes peuvent apparaître plus tôt La coloration dépend fortement de la couleur du cépage rouge chez de nombreux cépages noirs jaune chez les cépages blancs La sévérité et la fréquence d’expression sont elles aussi génotype-dépendantes Un faible… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur diagnostic de laboratoire : prélèvement, pcr et interprétation ?

La méthode ANSES LSV MA006 v3 vise la détection simultanée des phytoplasmes du groupe 16SrV associés à la flavescence dorée et du groupe 16SrXII associé au Bois noir par PCR triplex en temps réel avec contrôle analytique endogène Cette architecture réduit le risque d’un diagnostic purement symptomatique et permet d’orienter la gestion réglementaire Le protocole EPPO PM 7 079 recommande un échantillonnage sur feuilles symptomatiques typiquement entre juillet et octobre en visant les nervures principales et pétioles qui concentrent les tissus phloémiens Les laboratoires officiels et agréés doivent suivre les… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur cycle biologique dans la vigne ?

Après inoculation par la salive d’un vecteur infectieux le phytoplasme colonise le phloème Il se multiplie dans les éléments conducteurs circule dans la plante et peut persister dans les organes pérennes notamment les racines et le bois Au printemps la recolonisation des parties aériennes accompagne la reprise de végétation La densité du phytoplasme la distribution dans la plante et la sensibilité du génotype conditionnent l’efficacité d’acquisition par les cicadelles Le temps entre infection et expression visible n’est pas un paramètre fixe il varie avec le cépage la dose inoculée l’état… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08