01 · Référence
De la naissance à l’autonomie
Les chevreaux sont suivis depuis la mise bas jusqu’au sevrage, puis orientés vers l’élevage de renouvellement ou la vente. Préparer les lots et le matériel d’allaitement avant les naissances permet de sécuriser le colostrum, la croissance et l’hygiène lors du pic d’activité.
Dans un élevage laitier, les naissances peuvent être groupées. Le système doit alors absorber en même temps la collecte de colostrum, les buvées, l’allotement, le paillage, le nettoyage et la surveillance.
02 · Référence
Organiser les naissances groupées
Lorsque les naissances sont concentrées, les besoins en colostrum, biberons, cases propres, paillage et surveillance augmentent en même temps. Prévoir les places par tranche d’âge, l’identification des jeunes et une personne responsable de relever les buvées et les anomalies.
03 · Référence
Naissance : sécuriser les premières minutes
Un chevreau normal doit rapidement respirer, réagir, chercher à se redresser et accéder au colostrum. Les premières actions sont simples: environnement propre et sec, dégagement doux des voies aériennes si nécessaire, séchage et protection du froid, contrôle de l’ombilic selon le protocole sanitaire de l’élevage, puis colostrum. Un jeune faible, hypotherme, incapable de téter, présentant une respiration anormale ou une malformation doit être isolé, réchauffé de façon appropriée et évalué rapidement avec le vétérinaire.
04 · Référence
Colostrum : la priorité biologique des premières heures
Le transfert d’immunité passive dépend de trois variables que l’Institut de l’Élevage résume par « précocité, qualité, quantité ». Le repère français est un premier apport dans les 6 premières heures, un colostrum de première traite supérieur à 24 % Brix et une quantité totale voisine de 10 % du poids vif. L’absorption intestinale des immunoglobulines chute rapidement après la naissance.
Exemple de calcul: un chevreau de 4,0 kg correspond à un objectif total d’environ 0,4 L de colostrum. Cette valeur est un repère de conduite, à fractionner selon la vitalité et les pratiques de l’élevage; un animal faible ou malade ne doit pas être gavé sans évaluation adaptée.
| Repère | Valeur |
|---|---|
| Premier apport | Dans les 6 premières heures |
| Colostrum de première traite | Supérieur à 24 % Brix |
| Quantité totale | Voisine de 10 % du poids vif |
| Exemple : chevreau de 4,0 kg | Environ 0,4 L |
05 · Référence
Banque de colostrum, thermisation et plans sanitaires
Une banque de colostrum permet de ne pas dépendre de la production immédiate de la mère. Le protocole doit préciser l’identification du donneur, la qualité Brix, le conditionnement, la date, le mode de congélation/décongélation et les règles sanitaires. En contexte de maîtrise du CAEV ou des mycoplasmes, l’utilisation de colostrum/lait sécurisé et la séparation précoce peuvent être intégrées au plan de troupeau.
06 · Référence
Séparer ou laisser sous la mère?
Il n’existe pas une réponse unique. La séparation immédiate facilite la maîtrise des consommations, l’allotement et certains plans sanitaires; elle exige en contrepartie une logistique d’allaitement fiable. La tétée sous la mère valorise le comportement maternel et peut simplifier le travail de distribution, mais rend la quantité réellement ingérée plus difficile à mesurer et peut être incompatible avec certains objectifs de maîtrise du CAEV/mycoplasmes.
07 · Référence
Allaitement : choisir une technique cohérente avec le système
Le PEI TALC et Cabri+ comparent plusieurs solutions: aliment d’allaitement, lait maternel brut, lait maternel thermisé, lait maternel acidifié et lait de vache acidifié. Le choix ne doit pas être dicté par un seul critère: il combine sécurité sanitaire, disponibilité du lait, coût, temps de travail, automatisation possible et cahier des charges.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quels sont les critères du transfert d’immunité passive chez le chevreau?
L’Institut de l’Élevage résume ces critères par « précocité, qualité, quantité ». Le repère français est un premier apport dans les 6 premières heures.
Faut-il séparer les chevreaux de leur mère?
Il n’existe pas une réponse unique. La séparation immédiate facilite la maîtrise des consommations et l’allotement, mais elle exige une logistique d’allaitement fiable.
Que faire d’un chevreau faible à la naissance?
Un jeune faible, hypotherme, incapable de téter ou présentant une respiration anormale doit être isolé, réchauffé de façon appropriée et évalué rapidement avec le vétérinaire.





