01 · Guide
Identité botanique, taxonomie, origine et statut en France
Le nom accepté est Datura stramonium L. , publié par Linné en 1753. L’espèce appartient à l’ordre des Solanales et à la famille des Solanaceae. Son code EPPO est DATST. Kew la considère comme native du Mexique, annuelle, principalement liée aux biomes subtropicaux, et introduite en France ainsi que sur une grande partie du globe. La base EPPO souligne que toutes les parties de la plante sont dangereusement toxiques.
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Reconnaître la plante adulte, les fleurs, capsules et graines
La plante adulte mesure fréquemment 40 à 100 cm selon Infloweb mais peut dépasser 1,20 m et devenir beaucoup plus volumineuse en culture lorsqu’elle n’est pas concurrencée. La tige vert jaunâtre est puissante, arrondie, puis se ramifie de manière dichotomique. Les feuilles ont un long pétiole et un limbe irrégulièrement denté.
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Diagnostics différentiels : autres Datura et confusions potagères
La note nationale 2025 insiste sur la nécessité d’identifier correctement les Datura présents en France. D. stramonium doit notamment être différencié de D. ferox, D. wrightii et D. innoxia. Les critères de taille de corolle, de pilosité et surtout de forme/densité des épines de la capsule sont utiles. Une identification spécialisée peut être nécessaire dans un foyer inhabituel.
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Toxicité : atropine, scopolamine et syndrome anticholinergique
Toutes les parties du datura sont toxiques. Les principaux alcaloïdes tropaniques sont l’hyoscyamine, dont l’atropine est la forme racémique, et la scopolamine. Leur action antimuscarinique provoque un syndrome anticholinergique: sécheresse de la bouche, tachycardie, mydriase, agitation, hallucinations, désorientation, convulsions et, dans les cas graves, coma. L’Anses rappelle que l’intoxication peut être grave voire mortelle.
| Élément | Ce que disent les sources |
|---|---|
| Parties concernées | Toutes les parties de la plante sont toxiques |
| Alcaloïdes principaux | Hyoscyamine (dont l’atropine est la forme racémique) et scopolamine |
| Action | Antimuscarinique, à l’origine d’un syndrome anticholinergique |
| Cas graves | Coma ; l’Anses rappelle que l’intoxication peut être grave voire mortelle |
05 · Guide
Germination : température, lumière, eau et perturbation du sol
Le datura lève surtout au printemps et en été. Les graines réagissent à la lumière et les émergences peuvent être échelonnées, notamment après une perturbation du sol. Un premier passage sans plant visible ne suffit donc pas à exclure un foyer.
Contrôler les cultures estivales et les zones remaniées après les périodes favorables aux levées. Les plants jeunes sont plus faciles à retirer avant le développement des capsules épineuses et avant qu’ils puissent contaminer une récolte.
06 · Guide
Repérer et retirer les plants avant la récolte
Rechercher les plantules en début de culture, puis les fleurs blanches en trompette et les capsules épineuses plus tard. Les graines peuvent se retrouver dans les récoltes ; une plante isolée près d’une zone de récolte mérite une attention particulière.
Arracher les foyers avec des protections adaptées, éviter que les graines mûres se dispersent et retirer les plants de la parcelle. Le broyage tardif ne supprime pas nécessairement le risque de contamination.
07 · Guide
Sécuriser la récolte et le lot
Avant la moisson ou la récolte, parcourir les zones infestées et signaler les foyers à l’équipe. Éviter d’incorporer la plante au flux récolté ; les modalités de tri et de contrôle dépendent de la culture et du débouché.
En cas de doute sur un lot destiné à l’alimentation, isoler le lot et demander l’avis de l’acheteur ou de l’organisme compétent avant commercialisation.
La présence de graines ou de fragments de datura peut contaminer des matières premières destinées à l’alimentation humaine ou animale. La vérification du lot et le retrait des plantes avant récolte sont complémentaires : le nettoyage après récolte ne dispense pas de la prévention au champ.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Toutes les parties du datura sont-elles toxiques?
Oui. La base EPPO souligne que toutes les parties de la plante sont dangereusement toxiques. L’Anses rappelle que l’intoxication peut être grave voire mortelle.
Un premier passage sans plant visible suffit-il?
Non. Les émergences peuvent être échelonnées, notamment après une perturbation du sol. Un premier passage sans plant visible ne suffit donc pas à exclure un foyer.
Le broyage tardif suffit-il à supprimer le risque?
Pas nécessairement. Il faut arracher les foyers avec des protections adaptées, éviter que les graines mûres se dispersent et retirer les plants de la parcelle.





