01 · Diagnostic
Identifier l’espèce avant de décider
Le nom « amarante » désigne plusieurs espèces. L’amarante réfléchie est Amaranthus retroflexus, identifiée par le code OEPP AMARE. Une plantule observée dans une parcelle ne suffit pas toujours à établir l’espèce : lorsque le diagnostic change la décision, il faut examiner plusieurs plantes et, si nécessaire, les caractères des inflorescences.
Selon Infloweb, la plantule d’amarante réfléchie possède une tige poilue et des feuilles alternes. Ses cotylédons sont allongés ; la nervure médiane est souvent rouge violacé. La pilosité augmente avec l’apparition des feuilles. Chez l’adulte, la tige reste dressée et poilue, avec des feuilles ovales et une panicule terminale dense. La couleur seule ne permet pas une identification sûre.
02 · Biologie
Surveiller les levées des cultures de printemps et d’été
L’amarante réfléchie est une annuelle estivale. Infloweb situe ses germinations d’avril à septembre, avec une période préférentielle de mai à juillet. Des températures d’environ 18 à 20 °C favorisent des germinations franches, et la profondeur optimale de levée indiquée est de 0,5 à 3 cm. Ces repères servent à organiser les observations, pas à annoncer une date identique pour toutes les parcelles.
Les cultures de maïs, de tournesol, de soja ou de sorgho sont particulièrement concernées par cette adventice. Les levées peuvent s’échelonner : un passage de contrôle précoce ne garantit donc pas l’absence de nouvelles plantes plus tard. Noter le stade de la culture, le stade des amarantes et la localisation des foyers permet de choisir un levier compatible avec le système de culture.
| Repère | Valeur indiquée |
|---|---|
| Germinations | D’avril à septembre, avec une période préférentielle de mai à juillet |
| Température favorable | Environ 18 à 20 °C pour des germinations franches |
| Profondeur optimale de levée | 0,5 à 3 cm |
03 · Prévention
Empêcher l’installation d’un stock de graines
Infloweb relie la nuisibilité de l’amarante réfléchie à sa croissance rapide en conditions favorables et à sa forte production de graines. Les retours rapprochés de cultures de printemps et d’été facilitent sa grenaison si le contrôle échoue. Une rotation qui laisse davantage de place aux cultures d’hiver peut réduire cette pression ; l’effet dépend du système et de l’historique de la parcelle.
Repérer les foyers avant la maturité des graines, surveiller les bordures et nettoyer les outils lorsqu’ils passent d’une parcelle infestée à une parcelle saine limitent les contaminations. Les travaux superficiels et les faux-semis peuvent contribuer à réduire les graines proches de la surface, mais Infloweb signale que les références propres à cette méthode restent peu nombreuses. Le labour seul ne constitue pas une stratégie fiable d’épuisement du stock.
04 · Intervention
Agir sur les jeunes plantes et vérifier le résultat
La herse étrille, la houe rotative et la bineuse peuvent détruire les amarantes lorsque les plantes sont encore peu développées, si l’outil, le sol et le stade de la culture s’y prêtent. Infloweb insiste sur une intervention très précoce dans les cultures de printemps et d’été. Le réglage et les conditions de ressuyage comptent autant que le choix de l’outil.
05 · Suivi
Vérifier le résultat et rester prudent sur les produits
Après une intervention, revenir observer la parcelle : de nouvelles levées peuvent apparaître et les plantes échappées peuvent produire des graines. Cette fiche ne fixe ni produit ni dose phytopharmaceutique ; toute option chimique dépend de la culture, de l’identification et des autorisations en vigueur. La prévention de la grenaison reste le fil conducteur du suivi.
06 · Vigilance
Ne pas confondre l’amarante réfléchie avec l’amarante de Palmer
L’amarante de Palmer (Amaranthus palmeri) fait l’objet d’une évaluation de risque spécifique de l’Anses pour la France métropolitaine. Cette analyse porte sur ses voies d’entrée, ses possibilités d’établissement, sa dissémination et ses impacts potentiels. Elle ne transforme pas chaque amarante rencontrée en amarante de Palmer.
Devant une plante atypique, consigner l’emplacement et demander une détermination compétente avant d’attribuer un nom d’espèce. Éviter de transporter des graines avec les machines ou les lots récoltés est une précaution cohérente avec la gestion des amarantes. Les recommandations de l’amarante réfléchie ne doivent pas être transposées automatiquement à une espèce suspecte.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quand l’amarante réfléchie lève-t-elle le plus souvent?
Infloweb situe la germination surtout de mai à juillet, même si la fenêtre possible va d’avril à septembre. La température et l’état du sol modifient les levées réellement observées dans une parcelle.
Une amarante dans le champ est-elle forcément Amaranthus retroflexus?
Non. Le genre Amaranthus comprend plusieurs espèces. La fiche décrit surtout l’amarante réfléchie ; une identification incertaine doit rester au niveau du genre jusqu’à l’examen de caractères suffisants.
Que faire devant une plante atypique?
Consigner l’emplacement du foyer et demander une détermination compétente avant d’attribuer un nom d’espèce. Une observation de jeune plante ne suffit pas à identifier l’amarante de Palmer.





