01 · Guide
Choisir le jour de récolte
La féverole d’hiver et de printemps n’arrivent pas à maturité au même moment. Décider sur l’état du grain et la météo de la parcelle.
La date de récolte doit être raisonnée à trois échelles. Premièrement, l’échelle biologique: maturité physiologique, dessiccation des organes, humidité des graines et persistance de zones vertes. Deuxièmement, l’échelle opérationnelle: capacité de chantier, ordre des parcelles, stockage, séchage et débouché. Troisièmement, l’échelle du risque: pluie annoncée, chaleur, verse, bruche, adventices, hétérogénéité de maturité et risque de casse.
Le calendrier sert à réserver la machine, transport et cellule. À l’approche de la fenêtre, mesurer plusieurs fois humidité et maturation dans la parcelle. Les zones profondes et les bordures ne mûrissent pas toujours ensemble.
02 · Guide
Distinguer maturité et récoltabilité
La fin du remplissage précède la possibilité de battre avec peu de pertes. Observer simultanément gousses, tiges et graines.
La récoltabilité survient plus tard, lorsque la machine peut couper, battre et séparer avec des pertes et une casse acceptables. Terres Inovia indique que les gousses sont noires dès environ 40 % d’humidité des graines; les tiges passent du jaune-vert au jaune-marron vers 20 % d’humidité. Ces signaux visuels doivent donc être interprétés avec une mesure d’humidité et non utilisés isolément.
03 · Guide
Mesurer l’humidité
La plage autour de 17 à 18 % limite la casse des graines. Une récolte plus humide demande une solution de ventilation ou de séchage.
Une humidité proche de 20 % n’est pas automatiquement trop élevée. En cas de météo dégradée ou de fin de cycle humide, il peut être pertinent de récolter jusqu’à 20 % sous réserve de pouvoir ventiler immédiatement puis sécher progressivement sous 14 % pour une conservation longue. À l’inverse, attendre 12–13 % au champ économise du séchage mais augmente le risque de casse, d’ouverture des gousses et de perte d’intégrité du lot.
04 · Guide
Échantillonner la parcelle
Prélever plusieurs zones et hauteurs de plantes. Vérifier que l’humidimètre est adapté à la féverole et à la température du lot.
Après avoir mélangé les graines de plusieurs endroits de la parcelle, mesurer rapidement l’humidité avec un appareil calibré pour la féverole. Répéter le prélèvement dans les zones encore vertes ou versées. Une seule mesure au bord du champ ne représente pas nécessairement le lot à récolter.
05 · Guide
Situer la féverole d’hiver
Sa récolte arrive habituellement avant celle du type printemps. La variété et les conditions de l’année peuvent déplacer cette fenêtre.
La variété intervient par sa précocité de floraison et de maturité, sa hauteur et sa tenue de tige. Le sol intervient par sa réserve utile: les sols profonds prolongent parfois le cycle et maintiennent une végétation active, alors que les sols superficiels peuvent accélérer fortement la sénescence après stress hydrique. Une parcelle versée doit être suivie de près: la partie couchée conserve parfois plus d’humidité, tout en devenant plus difficile à récupérer.
06 · Guide
Situer la féverole de printemps
Son cycle plus tardif expose la fin de récolte à d’autres conditions météo. Intensifier le suivi dès que les gousses mûrissent.
La maturité peut avancer très vite lors d’une période sèche. Prévoir un contrôle régulier plutôt qu’une visite unique à la date attendue.
07 · Guide
Arbitrer avec la météo
Comparer quelques jours de séchage supplémentaires au risque de pluie, de verse et de casse. Préparer la machine et la capacité de conservation.
Une prévision de pluie ou de vent peut réduire la fenêtre de récolte. Arbitrer avec l’humidité mesurée et la capacité réelle de séchage du lot.
08 · Guide
Repérer les seuils d’humidité
Les seuils d’humidité des graines et des tiges servent de repères de chantier. Ils se lisent ensemble, jamais isolément.
| Humidité | Repère |
|---|---|
| Environ 40 % | Gousses noires |
| Vers 20 % | Tiges passant du jaune-vert au jaune-marron |
| Environ 17 à 18 % | Plage qui limite la casse des graines |
| Jusqu’à 20 % | Récolte possible si la ventilation suit immédiatement |
| Sous 14 % | Séchage progressif pour une conservation longue |
| 12 à 13 % au champ | Économise du séchage, mais augmente le risque de casse |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Faut-il récolter la féverole à une date fixe?
Non. La date se décide sur la maturité, l’humidité des graines et la météo. Les fenêtres calendaires d’hiver et de printemps restent indicatives.
À quelle humidité récolter la féverole?
La plage autour de 17 à 18 % limite la casse. Une récolte jusqu’à 20 % est possible si la ventilation peut suivre, puis un séchage progressif sous 14 % assure une conservation longue.
Pourquoi ne pas attendre 12 % au champ?
Attendre 12 à 13 % au champ économise du séchage, mais augmente le risque de casse, d’ouverture des gousses et de perte d’intégrité du lot.





