01 · Référence
Mandat documentaire et périmètre de la partie « Date de récolte de la féverole »
Le plan directeur SILLOVA demande une sous-page autonome sur la « Date de récolte de la féverole ». Le sujet est volontairement plus étroit que la partie « Récolte de la féverole » « Récolte de la féverole » : ici, la question centrale est le moment de déclenchement du chantier. Les réglages détaillés de la moissonneuse, la quantification des pertes et la manutention sont rappelés uniquement lorsqu’ils modifient la date optimale.
La date de récolte doit être raisonnée à trois échelles. Premièrement, l’échelle biologique : maturité physiologique, dessiccation des organes, humidité des graines et persistance de zones vertes. Deuxièmement, l’échelle opérationnelle : capacité de chantier, ordre des parcelles, stockage, séchage et débouché. Troisièmement, l’échelle du risque : pluie annoncée, chaleur, verse, bruche, adventices, hétérogénéité de maturité et risque de casse.
Le dossier couvre la féverole d’hiver et de printemps en France. Les données 2025 consolidées servent de contexte statistique ; les conseils techniques et alertes 2026 sont intégrés lorsqu’ils sont disponibles. Les références étrangères ou scientifiques complètent l’analyse mais ne remplacent pas les recommandations françaises de Terres Inovia, SEMAE, Agreste et des réseaux techniques nationaux.
02 · Référence
Synthèse exécutive — 15 règles pour choisir la bonne date
Tableau 1 — Les 15 règles de décision
03 · Référence
De la maturité physiologique à la récoltabilité
La maturité physiologique correspond à la fin du remplissage : le rendement et le poids de mille graines sont pratiquement acquis. Le graphe phénologique INRAE/Terres Inovia positionne ce stade autour de BBCH 85 : les gousses commencent à noircir, les graines deviennent beiges à brunes et l’ongle ne les raye plus. Ce stade n’est pas encore forcément le meilleur moment pour récolter, car l’humidité peut rester trop élevée et les tiges conserver une fraction importante d’eau.
La récoltabilité survient plus tard, lorsque la machine peut couper, battre et séparer avec des pertes et une casse acceptables. Terres Inovia indique que les gousses sont noires dès environ 40 % d’humidité des graines ; les tiges passent du jaune-vert au jaune-marron vers 20 % d’humidité. Ces signaux visuels doivent donc être interprétés avec une mesure d’humidité et non utilisés isolément.
SEMAE/FNAM décrit en 2025 une dynamique très rapide : à partir d’environ 60 % d’humidité, les graines peuvent descendre jusqu’à 18 % en une dizaine de jours lorsque les conditions sont séchantes. Le producteur doit donc commencer la surveillance bien avant la date supposée de récolte. L’erreur classique consiste à attendre l’aspect “entièrement sec” de la parcelle, puis à découvrir que le grain est déjà passé sous 15 %.
Tableau 2 — Lecture des stades de fin de cycle
04 · Référence
L’humidité : l’indicateur quantitatif qui arbitre la date
Pour la décision de récolte, l’humidité des graines est plus informative qu’une date fixe. En 2026, Terres Inovia rappelle que les protéagineux se récoltent dans une plage de 15 à 20 %, avec un optimum de 16 à 18 %. La fiche spécifique féverole recommande 17–18 % pour limiter les grains cassés, particulièrement importants pour l’alimentation humaine, et pour éviter d’attendre inutilement une nouvelle pluie.
Une humidité proche de 20 % n’est pas automatiquement trop élevée. En cas de météo dégradée ou de fin de cycle humide, il peut être pertinent de récolter jusqu’à 20 % sous réserve de pouvoir ventiler immédiatement puis sécher progressivement sous 14 % pour une conservation longue. À l’inverse, attendre 12–13 % au champ économise du séchage mais augmente le risque de casse, d’ouverture des gousses et de perte d’intégrité du lot.
05 · Référence
Mesurer correctement l’humidité : protocole terrain
Un humidimètre n’est utile que si l’échantillon représente réellement la parcelle. La féverole peut présenter de fortes différences entre bordures, zones profondes, secteurs versés, terres plus superficielles et repousses tardives. Un seul prélèvement sur la fourrière peut donc conduire à une erreur de plusieurs points d’humidité.
SILLOVA recommande un échantillonnage multi-zones : au moins 5 points dans une parcelle homogène, davantage si la texture ou le couvert varie. Prélever des gousses à plusieurs hauteurs, mélanger les graines puis mesurer rapidement. Répéter l’opération matin et fin d’après-midi si la décision se joue à 1–2 points. L’humidité du grain peut évoluer sensiblement dans la journée et après pluie ou rosée.
06 · Référence
Féverole d’hiver : calendrier de référence et facteurs de décalage
La féverole d’hiver, semée le plus souvent en novembre-décembre, est généralement récoltée en juillet en France. Ce repère est utile pour organiser le parc matériel, mais il ne constitue pas une date de déclenchement. Dans les secteurs doux ou lors d’un printemps chaud, la récolte peut être sensiblement avancée ; à l’inverse, une floraison prolongée, une forte disponibilité en eau ou des pluies de fin de cycle peuvent retarder la dessiccation.
La variété intervient par sa précocité de floraison et de maturité, sa hauteur et sa tenue de tige. Le sol intervient par sa réserve utile : les sols profonds prolongent parfois le cycle et maintiennent une végétation active, alors que les sols superficiels peuvent accélérer fortement la sénescence après stress hydrique. Une parcelle versée doit être suivie de près : la partie couchée conserve parfois plus d’humidité, tout en devenant plus difficile à récupérer.
Tableau 5 — Ce qui avance ou retarde la féverole d’hiver
07 · Référence
Féverole de printemps : récolte d’août à septembre, mais surveillance bien avant
Terres Inovia situe la récolte de la féverole de printemps principalement en août–septembre. Ce calendrier découle du semis de janvier à mars et d’une phase de floraison/remplissage tardive. Toutefois, la campagne 2026 illustre la variabilité : Terres Inovia signale une forte accélération du cycle des protéagineux dans plusieurs secteurs, avec des récoltes approchant nettement plus tôt que les références habituelles.
08 · Référence
La météo des 7 prochains jours vaut souvent plus que la date du calendrier
Lorsque la féverole entre dans la plage 18 20 la prévision météo devient un facteur de décision majeur Si une séquence sèche et modérée se poursuit attendre 24 à 48 heures peut faire gagner quelques points d’humidité Si une perturbation durable approche attendre peut au…
| Règle | Décision pratique | Pourquoi |
|---|---|---|
| 1 | Ne pas piloter à la date civile seule | La phénologie peut avancer ou retarder de plusieurs jours à plusieurs semaines selon année, variété et région. |
| 2 | Mesurer l’humidité des graines | C’est le meilleur indicateur quantifiable de récoltabilité. |
| 3 | Viser en général 16–18 % | Fenêtre 2026 mise en avant par Terres Inovia pour les protéagineux. |
| 4 | Accepter jusqu’à ~20 % si la météo se dégrade | Une récolte un peu humide est souvent moins pénalisante qu’une récolte trop sèche, si ventilation/séchage disponibles. |
| 5 | Éviter <15 % si possible | Le risque de casse et d’égrenage augmente. |
| 6 | Ne pas attendre la disparition absolue du vert | Quelques gousses ou tiges encore vertes ne justifient pas toujours un report. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur mandat documentaire et périmètre de la partie « Date de récolte de la féverole » ?
Le plan directeur SILLOVA demande une sous-page autonome sur la Date de récolte de la féverole Le sujet est volontairement plus étroit que la partie « Récolte de la féverole » Récolte de la féverole ici la question centrale est le moment de déclenchement du chantier Les réglages détaillés de la moissonneuse la quantification des pertes et la manutention sont rappelés uniquement lorsqu’ils modifient la date optimale La date de récolte doit être raisonnée à trois échelles Premièrement l’échelle biologique maturité physiologique dessiccation des organes humidité des graines et persistance de zones vertes Deuxièmement l’échelle… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive — 15 règles pour choisir la bonne date ?
Que faut-il retenir sur de la maturité physiologique à la récoltabilité ?
La maturité physiologique correspond à la fin du remplissage le rendement et le poids de mille graines sont pratiquement acquis Le graphe phénologique INRAE Terres Inovia positionne ce stade autour de BBCH 85 les gousses commencent à noircir les graines deviennent beiges à brunes et l’ongle ne les raye plus Ce stade n’est pas encore forcément le meilleur moment pour récolter car l’humidité peut rester trop élevée et les tiges conserver une fraction importante d’eau La récoltabilité survient plus tard lorsque la machine peut couper battre et séparer avec des… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur l’humidité : l’indicateur quantitatif qui arbitre la date ?
Pour la décision de récolte l’humidité des graines est plus informative qu’une date fixe En 2026 Terres Inovia rappelle que les protéagineux se récoltent dans une plage de 15 à 20 avec un optimum de 16 à 18 La fiche spécifique féverole recommande 17 18 pour limiter les grains cassés particulièrement importants pour l’alimentation humaine et pour éviter d’attendre inutilement une nouvelle pluie Une humidité proche de 20 n’est pas automatiquement trop élevée En cas de météo dégradée ou de fin de cycle humide il peut être pertinent de récolter… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur mesurer correctement l’humidité : protocole terrain ?
Un humidimètre n’est utile que si l’échantillon représente réellement la parcelle La féverole peut présenter de fortes différences entre bordures zones profondes secteurs versés terres plus superficielles et repousses tardives Un seul prélèvement sur la fourrière peut donc conduire à une erreur de plusieurs points d’humidité SILLOVA recommande un échantillonnage multi-zones au moins 5 points dans une parcelle homogène davantage si la texture ou le couvert varie Prélever des gousses à plusieurs hauteurs mélanger les graines puis mesurer rapidement Répéter l’opération matin et fin d’après-midi si la décision se joue… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur féverole d’hiver : calendrier de référence et facteurs de décalage ?
La féverole d’hiver semée le plus souvent en novembre-décembre est généralement récoltée en juillet en France Ce repère est utile pour organiser le parc matériel mais il ne constitue pas une date de déclenchement Dans les secteurs doux ou lors d’un printemps chaud la récolte peut être sensiblement avancée à l’inverse une floraison prolongée une forte disponibilité en eau ou des pluies de fin de cycle peuvent retarder la dessiccation La variété intervient par sa précocité de floraison et de maturité sa hauteur et sa tenue de tige Le sol… [S01][S02][S03]





