Référence agronomique · France

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Rendement de la féverole

Référence technique · Rendement de la féverole

Le plan directeur SILLOVA demande une sous-page technique autonome consacrée au Rendement de la féverole Elle doit couvrir les conditions pédoclimatiques les stades déterminants les méthodes de raisonnement et de calcul l’effet de l’implantation et des pratiques les risques agronomiques et sanitaires les différences régionales et les données techniques françaises Le présent dossier traite donc le rendement comme un résultat biologique agronomique et mesurable et non comme un simple chiffre moyen national Le rendement brut à la moissonneuse est la conséquence finale de plusieurs processus successifs installation du peuplement production de biomasse nombre de nœuds reproducteurs floraison nouaison nombre de gousses nombre de graines et poids final des graines Une contrainte précoce peut être partiellement…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à rendement de la féverole
Rendement de la féverole · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Raisonner le rendement comme un produit de composantes

1

Peuplement × gousses × graines × PMG permet de localiser la perte. [S01][S02]

02
Consolidé

Séparer potentiel, rendement réalisable et rendement récolté

2

Le potentiel climatique n’est jamais le rendement garanti. [S01][S02]

03
Consolidé

Prendre le sol en compte avant tout

3

Profondeur, réserve utile, hydromorphie et structure conditionnent l’enracinement. [S01][S02]

04
Consolidé

Protéger la période floraison–nouaison–remplissage

4

C’est la zone de forte sensibilité aux stress hydriques et thermiques. [S01][S02]

01 · Référence

Mandat documentaire et périmètre de la partie « Rendement de la féverole »

Le plan directeur SILLOVA demande une sous-page technique autonome consacrée au « Rendement de la féverole ». Elle doit couvrir les conditions pédoclimatiques, les stades déterminants, les méthodes de raisonnement et de calcul, l’effet de l’implantation et des pratiques, les risques agronomiques et sanitaires, les différences régionales et les données techniques françaises. Le présent dossier traite donc le rendement comme un résultat biologique, agronomique et mesurable, et non comme un simple chiffre moyen national.

Le rendement brut à la moissonneuse est la conséquence finale de plusieurs processus successifs : installation du peuplement, production de biomasse, nombre de nœuds reproducteurs, floraison, nouaison, nombre de gousses, nombre de graines et poids final des graines. Une contrainte précoce peut être partiellement compensée par la ramification ou par davantage de gousses par plante ; une contrainte tardive peut au contraire réduire le PMG alors que le nombre de gousses paraît satisfaisant. Cette capacité de compensation explique pourquoi l’observation d’un seul indicateur est rarement suffisante.

La féverole d’hiver et la féverole de printemps sont distinguées lorsqu’elles n’expriment pas le même calendrier de stress. Les données françaises officielles sont prioritaires. Les références européennes et scientifiques servent à expliquer les mécanismes ou à élargir les ordres de grandeur ; elles ne doivent pas être transposées mécaniquement à une parcelle française.

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02 · Référence

Quels rendements en France ? Repères officiels, techniques et variabilité

La moyenne nationale est utile pour situer une campagne mais ne décrit pas le potentiel d’une parcelle. Agreste retient pour 2024 environ 80 000 ha de fèves et féveroles, 26,9 q/ha et 216 000 t. Pour 2025, le bilan conjoncturel complet publié en 2026 retient 112 000 ha, 25,4 q/ha et 285 000 t. La hausse spectaculaire de la production 2025 vient donc surtout de l’augmentation des surfaces, pas d’un gain de rendement.

Les sources de campagne ne donnent pas toutes exactement le même chiffre 2025. La page culture de Terres Inovia affiche 25,7 q/ha et 288 290 t, tandis que la fiche qualité 2025, fondée sur des bilans de filière provisoires, mentionne 26,8 q/ha et environ 301 000 t. Ces écarts sont cohérents avec des dates d’arrêté, des révisions ou des périmètres différents. Pour SILLOVA, la règle doit être : afficher Agreste comme référence statistique nationale consolidée et conserver les autres chiffres comme instantanés de campagne, en les datant explicitement.

Tableau 2 — France : repères récents et statut des données

La variabilité technique est beaucoup plus large que la moyenne nationale. Terres Inovia indique que les rendements peuvent varier de 20 à 80 q/ha. Dans ses repères techniques, les sols argilo-caillouteux plafonnent souvent autour de 40–45 q/ha, les terres limoneuses autour de 50–55 q/ha, et des rendements records proches de 80 q/ha sont possibles en féverole de printemps dans les limons profonds du Nord-Ouest lors d’années fraîches et suffisamment pluvieuses en début d’été. Cette amplitude montre pourquoi un objectif de rendement doit être construit à partir du pédoclimat local et d’une série historique de l’exploitation.

Tableau 3 — Exemples régionaux illustrant la variabilité

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03 · Référence

Définir correctement le rendement : brut, net, normalisé et commercialisable

Le rendement agronomique est une masse de graines rapportée à la surface, généralement exprimée en quintaux par hectare. Pour comparer des années, des variétés ou des parcelles, il faut préciser l’humidité de référence. Une récolte pesée à 18 % d’eau n’est pas directement comparable à une autre pesée à 14 %. La correction consiste à conserver la quantité de matière sèche : rendement corrigé = rendement mesuré × (100 − humidité mesurée) / (100 − humidité cible).

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04 · Référence

La construction du rendement : une équation simple, une biologie complexe

Une première décomposition utile est rendement q ha plantes m² × gousses plante × graines gousse × PMG g 10 000 Cette formule est un outil de diagnostic pas une promesse de précision les composantes se compensent entre elles leur variabilité spatiale est élevée et…

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05 · Référence

Période critique : floraison, nouaison et début du remplissage

La féverole est indéterminée elle peut porter simultanément des fleurs des jeunes gousses et des gousses plus avancées Une grande partie des fleurs avorte naturellement Le rendement dépend donc moins du nombre total de fleurs que de la capacité à transformer une proportion suffisante de…

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06 · Référence

Eau et température : le premier facteur de variabilité interannuelle

Terres Inovia souligne que les faibles rendements sont particulièrement associés aux années sèches et chaudes et que les écarts dépendent fortement de la pluviométrie et de la température de juin-juillet La féverole de printemps est très exposée son cycle reproducteur se déroule plus tard lorsque…

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07 · Référence

Sol, profondeur d’enracinement et hydromorphie : le potentiel commence sous la surface

La féverole valorise les sols profonds capables de fournir de l’eau pendant la floraison et le remplissage Une réserve utile élevée amortit les périodes sans pluie un sol superficiel compacté ou caillouteux peut entrer rapidement en déficit Terres Inovia donne d’ailleurs des rendements usuels plus…

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08 · Référence

Implantation, date de semis et peuplement : sécuriser le nombre de plantes, pas maximiser les graines semées

Pour la féverole de printemps Terres Inovia recommande de semer tôt lorsque le sol est ressuyé afin d’avancer le cycle et de réduire l’exposition aux stress de fin de cycle Les densités indicatives communiquées pour un taux de germination de 90 sont de 40 à…

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
RègleConséquence opérationnellePourquoi
1Raisonner le rendement comme un produit de composantesPeuplement × gousses × graines × PMG permet de localiser la perte.
2Séparer potentiel, rendement réalisable et rendement récoltéLe potentiel climatique n’est jamais le rendement garanti.
3Prendre le sol en compte avant toutProfondeur, réserve utile, hydromorphie et structure conditionnent l’enracinement.
4Protéger la période floraison–nouaison–remplissageC’est la zone de forte sensibilité aux stress hydriques et thermiques.
5Ne pas surdensifierLa surdensité augmente compétition hydrique, maladies et verse sans garantir plus de graines/m².
6Semer la féverole de printemps tôt lorsque le sol le permetLe cycle est avancé avant les stress de fin de printemps et d’été.
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Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur mandat documentaire et périmètre de la partie « Rendement de la féverole » ?

Le plan directeur SILLOVA demande une sous-page technique autonome consacrée au Rendement de la féverole Elle doit couvrir les conditions pédoclimatiques les stades déterminants les méthodes de raisonnement et de calcul l’effet de l’implantation et des pratiques les risques agronomiques et sanitaires les différences régionales et les données techniques françaises Le présent dossier traite donc le rendement comme un résultat biologique agronomique et mesurable et non comme un simple chiffre moyen national Le rendement brut à la moissonneuse est la conséquence finale de plusieurs processus successifs installation du peuplement production… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur quels rendements en france ? repères officiels, techniques et variabilité ?

La moyenne nationale est utile pour situer une campagne mais ne décrit pas le potentiel d’une parcelle Agreste retient pour 2024 environ 80 000 ha de fèves et féveroles 26 9 q ha et 216 000 t Pour 2025 le bilan conjoncturel complet publié en 2026 retient 112 000 ha 25 4 q ha et 285 000 t La hausse spectaculaire de la production 2025 vient donc surtout de l’augmentation des surfaces pas d’un gain de rendement Les sources de campagne ne donnent pas toutes exactement le même chiffre 2025… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur définir correctement le rendement : brut, net, normalisé et commercialisable ?

Le rendement agronomique est une masse de graines rapportée à la surface généralement exprimée en quintaux par hectare Pour comparer des années des variétés ou des parcelles il faut préciser l’humidité de référence Une récolte pesée à 18 d’eau n’est pas directement comparable à une autre pesée à 14 La correction consiste à conserver la quantité de matière sèche rendement corrigé rendement mesuré × 100 humidité mesurée 100 humidité cible Exemple 42 q ha mesurés à 18 d’humidité correspondent à 42 × 82 86 40 0 q ha à 14… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur la construction du rendement : une équation simple, une biologie complexe ?

Une première décomposition utile est rendement q ha plantes m² × gousses plante × graines gousse × PMG g 10 000 Cette formule est un outil de diagnostic pas une promesse de précision les composantes se compensent entre elles leur variabilité spatiale est élevée et la récolte ajoute des pertes Elle permet néanmoins de comprendre où le rendement a été créé ou perdu Tableau 5 Exemple de construction théorique du rendement Les travaux scientifiques convergent sur l’importance du nombre de gousses et de graines Une étude classique sur plus de… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur période critique : floraison, nouaison et début du remplissage ?

La féverole est indéterminée elle peut porter simultanément des fleurs des jeunes gousses et des gousses plus avancées Une grande partie des fleurs avorte naturellement Le rendement dépend donc moins du nombre total de fleurs que de la capacité à transformer une proportion suffisante de ces fleurs en gousses et graines puis à remplir les graines retenues Une étude multi-environnements publiée dans Field Crops Research a situé une période critique pour la détermination du rendement autour d’une fenêtre thermique de 1 150 à 1 250 C j centrée environ 100… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur eau et température : le premier facteur de variabilité interannuelle ?

Terres Inovia souligne que les faibles rendements sont particulièrement associés aux années sèches et chaudes et que les écarts dépendent fortement de la pluviométrie et de la température de juin-juillet La féverole de printemps est très exposée son cycle reproducteur se déroule plus tard lorsque la demande évaporative augmente La féverole d’hiver peut esquiver une partie de ces stress par une floraison plus précoce mais elle porte d’autres risques notamment froid hivernal et maladies de printemps Le besoin en eau communiqué par Terres Inovia à partir du stade 7 feuilles… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08