01 · Référence
Synthèse exécutive
Sources : Kew POWO ; INRAE ePhytia ; ANSES LSV MA050 ; données FAOSTAT 2023 reproduites par sources secondaires vérifiées.
02 · Référence
Botanique, taxonomie et distinctions indispensables
Cydonia oblonga Mill. appartient à la famille des Rosaceae, ordre Rosales. Kew considère Cydonia comme un genre accepté ne comprenant qu’une seule espèce acceptée, C. oblonga. La plante est un arbre de climat tempéré, originaire du Caucase jusqu’à l’Asie centrale et aujourd’hui introduit dans une grande partie de l’Europe et du bassin méditerranéen.
Le fruit est un piridion à pépins, anatomiquement apparenté à la pomme et à la poire. À maturité il devient jaune, fortement aromatique et souvent duveteux. La chair est ferme, acide et astringente chez la plupart des cultivars classiques, ce qui explique l’importance de la cuisson et de la transformation.
Sources : Kew Science, Plants of the World Online 2026 ; INRAE ePhytia, Hypp – Le cognassier.
03 · Référence
Histoire, domestication et fonctions culturelles
L’aire d’origine se situe en Asie occidentale et centrale. Le cognassier a accompagné très tôt les vergers méditerranéens. Sa forte teneur en pectines, son parfum et sa conservation relativement longue l’ont installé dans une économie domestique de confitures, gelées et pâtes de fruits. Le mot « marmelade » est historiquement lié au portugais marmelo, « coing », même si la réglementation européenne actuelle réserve des définitions précises aux produits de confiture et marmelade.
En France, le coing reste présent dans les vergers familiaux, haies, petits ateliers de transformation et circuits courts. L’enjeu SILLOVA est précisément de documenter une espèce mal couverte par les statistiques nationales mais utile à la diversification arboricole et à la transformation fermière.
04 · Référence
Place économique : France peu visible, marché mondial réel
L’enquête Agreste sur l’arboriculture 2023 porte sur neuf principaux fruits et couvre près de 12 000 exploitations et 128 500 ha de vergers en France hors DROM. Le cognassier n’appartient pas à ce noyau statistique principal. Cette absence ne signifie pas « absence de production », mais confirme son statut de culture spécialisée ou secondaire, difficile à chiffrer nationalement.
Figure 1 — Production mondiale de coings en 2023. Données FAOSTAT reprises dans des tableaux secondaires ; total mondial indiqué : 687 036 t.
Sources : Agreste, Primeur n°2026-5 ; FAOSTAT 2023 (item Quinces / code 355), chiffres reproduits par HandWiki et DivercityTimes, contrôle croisé août 2026.
05 · Référence
Morphologie, cycle végétatif et phénologie
Le cognassier commun est généralement décrit comme un petit arbre de 4 à 5 m, à feuilles caduques et duveteuses. La mise à fruit intervient fréquemment à partir de 4–5 ans dans les formes traditionnelles. Les fleurs, souvent solitaires, apparaissent sur les pousses ; la floraison est relativement tardive par rapport à plusieurs autres fruitiers à pépins.
Figure 2 — Calendrier indicatif en France tempérée. Les dates doivent être recalées par région, cultivar, altitude et année climatique.
Sources : INRAE ePhytia ; synthèse de références variétales françaises et littérature horticole.
06 · Référence
Climat : rusticité, froid hivernal, chaleur et gel
Le cognassier est adapté aux climats tempérés et supporte bien le froid hivernal lorsqu’il est installé, mais la sensibilité réelle dépend du cultivar, du porte-greffe et de l’état de l’arbre. Sa floraison tardive constitue un avantage relatif contre les gels de printemps. Elle ne supprime pas le risque : les épisodes froids tardifs peuvent toucher boutons, fleurs ou jeunes fruits.
La maturation du coing demande suffisamment de chaleur. Dans les situations fraîches ou tardives, la qualité aromatique et la coloration peuvent être pénalisées. À l’inverse, des étés très chauds et secs augmentent la dépendance à la réserve utile du sol et à l’irrigation de sécurisation. La résilience climatique repose donc sur le couple variété × sol × ressource en eau, plus que sur une réputation générale de rusticité.
07 · Référence
Sol, pH, calcaire, drainage et choix de parcelle
Le cognassier préfère les sols profonds, fertiles, frais mais drainants. Les références horticoles françaises soulignent l’intérêt de terrains ni trop secs ni trop calcaires. Le calcaire actif est un point majeur surtout lorsque le cognassier est utilisé comme porte-greffe du poirier : des chloroses ferriques peuvent apparaître dans les situations défavorables.
Diagnostic préalable : texture, profondeur exploitable, réserve utile, hydromorphie, pH, calcaire total/actif, matière organique, précédent et historique de replantation.
Éviter la préparation profonde en sol humide : le tassement structurel est difficile à corriger après plantation.
En replantation de Rosaceae, documenter fatigue de sol, nématodes, anciens porte-greffes et historique sanitaire.
La présence d’une ressource en eau sécurisée devient un critère de projet dans les zones à déficit estival récurrent.
08 · Référence
Plantation, densité et architecture
Il n’existe pas de « densité française standard » du cognassier fruitier. Les arbres traditionnels atteignant plusieurs mètres, les vergers peu intensifs utilisent des écartements larges. En système plus conduit, la densité dépend de la vigueur du matériel, de la forme, de la mécanisation et de l’accès à la lumière. SILLOVA doit calculer la densité à partir des écartements plutôt que mémoriser une valeur unique : densité (arbres/ha) = 10 000 / (distance entre rangs × distance sur le rang).
| Repère | Lecture opérationnelle |
|---|---|
| Espèce | Cydonia oblonga Mill., Rosaceae, genre Cydonia monospécifique selon Kew. |
| Origine | Caucase–Iran–Asie centrale ; espèce introduite et anciennement cultivée en Europe. |
| Port | Petit arbre caduc généralement 4–5 m dans les formes traditionnelles. |
| Floraison | Tardive, souvent avril–mai en France tempérée : échappe à une partie du risque de gel mais pas à tous les épisodes. |
| Récolte | Principalement septembre–octobre, parfois jusqu’en novembre selon cultivar et région. |
| Usage fruit | Transformation dominante : gelée, pâte de coing, compote, confiture, jus, produits culinaires. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?
Sources : Kew POWO ; INRAE ePhytia ; ANSES LSV MA050 ; données FAOSTAT 2023 reproduites par sources secondaires vérifiées. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur botanique, taxonomie et distinctions indispensables ?
Cydonia oblonga Mill appartient à la famille des Rosaceae ordre Rosales Kew considère Cydonia comme un genre accepté ne comprenant qu’une seule espèce acceptée C oblonga La plante est un arbre de climat tempéré originaire du Caucase jusqu’à l’Asie centrale et aujourd’hui introduit dans une grande partie de l’Europe et du bassin méditerranéen Le fruit est un piridion à pépins anatomiquement apparenté à la pomme et à la poire À maturité il devient jaune fortement aromatique et souvent duveteux La chair est ferme acide et astringente chez la plupart des… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur histoire, domestication et fonctions culturelles ?
L’aire d’origine se situe en Asie occidentale et centrale Le cognassier a accompagné très tôt les vergers méditerranéens Sa forte teneur en pectines son parfum et sa conservation relativement longue l’ont installé dans une économie domestique de confitures gelées et pâtes de fruits Le mot marmelade est historiquement lié au portugais marmelo coing même si la réglementation européenne actuelle réserve des définitions précises aux produits de confiture et marmelade En France le coing reste présent dans les vergers familiaux haies petits ateliers de transformation et circuits courts L’enjeu SILLOVA est… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur place économique : france peu visible, marché mondial réel ?
L’enquête Agreste sur l’arboriculture 2023 porte sur neuf principaux fruits et couvre près de 12 000 exploitations et 128 500 ha de vergers en France hors DROM Le cognassier n’appartient pas à ce noyau statistique principal Cette absence ne signifie pas absence de production mais confirme son statut de culture spécialisée ou secondaire difficile à chiffrer nationalement Figure 1 Production mondiale de coings en 2023 Données FAOSTAT reprises dans des tableaux secondaires total mondial indiqué 687 036 t Sources Agreste Primeur n 2026-5 FAOSTAT 2023 item Quinces code 355 chiffres… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur morphologie, cycle végétatif et phénologie ?
Le cognassier commun est généralement décrit comme un petit arbre de 4 à 5 m, à feuilles caduques et duveteuses. La mise à fruit intervient fréquemment à partir de 4–5 ans dans les formes traditionnelles. Les fleurs, souvent solitaires, apparaissent sur les pousses ; la floraison est relativement tardive par rapport à plusieurs autres fruitiers à pépins. Figure 2 — Calendrier indicatif en France tempérée. Les dates doivent être recalées par région, cultivar, altitude et année climatique. Sources : INRAE ePhytia ; synthèse de références variétales françaises et littérature horticole. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur climat : rusticité, froid hivernal, chaleur et gel ?
Le cognassier est adapté aux climats tempérés et supporte bien le froid hivernal lorsqu’il est installé mais la sensibilité réelle dépend du cultivar du porte-greffe et de l’état de l’arbre Sa floraison tardive constitue un avantage relatif contre les gels de printemps Elle ne supprime pas le risque les épisodes froids tardifs peuvent toucher boutons fleurs ou jeunes fruits La maturation du coing demande suffisamment de chaleur Dans les situations fraîches ou tardives la qualité aromatique et la coloration peuvent être pénalisées À l’inverse des étés très chauds et secs… [S01][S02][S03]





