01 · Référence
Résumé opérationnel
Le risque se concentre autour de la période de maturation des fruits. Les adultes émergent du sol en été, gagnent la frondaison, s’alimentent puis les femelles perforent la bogue et le péricarpe à l’aide d’un rostre très allongé pour déposer leurs œufs. La larve consomme l’amande, laissant des galeries et des déjections ; arrivée à maturité, elle perce un trou de sortie et gagne le sol.
La gestion doit être pensée à l’échelle de plusieurs années limiter le retour des larves au sol récolter fréquemment éliminer ou assainir les fruits infestés raisonner le travail du sol et tester les solutions biologiques lorsque disponibles Invenio classe le balanin parmi les trois grands ravageurs internes de la châtaigne avec le carpocapse Cydia splendana…
02 · Référence
Répartition et importance en France
EPPO signale l’espèce présente en France métropolitaine et en Corse et largement distribuée en Europe méditerranéenne et centrale, ainsi qu’en Afrique du Nord et au Proche-Orient. En France, son importance économique est surtout marquée dans les bassins castanéicoles du Sud-Ouest, du Massif central, de l’Ardèche, des Cévennes et de Corse. [EPPO 2024]
L’enjeu économique doit être replacé dans le poids de la filière l’Ardèche annonce environ 5 000 t an 5 000 à 6 000 ha exploités et un rendement moyen d’environ 1 t ha soit près de la moitié de la production française selon l’interprofession ardéchoise Dans un lot destiné au frais ou à l’AOP quelques…
Le risque se concentre autour de la période de maturation des fruits. Les adultes émergent du sol en été, gagnent la frondaison, s’alimentent puis les femelles perforent la bogue et le péricarpe à l’aide d’un rostre très allongé pour déposer leurs œufs. La larve consomme l’amande, laissant des galeries et des déjections ; arrivée à maturité, elle perce un trou de sortie et gagne le sol.
03 · Référence
Plantes hôtes et écologie trophique
Castanea sativa est classé hôte majeur par EPPO. Des chênes, notamment Quercus ilex et Q. suber, peuvent également servir d’hôtes larvaires. Cette polyvalence explique qu’un verger ne soit pas isolé écologiquement : des peuplements forestiers de chênes ou de châtaigniers voisins peuvent participer au maintien régional des populations. [EPPO host plants]
La gestion doit être pensée à l’échelle de plusieurs années : limiter le retour des larves au sol, récolter fréquemment, éliminer ou assainir les fruits infestés, raisonner le travail du sol et tester les solutions biologiques lorsque disponibles. Invenio classe le balanin parmi les trois grands ravageurs internes de la châtaigne avec le carpocapse Cydia splendana et la tordeuse Pammene fasciana.
04 · Référence
Identification de l’adulte
L’adulte est un charançon de taille moyenne, généralement brun jaunâtre à brun roux, couvert de pubescence et doté d’un rostre extrêmement développé. Les descriptions entomologiques françaises indiquent environ 6 à 10,5 mm de longueur corporelle. Le rostre est particulièrement long chez la femelle, adaptation à la ponte à travers la bogue et le fruit.
Nom valide : Curculio elephas (Gyllenhal), ordre Coleoptera, famille Curculionidae, sous-famille Curculioninae, genre Curculio. Le synonyme historique Balaninus elephas explique le terme français « balanin ». EPPO attribue le code CURCEL et retient comme noms communs français « balanin des châtaignes » et « charançon des châtaignes ». [EPPO Global Database]
05 · Référence
Œuf, larve et nymphe
L’œuf est déposé dans une cavité pratiquée par la femelle. La larve est apode, arquée, blanchâtre à crème avec capsule céphalique brunâtre. Elle se nourrit à l’intérieur de l’amande et devient nettement visible à la coupe du fruit. À maturité elle sort, s’enfouit dans le sol et construit une logette terreuse où elle hiverne en larve puis se nymphose avant l’émergence adulte.
06 · Référence
Cycle biologique annuel
Le cycle standard comporte une génération par an, mais la population n’est pas strictement annuelle à cause de la diapause prolongée. Les adultes émergent du sol en été, s’alimentent, s’accouplent puis les femelles pondent dans les fruits en développement. Les larves achèvent leur croissance avant ou après la chute du fruit, en sortent et s’enfouissent dans le sol.
07 · Référence
Diapause et cycle pluriannuel
Une caractéristique majeure de C. elephas est la variabilité de la durée de diapause. Des études françaises de long terme (Menu & Debouzie) montrent qu’une fraction des larves peut différer la nymphose et l’émergence d’une ou plusieurs saisons. Cette stratégie répartit le risque dans le temps et rend inefficace toute approche fondée sur une seule année de nettoyage.
08 · Référence
Émergence des adultes et phénologie
Les émergences adultes surviennent surtout en été, avec une synchronisation modulée par température, pluies et humidité du sol. Le suivi doit commencer avant la maturation des variétés précoces. L’adulte doit trouver des fruits suffisamment développés pour la ponte ; un décalage entre émergence et disponibilité des fruits influence fortement la pression finale.
| 1. Résumé opérationnel | 21. Seuils et décision : ce qui existe et ce qui manque |
|---|---|
| 2. Identité, taxonomie et synonymes | 22. Prévention agronomique |
| 3. Répartition et importance en France | 23. Récolte rapide et destruction des fruits infestés |
| 4. Plantes hôtes et écologie trophique | 24. Travail du sol et gestion du sol |
| 5. Identification de l’adulte | 25. Poules, prédateurs et auxiliaires |
| 6. Œuf, larve et nymphe | 26. Nématodes entomopathogènes |
| 7. Diagnostics différentiels | 27. Champignons entomopathogènes |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé opérationnel ?
Le risque se concentre autour de la période de maturation des fruits Les adultes émergent du sol en été gagnent la frondaison s’alimentent puis les femelles perforent la bogue et le péricarpe à l’aide d’un rostre très allongé pour déposer leurs œufs La larve consomme l’amande laissant des galeries et des déjections arrivée à maturité elle perce un trou de sortie et gagne le sol La gestion doit être pensée à l’échelle de plusieurs années limiter le retour des larves au sol récolter fréquemment éliminer ou assainir les fruits infestés… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur répartition et importance en france ?
EPPO signale l’espèce présente en France métropolitaine et en Corse et largement distribuée en Europe méditerranéenne et centrale ainsi qu’en Afrique du Nord et au Proche-Orient En France son importance économique est surtout marquée dans les bassins castanéicoles du Sud-Ouest du Massif central de l’Ardèche des Cévennes et de Corse EPPO 2024 L’enjeu économique doit être replacé dans le poids de la filière l’Ardèche annonce environ 5 000 t an 5 000 à 6 000 ha exploités et un rendement moyen d’environ 1 t ha soit près de la moitié… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes et écologie trophique ?
Castanea sativa est classé hôte majeur par EPPO. Des chênes, notamment Quercus ilex et Q. suber, peuvent également servir d’hôtes larvaires. Cette polyvalence explique qu’un verger ne soit pas isolé écologiquement : des peuplements forestiers de chênes ou de châtaigniers voisins peuvent participer au maintien régional des populations. [EPPO host plants] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identification de l’adulte ?
L’adulte est un charançon de taille moyenne, généralement brun jaunâtre à brun roux, couvert de pubescence et doté d’un rostre extrêmement développé. Les descriptions entomologiques françaises indiquent environ 6 à 10,5 mm de longueur corporelle. Le rostre est particulièrement long chez la femelle, adaptation à la ponte à travers la bogue et le fruit. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur œuf, larve et nymphe ?
L’œuf est déposé dans une cavité pratiquée par la femelle. La larve est apode, arquée, blanchâtre à crème avec capsule céphalique brunâtre. Elle se nourrit à l’intérieur de l’amande et devient nettement visible à la coupe du fruit. À maturité elle sort, s’enfouit dans le sol et construit une logette terreuse où elle hiverne en larve puis se nymphose avant l’émergence adulte. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique annuel ?
Le cycle standard comporte une génération par an, mais la population n’est pas strictement annuelle à cause de la diapause prolongée. Les adultes émergent du sol en été, s’alimentent, s’accouplent puis les femelles pondent dans les fruits en développement. Les larves achèvent leur croissance avant ou après la chute du fruit, en sortent et s’enfouissent dans le sol. [S01][S02][S03]





