Référence agronomique · France

Santé des productions · Ravageurs et parasites

Balanin de la châtaigne

Référence technique · Balanin de la châtaigne

Le risque se concentre autour de la période de maturation des fruits Les adultes émergent du sol en été gagnent la frondaison s’alimentent puis les femelles perforent la bogue et le péricarpe à l’aide d’un rostre très allongé pour déposer leurs œufs La larve consomme l’amande laissant des galeries et des déjections arrivée à maturité elle perce un trou de sortie et gagne le sol La gestion doit être pensée à l’échelle de plusieurs années limiter le retour des larves au sol récolter fréquemment éliminer ou assainir les fruits infestés raisonner le travail du sol et tester les solutions biologiques lorsque disponibles Invenio classe le balanin parmi les trois grands ravageurs internes de la châtaigne…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à balanin de la châtaigne
Balanin de la châtaigne · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

22. Prévention agronomique

2. Identité, taxonomie et synonymes

Le risque se concentre autour de la période de maturation des fruits Les adultes émergent du sol en été gagnent la frondaison s’alimentent puis les femelles perforent la bogue et le péricarpe à l’aide d’un rostre… [S01][S02]

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Consolidé

23. Récolte rapide et destruction des fruits infestés

3. Répartition et importance en France

EPPO signale l’espèce présente en France métropolitaine et en Corse et largement distribuée en Europe méditerranéenne et centrale ainsi qu’en Afrique du Nord et au Proche-Orient En France son importance économique est surtout marquée dans les… [S01][S02]

03
Consolidé

24. Travail du sol et gestion du sol

4. Plantes hôtes et écologie trophique

Castanea sativa est classé hôte majeur par EPPO Des chênes notamment Quercus ilex et Q suber peuvent également servir d’hôtes larvaires Cette polyvalence explique qu’un verger ne soit pas isolé écologiquement des peuplements forestiers de chênes… [S01][S02]

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Consolidé

25. Poules, prédateurs et auxiliaires

5. Identification de l’adulte

L’adulte est un charançon de taille moyenne généralement brun jaunâtre à brun roux couvert de pubescence et doté d’un rostre extrêmement développé Les descriptions entomologiques françaises indiquent environ 6 à 10 5 mm de longueur corporelle… [S01][S02]

01 · Référence

Résumé opérationnel

Le risque se concentre autour de la période de maturation des fruits. Les adultes émergent du sol en été, gagnent la frondaison, s’alimentent puis les femelles perforent la bogue et le péricarpe à l’aide d’un rostre très allongé pour déposer leurs œufs. La larve consomme l’amande, laissant des galeries et des déjections ; arrivée à maturité, elle perce un trou de sortie et gagne le sol.

La gestion doit être pensée à l’échelle de plusieurs années limiter le retour des larves au sol récolter fréquemment éliminer ou assainir les fruits infestés raisonner le travail du sol et tester les solutions biologiques lorsque disponibles Invenio classe le balanin parmi les trois grands ravageurs internes de la châtaigne avec le carpocapse Cydia splendana…

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02 · Référence

Répartition et importance en France

EPPO signale l’espèce présente en France métropolitaine et en Corse et largement distribuée en Europe méditerranéenne et centrale, ainsi qu’en Afrique du Nord et au Proche-Orient. En France, son importance économique est surtout marquée dans les bassins castanéicoles du Sud-Ouest, du Massif central, de l’Ardèche, des Cévennes et de Corse. [EPPO 2024]

L’enjeu économique doit être replacé dans le poids de la filière l’Ardèche annonce environ 5 000 t an 5 000 à 6 000 ha exploités et un rendement moyen d’environ 1 t ha soit près de la moitié de la production française selon l’interprofession ardéchoise Dans un lot destiné au frais ou à l’AOP quelques…

Le risque se concentre autour de la période de maturation des fruits. Les adultes émergent du sol en été, gagnent la frondaison, s’alimentent puis les femelles perforent la bogue et le péricarpe à l’aide d’un rostre très allongé pour déposer leurs œufs. La larve consomme l’amande, laissant des galeries et des déjections ; arrivée à maturité, elle perce un trou de sortie et gagne le sol.

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03 · Référence

Plantes hôtes et écologie trophique

Castanea sativa est classé hôte majeur par EPPO. Des chênes, notamment Quercus ilex et Q. suber, peuvent également servir d’hôtes larvaires. Cette polyvalence explique qu’un verger ne soit pas isolé écologiquement : des peuplements forestiers de chênes ou de châtaigniers voisins peuvent participer au maintien régional des populations. [EPPO host plants]

La gestion doit être pensée à l’échelle de plusieurs années : limiter le retour des larves au sol, récolter fréquemment, éliminer ou assainir les fruits infestés, raisonner le travail du sol et tester les solutions biologiques lorsque disponibles. Invenio classe le balanin parmi les trois grands ravageurs internes de la châtaigne avec le carpocapse Cydia splendana et la tordeuse Pammene fasciana.

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04 · Référence

Identification de l’adulte

L’adulte est un charançon de taille moyenne, généralement brun jaunâtre à brun roux, couvert de pubescence et doté d’un rostre extrêmement développé. Les descriptions entomologiques françaises indiquent environ 6 à 10,5 mm de longueur corporelle. Le rostre est particulièrement long chez la femelle, adaptation à la ponte à travers la bogue et le fruit.

Nom valide : Curculio elephas (Gyllenhal), ordre Coleoptera, famille Curculionidae, sous-famille Curculioninae, genre Curculio. Le synonyme historique Balaninus elephas explique le terme français « balanin ». EPPO attribue le code CURCEL et retient comme noms communs français « balanin des châtaignes » et « charançon des châtaignes ». [EPPO Global Database]

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05 · Référence

Œuf, larve et nymphe

L’œuf est déposé dans une cavité pratiquée par la femelle. La larve est apode, arquée, blanchâtre à crème avec capsule céphalique brunâtre. Elle se nourrit à l’intérieur de l’amande et devient nettement visible à la coupe du fruit. À maturité elle sort, s’enfouit dans le sol et construit une logette terreuse où elle hiverne en larve puis se nymphose avant l’émergence adulte.

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06 · Référence

Cycle biologique annuel

Le cycle standard comporte une génération par an, mais la population n’est pas strictement annuelle à cause de la diapause prolongée. Les adultes émergent du sol en été, s’alimentent, s’accouplent puis les femelles pondent dans les fruits en développement. Les larves achèvent leur croissance avant ou après la chute du fruit, en sortent et s’enfouissent dans le sol.

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07 · Référence

Diapause et cycle pluriannuel

Une caractéristique majeure de C. elephas est la variabilité de la durée de diapause. Des études françaises de long terme (Menu & Debouzie) montrent qu’une fraction des larves peut différer la nymphose et l’émergence d’une ou plusieurs saisons. Cette stratégie répartit le risque dans le temps et rend inefficace toute approche fondée sur une seule année de nettoyage.

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08 · Référence

Émergence des adultes et phénologie

Les émergences adultes surviennent surtout en été, avec une synchronisation modulée par température, pluies et humidité du sol. Le suivi doit commencer avant la maturation des variétés précoces. L’adulte doit trouver des fruits suffisamment développés pour la ponte ; un décalage entre émergence et disponibilité des fruits influence fortement la pression finale.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
1. Résumé opérationnel21. Seuils et décision : ce qui existe et ce qui manque
2. Identité, taxonomie et synonymes22. Prévention agronomique
3. Répartition et importance en France23. Récolte rapide et destruction des fruits infestés
4. Plantes hôtes et écologie trophique24. Travail du sol et gestion du sol
5. Identification de l’adulte25. Poules, prédateurs et auxiliaires
6. Œuf, larve et nymphe26. Nématodes entomopathogènes
7. Diagnostics différentiels27. Champignons entomopathogènes
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Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur résumé opérationnel ?

Le risque se concentre autour de la période de maturation des fruits Les adultes émergent du sol en été gagnent la frondaison s’alimentent puis les femelles perforent la bogue et le péricarpe à l’aide d’un rostre très allongé pour déposer leurs œufs La larve consomme l’amande laissant des galeries et des déjections arrivée à maturité elle perce un trou de sortie et gagne le sol La gestion doit être pensée à l’échelle de plusieurs années limiter le retour des larves au sol récolter fréquemment éliminer ou assainir les fruits infestés… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur répartition et importance en france ?

EPPO signale l’espèce présente en France métropolitaine et en Corse et largement distribuée en Europe méditerranéenne et centrale ainsi qu’en Afrique du Nord et au Proche-Orient En France son importance économique est surtout marquée dans les bassins castanéicoles du Sud-Ouest du Massif central de l’Ardèche des Cévennes et de Corse EPPO 2024 L’enjeu économique doit être replacé dans le poids de la filière l’Ardèche annonce environ 5 000 t an 5 000 à 6 000 ha exploités et un rendement moyen d’environ 1 t ha soit près de la moitié… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur plantes hôtes et écologie trophique ?

Castanea sativa est classé hôte majeur par EPPO. Des chênes, notamment Quercus ilex et Q. suber, peuvent également servir d’hôtes larvaires. Cette polyvalence explique qu’un verger ne soit pas isolé écologiquement : des peuplements forestiers de chênes ou de châtaigniers voisins peuvent participer au maintien régional des populations. [EPPO host plants] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur identification de l’adulte ?

L’adulte est un charançon de taille moyenne, généralement brun jaunâtre à brun roux, couvert de pubescence et doté d’un rostre extrêmement développé. Les descriptions entomologiques françaises indiquent environ 6 à 10,5 mm de longueur corporelle. Le rostre est particulièrement long chez la femelle, adaptation à la ponte à travers la bogue et le fruit. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur œuf, larve et nymphe ?

L’œuf est déposé dans une cavité pratiquée par la femelle. La larve est apode, arquée, blanchâtre à crème avec capsule céphalique brunâtre. Elle se nourrit à l’intérieur de l’amande et devient nettement visible à la coupe du fruit. À maturité elle sort, s’enfouit dans le sol et construit une logette terreuse où elle hiverne en larve puis se nymphose avant l’émergence adulte. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur cycle biologique annuel ?

Le cycle standard comporte une génération par an, mais la population n’est pas strictement annuelle à cause de la diapause prolongée. Les adultes émergent du sol en été, s’alimentent, s’accouplent puis les femelles pondent dans les fruits en développement. Les larves achèvent leur croissance avant ou après la chute du fruit, en sortent et s’enfouissent dans le sol. [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

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