01 · Référence
Cadre, méthode et niveau de preuve
Le plan directeur SILLOVA impose pour la partie 456 une fiche autonome de diagnostic et de gestion intégrée de l’alternariose de la pomme de terre Le socle minimal couvre agent causal et taxonomie plantes hôtes et importance en France symptômes par organe et diagnostics différentiels cycle inoculum contamination incubation et dissémination conditions climatiques et agronomiques favorables surveillance et modèles pertes de rendement et de qualité prévention agronomique résistance variétale biocontrôle solutions autorisées vérifiées dans les…
La recherche documentaire a privilégié les sources françaises INRAE Ephytia et la filière plant de pomme de terre pour le diagnostic et la biologie ARVALIS pour la conduite la modélisation Mileos et les essais les Bulletins de santé du végétal BSV des DRAAF pour la situation sanitaire Agreste et FranceAgriMer pour la filière GEVES CTPS…
02 · Référence
Synthèse exécutive
L’alternariose de la pomme de terre est un complexe de maladies foliaires dominé historiquement par Alternaria solani agent de l’early blight et A alternata souvent associé au brown spot Les recherches récentes montrent toutefois une diversité plus large d’Alternaria sur pomme de terre avec des espèces proches parfois difficiles à séparer par morphologie Pour l’utilisateur de terrain cette complexité impose deux règles ne pas réduire toute tache concentrique à A solani et ne pas considérer…
En France l’alternariose est généralement moins explosive que le mildiou mais elle peut raccourcir fortement la durée de vie fonctionnelle du feuillage lorsque les symptômes apparaissent tôt Son développement est étroitement lié à l’âge physiologique de la culture et aux stress Les lésions débutent souvent sur feuilles basses après floraison puis progressent vers le haut…
03 · Référence
Identité, taxonomie et complexe Alternaria
Alternaria solani Sorauer et Alternaria alternata (Fr.) Keissl. appartiennent au règne Fungi, phylum Ascomycota, classe Dothideomycetes, ordre Pleosporales, famille Pleosporaceae. L’OEPP attribue les codes ALTESO et ALTEAL. Cette position taxonomique les distingue clairement du mildiou, causé par un oomycète. [S19,S20]
La littérature récente propose de raisonner en early blight disease complex plutôt qu’en maladie monospécifique A solani reste la référence historique pour les grandes lésions à anneaux concentriques A alternata plus ubiquiste et polyphage peut coloniser des tissus stressés ou vieillissants et produire des symptômes proches Des espèces à grandes spores telles qu’A grandis et…
04 · Référence
Importance en France et exposition de la filière
La pression alternariose varie fortement selon années régions variétés et état physiologique Les BSV 2025 montrent ce contraste en Champagne six parcelles sur dix-sept ont présenté au moins une suspicion avec intensité faible et fréquence rare en Normandie sept parcelles ont présenté des symptômes et certaines observations décrivent des foyers pouvant atteindre une destruction importante du couvert dans les Hauts-de-France la maladie est arrivée tardivement et la pression annuelle a été qualifiée de moyenne Ces…
L’enjeu augmente mécaniquement avec l’expansion de la sole Agreste estime en 2025 241 758 ha de pommes de terre pour 10 202 Mt produites dont 192 393 ha et 8 354 Mt pour la conservation et demi-saison Le CNIPT UNPT avec un périmètre centré sur les pommes de terre de conservation hors primeurs estime 197…
05 · Référence
Symptômes sur feuilles
Le symptôme classique est une tache nécrotique brune à brun noir, relativement sèche, souvent anguleuse parce que limitée par les nervures. Lorsque la lésion s’agrandit, des anneaux concentriques peuvent devenir visibles, donnant l’aspect de « cible » très connu de l’early blight. Un halo jaune peut entourer la nécrose. Les lésions multiples fusionnent, entraînant jaunissement puis dessèchement d’une grande partie du limbe. [S2,S3]
La distribution dans le couvert est tout aussi informative que la forme Les premières lésions apparaissent fréquemment sur les feuilles âgées des étages inférieurs notamment après floraison puis progressent vers le haut si le couvert devient plus sensible et si les conditions favorables se répètent A alternata peut produire des petites lésions moins spectaculaires une…
06 · Référence
Symptômes sur tiges, pétioles et tubercules
Les pétioles et tiges peuvent porter des lésions brunes allongées, mais l’atteinte foliaire demeure le signe le plus fréquemment utilisé pour la surveillance. Sur tubercules, A. solani peut provoquer une pourriture sèche, brune à noire, déprimée, souvent ferme et bien délimitée. Ces symptômes peuvent apparaître ou s’accentuer en conservation. [S2,S3,S35]
La contamination des tubercules est surtout favorisée par les blessures et les lésions de récolte L’infection directe à travers un périderme intact est moins probable le risque augmente lorsque des tubercules fraîchement blessés sont exposés à de l’inoculum issu de terre ou de tissus infectés La maîtrise des chocs la cicatrisation et les conditions de…
07 · Référence
Diagnostic différentiel
La confusion est l’un des enjeux majeurs. ARVALIS a indiqué, dans une synthèse de diagnostics réalisés sur plusieurs années, qu’environ un tiers seulement de plus de 300 échantillons envoyés pour suspicion d’alternariose étaient effectivement associés à Alternaria. Parmi les échantillons positifs, A. alternata était plus fréquent qu’A. solani. Ce résultat ne signifie pas qu’A. alternata explique toutes les lésions : il rappelle surtout que la clinique visuelle seule génère beaucoup de faux positifs. [S33]
08 · Référence
Confirmation analytique et identification des espèces
La confirmation peut associer examen microscopique isolement en culture et outils moléculaires Les grandes conidies d’A solani peuvent orienter l’identification mais les réarrangements taxonomiques du genre Alternaria et la proximité de nombreuses espèces rendent l’identification morphologique délicate Les approches multilocus et pour la recherche le…
| Champ | Référence |
|---|---|
| Culture | Pomme de terre — Solanum tuberosum L. |
| Maladie | Alternariose / early blight disease complex ; « taches brunes » dans la nomenclature d’usage E‑Phy |
| Agents principaux | Alternaria solani (early blight) et A. alternata (brown spot) ; complexe plus divers décrit par la recherche |
| Codes OEPP | ALTESO — Alternaria solani ; ALTEAL — Alternaria alternata |
| Nature | Champignons nécrotrophes — Ascomycota, Dothideomycetes, Pleosporales, Pleosporaceae |
| Organes concernés | Feuilles surtout ; pétioles/tiges possibles ; tubercules plus rarement, surtout via blessures à la récolte |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur cadre, méthode et niveau de preuve ?
Le plan directeur SILLOVA impose pour la partie 456 une fiche autonome de diagnostic et de gestion intégrée de l’alternariose de la pomme de terre Le socle minimal couvre agent causal et taxonomie plantes hôtes et importance en France symptômes par organe et diagnostics différentiels cycle inoculum contamination incubation et dissémination conditions climatiques et agronomiques favorables surveillance et modèles pertes de rendement et de qualité prévention agronomique résistance variétale biocontrôle solutions autorisées vérifiées dans les La recherche documentaire a privilégié les sources françaises INRAE Ephytia et la filière plant de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?
L’alternariose de la pomme de terre est un complexe de maladies foliaires dominé historiquement par Alternaria solani agent de l’early blight et A alternata souvent associé au brown spot Les recherches récentes montrent toutefois une diversité plus large d’Alternaria sur pomme de terre avec des espèces proches parfois difficiles à séparer par morphologie Pour l’utilisateur de terrain cette complexité impose deux règles ne pas réduire toute tache concentrique à A solani et ne pas considérer En France l’alternariose est généralement moins explosive que le mildiou mais elle peut raccourcir fortement… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité, taxonomie et complexe alternaria ?
Alternaria solani Sorauer et Alternaria alternata Fr Keissl appartiennent au règne Fungi phylum Ascomycota classe Dothideomycetes ordre Pleosporales famille Pleosporaceae L’OEPP attribue les codes ALTESO et ALTEAL Cette position taxonomique les distingue clairement du mildiou causé par un oomycète S19 S20 La littérature récente propose de raisonner en early blight disease complex plutôt qu’en maladie monospécifique A solani reste la référence historique pour les grandes lésions à anneaux concentriques A alternata plus ubiquiste et polyphage peut coloniser des tissus stressés ou vieillissants et produire des symptômes proches Des espèces à… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur importance en france et exposition de la filière ?
La pression alternariose varie fortement selon années régions variétés et état physiologique Les BSV 2025 montrent ce contraste en Champagne six parcelles sur dix-sept ont présenté au moins une suspicion avec intensité faible et fréquence rare en Normandie sept parcelles ont présenté des symptômes et certaines observations décrivent des foyers pouvant atteindre une destruction importante du couvert dans les Hauts-de-France la maladie est arrivée tardivement et la pression annuelle a été qualifiée de moyenne Ces L’enjeu augmente mécaniquement avec l’expansion de la sole Agreste estime en 2025 241 758 ha… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes sur feuilles ?
Le symptôme classique est une tache nécrotique brune à brun noir relativement sèche souvent anguleuse parce que limitée par les nervures Lorsque la lésion s’agrandit des anneaux concentriques peuvent devenir visibles donnant l’aspect de cible très connu de l’early blight Un halo jaune peut entourer la nécrose Les lésions multiples fusionnent entraînant jaunissement puis dessèchement d’une grande partie du limbe S2 S3 La distribution dans le couvert est tout aussi informative que la forme Les premières lésions apparaissent fréquemment sur les feuilles âgées des étages inférieurs notamment après floraison puis… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes sur tiges, pétioles et tubercules ?
Les pétioles et tiges peuvent porter des lésions brunes allongées mais l’atteinte foliaire demeure le signe le plus fréquemment utilisé pour la surveillance Sur tubercules A solani peut provoquer une pourriture sèche brune à noire déprimée souvent ferme et bien délimitée Ces symptômes peuvent apparaître ou s’accentuer en conservation S2 S3 S35 La contamination des tubercules est surtout favorisée par les blessures et les lésions de récolte L’infection directe à travers un périderme intact est moins probable le risque augmente lorsque des tubercules fraîchement blessés sont exposés à de l’inoculum… [S01][S02][S03]





