01 · Guide
Vue d’ensemble de l’agriculture normande
• En 2023, la Normandie compte 22 440 exploitations agricoles ; leur SAU moyenne atteint 86 ha, contre 74 ha en 2020 et 56 ha en 2010.
• Le RA2020 recensait 1,952 million d'hectares de SAU et 26 510 exploitations ; le travail total représentait environ 39 556 ETP.
• Trois spécialisations - grandes cultures, bovins lait et polyculture-polyélevage - concentrent plus de 60 % des exploitations et plus de 80 % de la SAU en 2023.
• Le défi régional est double : maintenir la puissance productive et agroalimentaire tout en gérant baisse du nombre de fermes, renouvellement, recul des prairies, qualité de l'eau, érosion des sols et accroissement du risque de sécheresse estivale.
02 · Guide
Structure des exploitations et dynamique de concentration
La Normandie est engagée dans un mouvement d'agrandissement et de concentration plus rapide qu'au cours de la décennie précédente. Le recul du nombre d'exploitations s'accompagne d'une hausse continue de la SAU moyenne et d'un poids croissant des grandes structures.
L'enquête structure 2023 confirme une stabilité de la hiérarchie : grandes cultures, bovins lait et polyculture-polyélevage regroupent encore plus de 60 % des exploitations et plus de 80 % de la SAU.
• En 2023, la Normandie compte 22 440 exploitations agricoles ; leur SAU moyenne atteint 86 ha, contre 74 ha en 2020 et 56 ha en 2010.
| Repère | Valeur du texte |
|---|---|
| Exploitations en 2023 | 22 440 |
| Exploitations au RA2020 | 26 510 |
| SAU moyenne en 2010 | 56 ha |
| SAU moyenne en 2020 | 74 ha |
| SAU moyenne en 2023 | 86 ha |
03 · Guide
Emploi, travail agricole et renouvellement des générations
Entre 2020 et 2023, le volume de travail total, prestataires inclus, baisse encore d'environ 6 %. Hors microexploitations, il est plutôt stable mais se concentre : les grandes exploitations mobilisent désormais 65 % du volume de travail, cinq points de plus qu'en 2020. Le recours aux prestataires extérieurs progresse.
• Trois spécialisations - grandes cultures, bovins lait et polyculture-polyélevage - concentrent plus de 60 % des exploitations et plus de 80 % de la SAU en 2023.
L'enquête structure 2023 confirme une stabilité de la hiérarchie : grandes cultures, bovins lait et polyculture-polyélevage regroupent encore plus de 60 % des exploitations et plus de 80 % de la SAU.
04 · Guide
Territoire, occupation du sol et pression foncière
La Normandie combine plaines de grandes cultures, bocages herbagers, marais, plateaux limoneux et littoral. Environ les deux tiers du territoire sont agricoles, mais la structure de cet espace évolue : recul des prairies, progression des terres arables et artificialisation.
• L'ouest (Manche, bocages du Calvados et de l'Orne) est fortement herbager et laitier ; l'est (Eure, Seine-Maritime et plaines) est davantage orienté vers céréales, lin, betteraves et pommes de terre.
Entre 2020 et 2023, le volume de travail total, prestataires inclus, baisse encore d'environ 6 %. Hors microexploitations, il est plutôt stable mais se concentre : les grandes exploitations mobilisent désormais 65 % du volume de travail, cinq points de plus qu'en 2020. Le recours aux prestataires extérieurs progresse.
05 · Guide
Sols, relief et aptitude agronomique
Le contraste est-ouest repose autant sur le climat que sur la géologie. Les plateaux orientaux sont largement recouverts de loess et portent des sols limoneux profonds, productifs mais sensibles à la battance et au ruissellement. L'ouest présente davantage de sols sur substrat armoricain, des bocages, des pentes et des zones hydromorphes favorisant l'herbe et l'élevage.
Sources : DREAL Normandie, Profil environnemental - Les sols de Normandie, novembre 2025 ; profil Haute-Normandie pour les plateaux loessiques.
• La Normandie est la 2e région française pour les vaches laitières en 2023 avec 523 555 têtes ; la Manche concentre 44,2 % du troupeau laitier normand.
La Normandie combine plaines de grandes cultures, bocages herbagers, marais, plateaux limoneux et littoral. Environ les deux tiers du territoire sont agricoles, mais la structure de cet espace évolue : recul des prairies, progression des terres arables et artificialisation.
06 · Guide
Climat actuel et gradient régional
La façade maritime apporte douceur, vent et pluviométrie régulière, mais l'effet océanique s'atténue vers l'intérieur. L'ouest et les reliefs reçoivent davantage de pluie ; l'Eure et les plaines orientales sont plus sèches et plus continentales. Cette géographie explique la coexistence de systèmes herbagers à l'ouest et de grandes cultures à l'est.
• La Normandie est la 1re région française pour le lin textile : 93 000 ha et 652 000 t en 2024, soit 59 % des surfaces et 62 % de la production nationale.
07 · Guide
Changement climatique : horizons 2050 et 2100
Météo-France estime que la Normandie s'est déjà réchauffée d'environ +1,4 °C sur 2016-2025 par rapport à 1976-2005. La TRACC décrit un futur nettement plus chaud, avec étés plus secs, hivers plus humides, précipitations extrêmes plus intenses, sécheresse des sols renforcée et hausse du niveau marin.
• Le port de Rouen est un débouché majeur pour les céréales : près de 8,4 Mt exportées sur la campagne 2025-2026 à fin juin 2026.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Combien d’exploitations normandes sont recensées en 2023?
La Normandie compte 22 440 exploitations agricoles en 2023, avec une SAU moyenne de 86 ha, contre 74 ha en 2020 et 56 ha en 2010.
Quelle est la place de la Normandie pour le lin textile?
La Normandie est la 1re région française pour le lin textile : 93 000 ha et 652 000 t en 2024, soit 59 % des surfaces et 62 % de la production nationale.
De combien la Normandie s’est-elle déjà réchauffée?
Météo-France estime qu’elle s’est déjà réchauffée d’environ +1,4 °C sur 2016-2025 par rapport à 1976-2005.





