01 · Référence
Cadre, méthode et niveau de preuve
Le plan directeur SILLOVA demande une fiche de diagnostic et de gestion intégrée de la verticilliose du colza reliant agent causal, symptômes, cycle, risque, surveillance, pertes et solutions. Le présent dossier va au-delà du minimum en séparant clairement les connaissances établies en France, les données européennes et les résultats de recherche. [S1]
Le champignon produit des conidiophores verticillés et des conidies relativement longues. Sa particularité agronomique est la formation de microsclérotes mélanisés, structures de repos capables de persister dans le sol et les résidus. La maladie est essentiellement monocyclique : la dynamique de l’année dépend du stock d’inoculum tellurique et de l’infection des racines, plutôt que de cycles répétés de dissémination aérienne. [S15]
02 · Référence
Synthèse exécutive
Tableau 3. Repères techniques clés
La verticilliose est classée comme une maladie secondaire du colza en France, mais elle mérite une vigilance accrue car elle s’installe durablement dans le sol, s’exprime tardivement et peut être masquée dans un complexe de « pieds secs ». Le Nord-Est est aujourd’hui le principal territoire français cité par Terres Inovia. [S2]
Le plan directeur SILLOVA demande une fiche de diagnostic et de gestion intégrée de la verticilliose du colza reliant agent causal, symptômes, cycle, risque, surveillance, pertes et solutions. Le présent dossier va au-delà du minimum en séparant clairement les connaissances établies en France, les données européennes et les résultats de recherche. [S1]
03 · Référence
Identité et taxonomie de l’agent
Tableau 4. Taxonomie de Verticillium longisporum
Le nom « verticilliose » peut prêter à confusion avec les verticillioses provoquées par V. dahliae sur d’autres cultures. Sur colza, l’agent principal est V. longisporum. La littérature internationale recommande même le terme « Verticillium stem striping » (striure verticillienne de la tige), car le colza ne présente pas toujours le flétrissement classique associé aux verticillioses. [S15]
La verticilliose est classée comme une maladie secondaire du colza en France, mais elle mérite une vigilance accrue car elle s’installe durablement dans le sol, s’exprime tardivement et peut être masquée dans un complexe de « pieds secs ». Le Nord-Est est aujourd’hui le principal territoire français cité par Terres Inovia. [S2]
04 · Référence
Place du colza en France en 2026
Le risque sanitaire doit être replacé dans une sole nationale importante et en hausse. Au 7 août 2026, Agreste estimait la production française de colza à environ 4,7 Mt. L’estimation arrêtée au 1er juillet 2026 donnait 1,422 Mha, 32,6 q/ha et 4,634 Mt ; les surfaces étaient en hausse de 12 % sur un an. [S8-S9]
Figure 1. Évolution récente de la sole et de la production françaises de colza. Le rendement est indiqué dans chaque barre de surface.
Source(s) : Agreste : SAA 2024-2025 et estimations 2026 arrêtées au 1er juillet ; publication du 7 août 2026 [S8-S10].
Les BSV Grand Est confirment une présence régulière mais très variable selon les campagnes et sous-régions. En Lorraine en 2024, 23 % des parcelles observées pour ce critère étaient touchées, avec 9,2 % de plantes atteintes en moyenne parmi les observations disponibles ; en Alsace, la pression 2024 est qualifiée de faible à moyenne. [S5-S6]
05 · Référence
Importance et distribution de la maladie
Verticillium longisporum est établi dans plusieurs zones de culture du colza en Europe du Nord et du Centre. En France, Terres Inovia le décrit comme une maladie secondaire, plutôt présente dans le Nord-Est. Des isolats A1/D1 ont historiquement été décrits à Châlons-en-Champagne et en Haute-Marne dans des collections scientifiques. [S2, S19]
Source(s) : BSV Grand Est [S4-S7] ; les réseaux et méthodes diffèrent selon années : ne pas convertir en incidence régionale exhaustive.
Le nom « verticilliose » peut prêter à confusion avec les verticillioses provoquées par V. dahliae sur d’autres cultures. Sur colza, l’agent principal est V. longisporum. La littérature internationale recommande même le terme « Verticillium stem striping » (striure verticillienne de la tige), car le colza ne présente pas toujours le flétrissement classique associé aux verticillioses. [S15]
06 · Référence
Historique et émergence en Europe
V. longisporum a d’abord été décrit comme une variété de V. dahliae en 1961, puis élevé au rang d’espèce en 1997. Le colza a été reconnu comme hôte majeur en Europe du Nord ; la maladie s’est ensuite imposée comme un risque tellurique important dans certains bassins scandinaves, allemands, britanniques et d’Europe continentale. [S12, S15, S18]
Le risque sanitaire doit être replacé dans une sole nationale importante et en hausse. Au 7 août 2026, Agreste estimait la production française de colza à environ 4,7 Mt. L’estimation arrêtée au 1er juillet 2026 donnait 1,422 Mha, 32,6 q/ha et 4,634 Mt ; les surfaces étaient en hausse de 12 % sur un an. [S8-S9]
07 · Référence
Biologie de Verticillium longisporum
Le champignon produit des conidiophores verticillés et des conidies relativement longues. Sa particularité agronomique est la formation de microsclérotes mélanisés, structures de repos capables de persister dans le sol et les résidus. La maladie est essentiellement monocyclique : la dynamique de l’année dépend du stock d’inoculum tellurique et de l’infection des racines, plutôt que de cycles répétés de dissémination aérienne. [S15]
Verticillium longisporum est établi dans plusieurs zones de culture du colza en Europe du Nord et du Centre. En France, Terres Inovia le décrit comme une maladie secondaire, plutôt présente dans le Nord-Est. Des isolats A1/D1 ont historiquement été décrits à Châlons-en-Champagne et en Haute-Marne dans des collections scientifiques. [S2, S19]
08 · Référence
Origine hybride et lignées génétiques
V. longisporum est un complexe hybride allodiploïde issu d’au moins trois événements d’hybridation. Les lignées reconnues sont A1/D1, A1/D2 et A1/D3. En Europe, A1/D1 et A1/D3 ont été isolées ; A1/D1 est généralement la plus agressive sur colza, tandis qu’A1/D3 est moins virulente. [S18-S20]
V. longisporum a d’abord été décrit comme une variété de V. dahliae en 1961, puis élevé au rang d’espèce en 1997. Le colza a été reconnu comme hôte majeur en Europe du Nord ; la maladie s’est ensuite imposée comme un risque tellurique important dans certains bassins scandinaves, allemands, britanniques et d’Europe continentale. [S12, S15, S18]
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Numéro SILLOVA | 450 |
| Sujet | Verticilliose du colza |
| Bloc du plan directeur | Bloc N — Maladies des cultures — fiches individuelles |
| Agent principal | Verticillium longisporum (EPPO VERTLO) |
| Culture cible | Colza, principalement colza d’hiver (Brassica napus) |
| Nature de la maladie | Tellurique, vasculaire, systémique, à microsclérotes |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur cadre, méthode et niveau de preuve ?
Le plan directeur SILLOVA demande une fiche de diagnostic et de gestion intégrée de la verticilliose du colza reliant agent causal, symptômes, cycle, risque, surveillance, pertes et solutions. Le présent dossier va au-delà du minimum en séparant clairement les connaissances établies en France, les données européennes et les résultats de recherche. [S1] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?
Tableau 3. Repères techniques clés La verticilliose est classée comme une maladie secondaire du colza en France, mais elle mérite une vigilance accrue car elle s’installe durablement dans le sol, s’exprime tardivement et peut être masquée dans un complexe de « pieds secs ». Le Nord-Est est aujourd’hui le principal territoire français cité par Terres Inovia. [S2] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité et taxonomie de l’agent ?
Tableau 4. Taxonomie de Verticillium longisporum Le nom « verticilliose » peut prêter à confusion avec les verticillioses provoquées par V. dahliae sur d’autres cultures. Sur colza, l’agent principal est V. longisporum. La littérature internationale recommande même le terme « Verticillium stem striping » (striure verticillienne de la tige), car le colza ne présente pas toujours le flétrissement classique associé aux verticillioses. [S15] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur place du colza en france en 2026 ?
Le risque sanitaire doit être replacé dans une sole nationale importante et en hausse Au 7 août 2026 Agreste estimait la production française de colza à environ 4 7 Mt L’estimation arrêtée au 1er juillet 2026 donnait 1 422 Mha 32 6 q ha et 4 634 Mt les surfaces étaient en hausse de 12 sur un an S8-S9 Figure 1 Évolution récente de la sole et de la production françaises de colza Le rendement est indiqué dans chaque barre de surface Source s Agreste SAA 2024-2025 et estimations 2026… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur importance et distribution de la maladie ?
Verticillium longisporum est établi dans plusieurs zones de culture du colza en Europe du Nord et du Centre. En France, Terres Inovia le décrit comme une maladie secondaire, plutôt présente dans le Nord-Est. Des isolats A1/D1 ont historiquement été décrits à Châlons-en-Champagne et en Haute-Marne dans des collections scientifiques. [S2, S19] Source(s) : BSV Grand Est [S4-S7] ; les réseaux et méthodes diffèrent selon années : ne pas convertir en incidence régionale exhaustive. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur historique et émergence en europe ?
V. longisporum a d’abord été décrit comme une variété de V. dahliae en 1961, puis élevé au rang d’espèce en 1997. Le colza a été reconnu comme hôte majeur en Europe du Nord ; la maladie s’est ensuite imposée comme un risque tellurique important dans certains bassins scandinaves, allemands, britanniques et d’Europe continentale. [S12, S15, S18] [S01][S02][S03]





